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De Paris à Sèvres et à St-Cloud, Meudon

On a le choix entre trois lignes de chemin de fei' (v. ei-dossous) , le biitra" à vapeur Cp. 34fi) et le tramway. Le bateau est préférable, quand il fait beau. — Le trajet en tkaîi^ay (ligne de Versailles, TAB, v. p. 351, et p. 33 de rappendice) offre peu d'intérêt, sauf qu'on s'y fait une idée de l'animation de la banlieue de Paris: départ du quai du Louvi-e une fois au moins toutes les 1/2 'i- (à l'heure 5 et l'heure 35); trajet en 40 à 50 min. ; prix : intérieiir 50 c. , impériale 35 c. ; les voitures marchent ensemble jusqu'au Point-du-Joiir, où la première se dirige sur St-Cloud et la seconde sur Sèvres. — Les dim. et fêtes tous les modes de transport sont encombrés.

A. En chemin de fer.

I. Ligne des Moulineaux, préférable à la ligue de Versailles (p. 343), parce qu'elle a sa station au pont de St-Cloud, dans le bas de cette ville: 15 kil. de la gare St-Lazare (pi. B. 18; p. 217; côté g.: «Banlieue»), en 30 à 40 min., pour 75 et 50 c; 11 kil. de la gare des Invalides (pi. R. 14, //; p. 306), en 20 à 25 min., pour 80 et 65 c. Il y a des tiM,gons-hars à certains trains (v. les Indicateurs). — Les trains partent toutes les lieures au moins. — Xotre description commence à la gare St-Lazare, si l'on part de la gare des Invalides ou suit l'itinéraire en sens inverse. Pas de réduction sur les aller et retour, qui peuvent être utilisés par l'une ou l'autre gare.

On passe d'abord sons le pont de la platée de l'Europe (p. 31B). A dr., la gare des messageries, située au niveau du pont, où les wagons sont montés par des ascenseurs. En.suite un petit tunnel. A g., le chemin de fer de ceinture. Puis on traverse les fortifications. — 5 kil. CUchy-LevoUois. Clichy, à dr., compte 39521 hab. et a beaucoup d'usines. Tramway la 3Iadeleine-Clicbv-Asnières, v. l'appendice, p. .34 (TND). LevaUois-Perret, à g., touchant à Xeuilly, a 58 073 hab., dont beaucoup de petits employés et d'ouvriers de Paris. Vélodrome de la Seine, v. p. 42. Tramw. la Madeleine-Levallois: v. l'appendice, p. 34 (TNCJ); station en face d'Asnières (bac à vapeur, 5 c).

La ligne des Moulineaux franchit la Seine.

6 kil. Asrdères icafés et restavr. au pont et à la station), localité de 31336 hab.. sur la rive g. du fleuve. Il y a quantité de villas, et c'est le centre du canotage parisien (v. p. 42). Derrière l'église. V école Ozanam, dans l'anc. château d'Asnières (xviii« s.; on peut le visiter; peintures de Boucher; sculptures de Coustou). Sur la place du Gymnase, un monument de la guerre de 1871, par

342 ^"^'. ^?« l'»r. 22. COURBP^VOIE.

A. Maillard (1901). Tramw. de la Madeleine à Clicliy-A.snières et à Colombes, v. l'appendice, p. 34 (TND et TNDa). "

L'î/e de. la Recette ou des Ravageurs, la putite île au N. de Vile de Robi))sn)i, renferme le cimetière des chiens ou des animaux, à s. du pont où passe le tramway d'Asnières par Clichy (v. ci-dessous). Entrée, 50 c. Il y a une grande porte. Au centre, le monument de Barry, chien du St-Bernard, avec un bas-relief et l'inscription: «il sauva la vie à 40 personnes, il fut tué par la 41» ». Sur les tombes sont inscrites des citations de Lamartine, Chamfort, etc., p. ex. celle-ci de Pascal: «Plus je vois les hommes, plus j'aime mon chien».

Le tramwny d'Asnières se prolonge jusqu'à Gennevilliers (1005G hab.), village situé 1 kil. plus loin et à 3 kil. de St-Denis (p. :583), 2>/2 d'Epinay (p. 349) et 3 de Colombes (p. 392). Il est dans une presqu'île formée par une boucle de la Seine dont les terres, presque impropres à la culture, sont devenues depuis 1868 d'une fertilité étonnante par l'emploi d'iaue partie des eaux d'égout de Paris (p. 198). Le reste passe dans un siphon sous la Seine, pour aller s'épandre dans des terrains du même genre entre le fleuve et la forêt de St-Germain (p. 382), et à Méiy (p. 397). — Bateau à vap. d'Asnières à Puteaux-Suresnes eu amont (v. ci-dessous) et St-Denis-Epinay en aval.-

7 kil. Béeon-les-Bruyè?-es, avec le château de Bécon. Xon loin, à g., une colonie de villas. Embranch. sur la Garenne (p. 374).

