‹ Paris et ses environs: manuel du voyageur (volume 2)Chapitre 34 sur 59 · partie £. du parc, dans une tranchée et deux tunnels, et près de · texte numérisé non relu

partie £. du parc, dans une tranchée et deux tunnels, et près de

V. là, au N., est la station de Belle ville -Villette (v. l'appendice, p. 23).

^Nw Au S. des Buttes-Chaumont, dans JîeUevilU^ se trouve Téglise St-Jean-

Baptiste (pi. B. 33), bel édifice moderne dans le style g^othique du xiti^ s.,

par Loêêus. Le grand jPortaiL est flanqQë do deux tours, hautes de 58 m,,

dominant tout Paris. On remarque dans le transept des peintures mur&les

par Leloir et Maillet.

Le marché de la Villette (pi. B 31), le seul marché aux bestiaux de Paris, est à l'extrémité de la rue d'Allemagne (p. 165), qui aboutit aux fortifications, à la porte de Pantin (p. 167), à V4 à^' des BUttes- Çhaumont. L'entrée en est publique , et il est surtout animé les lundi et Jeudi dans la matinée. Il a 3 vastes pavillons dans le genire de ceux des Halles Centrales , par Baltard et Janvier, couvrant une superficie de 4 hectares. Celui du milieu peut contenir 4600 bœufs, celui de dr. près de 7000 veaux et porcs, celui de g. 22000 moutons. Derrière sont des étables et autres dépendances. Les bestiaux arrivent surtout par un embranchement du chemin de fer de ceinture, à TJE. Oe marehé reçoit annuellement 3995000 à 2 960000 têtes de bétail. Les bœufs proviennent surtout de la Normandie, de TAiviou et du Poitou; les vaches, de l'Ile - de - France \ les veaux, de l'Orléanais et de la Ch&m> pagne \ les moutons , de TAUemagne , de la Hongrie , de la Russie et de rltalie; les porcs', du Maine, du Poitou et de la Bretagne.

Les abattoiie de la TiiUtte (pl.B28, 31), séparés seulement du marché par 1« canal de TOttrcq, qu'on peut traverser, mais dont l'entrée principale est à Topposé , tue de Flandre , sont égale* ment ouverts au public. C'est surtout aussi dans la matinée que la visite en est intéressante, mais non pour les petsonnes sensibles. Il reste encore des bàtimeiits à construire ; il y a maintenant env. 250 échaudoirs, disposés autour de 20 cours , dans lesquelles travaillent Us bouchers. ïout y eât tenu avec la plus grande propreté. Les bouchers des abattoirs ne sont pas des dëtailiants ; ils vendent leurs viandes en- gros ^à «eeux de la viUe^ ici et aux Halles Centrales. C'est dans une grande halle à part et curieuse à visiter, du cdté des fortifkations, que se tuent et se préparent les porcs. ~ Paris a encore deux grands abattoirs , sur la rive g. : Vahattoir de VUleJuif (pi. G. 23), près de la place d'Italie, et V abattoir de Grenelle (pi. R. 13), à la place de Breteuil.

On a abattu à Paris «n. 1882: S16536 boeufs et taureaux, 55 9S4 vaehea

La TriniU, PABI3. Rive dr, 7, 167

9S9772 ▼«aux, 178689a mouf<ms« 296913 pave», 7MB eJtoiwuc, 238 &»••«

32 mulets et 632 bouea et ehèvre^. Gela a donné lô9!^156 kilogr. d« viande, dont 121481T2 ont été expédiés à rextérieur, tandis que Toetrol a eonatatë ub« entrée de 22179354 kilogr. de viande abattue à Textérieur. Xa cmiaftmKation de viaada de bouahetie s'est donc élevée eette année à 169816337 kilogrammes.

