C. Tramway a vapeur
18 kil. 650 de la place de l'Etoile; on prend son billet au bureau à g. eu sortant du Métro., derrière l'arc de triomphe. Départs de Paris à l'h. 15, 30 et 45, de St-G-ermain à 14 et 44; trajet en 1 h. 30, pour 1 fr. tî5 et 1 fr. 15, 2 fr. 70 et 1 fr. 85 aller et retour.
Le tramway sort de Paris par la porte Maillot (p. 240) et traverse Neuilly (p. 227) , puis la Seine. — 3 kil. 580. Courbevoie (p. 342), halte près du pont de Neuilly. — 4 kil. 355. Bond-Point de la Défense, près du monument de la Défense de Paris (p. 342).
— 5 kil. 770. Rond-Point des Beryères, non loin de la station de chemin de fer de Puteaux (p, 342). Ensuite on traverse la plaine au N^. du Mont-Valérien (p. 350).
7 kil. 750, Nanterre (p. 374), au S.-E. du bourg.
9 kil. 325. Rueil [H. du Lion d'Or; café- rest. Matte, au coin de la route et de l'avenue du Chemin-de-Fer mentionnée cidessous), ville de 11013 hab., qui fut importante sous Louis XIII par le splendide château qu'y possédait Richelieu et dont il ne reste rien, et au commencement du xix^ s. par le voisinage de celui de la Malmaison. On va à l'église en prenant la rue de Maurepas, qui prolonge l'avenue du Chemin-de-Fer au delà de la route, au S., ou en tournant à g. si l'on vient de la stat. du tramway («Eueil- Ville»), puis à dr. par la rue de l'Hôtel-de-YiHe. Véglise, du style de la Renaissance, mais reconstruite en 1857, renferme les monuments de l'impératrice Joséphine (p. 377) et de sa fille la reine Hortense (m. 1837), mère de Napoléon III, avec statues par Cartellier et Bartolini. On y voit aussi un beau buffet d'orgue du xv«* s., par Baccio d'Agnolo, provenant de Florence, et, au maître-autel, un bas-relief en bronze doré, de la chapelle de la Malmaison.
Station du chemin de fer, au N.-O., v. p. 374. Il en part un tronçon de tramway à vapeur qui se raccorde avec celui de Paris.
10 kil. 430. La Malmaison, endroit connu par son château, à env. 500 m. au S.-O. de la station du tramway.
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à St- Germain. BOTJGIVAL. Énv. de Par. 24. 377
Ce château, construit au milieu du xyin» s. et transfonné par Percier et Fontaine, est surtout célèbre par le séjour de l'impératrice Joséphine qui s'y retira après son divorce et y mourut eu 1814. Napoléon y fit ses adieux aux siens avant de partir pour Ste-Hélèue. Marie-Christine, reine d'Espagne, y demeura jusqu'en 1867. Le domaine a été morcelé. Mais il en reste: la cour d'honneur, le jardin de Bonaparte, une partie de la pelouse et du ruisseau. Pour la visite du château, s'adresser à M. Osiris (p. 220) qui l'a acheté et offert à l'Etat en 1900. La décoration intérieure a été confiée au peintre Jambon. On visite: la chambre de l'impératrice tendue de velours pourpre, son cabinet de toilette, sa salle de bains et la chambre de Bonaparte. Les chambres d'invités, celles du prince Eugène et de la reine Hortense et la galerie de communication doivent être converties en un musée de l'Empire, qui n'est pas organisé. Derrière le chcâteau, deux obélisques rapportés d'Egypte par Bonaparte.
11 kil. 480. La Jonch.ère, d'où un chemin monte, vers la Celle- St-Cloud (2 kil. 1/2; p. 375), en passant près du i^hâteau de la Jonchère, qui appartint à Louis Bonaparte. Plus loin, une belle châtaigneraie. Dans le bois à g.. V étang de St-Cucufa.
12 kil. 910. Bougival (hôt.-rest. Pignon et de V Union, sur le quai), village de 2584 hab. sur la rive g. de la Seine, fréquenté par les amateurs de canotage. Son église, en partie du xiii^ s. , a un beau clocher roman. Station de ch. de fer, v. p. 375. — Sur l'autre rive de la Seine, par un pont à péage (5 c. pour un piéton). Croissy et Chatou (p. 374).
