‹ Paris et ses environsChapitre 48 sur 102 · CIMETIERE MONTMARTRE · texte numérisé non relu

CIMETIERE MONTMARTRE

Avenues et Chemins princq) aux avec les

Ufuméros desDivisiQii.s.

Nous revenons maintenant monter à côté du monument de Gozlan, et nous appuyons à dr. jusqu'à l'avenue de Montmorency A dr. dans cette avenue, la duchesse cVAhrantès (m. 1838), femme du maréchal Junot, et leur fils: médaillon par David d'-Vngers. A côté, Ary Srheffer (m. 1858), peintre; chapelle où repose aussi

222 Ji've dr. 8. MONTMARTRE. Quartiers au N.

Ernest Renan {m. 1892), l'écrivain. Au milieu, Alex. Dumas fils (m. 1895), l'écrivain; statue couchée, sous un dais, par de St- ^rarceaiLx. A g.. Cl. Rousset (m. 1895), buste en bronze.

Nous suivons à g. l'avenue de la Cloche. A dr., Victor Massé (m. 1884), compositeur; monument avec ornemejits en bronze. A g., (le Braux d'Anglure (m. 1849) ; buste et bas-relief en bronze. Plus loin, Jîdes Simon (m. 1896), philosophe et homme d'Etat. Puis, un peu à l'écart, E. GonzaUs (m. 1887), l'écrivain. Dans l'avenue: à g., Armand Marrast (m. 1852), membre du gouvernement de 1848, président de l'Assemblée Nationale. Puis, à dr. en face, au 2^ rang, H. Heine (m. 1856), le poète allemand; buste en marbre sur un haut socle orné d'une lyre enguirlandée de roses, par L. Hasselriis, sculpteur danois. Non loin, au 1«'' rang, Greuze (m. 1805), le peintre. A l'extrémité, à g.. Duc (m. 1879), architecte, et Meilhac (p. 220).

Le chemin Duc, en face, croise le chemin Troyon, qui est la partie la plus intéressante du cimetière. A g., Frécl. Lemaître (m. 1876), artiste dramatique ; buste en bronze par Granet. A dr. , Troyon (m. 1865) , le peintre ; puis Aglaë Didier (m. 1863) , écrivain. — Dans le massif de g.: R. Deslaudes (m. 1890), auteur dramatique, buste par Guilbert; encore plus dans l'intérieiu-, Nefftzer (m. 1876), publiciste ; statue accroupie de la Douleur, en bronze, par Bartholdi; plus loin, au même rang, Carlotta Patti (m. 1889), cantatrice, médaillon par Lormier. — Dans le chemin principal, à g., Clapisson (m. 1866), compositeur; médaillon par Jouffroy. Puis Amhroise Thomas y compositeur (m. 1896), et Méry (m. 1866), écrivain; statue de la Poésie, en bronze, par Lud. Durand. — Dans le chemin Baudin, à dr., Baudin, «représentant du peuple, mort en défendant le Droit et la Loi, le 3 déc. 1851», dont les restes sont maintenant au Panthéon (p. 288); statue couchée, en bronze, par Millet. A l'extrémité, Thiboust (m. 1867), auteur dramatique ; bas-relief par Mathieu- I^leusnier. Dans le voisinage, à dr., Martin Bernard (m. 1883), représentant du peuple ; médaillon en bronze par Mathieu-Meusnier. — A dr. du chemin Troyon, près de Baudin, Rouvière (m. 1865), artiste dramatique ; médaillon et bas-relief de Préault, représentant le défunt dans le rôle d'Hamlet. A g., Chaudey (m. 1871), rédacteur du «Siècle», fusillé par les communards; médaillon par Renaudot et citation du joui'nal. Non loin, le Dr Charcot (m. 1893). A dr., famille Ward; grand christ en bronze. A g., Mène (m. 1879), statuaire. A dr., Rostan (m. 1866), professeur à la faculté de médecine; haut relief, par Schrœder. Larmoyer ; haut relief en pierre. A g., Marc Lejeune; chapelle massive surmontée d'un sarcophage avec quatre statues symboliques. Derrière, la duchesse de Montmorency-Luxembourg (m. 1829); grand obélisque. A dr. en sortant du chemin Troyon, Polignac (m. 1863), officier d'artillerie : grande et riche chapelle.