Pour rentrer en ville , des abattoirs de la Villette , on pourra prendre le chemin de fer de ceinture , à la station du Pont - dt- Flandrt (pi. B. !28), le tramway d'Aubervilliers à la place de U République, ou Tomnibus de la Yîllette à St-Sulpice.

Les localités voisines : AubtrvilUtrs^ Pantin^ le Pri-St-Qérvaiiy etc., n*ont rien d'intéresaant pour les étrangers.

7» Dn PalaiB -Royal daai les quartiers du N.-O. I. Bu Pftlaii-Boy»l an Cbnttière Ventaïutre.

Nous remontons d*abord dans cette promenade Tavenue de l'Opéra (p. 55). La cinquième rue latérale à dr., la rue St- Augustin, nous conduit ensuite à la fontaine Oaillon, joli petit monument érigé en 1827-28, sur les dessins de Visconti, et qui se compose surtout de deux coupes superposées, avec un génie sur un dauphin, qu'il frappe d'un trident. Montant de là à g., nous traversons la rue du Quatre- Septembre (p. 53) et plus loin les grande boulevards , pour prendre en face, la rue de la Chaussée-^ Antin, qui croise le boul. Haussmann (p. 54) à l'endroit où commence la rue de la Fayette (p. 162).

*Ls Trialté (pi. B. 18), que nous avons devant nous , est une église du style de la fin de la renaissance, bâtie de 1861 à 1867 par Bcdlu. Sur le devant s'étend un petit square , avec un bassin alimenté par trois fontaines, que décorent des statues en marbre de la Charité , la Foi et l'Espérance , par Lequeane , d'après Duret. La façade a nn porche à trois arcades ; au-dessus règne un étage élégant aTec une galerie, une rose à Jour et deux fenêtres géminées, et le tout est surmonté d'un joli clocher de 63 m. de haut, terminé par deux dômes superposés. Les piliers d« cette façade , peut-être trop richement sculptée , sont décorés de statues de Pères de l'Eglise et de quatre groupes représentant les vertus cardinales. Deux lanternes de chaque côté de la nef accompagnent le clocher.

li'iKTÂRiso» présente une grande nef et deux has eôtés étroits , surmontés dd tribunes et flanqués de chapelles. . De belles colonnes en pierre du Jura alternent dans la nef avec des piliers décorés de statues des apôtres. La galerie des bas côtés fait saillie dans le chœur, exhaussé au ' dessus d'une crypte et dont le maître autel a un joli dais. Les tribunes reposent Sel sur dta colonnes en stuc veyt. L'abside est occupée par une grande chapelle richement décorée, avec peintures d^Efn. Léty et A^EUe Delaunay et vitraux à}Oudinoi. La nef et les autres chapelles sont -également ornées de peintures, eelles de la nef par .^^M>i9«ra}, celles des «iMpeUes de dr. par BrtMet^ L9t<mU 4u N9Uf^ F.'J. Barrias et Lauffée^ les autres, en revenant, par Eug. Thiriony Rom. CazeSj Mieh, Dumcu et L. Français, On remarquera encore, près de la porte, d*élégants bénitiers avec statues en marbre de l'Innocenee et de la Pureté, par Ountery.

La grande rue qui débouche à TE. devant la Trinité , est la rue de ChÂteaudun , où se trouve Notro-Dame-de^Lorette (p. 162). La rue St'^Lazaie, qui y fait suite de Tautre côté, mène à la gare St-La-

168 JRivé dr. 7, J^XEtlS. Cimet. SttmtinartrA.

2are (p. 18) et an boul. MaleshefbM (p. 171) ; c«Ue de Londres, à 4r. de la rue St-Lazare, monte vers la place de V Europe, place curieuse formée par U rencontre de aix rue^ $ar le chemin de fex.de TOuest^ et se prolonge par la rue de Ooitsiaatinople jusqu'au boul. de Cour» celles (parc Monceaux, p. 170). — Nous montons â'dr. de réglise, par la rue Blanche, au boulevard de Clichy, où nous tournons â g., pour arriver un peu plus loin à dr. au