8 kil. Courbe voie, ville de 25330 hab., qui a beaucoup de blanchisseries, comme du reste la plupart des localités des bords de la Seine aux environs de Paris. Il y a une grande caserne, construite sous Louis XV pour les gardes suisses, les hospices Cayla et Lambrechts et l'orphelinat des Arts (1888). Eglise avec rotonde du xviii«" s. -Joli hôtel de ville. Fête: le l''" dim. de juin et de mai. Au delà de la station, on passe à l'extrémité de l'avenue qui fait suite, en ligne droite, à celles de la Grande-Armée et de Neuilly (p. 227), et où l'on aperçoit l'arc de triomphe de l'Etoile (4350 m.). Au rond-point près du chemin de fer le monument de la Défense de Paris, groupe en bronze par E. Barrias. Courbevoie est relié à Paris par le tramway de la Madeleine et celui de St-Germain-en- Laye (v. l'append., p. 34, et p. 376). Tramw. de 8t-Cloud-Pierrelitte (v. l'append., p. 36). et pour Xanterre et Bougival.

10 kil. Puteaux, localité industrielle de 24341 hab., avec des fabriques de produits chimiques, des teintureries, des ateliers de l'artillerie, etc. Eglise du xvi"^ s. Fête: le 2*' dim. de septembre, couronnement d'une rosière. J]n pont sur la Seine relie Puteaux au bois de Boulogne et à Xeuilly, et il y a de ce pont un tramw. menant à St-Philippe-du-Roule (p. 75). Tramways: Etoile -Courbevoie et St-Cloud-Pierrefîtte, v. p. 34 et p. 36 de l'appendice.

La ligne dite des Mouline aux se détache de celle de Versailles (v. p. 343). Vaste panorama de Paris, du bois de Boulogne et du cours de la Seine. Au S., les bois de Meudon et de Clamart. On descend vers la Seine, en passant d'abord dans un tunnel.

12 kil. Suresnes (v. p. 350). A dr., le Mont-Valérien (p. 350). La gare est à Y^ d'h. de la ligne de Versailles.

15 kil. Pont de St-Cloud, principale entrée de la ville, quand on vient de Paris (v. p. 343),

YILLE-D'AYRAY. Env. de Par. 22. 343

Ensuite un tunnel et une tranchée. A g. Boulogne (p. 348); à dr. le pare de St-Cloud avec sa cascade.

16 kil. Pont-de-Sèvres, stat. en tranchée près de la manufacture (p. 347).

On longe ensuite le fleuve. Halte de Bellevue - Funiculaire (p. 346). — 18 kil. Bas-Meudmi (p. 345).

19 kil. Les Mcndineaux, localité qui dépend d'Issv (p. 344), et située en face de Billancourt sur la rive g. de la Seine. A dr. le champ de manœuvres d'Issy (p. 344) et la ligne de Yiruflay-Versailles. Puis on passe sous la ligne de ceinture. Stations de la ligne des Moulineaux dans le territoire de la ville: Javel , près du pont d'Auteuil (p. 239) ; — Pont Mirabeau ^p. 239): — Pont de Grenelle (p. 239); — Avenue de la Bourdonnais , stat. pour le Champ-de- Mars (p. 31.5) ; — Pont de VAlma (p. 229). Puis une profonde tranchée.

26 kil. Gare des Invalides (p. 306). Ces dernières stations sont aussi sur la ligne des Invalides à Yersailles (v. p. 350).

II. Ligne de Versailles, rive droite, de la gare St-Lasare (pi. B. 18; p. 217), côté g. «Banlieue», comme à la ligne des Mouliueaux, et mêmes prix, v. p. 34i. Départ toutes les heures.

Jusqu'à. Puteaux (10 kil.), v. p. 341-342. — 12 kil. Svresnes (p. 350), stat. dans le haut du village et plus près du Mont-Yalérien.