13 kil. 855. La Machine, qui doit son nom à sa machine hydraulique, construite suus Louis XIV pour alimenter les eaux de Versailles (p. 375). La machine primitive est remplacée depuis 1^<59 par une digue en maçonnerie, 0 roues en ter et 12 corps de pompes aspirantes et foulantes, qui envoient l'eau d'un seul jet à l'aqueduc, euv. 25000 m. c. par jour, à 154 m. au-dessus du niveau du fleuve et à une distance horizontale de 1236 m. On peut visiter l'établissement (pourb.). Do l'antre côté de la Seine, la Jersey- Farm, établissement modèle, à ^I. Hugo. Il y a une station et un bateau pour traverser.
15 kil. 395. Port-Marly . où l'on quitte les bords de la Seine. Embraxchemest d'env. 2 kil. sur Marly-le-Eoi (p. 375), montant au S. et passant sous Vaqueduc de Marin (p. 375).
La ligne continue de suivre la route de St-Germain et monte à cette ville du côté S., passe par la place Royale et l'avenue Gambetta, tourne à g. dans la rue Thiers, et se termine à la place du Château. — 18 kil. (350. St-Germain-en-Laye.
St-Germain-en-Laye.
G-AREs: gare de l'Ouest (pi. D, E3); ascenseur du quai d'arrivée aux salles d'attente, 10 c; gare de Grande- Ceinture (pi. A 2), v. p. 373.
HôTELS-RESTAUK.: *fZ» Pavillon Henri IV et de la Terrasse (pi. E3), au commenc. de la terrasse (v. p. 381), de pr ordre, restaur. à la carte; il y a un «salon historique», un plafond en dôme peint par Toui-nier (1863), où se voit la Gloire de Louis XIV, un buste d'Offenbach par Franceschi, etc.; du Pavillon Louis XIV (îr Continental (pi. a, D 2), rue
378 F^nr- <le Pfir. 24. ST-GERMAIN-EN-L.
d'Alsace, à l'entrée de la forêt, fiussi de l»' ordre (fermé en hiver; déj. 4 fr., dîn. G, ou à la carte); du Prince-de-GiMes (pi. c, D 3), à dr. de l'église; de V Ange- Gardien et de France, rue de Paris, 74 et 63 (pi. d ut e, E 4), près de la caserne (table d'hôte: déj. 2 fr. 50, dîn. 3). — Pension: Mme Leconte, nie Franklin, 8 (pens. dep. 5 fr.).
Restaurants: aux hôtels; de V Aigle- d'Or, me du Vieil-Abreuvoir (déj. 2 fr. 50, V. c.), bonne maison bourgeoise; Targe (pâtissier), rue au Pain, 83, au coin de la rue de la République (déj. ou dîn. 2 fr. 50). — Cafés: du Débarcadère, place du Château; François /«'', rue de la Surintendance, etc.
VoiTDRES DE PLACE, sur la placc du Château: dans la ville, course, 1 fr. 25 la sem., 1.50 les dim. et fêtes; heure, 2 et 2.50; hors des barrières, jusqu'à 15 kil., 2.50 et 3 fr. Th., plus une indemnité de retour si on les quitte hors de la ville.
Tramway a vapedr: pour Paris, v. p. 376; pour (5 kil. 5) Poissy (p. 382); dép. de St-Germain (rue de la République derrière l'église) à l'h. 15 et de Poissy à l'h. 44; traj. en 25 min.
Poste & télégraphe (pi. P. & T.), rue François-Bonvin (pi. C, D3); bureau auxiliaire place du Château (pi. D3), en face du théâtre.
Temple protestant (pi. D2), avenue des Loges.
St-Germain (86 m.), ville paisible de 17297 hab., est renommé pour son beau site et la salubrité de son air, qui engagèrent les rois de France à y transférer leur résidence d'été dès le xii«^ s. C'est encure auj. un lieu de villégiature, fréquenté par les Parisiens et beaucoup d'Anglais.