*Cimetiôre Montmartre ou du Nord (pi. B. 16, 17), le plus ancien des grands cimetières de l^aris, bien moins important que celui du Père-Lachaise (p. 149), mais néanmoins digne d'une vis^itet

Dans la première avenue à dr. de Tatenue pbincipale , quatre tomWs dec ex!lés.B(d£n|ai«'<70^V'^ j^âsÇiUire c^ivec TiiJiériptfon : iiexoriare alifiuiê no^frià ««fw^w^» uU^iv pi^ç§^ ijjirvepgeur naître un jour de nos cendres ! — Dans l'ayenùe traneversale, Laurectsque (m. 1860), architecte ; monument hizarre ^en style égyptien. Il y egn a encore d'autres ass^z remarquables dans cette avenue, notamment ceux des familles Benazet^ à g.^ et van der É^oeven, à dr* Nous descendons un escalier près de là, et nous arrivons ^u , .

CAUBEf oiTB DELA Cboix. Sous U craix sont enterrées les victimes du coup d'État de 1852. Il y a toujours beaucoup de couronnes. A ce carrefour, du côté de l'avenue principale, la sépulture des *Cavaignac, entre autres de Goie/roy, l'écrivain (m. 1845), et à.' Eugène (m. 1857), lé général, qui fut président de la Bé^ubUque.en 4848. Xa belle statue couchée d'£. Cavaignac, en bronze» est de Rude.

Nous suivons maintenant I'avenue Bubui8so>*, derrière la croix, tournons à g. et quelques pas plus loin à dr.

Là se trouve le cimetièbb isbaélite. A l'extrémité , â g,, *-Êra- Itvy (m. 1862) , le compositeur ; statue de marbre par Duret. Der«rière, le mausolée de la famille Millaud* Nous continuons tout droit et nous nous retrouvons dans le cimetière chrétien.

L'avenus Montebello, qui descend là à dr. en tournant, est une des plus remarquables. A g., Miecislas Kamieniki, soldat voLonr taire tué à Magenta en 1859, statue couchée, en bronze, par Ifranceschi. — A dr., le maréchal Lannes (m. 1809), duc de MontebeUo. A g., la sépulture de la * famille Sokartj avec un ange en bronze. Plus loin, Paul Delaroche (m. 1856), le peintre; \>h^ de marbre. Derrière, Ch. Maury (m. 1866), compositeur de musique sacrée. — A dr., la *princeé8e Soltikoff. (m. 1845) , chapelle mi-grecque migothique, toute couverte à% peintures et de dorures. — A g., Ho^ race Vernet (m. 1863), le peintre; sarcophage.

L'avenue du Tunnel, dans le bas, conduit à dr« à la partie du cimetière où étaient les concessions temporaires et les fosses communes et qui ne sert plus aujourd'hui : on doit y percer des rues en 1885. Nous suivons l'avenue à g. Au commencement, à dr., Léon Foucault (m. 1868), le physicien.

Nous tournons encore un peu plus loin à g., dans I'atsnve Cobdieb. Là, du même côté, Murper (m. 1861), auteur de la «Vie

JÛimet. MbntmoTtre, PAAISL ttive dr, 7. 169

âe3ohên«»f Im&be «Tèc une'' st&bu» de la Jennesre, par MilUt. — Agi'BRtoTd, dans une peFtito allée, ^Louiêe Thmiret ■ {m, 1656>; staAue GMièhëe en marbre, par Cavelier. — Plus loin dans TaYenu^ C«idier, à dr., Goidan (m. 1Ô66), ^çriraln distingua. — Près d« là, à g!^, * Théophile Ocaitiér (m. 1873). Sarcoplkageanreo une statue d« la Poésie, par Godebski, et des inscriptioif», sin|o«t oelle-'Ci: <L'oi«eaii s'ûn ra^ la fetiillè tombe, ' Petit otseau, vlMufi crnr ma tombe L'amour s'éteint, càv c'est Tbiv^r; . Cbant^r quand Tarbre aéra vert.»