15 kil. St-Cloud- Montretout, stat. au-dessus de la ville proprement dite, dans laquelle on descend de là par des rues très raides, et près du quartier nenf de Montretout (à dr. ; p. 348), dont le nom rappelle la dernière gi-aude sortie de l'armée de Paris en 1871 , le 19 janvier (v. p. 349).

Au N. de Montretout du côté de Suresnes, à g. derrière les maisons du boulevard de Yersailles, est situé le grand réservoir de Montretout ou de VAvre, établi en 1893, avec deux bassins d'une capacité de 100 000 m. cubes chacun, dont l'eau est amenée de l'Avre et d'autres affluents de l'Eure par un aqueduc de 102 kil. — Le champ de courses de St-Cloud (v. p. 41) est derrière, à quelque distance. Les jours de courses les trains spéciaux s'arrêtent à une halte située à 400 m. de l'entrée. Un peu plus loin, à 1 kil. 50 du pont de Suresnes, la station de Val d'Or-St-Goud mentionnée p. 350 et dans l'appendice, p. 36.

Au delà de St-Cloud, un petit tunnel. A dr., embranch. sur Marly-le-Eui et St-Germain (p. 375). Encore un tunnel plus long.

17 kil. Sèvres - Ville - d'Avray (Jwt. de l'Ouest, rue de Sèvres, 11; rest. Cabassud de la Chaumière, aux étangs; v. cidessous), près du village de Yille-d'Avray, dans un joli site, à 20 on 25 min. de la manufacture. A TE. de la gare, la villa des Jardies, où demeurèrent Balzac (m. 1850) et plus tard Léon Gambetta, qui y mourut le 31 déc. 1882 des suites d'un coup de revolver qu'une anc. maîtresse lui tira le 26. nov. On peut visiter sa chambre à coucher. Derrière la villa, le monument de Gambetta, avec sa statue et les figures de l'Alsace-Lorraine, par Bartholdi. Son cœur y est inhumé, L^église de Yille-d'Avray, à g. de la rue qui vient de Sèvres (v. la carte p. 346; et qui passe sous la voie, renferme des

344 I^iv. de Par. 2ii. CLAMART.

modèles de statues de Pradier, de Rude et de Duret; un 8t Jérôme, etc., par Corot; un Ecce Homo par Ang. Hesse, etc. Près de là un château de la lin du xviii<^ s. Vers l'extrémité de la rue de Versailles, à g., les jolis étangs et le mottument de Corot (p. 142), paysagiste qui les a rendus célèbres.

Pour le prolongement de la ligne de Versailles, v. p. 351.

III. Ligne de Versailles, rive gauche. Départ toutes les heures de la gare Montparnasse (pi. G. 16; p. 337), côté dr. («Banlieue»): à Meudon, eu 20 min., pour 60 et 40 c. ; à Sèvres, en 25 à 30 min., pour 75 ou 50 c; ou descendra à Bellevue (mêmes prix), dont la gare est plus près de la manufacture. Aller et retour sans réduction.

Cette ligne communique avec celle de la ceinture (p. 341) à la stat. di' Ouest- Ceinture (2 kil.), près des fortifications. — 3 kil. 5. Vanves-Malakojf', stat. entre Vanves, à dr. (v. ci-dessous), et Malakott" (p. 410). ■ — Puis on passe entre les forts de Vanves et d'Issy..

5 kil. Clamart, stat. à 10 min. au N. du village de ce nom, desservi de là par un tramway électr (10 c). A l'extrémité 0. du village, à g., près de l'église et du bois, Vhospice Ferrari, pour une centaine de vieillards, dû à la munificence de la duchesse de Galliéra (p. 229), et doté par elle de 200000 fr. Il y a encore un hospice Schneider , dont les fondateurs ont un monument sur la place Marquis. Le bois de Clamart, à l'E. du bois de Meudon, est un but de promenade des Parisiens.

Clamart est aussi relié à Paris par un tramioay partant de St-Germain-des-Prés (p. 299; trajet en 1 h. 8 min., pour 45 et 25 c.). Ce tramway passe h Issy -les- Moidineaux (16639 hab.), où il y a des hospices (les Petits-Ménages) et des maisons religieuses, eu particulier la succursale du séminaire de St-Sulpice (p. 300) , reconstruite sur l'emplacement d'un château dont le parc est morcelé. Le champ de manœuvres d^Jssif (pi. G. 5), pour la garnison de Paris, est du côté de la Seine (p. 343; défense de le traverser). Le tramway longe ensuite le Ijjcée MicJielet (pi. G. 9), établi dans un château des Condé , bâti en 1698, et traverse le village de Vanves (10915 hab.). — Tramways spéciaux de Paris, St- Philippe -du -Roule et Champ -de -Mars à Vanves, qui est encore, comme Issy, sur la grande ligue de Boulogne à Viucennes (v. l'appendice, p. 35 et 36).