Le château (pi. E3) doit son origine à un donjon, construit par Louis le Gros et qui commandait le coui's de la Seine. St Louis y bâtit la jolie chapelle goth. encore existante. Ce premier château fut détruit dans les guerres avec les Anglais. Charles V le rétablit ; toutefois i'édilîce actuel ne date que du temps de François P"", qui y célébra ses noces avec Claude de France, fille de Louis XII. Son style austère foi'me un contraste frappant avec l'aspect riant des autres châteaux de ce temps. Pierre Chambiges et Gruillaunie Guillain en furent les architectes, Henri II en bâtit un autre qui fut achevé par Henri TV; mais il fut détruit en 1770 sauf le pavillon Henri IV (pi. 9, F 4; v. p. 377). Louis XIV y vit le jour le 5 sept. 1638. Pour échapper au voisinage de la population de la capitale qui lui était incommode, ce roi se retira à St-Germain après la mort de sa mère (Anne d'Autriche, p. 89). Mais ayant trouvé le château insuffisant, il fonda une résidence plus somptueuse à Versailles fp. 354). Le château de St-Germain fut habité plus tard par le roi Jacques II, banni d'Angleterre en 1689. Sous Napoléon le»", il fut transformé en école d'officiers de cavalerie. Il servit enfin de prison militaire. On a entrepris depuis 1862 de le restaurer complètement sur les anciens plans. Cette restauration, qui n'est pas encore terminée, a été confiée d'abord à E. Millet, puis à MM. LafoUye et Daumet.
Le *MusÉE DES ANTIQUITÉS NATIONALES que renferme le château est une collection unique en son genre de monuments gaulois, galloromains et francs, depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'époque des Carolingiens. Entrée publique, le dimanche, de 10 h. Y2 ^ ^ ^v
ST-GEEMAIN-EX-L. ^"r. de Par. -21. 379
les mardi et jeudi, de 11 h. ^/a à 4 h, en hiver et 5 h. en été. Les étrangers peuvent aussi le visiter les autres jours, sauf le lundi, avec une autorisation. Il y a des étiquettes instructives, un bon catalogue sommaii-e (1 fr. 50) et un Guide illustré (1 fr.) dus au conservateur. M, 8al. Keinacli(1898), deux vol. de catalogues illustrés de l'époque quaternaire et des bronzes romains (5 fr. chacun^ et enfiu un catal. illustré du musée chrétien (2 fr.). — Vestiaire facultatif.
Rez-de-cliaussée. — L'entrée principale est à g. dans la cour, mais l'hiver et lorsqn'il fait mauvais, on passe par une petite porte à g. dans le vestibule, et l'on se trouve d'abord dans la salle S (v. ci-dessous).
La CHAPELLE, à dr. de la cour, renferme un rausée chrétien: sculptures et inscriptions chrétiennes et gallo-romaines (lye-ixe s.); série de sarcophages chrétiens (moulages, quelques originaux) du midi de la Gaule, sujets bibliques associés à des types païens (têtes de Méduse). A remarquer: 46 206, baptême; 27108, Jonas et des têtes de Méduse; 46198, Jésus et les apôtres et les sarcophages dits de St Franeovée, de Ste Quiterie et de St Seurin. *20580, autel chrétien du ve s. (au fond, à g.,) orné de colombes, d'agneaux et de la croix accostée des lettres 7. et w. Aux murs: inscriptions funéraires chrétiennes et quelques inscriptions juives avec le chandelier à six branches.
Salles S etR: moulages de bas-reliefs et des médaillons de l'arc de Constantin à Rome (d'abord à un monument de Trajan); moulages de sarcophages, de statues de (x'aulois; modèles de machines de gueiTe romaines (autres plus loin); pirogues, etc. — Salles A, B et C, de l'autre côté de l'entrée principale: moulages des bas-reliefs de Varc d'Orange et du tombeau des Jules à St-Remy, en Provence, etc. Dans la salle B aussi un médaillon d'une mosaïque trouvée à Autuu en 1830, Bellérophon vainqueur de la Chimère (restauré à Sèvres). — Salles D, E, F eu transformation (la salle F sera consacrée à la céramique antique, la salle D renfermera des meules, etc.). — On revient à l'entrée pour monter un bel escalier en brique et en pierre.
Entresol. — Salle XIX, la dernière du côté dr.: bornes milliair es et inscriptions géographiques de la Gaule. — Salle XX: inscriptions celtiques et romaines, cippes, etc. — Salle XXI: mythologie gauloise. collection importante. Au mur du fond, à dr. de la porte, 24414, le dieu Cernunnos, dont l'attitude rappelle celle de Bouddha, bas-relief. A Li f en. du milieu, des divinités à trois têtes, en pierre et en bronze. A l'avantdernière feu., 17 ?.21, un autel, et derrière à g., tout au fond (à la fen.), ?,b 224, 26 248. etc., des bas-reliefs et des figures d'Epona. — Salle XXII, de l'autre côté de l'escalier: sculptures relatives aux légions romaines eu Gaule. — Salle XXIII: maté'iaux de constructian , etc. — Salle XXIV et couloirs voisins: cimetières gallo-romains, à incinération et à inhumation. — Salles XXV et XXVI: sculptures relatives aux costuvies et aux arts et métiers dans la Gaule ; dans la seconde, à g., au mur d'entrée, 8276, Gaulois fabricant des éventails (semblables à ceux des Japonais): 23920, vétérinaire (?) gaulois portant suspendue à son bras 1' «hipposandale», chaussure des chevaux malades (Nancy); 20 364, birème romaine du temps d'Auguste; 24437, pierre tombale de Blussus, batelier du Rhin (original au musée de Mayence), etc.