TCoQs montons maintenant à côté du motlument de Oozian , et nous Appuyons h dr. jusqu'à I'ayenub de Montmoeenct. A dr. daaS'Oette a^euue, Ch. Ztunùr (m. 1841), pianiste «t compositeur. Puis la duchesse d'A6ranfè« <m.-l*898), ftiflme du mîwféchBl Junot, et leur. fils; médaillon par David d'Angers. A côté, Ary Scheffçr (mz-fÔÔS)*, le'poî^*^; *^g® pleureur aii-dessttS de ia porte. Plus lom,-l^oftrH^(ai.. 1839), ie cltanteur.

Kous'«BiT0Xi5 d'ici à g. l'Avcmm i>s la Clocrï:. A g., <{é Braux d'AatglwrB (m. 1849); buste et bas-relief en bronze. A dr., dans le chemin Alph.Bavdin, Thihousi <m. 1867), auteur dramatise; moïihisient avec bas-iwl^ef de marl^te. A Tertrémlté de Tavenue, à g., lia lamiUe J>ar«, entre autres le comte Daiu (m. 1829), inten^ daot général de la Grande Armée, homme d'Etat et littérateur. Puis IHic (m. 1879), l'architecte.

Le chemin Duc, en face, croise le chemik Xkotok, qui est la partie la plus curieuse du cimetière , renfermant beaucoup de nou* velles tombes; A dr. , Troyon (m. 1865) , le peintre. Puis Aglaé' Didier (m. 1863), écrivain. Dans le massif, à g., Nefftzer ; belle statue de femme accroupie, en bronze, par BarthoLdi. A g., dans l'avenue , Olapisson (m. 1866), compositeur de musique. Puis J7. Storks (nu 1866), magistrat anglais *, monument tout en marbre, avec médaillon. A dr., ^Baudin, «représentant du peuple mort en dé* fentLant le Droit et la Loi, le 3 déc. 1851 ; ses concitoyens , 1872»; statue couchée, en bronze, par Millet. A g., ^Merp (m. 1866), écrivain; statue de là Poésie, en bronze, par Lud. Durand. A dr.. Bouvière (m. 1865), artiste dramatique;* médaillon «t bas-relîef de Présuit, représentant le défunt d^ns le rèle d'Hamlet. A g., *Ghau^ dey ^m. 1871), rédacteur du «Siècle», fUsillé par les communards; médaillon très «spressif et citation' du journal. A dr. , ^famille Wàrû; grand Ohiist en bronze. A g., Mh^e (m. 1879), statuaire. A dr.^ ^Boètaii, (m. 1866), proflssseur à U faculté de médecine ; statue de miarbre en haut-relief. Larmoyer^ bas<^relief en pierre. A Q,,.*Marc^Le^un€^ chapelle massive surmontée d'un sarcophage avec quatre statues symboliques.

Nous nous «etrouTons là dans l'avenue de Montmorency. A g. en arrivant , la duthetse de Montmorency^Luxetnbourg (m. 1829) et la marquise de Mortemcirt {m. 1876); grand obélisque. A dr., Poli^n&c (m. 1863), officier d'artillerie ; grande et riche chapelle.

Dans l'avenue Bamson , où Ton descend un peu plus loin par

170 Itiv€ dr» 7. PARIS. Pare MoriMaux,

un eseaU«r, a dr., *Samson {m, 1S71), artiste dirainatique; gvand buste de bronze par Grauclt. Plus bas, à dr. au deli de ra^enue du Tunnel, Dupoéet de Sennevoy, «chef de Pécole magnétique no» âeme»;'beau buste en maibre, par Bracony, et beaux ornements, «n bronze. Près de là, à dr., Gîtstave Ricard (m. 1873), peintre ; beau buste en macbre par Ferru.