Après Clamart, la voie court sur les collines du bord de la Seine. Vue charmante à dr. sur Paris et le fleuve, un peu avant Meudon et à Bellevue. Avant Meudon aussi, un viaduc de 36 m. de haut, au-dessus de la ligne de Paris à Versailles par Viroflay (p. 350). A g., dans le haut, le grand orphelinat de Fleury (p. 345).

7 kil. Meudon. — La gare est au N.-E. de la terrasse. On peut aussi y aller par la ligne des Moulineaux (p. 341), ou avec le bateau à vapeur (p. 346) jusqu'à la stat. de Bellevue- Funicnlaire, où l'on prend le funiculaire (10 c. ; 20 c. à la montée le dim.), dont la station supérieure est à 1 kil. 1/2 au N. de la terrasse de Meudon.

Cafés-rkstauk. : à la gare et dans l'avenue de Meudon ou du Château. Dans le bois, à VErmitage de Villebon (1/2 h. de la terrasse, au S. -0.) et à la Capsulerie (p. 345). Meudon est renommé pour ses fritures et matelottes.

Meudon est une commune de 9702 hab., composée de plusieurs

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MEUDON. Env de Par. 22. 345

agglomérations. Meudon proprement dit est adossé à la hauteur des anc. châteaux et s'étend, avec ses jolies villas neuves, jusque dans le voisinage de la gare. Le Val, h l'E,, est traversé par le viaduc du chemin de fer de Versailles (p. 350). Fleury, au S. du Val, sur le versant du bois de Clamart ( p. 344), est dominé par le grand orphelinat Galliéra, fondé en 1885 par la duchesse de ce nom (p. 344). Le Bas- Meudon, où il y a des fabriques de «blanc de Meudon», une cristallerie et d'autres industries, est un port de la Seine (p. 343 et 346).

La seigneurie de Meudon était d'origine très ancienne. Le cardinal de Lorraine, l'ayant acquise en 1552, y fit construire par Ph. Delorme un château splendide qui passa en 1695 à Louis XIV et devint la résidence favorite de Monseigneur (le dauphin). Celui-ci l'embellit et y fit ajouter, tout près, un aiitre château, plus petit, dont l'architecte fut J. Hardouin-Mansart. Monseigneur mourut à Meudon en 1711. de même, eu 1789, le dauphin, fils aîné de Louis XVI. Le château de Delorme fut démoli en 1803. Le petit château, qui fut encore habité par Marie- Louise et le roi de Rome en 1812, et, sous le second empire, par Jérôme Napoléon, anc. roi de Westphalie (m. 18fi0). a été détruit durant le siège de Paris eu 1870-71. Les Allemands y avaient alors établi sur la terrasse une batterie dont les projectiles atteignaient le fort d'Issy et les remparts de la ville.

De la gare on gagne à dr. l'avenue Jacqueminot (v. la carte cicontre). Au carrefour formé par cette avenue et la rue de la République (à g.), qui traverse le vieux Meudon, le monument de Rabelais (1483-1553), l'auteur des «Faits et gestes de Gargantua», qui après une vie errante fut nommé curé de Meudon en 1553 par le cardinal du Bellay. C'est un buste moderne en bronze par Truphème. L'avenue Jacqueminot débouche dans Vavenue de Meudon ou du C7)âteau, magnifique avenue bordée de quatre rangs de tilleuls, qui part de Bellevue (p. 34*)), et monte de là à la terrasse (10 min.). A l'entrée est un monument du Centenaire., érigé en 1889, buste symbolique en bronze par G. Courbet,

La *TERRASSE DE Meudon (v. aussi la carte p. 346), soutenue par d'énormes murailles, offre une vue célèbre de Paris, dans le genre de celle du haut du parc de 8t-Cloud (p. 349). Le château, dans le fond à dr., a été restauré après 1871 et aménagé en observatoire d'astronomie physique. Il est fermé au public, mais on peut descendre, les dimanches et fêtes à partir de midi, au jardin qui se voit en contre-bas à l'extrémité de la terrasse.