1er étage. — Salles I-III, à dr. en arrivant, la Gaule avant les métattx ou époque préhistorique. Salle I: silex taillés et ossements d'animaux d'espèces éteintes et d'espèces émigrées. Les vitrines 1 à 15 (1 à g. de la cheminée) contiennent les objets recueillis dans les alluvions et sur les plateaux; les suivantes, de 16 à 33, renferment les outils et les ossements, extraits des cavernes, premiers refuges des hommes. La vitrine 12, entre la 2» et la 3^ fen. de dr., contient des spécimens des différents types de silex, dits de St-Acheul (Somme). Vitr. 18: galets coloriés, harpons curieux et *figurines humaines eu ivoire, découverts par
3S0 Env. (Je Par. 24. ST-GERMATN-EX-L. Château
M. Piette(v. p.:581) dans la grotte du Mas d'Azil (Ariège). Vitr. 22, 26 et 26: os de rennes ornés de dessins et de gravures, curieux spécimens de l'art préhistorique. Ou remarquera, au milieu, des moulages de têtes de rhinocéros , de tigre et de grand ours des cavernes (rhinocéros tichorhinus, felis spelœa, ursus spelseus), à'iiTfis (bos primigenius), du grand cerf d'Irlande (megaceros hibernicus); une défense et des molaires d'un mammouth (elephas primigenius). Au mur du fond, une carte de la Gaule à cette époque. A dr. aux feu.: fragments du sol d'une grotte du Périgord avec des ossements fossiles, des débris de couteaux en pierre et des restes d'aliments. — Salle II: monuments mégalithiques et pierre polie: dolmens et menhirs exécutés au 20^ de la grandeur réelle, les premiers des chambres sépulcrales, les seconds des pierres de souvenir; objets trouvés dans ces monuments; tableau représentant les allées de Camac, en Bretagne; os travaillés, armes, ivoires, ustensiles en pierre polie, poteries, etc. — Salle III: tumulus-dolmen de G-avr'inis, aussi en Bretagne, et moulages des dessins énigmatiques de ce monument. A g. de la cheminée, une collection intéi'essante de pointes de flèches en silex.
A la suite de cette salle vient la galerie de Mars ou salle des Fêtes, qui occupe toute la hauteur du premier et du second étage. Elle est en restauration et fermée. On l'appelle aussi salle de Comparaison, parce qu'elle contiendra des objets de divers pays, surtout des reproductions d'antiquités étrangères: d'Italie, d'Allemagne, de Suède et de Danemark, d'Egypte, de Perse, de l'Arménie et du Caucase msses , de Chypre, de Orèce , d'Asie Mineure, d'Amérique , d'Océanie et du nord de l'Afrique. — Au fond, un tableau de Coiinon, l'Age de la pierre; aux murs, des toiles avec des scènes antiques par Hellouin, Penguilly l'Haridon et Faivi-e, etc.
Revenus à la salle III, uous montons par \va. petit escalier à côté de la galerie de Mars (on peut ouvrir la porte).
Us étage. — A g., dans la tourelle, la salle de Numismatique (non numérotée). Elle renferme une riche collection de monnaies gauloises, gallo-romaines et mérovingiennes, des bijoux, des poteries et des armes mérovingiennes, des agrafes, des boucles et des veiTes (surtout la 1™ vitr. centrale). La 6e vitrine renferme des objets en bronze, en or et en ven-e de l'époque mérovingienne, dont l'art barbare est caractérisé par la verroterie cloisonnée d'or et l'emploi des pierres précieuses. — Salle IV: suite de la Gaule avant les métaux, ossements recueillis dans les stations lacustres (Suisse), armes en silex. — Salle V: la Gaule après les métaux; objets divers de Y âge de bronze; dans la 10* vitrine (celle du milieu), un millier de pièces trouvées à Larnaud (Jura). — Salle VI: époque gauloise, sépultures sous tumi/lus, suite des bronzes et armes en fer. Dans la 2e vitr., à g. de l'entrée, des casques gaulois; dans la 20e, celle du milieu, et une partie des suiv. , de très beaux vases en bronze, des torques, etc.