L'avenue Samson tourne à g. ; en eontinuant tout droit , on' se retrouve au carrefour de la Croix , près de l'entrée.

Ceux qui e« aurpnt le loisir , . tf oav^ront encore dans «ette partie basse du eimetièrè quelques monuments intéressants ^ par ex.^ à g. à Textrémité de T'a venue des Anglais , la première qui se détaebe de Tarenue Samson, le riebe tombeau d^QjS^enbach (m. 1881.\ le compofliteur^ en porphyre, aveclyr^ et palm^ en bi^nzo, ete.

II» Bu eimjBti/ère Montmartre au parc IConoeanx et à la Madeleine.

Revenus au boul. de Clicby ^ nous 1» Suivons à dr. et nous ani* vous bientôt à la flaob dg Ought ou PLâ.OB Movcnr , sor laquelle s'élève le monument de Monoey,^ érigé en 1S69. C'est un grotipe colossal de 6 m. de hauteur, en bronse, par DouHemard, sur un piédestal rond de 8 m.^ & bas-ieliefs. Il repï>ésent6 la Ville de: Paris défendue par le maréchal, aveo un soldat mourant près de lui. Mottcey se distingua en 6ffet i«i dans là défense de Païis en 1614.

En faee de la statue monte Vavenue de Cliehy^ qui appuie plus loin :à g., tandis qu'à dr. s« détache Vavenue de St-Otten. La première est suivie par lés tramways d'Âsnlères (p. 239) et de Gennevilliers (p. 399), la seconde par ceux de St-Ouen et Bt- Denis (p. 265). — Clte^ et SP-Ouem n'ont tkm de curieux pour les étrangers, he château de St-Ouen, où Louis XVIII signa sa fameuse déclaration du 2 mai 1814, n'existe plus *, il est remplacé par un pavillon moderne, devenu, comme rancienparc, propriété partlettlière. On y a ouvert un «hamp de coursée en 1860.

Nous suivons à l'O. de la place de CUQby le boulevard des Batignollesy qui traverse le chemin de fer de l'Ouest, rive droite, et passe 4 g. au coLLB&E Chacal , construction en pierre et . en briques de diverses couleurs , avec de jolis ornements , élevée de 1666 à 1872, par Train. ^ Ensuite le boulevard de Coureelles, que croûe le boul. Maleaherbes (p. 171), et nous apercevons bientôt le v^Pa ye Monceau x ou pare de Mon^ceau (pi. B. 15), qui est entouré d'une magnfÏÏqïïé grille. Il y a quatre entrées (v. le plan), la principale sur le boul. de Coureelles , où l'on remarque une petite rotonde , l'aneieikne barrière de Chartres. Il a eu pour un temps une grande célébrité. Acqul»' en 1778 par Philippe d'Orléans , dit Pfcilippe-Egalité , père du roi Louis-Philippe , il fut alors transformé d'une façon originale et avec tant de succèS) qu'il devint jusqu'à la Révolution le rendez-vous favori du beau monde : des bals galants et des spectacles , des fêtes de toutes sortes y avaient lieu f le luxe le plus effréné y était déployé par tous ceux qui le f^quentaient. Ce li'est qu'un petit pare sans accidents de terrain ni curiosités proprement dites , mais il a àt beaux arbres et il est parfaitement entretenir et bien fréquenté. Des choses qu'on y adiAlrait beaucoup autrefois, il n'y a plus guère à citer que la Naumachie, pièce d'eau

Bt^AuffUttin. PABIS. Miv6dr.7, 171

QvÀle bordée d une colOBoade coriath^nBe ; en h^icycle et avec t iine statue modeme d'H^las, en l^ronze, pax Morice. On a placé ^ depuis peu ailleurs d'autres statues, par ex. le Charmeur, en bronze, par B. de la Vinglrie; le Paradis perdu, en marbre, par Gautberin.