Le BOIS de meudon occupe les hauteurs à l'O. de la terrasse du château, jusqu'à la vallée du côté de Sèvres, Chaville et Viroflay, ainsi que les hauteurs au delà du vallon de j\[eudon, cette partie nommée aussi bois de Clamart (p. 344). Il y a de bonnes routes, garnies d'écriteaux. — De la terrasse, on y va en montant un escalier en fer contre le mur du côté S. et en traversant le parc du château, dont le reste est fermé au public. Du bas de l'avenue de Meudon, on monte par le Pavé des Gardes, et l'on y rencontre à la Capsulerie, des chemins venant de Sèvres. Les sites de Vanc. étang des Fonceaux et des étangs de Villebon et de Triveaux sont

346 ^"î'- '/e Par. 22. BELLEVUE.

particulièrement beaux. Le 'parc de Chalais, au S. de Meudou, reuferme Vécolc aérostatique militaire.

0 kil. Bellevue, qui a de nombreuses villas, doit son origine à un château de la Pompadour (1748-1750). La vue est surtout belle de la terrasse à l'extrémité N.-E. de l'avenue Mélanie (v. la carte ci-contre). A côté, Vhôt.-rest. de la Tête-Noire. Plus loin, au S.-E. , près du funiculaire, relié à la stat. de cli. de fer et bat. à vap. de Bellevue-Funiculaire (p. 343), l'hôtel du Pavillon de Bellevue, et une jolie petite fontaine, avec une Bacchante, bronze, par C. Theunissen.

Pour descendre à Sèvres (20 min.), on suit la rue de Bellevue, rue traversière de l'avenue Mélanie, qui prend plus bas le nom d'av. de Belle^'ue et aboutit à la Grande-Rue de Sèvres, à 5 min. du pont, v. ci-dessous.

10 kil. Sèvres (p. 347). La gare est au S. au-dessus de la ville. On descend la Grande-Eue et on tourne à dr. vers la Seine , où est l'entrée de la manufacture de porcelaine.

Pour la suite du trajet de Versailles, v. p. 351.

B. En bateau a vapeur.

Les bateaux

iapp

Pont-Royal (pi. R. 17) tous les 1/4 <i'h. en été, moins souvent en automne et en hiver (à l'h. et à la Va)- Trajet de 1 h. à l'aller et de 1 h. 1/4 au retour. Prix: pour Sèvres et St-Cloud 20 c. dans la sem., 40 c. les dim. et fêtes; 25 c. le dim. de St-Cloud à Suresnes (3 kil.). Heure du dernier départ affichée aux stations.

Stations dans Paris, voir l'appendice, p. 44 et le grand plan. — On passe sous \efi ponts de Solférino, de la Concorde, Alexandre III, des Invalides et de VAlma. Puis \d, passerelle Debilly, le pont d'Iéna, \di passerelle de Passy, le pont de la ligne du Cliamp-de- Mars et le pont de Grenelle, qui reposent sur la longue allée des Cygnes, à l'extrémité inférieure de laquelle est la statue de la Liberté éclairant le monde, d'après Bartholdi (p. 239). Plus loin, le pont Mirabeau (p. 239) et le pont d^Anteuil, qui offre un beau coup d'œil, avec son viaduc (p. 239). Belle vue aussi ensuite sur les hauteurs de Meudon, avec le dôme de son observatoire (p. 345) et l'orphelinat de Flenry (p. 345) ; sur St-Cloud, avec son beau clocher, et sur le Mont-Yalérien (p. 350). — A g. , la ligne des 3Ioulineaux (p. 341). Dans la Seine, Vile St-Germain, où il y a des magasins militaires. A dr. , les stat. des Peupliers et de Billancourt, qui se rattachent à Boulogne (p. 348). A g., les Moulineaux, qui font partie d'Issy (p. 343). On passe entre l'île St-Germain et Vile Ségiiin, où il y a un tir aux pigeons.

Stat. du Bas-Meiidon. Montée de Meudon, v. p. 344.

Stat. de Bellevue-Funiculaire (p. 343), où les visiteurs de Meudon quittent le bateau pour monter à Bellevue avec le funiculaire (10 c, 20 c. le dim.).

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SEVRES. Env. de Par. 22. 347

Sèvres. — Le débarcadère du bateau à vapeur est en amont du pont, où il y a une halte an tramvMjj àe Louv re-Sèvres- Versailles {ç. 341 et 351). — Immédiatement en aval, la stat. de la ligne (lesJro7(liiieaux(Tp.Sil). — Pour les autres stations du eh. de fer, v. p. 341 et p. 344.