Salle VII , de l'autre côté de l'escalier: époque gauloise (suite), cimetières à inhumation de la Marne; bronzes (fibules, torques), objets en fer (armes, etc.) et céramique (en terre noire, brune ou grise). — Salle VIII: objets provenant du cimetière de C/uissemy (Aisne), vases, armes et torques. — Salle IX: sépultures gauloises, surtout la ^sépulture à char de la G-orge-Meillet, à Sommetourbe (Marne), reconstituée, le chef gaulois dans le bas et l'un de ses hommes au-dessus. Les originaux des objets qui les entourent sont en deçà, dans la vitrine n» 2. — Salle X: tombe gauloise de la Cheppe (Marne), avec le squelette d'un guerrier. — Salle XI ou salle Moreati: objets trouvés dans les cimetières gaulois, romains et mérovingiens des environs deFère-en-Tardenois; àg.de l'entrée: mosaïques d'Autun et d'Ancy; épées gauloises. Au mur de g.: vases, etc. Au fond, mosaïques de la villa d'Ancy: cerf, éléphant, etc.; grande épée gauloise à garde en or, fibules-perroquets ornées de grenats, etc. Au mur de dr.: amphores romaines, épées. Vitrine centrale, verreries: colliers en verre. A dr. de l'entrée: flèches en silex, clefs et clous. — Xlle sallk: céramique romaine (en préparation). — Une salle de cet
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étage sera consacrée à la ^collection de Vâge du renne, don de M. Ed. Piette; pièces principales: la femme au renne, la femme à la capuche (Mas d'Azil), etc., plus quantité de sculptures en relief et de graffiti sur corne de renne et sur os de mammouth, d'un réalisme surprenant.
lef étage (suite). — Salle XIII ou A'Alésia: conquête romaine. A g., stattie d'un légionnaire romain, exécutée d'après les bas-reliefs de la colonne Trajane. Au milieu, un gi-and plan relief d'Alésia (Alise-Ste- Reine; Côte-d'Or) et du siège de cette ville par César; plus loin, un modèle de ses travaux et des objets trouvés dans les fouilles d'Alise. Puis, du côté extérieur, d'autres modèles des travaux di' César: sur le Rhin (pont), devant Uxellodunum, peut-être le Puy-d'Issolud (Lot), et devant Avariciivi ou Bourges; un modèle de mur gaulois et les produits des fouilles du Mont-Beiivray , la Bibracte de César, à l'O. d'Autun; enfin des armes, des projectiles et des objets relatifs à l'armement romain, des médailles, etc. — Salle XIV: céramique gallo-romaine, vases et figurines. — Salle XV: suite de la céramique; vases à glaçure rouge et à reliefs; riche collection de verres et riche série de fibides et autres objets en bronze, en particulier dans la tourelle du coin: des pinces, des aiguilles et des cachets d'oculistes. — Salle XVI: suite de la céramique ; objets en os, charnières, etc. — Salle XVII: bronzes et vases galloroTiiains. Vitrines: 1, bronzes intéressants de Neuvy-en-Sullias; 2, tête en bronze de dieu fluvial cornu (type dit Achélolis; style excellent); 3, vases et animaux en bronze; 31618, groupe de deux lutteurs (Abbeville); 4-18, vases gallo-romains en partie avec inscriptions; 5, miroirs de bronze, anneaux, etc.; 7, vase en argent à reliefs, tamis, cuillers, etc.; 9-15, lampes, balances, etc.; en haut, Jupiter, bronze (Evreux); 19, clefs, coffret à serrure en bronze, anses, etc.; 20-21, manches de couteaux sculptés en os, boucles; 22, rouelles en bronze et en plomb, spatules et épingles en os. fusaioles, aigurlles; 23, strigiles; 24, boutons, gros tuyaux, mors en bronze; 25, cadenas, etc. Au milieu, lampadaire en bronze, de St-Paul-Trois-Chàteaux (Drôme). Sur la cheminée, buste en bronze de Julius Paeatianus (Vienne). A la fen., tête de femme en ivoire (Avignon). — Salle XVIII (fermée).