De la grille du côté de l^avenue Bocbe, au bout de laquelle est Tare de triomphe de TEtoile (p. 193), on aperçoit à dr. les dômes dorés de ^

L' *égljfie nijM (pL B. 12>, dans lu me Dsrti. JEaie a été oonstralte de ', 1859 à loBl, IMfll le st^le by^santino-moteoviU, sur le* ^laoê 4e Kousmine, Sa forme est celle d^une croix grecque. SUe est précédée d'un beau parvis i dôme doré et surmontée de cinq pyramides, celle du miltext beaucoup plus grande que les awlres (48 m.) et tontes terminée» par des dômes bul-» beux dorés^ avec des croix ruftses. Elle est visible les dimancbe et jeudi ' de 3 h. à h. X'^intérieur 9e compose d^un vestibule, d^une nef et "ïl'un saneiuaire , ce demiet fermé , selon Tusage de Végllse gfeeqne , par une • clôture dorée qu'on appelle «iconoatave'», à cause de» images quisy trou* 1 vent. Ce sont de peintures représentant Jéawa , la Vierge et des saints > russes, par les frères Sorokine et par Bronnikof. Le reste de Tégllse est I aussi couvert de dorures et de peiiitures par les mêmes artistes, des su* jets bibliqnes , et par YoêHU^s les Propbetesr .

Le quartier des BatjgnoUav, au If . du boul« de -Conrcelles , dans le voisinage du parc Konceaux, s'est transformé dans ces derniers temps d'une manière surpMn«iite« Il s'est éiev4 là qttaAtit<é de joUs hôtels particulierà. dont la plupart se distinguent par leur originalité de bon goût. On est d^autant plus surpris d'y rencontrer la plus grande variété de style, que rœil est pour ainsi dire fatigué de la monetonie générale des grandes maisons des rues neuves de Paris. Les amateurs feront avee plaisir une promenade dans ce quartier, par ex. dans la rue Prony, en face de l'entrée principale du pare, et dans les rues latérales, telles que les rues Fortuny et Montehanin; puis dans l'avenue de Villiers et sur le boul. Maies* herbes. La plaet Maleghêrbes (pL B. 14) est surteut très curieuse sous ee rapport. On y remarquera partieulièrement le grand hôtel OaiUard, à comble îttê élevé, dans le style du xvi^s. Cette place est déeorée depuis 1868 d'une statue d'Alex. Dutruu (m. 1870), bronze d'après G. Doré.

Le b(mlevard Maleêherbes (pi. B. 11, 14, lÔ), qui part de la Madeleine et passe près du parc Monceaux , fut inauguré en 1861. Ba longueur, jusqu'aux fortifications, est de 2700 m. Vers le milieu de sa partie inférieUTe s'élève

St-AogiiHiA (pi. B. 15), église construite de 1860 A 1868 par Baltard, dans un style roman modernisé. Elle est surmontée d'un dôme de 25 m. de diamètre et 50 m. de hauteur, avec une élégante lanterne et quatre tourelles à coupoles. Le portail , percé de trois arcades et d'une rosate , a au-desisus des arcades et aux piliers des statues du Christ, des apôtres, des prophètes et des docteurs de FEglise.

IvTéBiKtTR. Cette église n'a pas de bas côtés, mais de chapelles latérales, qui vont en s'élargissent vers le ehoaur. Au-dessus sont des tribunes , qui se continuent jusque sous la coupole. Le plafond de la nef porte sur des arcades en fer à jour, avee des eolonnes eu fonte terminées par des anges. Le maître autel, avee un baldaquin d'une très grande richesse, est situé au<dessus d'une crypte. Le transept est ferteourt; il se termine par des chapelles décorées de peintures par Bouffutreau. Dans la coupole, les Bvangélistes , peints par SHgnàl, Dans la chapelle de la Vierge, TAdoration des bergers et la Présentation au temple, par BrUtot. Les vitraux sont de Maréchal et de Lavergne.