Dans l'avenue Samsou, où l'on descend uu peu plus loin par un es- . calier, à dr. , Savison (m. 1871), artiste dramatique; grand buate eu

des bonlevards. pL DE CLICHY. ^ne dr. x. 223

bronze par Crauk. Plus bas, à dr. au delà de ravenue du Tuunel, Diipotet de Sennevoy, « chef de l'école magnétique moderne »; beau buste en marbre, par Bracony, et beaux ornements en bronze. Un peu plus loin derrière, à. g., Gustave Ricard (m. 1873), peintre; beau buste en marbre par Ferru. A dr., Ch. Fourier (v. ci-dessous).

L'avenue Samson tourne à g.; en la suivant tout droit, on se retrouve au carrefour de la Croix, près de l'entrée.

Dans la partie basse du cimetière, deux monuments intéressants de compositeurs: à g. à l'extrémité de l'avenue des Anglais, la première qui se détache de l'avenue Samson, celui à.' Offenhach (m. 1880), riche tombeau avec buste, lyre et palme en bronze; près de là, celui de Léo Delibes (m. 1891), avec médaillon par Chaplain.

Ensuite, dans l'avenue Samson: à dr., Ducange (m. 1833), l'écrivain. Dans l'avenue Travot: à dr., Delphine Gay (m. 1855), écrivain, femme d'Emile de G-irardin; puis, le général Travot (m. 1830), buste en marbre parDantan. — Puis dans l'avenue Montmorency: à dr., Gustave Xadaud (m. 1893), le chansonnier, et les frères Edmond et Jules de Goncourt (m. 1870 et 1896), écrivains; sarcophage avec médaillons.

La rue de Maistre, qui passe au cimetière israélite (p. 220), mène à la rue Lepic (à g.), où se trouve le Moulin de la Galette (p. 40).

Revenus au boul. de Clichy, nous le suivons encore, à dr. Au tournant, l^. statue de Ch. Fourier (1772-1837), le phalanstérieu. apôtre de l'idée de l'association du travail, du capital et du talent, bronze par Em. Derré (1899). A dr. , au commencement de la rue Canlaincoiirt, V Hippo-Palace (p. 38; restaur.. v. p. 18).

La place de Clichy (pi. B. 17; stat. du Métro.), où aboutit le boulevard, est décorée du monument de Moncei/, groupe colossal de 6 m. de haut, eu bronze , par Doublemard , la Ville de Paris défendue par le maréchal, sur un piédestal rond de 8 m., à basreliefs. Moncey se distingua ici dans la défense de Paris en 1814.

En face du monument monte Vavenue de Clichy, qui appuie plus loin à g., tandis qu'à dr. se détache Vavenue de St-Ouen. A g. de la seconde, le square des Epinettes (pi. B. 16), avec deux monuments : celui de Jean Leclaire (1801-1872), entrepreneur de peinture qui fut le promoteur de la participation aux bénéfices et substitua, pour la santé des peintres, le blanc de zinc au blanc de céruse. gi-oupe en bronze par Dalou et Formigé, et de 3Iaria Deraisines (1828-1894), qui se signala par son dévoûment à la cause de l'émancipation féminine, bronze par E. Barrias. — Clichy (39521 hab.) et St-Ouen (35 436 hab.) n'ont rien de cui-ieux pour les étrangers. Le château de St-Ouen, on Louis XVIII signa sa fameuse déclaration du 2 mai 1814, n'existe plus; il est remplacé par un pavillon moderne et l'ancien parc est devenu un champ de courses.

Plus bas que la place de Clichy, à g. de la rtie du même nom, le petit square Vintimille (pi. B. 17), où il y a une statue de Berlioz (1803-1869), bronze par Alf. Lenoir.

En continuant de suivre les boul. extérieurs des Batignolles et de Courœlles, on irait au parc Monceau (p. 225). et à l'arc de triomphe de l'Etoile (p. 75), 12 et 25 min. plus loin.

Sur le boul. des Batignolles, le collège Chaptal, belle construction en pierre et en briques multicolores, élevée de 1866 à 1872 par Train.

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