Cafés-Restauk.: C.-B. du Xord, place du Parc, 9, près de la manufacture (rep. 2.50 et 3 fr. et à la carte) ; C de la Terrasse. Grande-Rue, 27, à l'avenue de Bellevue et en face d'une entrée du parc de St-Cloud (rep.. 2.50 et 3 fr.); Estaminet Parisien, plus loin, 61, en face de l'hôtel de ville.

Admission à la manufacture de pokcelaixe. — Les collections sont publiques tous les jours de midi à 4 ou 5 h. <^Gruide du visiteur», 1 fr. ; catalogue détaillé des faïences, par E. Garnier (1897), 6 fr. Les ateliers sont visibles les lundi, jeudi et sam., de midi à 4 h. eu hiver et 5 h. eu été, eu principe avec une permission demandée par lettre (timbre pour la réponse) au secrétariat des Beaux -Arts, rue de Valois, 3, à Paris (Palais-Royal), ou à l'administration, à la manufacture, mais on y trouve souvent l'occasion de se joindre à d'autres visiteurs (pourb.)

Sèvres, ville de 8216 liab., mie des plus anciennes des environs de Paris, sur la rive g. de la Seine et la route de Versailles (p. 351), est célèbre par sa manufacture. On y remarque en outre, près de l'église, à dr. de la Grande-Rue, à 8 ou 10 min. du pont, Vhôtel de ville, un anc. palais des ducs de Brancas, qui a des boiseries, des peintures et des sculptures, restaurées depuis 1892.

La MANUFACTURE NATIONALE DE PORCELAINE, situéc près du pOUt

dans un parc (entrée par la grille de la Grande-Rue, à dr. en venant du pont), a été fondée en 1738 à Vineennes par les frères Dubois avec une subvention du roi. Transférée en 1756 à Sèvres, elle est devenue propriété de la couronne en 1759. Elle occupe le bâtiment actuel dep. 1876. La manufacture ne fabriqua d'abord que de la porcelaine tendre et ses produits («porcelaine de France», auj. «Vieux-Sèvres ») étaient fort estimés. Mais le succès de la porcelaine dure de Saxe (dep, 1710) lit tenter en France de nouveaux essais qui réussirent par suite de la découverte du kaolin près de St-Yrieix au S. de Limoges. En 1769, le chimiste Macquer présenta à l'académie des Sciences les premières pièces de porcelaine dure exécutées à Sèvres. Louis XV, la marquise de Pompadour et la comtesse Dubarrv prirent le plus grand intérêt à cette fabrication. C'est en leur honneur qu'on donna les noms de «bleu de roy», «rose Pompadour» et «rose Dubarry» à certaines couleurs des porcelaines. Sous Louis XVI et Napoléon P»" on préféra les formes antiques. Enfin dans ces derniers temps la fabrication a pris un nouvel essor grâce au perfectionnement des moyens techniques.

Le bâtiment principal, devant lequel est une statue de Bernard Palissy, bronze d'après E. Barrias, est décoré d'une grande mosaïque au tympan du fronton. Il renferme au rez-de-chaussée, à dr. dans quatre salles, une -exposition des nouveaux produits de Sèvres, dont une partie sont à vendre (les prix y sont marqués), et au premier étage, un riche '''musée céramique, fondé en 1805 par Al. Brongniart (m. 1847) et agrandi par Rocrieux (m. 1872).

Nous montons l'escalier, où il y a une statue en bronze de la Céramique, par E. Guillaume, et uous entrons dans le salok d'honseur, qui