Un peu plus bas , le boul. Malèsherbes est traversé par le boul.

Haussmanu (p. 54), que nous prenons à g. jusqu'au square où est la

^^^ftiiA AxyiiLtAJrA (pL B. 18;^ //), érigée de 1820 à 1826, à la

mémoire Àe Louis XVI et de Marie-Antoinette , sur Templaceiaeikt

1711 Hivû dt. è, PAEIS. Maison FrdnçoU f^T.

de fancién eimetière de la Madeleine, cm leurs dépouilles mortelles restèrent inhumées ju8C[u'en 1815, avant'd^étre transférées à St-Denis. De fait, le monument se compose d'une chapelle placée à TO. et de galeries simulant des tomheaux antiques , à la mémoire des autres yictlmefi de la dévolution. L'entrée , à TE., a aiussi la forme d*un tombeau (pourb.). La chapelle rflnferme deux groupes de marbre. Celui de dr., par Bosio , représente Louis XVI et un ange qui lui adresse les mots ; «Fils de St Louis , montez au ciel!» Au-djessous 86 trouve inscrit le testament du roi. Celui de g., par Oortot, re* présente la reine soutenue par la Religion , sous les traits de Madame Elisabeth, soeur du roi, décapitée le 12 mai 1794. Il a pour inscription la dernière lettre adressée par la reine à Madame Elisabetli (v. p. 177). Des escaliers de chaque côté de Tautel conduisent dans une crypte ^ à ^endroit même où était le corps de Louis XYI. L'une ou l'autre des rues aux extrémités du square nous rainène au boul. Malesherbes , non loin de la Madeleine (p. 57).

)^ 8. De kk place de la C oncorde a u Trocadéro.

Le Troca3ero" e^a ênv. 2 kil. l/a de la place de la Coneorde. On y Ta par le quai jusqu'au pont d'Iéna ou par le quai et l'avenue du Troea* déro , à dr. au pont de TAlma, ou bien eaeore par la Seine. Lea voitures qui y eonduiaent de la plaee sont les tramways de 8t-Gloud (A) , de Sèvres (B)^ de Versailles (AM) et de Passy (-0^ partant tous du Louvre. U est agréable aussi d'y aller par le bateau à vapeur d'Auteuil ; en prenant celui de Sèvres-St-Gloud, il faudrait payer comme pour ces villes , 30 ou 50 c, au lieu de 10 ou de 20. — Jours et heures d'ouverture des musées et de Taquarium, v. ci - dessous. ^ Cette course peut très bien se réunir à la dernière sur la rive g. (14*, p. 239).

P{aee ^ e la Concorda et Champs- Elysée», '^* p* 59 et 131. Le quai porte d^abord le nom de qy^a* de la Cnof^JUlUifi* <iu'il doit à une auc. porte par où entr^r^nt, en 1660, les ambassadeurs espagnols chargés de conférer avec Mazarin au sujet du mariage de Marie-Thérèse avec Louis XIV. Il ne forme, pour ainsi dire, qu'une lange avenue avec le Cowrs-la-Beinef créé par Marie de Médicis.

Plus loin à g., le fj22ii-dglJ»vaZi(ïc« (pi. R. 14, 15 ; II) , qui a remplacé un pont suspendu en 1804-55 et qu'on a déjà reconstruit eu grande partie en 1679i-8Q. Il est décoré de Victoires par Dieboldt et Vaiain. Hôtel des Invalides, v, p. 232.