Jj^église de St-Germain (pi. D 3), vis-à-vis du château, renferme, h dr. de l'entrée, un petit monument érigé à Jacques II Stuai't, qui mourut au château en 1701 (v. p. 378). — A dr. de la façade du château, une statue de Thieis (1797-1877), président de la République, mort à St-Germain. bronze pai- Mercié.
Dans la rue de Pontoise , près de la gare, se trouve Vhôtel de ville (pi. I) 3). Il y a au second étage un petit musée-bibliuthèque, qui contient aussi quelques peintures anciennes (public tous les jours de 10 h. à midi et de 1 h. à 4 h., excepté le lundi). — Dans le square voisin, du côté de la gare, une statue de la République, par Granet.
La "terrasse de St-Germain (v. le plan. E F 2-1), au delà du «parterre» qui est entre le château et la forêt, a 2400 m. de long et s'étend à 63 m. au-dessus de la Seine, à côté de la forêt. Elle a été construite par Le Nôtre en 1672 et commande une vue superbe des rives sinueuses du fleuve et de la plaine si animée qu'il baigne. Le second plan ressemble à im immense parc rempli de maisons de campagne. Dans le parterre, sur la pelouse de g., près du chemin de fer, une statue d'Agrippine, marbre par Maillet, et de l'autre côté, près de la terrasse, un Yercingétorix, réduction de celui d'Alise- Ste-Reine (v. ci-dessus). Sous la terrasse elle-même le Pecq (ascen-
382 Env. de Par. 24. ST-GERMA IN-EN-L.
seur, V, p. 375); ensuite le Vésinet; plus loiu encore, à l'horizon, Montmartre; sur la dr,, la tour Eiffel et le Mont-A^alérien, qui cache le reste de Paris; à dr., sur la hauteur, l'aqueduc de Marly; au-dessus du Yésinet, les coteaux de Montmorency. — H y a concert au kiosque de la terrasse le dim. en été, à 3 h. ^f^. et les mardi et jeudi à 8 h. Ya-
La magnilique forêt mesure env. 10 kil. du S.-O, au N.-E. et 4 à 7 du S.-E. au N.-O., soit près de 4400 hect. de superficie. En suivant l'avenue principale, on y rencontre, à 3 kil., les Loges, maison d'éducation pour les filles de membres de la Légion d'honneur ayant le grade de sous-officier ou une position correspondante (v. p. 388). C'est près de là qu'a lieu la joyeuse fête des Loges qui commeuce le 1«"'' dim. après le 25 août et dure dix jours. La route de Pontoise, à dr. de l'avenue des Loges, mène en 1 h. à la station 'PAchères (v. ci-dessous et aussi la carte ci-contre). Elle croise à mi-chemin celle de Poissy à Maisons-Laffitte (p. 394) et passe ensuite non loin de la Faisanderie. — On visite encore le château du Val (xvn'= s.), près de l'extrémité X. de la terrasse, etc.
De St-Grermain à Versailles, v. p. 373.
De St-Germain à Maisons-Laffitte: 17 kil. par la Giaude-Ceinture, 35 à 4.5 min.; 1 fr. 90, 1 fr. 30, 95 c. Il y a aussi un tramw. pour Poissy (v. ci-dessous) et une correspond, pour Maisons-Laffitte (7 kil.; p. 394). Le chemin de fer fait un grand circuit dans la forêt. — 4 kil. St-Germain- Grande- Ceinture (p. 376).
8 kil. Poissy fhôt. de Rouen; restaur. de V Esturgeon , houl. de la Seine, 16), ville de 7406 hab., sur la rive g. de la Seine et la ligne de Paris à Rouen. La Grande -Ceinture a sa gare spéciale, en deçà de la ville , à l'opposé de celle de l'autre ligne. C'est près de cette dernière (|ue se trouve Véglise Notre-Dame, beau monument du xiie et du xvie s. Poissy a vu naître St Louis et est connu par le colloque de 1561, entre les catholiques et les protestants, qui n'aboutit qii'à une profession de foi ambiguë condamnée par la Sorbonne. Place de l'église, la statue de ^Teissonier (1815-1891), le peintre, mort à Poissy, par Frémiet.
13 kil. (7 par la route). Achères (p. .394). — 17 kil. Maisons-La f/itte (p. 394). — La ligne de Grande-Ceinture tourne plus loiu à g. vers Arf/enteuil (10 kil.; p. .392), par Houilles- Sartro7( ville (route) et Val- Xotre-Dame.