348 Eiw. de Prir. 'J'J. BOULOGNE.

renferme plusieurs des plus beaux et des plus grauds vases de la manufacture, dont un de 3 m. 15 de haut, et quatre tapisseries des Gobolins relatives à la fabrication de la porcelaine. Il y a aussi , à la feu. du milieu, une vitrine avec de petits produits très tins. — De chaque côté sont deux longues galeries divisées eu travées. La collection commence à dr. et fait le tour. Il y a encore, comme ornements, des vases de Sèvres. Dans le haut des vitrines sont des étiquettes générales et à l'intérieur d'autres pour les détails. — Galerie de dr., l--» travée: poteries antiques, du moyeu âge et modernes, de tous les pays. Salle du fond: poêles eu faïence, dont l'un sur le modèle de la Bastille, offert à la Convention; dans la vitr. à la feu., des porcelaines, des émaux translucides, des verres, des faïences et des grès de diverses provenances. 2« travée, en revenant: poteries veniissées, grès-cérames et faïences émaillées. — Galerie de g., l'-e travée et cabinets du fond: suite des faïences émaillées, porcelaines dures de Chine, grès et porcelaines du Japon, terre cuite laquée; tombeau moderne en faïence fabriqué à Bombay. Vieux-Sèvres (xviiies.). Dans une petite salle à dr., des faïences fines françaises et étrangères. Dans le ler cabinet à g., de la verrerie et des émaux. — 2^ travée: porcelaines étrangères (Italie et Espagne; xvie-xvme s.). — 3^ travée: émaux de Sèvres 0845-1875). — 4e et 5^ travées: porCelaiues peintes de Sèvres (modèles de pièces en blanc). — 6^ travée: premiers essais faits à la manufacture de divers procédés, — 7^ travée: modèles eu terre cuite d'ouvrages en biscuit (1750-1800). — 8^ travée: assiettes peintes (184(i). — O» travée: jardinière, prix de Sèvres (1882). — Vitrines centrales: porcelaine de Saxe (xviiie et XIX8 s.); porcelaines françaises et étrangères (xyii», xyiii" et xixe s.), porcelaine (xviiie et xixe s.) et biscuit de Sèvres.

Un passage conduit du rez-de-chaussée dans les ateliers. On n'est admis que dans quelques salles (pourb.).

Le bateau à vapeur passe sous le pont et s'arrête sur la rive dr. à

Boulogne (v. la carte p. 346), ville de 44416 hab., qui possède une belle é<jUse goth. des xiv® et xv«s., restaurée en 1863, avec une Hèche moderne au centre de la croisée. Plus loin, à dr. de la Grande- Rue, une Salle des Fêtes et une stafve de Berv. Palissy (1510-1589), bronze d'après E. Barrias. Belles propriétés à dr. sur le quai et belle vue sur St-Cloud et le 3Iont -Valérien (p. 350).

Tkamw.: du Louvre à St-Cloud, par Boulogne, v. p. 51; de Boulogne à Montreuil, v. p. 36 de l'appendice.

St-Cloud. — - Le débarcadère des bateaux à vapeur est près du pont. — Le bureau du tramwai/ de Louvre-St-Cloîid (p. 341 et 351) est sur la place d'Armes, près du pont. — Au N. de là, la stat. de la l/g7ie des Moulineaux (p. 341). — Pour la stat. de l;i ligne de Versailles, v. p. 343.

Hôtels: H. de la Tête-Noire, place d'Armes, à dr. (déj. 4fr., dîn. 5 fr.) ; Pavillon du Château, même place, 7 (déj. 3 fr., dîn. 3.50). — Restauk. et CAFÉS, place d'Armes et dans la Grande-Avenue, plusieurs de le' ordre, p. ex. le Pavillon Bleu, à g.; café-rest. de la Gare (2.50 et 3 fr.); café-rest. du Palais (sans préteutious; à la carte), avenue du Palais. Près du parc (p. 349), des boulangeries où se vendent des gaufres.

Tramway mécanique de St-Cloud à Pierrefitte (p. 399; 20 kll.), v. l'appendice, p. 3(5.

Les grandes eoAix de St-Oloud jouent deux dimanches par mois eu mai, juin, juillet et août, quand il n'y a pas de grandes eaux à Versailles (p. 350), et tous les dimanches en septembre pendant la fête des Mirlitons (v. p. 349). Concert militaire au parc (p. 349), en été, les dim. et jeudi, de 3 h. à 4 h. ou 3 h. 1/2 à 4 h. 1/2. On ne peut entrer au parc en voiture que par l'avenue du Palais et avec une carte qui se délivre au bureau de tabac à dr. de l'entrée du bas (1 fr.).

ST-CLOUD. ^'v. de Par. 22. 349

St-Cloud est une ville de 7195 habitauts, bâtie en amphithéâtre sur la rive gauche de la Seine, mais ayant un quartier moderne au plateau de Montretout (p. 843). Elle doit son nom à St Clodoald (522-560), petit-fils de Clovis, qui y fonda un monastère, et elle a dû sou importance, jusqu'en 1870, à son ancien palais, détruit durant la guerre.

Ce palais, fondé en 1572 par un bourgeois de Paris, avait été acheté et reconstruit en 1658 par Louis XIV sur les plans de J. Hardonin- Mansart et d'Ant. Lepautre. Le conseil des Cinq-Cents y tenait ses séances , lorsque Bonaparte le fit dissoudre , le 18 brumaire au VIII (9 uov. 1799) , pour se faire proclamer consul trois jours après. Napoléon lei' résida ensuite volontiers à St-Cloud. La seconde capitulation de Paris y fut signée eu 1815 , et Charles X y donna en 18.30 ses fameuses ordonnances, qui amenèrent la révolution de Juillet. Plus tard, ce fut la principale résidence d'été de Napoléon III.

Au pont se trouve la place d^ Armes, où est la station du tramway (p. 341). On rencontre souvent vers le soir, surtout le samedi, aux cafés de cette place, des noces venues en promenade de Paris entre le déjeuuer et le dîner. Deux rues conduisent à dr. au quartier nord, où l'on remarque Véglise avec un haut clocher goth. et des fresques peintes par J. Duval-le-Camus (Vie de St Cloud), et Vhôtel de ville. — On parvient au parc par les deux avenues de g.: la Grande-Aveniie dans le bas, et VAve7me du Palais menant à la terrasse dans le haut. Les piétons suivent la première.

Le *PARC de St-Cloud a 302 hectares de superficie. 11 est peu fréquenté dans la semaine. Dans le bas est la Grande Cascade, œuvre d'Ant. Lepautre et J. Hardouin-Mansart et décorée de statues de la Seine et la Marne du xviii*" s. Le grand jet d'eau, le Jet-Géant, à g. des ca.scades, s'élève à une hauteur de 42 m. Dans le haut du parc a lieu, au mois de septembre, la célèbre fête patronale de Saint-Cloud (pèlerinage), dite aussi fête des Mirlitons; fête du printemps: les trois premiers dimanches de mai.

En montant le long des cascades à dr., on parvient à la terrasse de l'anc. château (v. ci-dessus), dont l'emplacement a été déblayé depuis 1893, et à l'anc. jardin réservé, dit le Trocadéro. — L'allée du Château, au S. de la terrasse, conduit en 5 min. env. à un plateau d'où l'on a la plus belle *vue. Ce plateau porte encore le nom de «Lanterne de Diogène», d'après une tour de belvédère détruite eu 1871 et qui doit être prochainement reconstruite. A dr. , le chalet de la Lanterne (buvette; gaufres, etc.). Vue: dans le fond, la Seine: à g., le pont de St-Cloud; au-dessus, le bois de Boulogne; plus bas, la ville de Boulogne; plus loin, l'arc de triomphe de l'Etoile; à l'arrière-plan, Montmartre, avec l'église du Sacré-Cœur ; au-dessus des innombrables maisons de Paris, le palais du Trocadéro, les tours de St- Vincent-de-Paul; plus à dr., la tour Eiffel, la Grande Roue, le dôme doré des Invalides, St-Sulpice, le Panthéon, le Val-de-Cfrâce ; encore plus à dr., le viaduc d'Auteuil, etc. — Par les sentiers à g. de l'extrémité S. de l'avenue du Château, on descend au pavillon de Breteail, siège de la «commission internationale du mètre»,

350 E»r. dp Par. 22. SURESNES.

et à Sèvres, où l'on débouche sur la grande route, à quelques minutes à VO. de la manufacture de porcelaine (p. 347).

La graiicU^ allôr centrale sur le plateau, dite allée de la, Pyramide, niriie eu '/4 d'h. à Ville fP Aura >j , sur la ligne de Versailles rive droite (p. 351).

Le hateau continue jusqu'à Suresnes (cafés-rest. au pont), localité de 11225 bab., au pied du Mont-Val ériea (102 ni, d'alt.), ([ui est t'ortitié depuis 1830, sur la rive g. de la Seine. Station de la lig-ne de Versailles sur la rive dr. et de celle des Moulineaux (p. 341). Les deux gares sont à 7* d'h. l'une de l'autre; sur la route, la mairie, de 1887-1889.

Suresnes est aussi la station du tramway qui circule entre Neuilly (porte Maillot, p. 240) et la station de Val d'Or-St-Cloud (v. p. 343) au N. de Moutretoiit, v. l'append., p. 3fi.

En aval de l'écluse de Suresnes se trouve la station des bateaerxomnibus stiburbabis, qui descendent jusqu'<à Epiuay (p. 396), par Asnières (p. 341) et St-Denis (p. 383). Tramway de St-Cloud-Pierreiitte, v. p. 348.

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