Au coin du Oours-la-Eeine et de la rue Bayard est une jolie maison dite *lgf^^>ii Pff^n fAJM le r (pi. R. 15- /i). C'est en effet François I^r qui l'a fait eonatruire, en 1527, à Noret, près de Fontainebleau, pour Diane de Poitiers ou pour sa sœur Marguerite de Navarre. Bile a été transportée pierre par pierre et reconstruite sur l'emplacement actuel en 1826. La façade très originale de cette construction, qui diffère des autres de l'époque, rappelle surtout, edmme disposition, les palais vénitiens. Il y a au res - de - chaussée trois grandes arcades à plein cintre, auxquelles correspondent au premier trois fenêtres carrées avec deux croisillons. Les pilastres sont couverts de jolis ornements, et au-dessas des arcades règne une belle frise avec des génies. Il y a aussi des médaillons-portraits fortement restaurés, notamment celui de Marguerite de Navarre. Le derrière de la maison est également remarquable ; les deux autres côtés sont modernisés.

Puis le pont de V Aima (pi. B. U, 12; /), construit en 1856, en mémoire de la campagne de Crimée. Sur les piles sont 4 statues

Trocadtr^. PABlSi Bivtdr.S. 173

MBUiquaMefl npiéfientAnt anEcraaYeetituifceiiikdiec^purBi^Mdt; un artilleur et un chasseur, par Aug. Arnaud,

A dr. de la nlau de II Aima, où se tarmines^t le ^uai de la Coa-» l^nce et le Cours-la-Beine , eommeaoe TAt^enue- Uontoigne , qui aboutit de l'aulxe eôtë au rond-point des Champs-Elysées (p. 133)»

Au n» 18 de eette avenue, à dr„ e«t V MUlPwnifiU n ({»!. R. 12 1 /}, construit sur le modèle de la villa de Diomede à Pompëi. L'intérieur en est curieux, bien qull ne donne pas une Idée' précise de rarchltectui>e des anciens, vu que les villas différaient essen^laUMven^t des habitations ordinaires. On peut le visiter, moyennant un pourboire (1 fr.), en Vahsenee du propriétaire. La partie la plus curieuse est Tatrium, décoré de peintures d'aprèa Tastique. Les salles sont à peu près "vides ^ on )f xe^ marque seulement quekjues noarbres italiens modernes et- une deai-'don* zaine de tableaux par.Troyon, Daubigny et Verboeckhoven. — A côté se trouve une autre maison curieuse, dans le style du moyen âge, dite )^h6M SoltikQffi visible aussi en Tabsenee du propriétaire.

Tout près de la placejde^TAlma , entre Tayenue du même.ttom et TaTenue M*ri>yjii^~8fl tTouxTVhi fpodrqtmey vaste dirque de conf struction récente, qui peut contenir 10000 personnes- (▼. p- 23). Il est éclairé à l'électricité. Lorsqu'il fait beau, en été, les représeU'' tatLons ont lieu à ciel ouvert, la partie centrale dé la toUure , poeée sur des rails, pouvant se déplacer à volonté.

A g., en face du Cours -la -Reine , la pompe à feu de ChaiUot^ qui alimente d'eau de la Seine une partie des r&èrvoirs de la ^dlle^

Ici nous prenons à dr. ou bien nous continuons le long de la Seine. T/r^^fflitfiy ^^^gVo eqdéTo^. qui monte à dr., traverse unbea» quartier neuf, créé depuis l'exposition de 1867 et oùise constmit^ à dr., le nMisee de GaUiera, destiné à lo^r la collection offerte à r£t&t par laducbésisè^de Galliéra. £lle pasae encers daae le haui, à g., près du dejpôtJteaPhaM, et elle aboutit derrière ie palais du Trocadéro (p. l74). — héquaide BUlji, qu'il va«t mieux suivre, \

■nanw »vrtir d'Ahord nn o.An-n/iîrœil rl'ftTiMftt>k1» Ait -nalais Mi^Atk tttm \

pool avoir d'abord un coup cP œil d'ensemble du palais et de aosà parc, passe à dr. devant Vét^liMementJi^s mhsiètan^ Sur la rive g. s'étend le CÈainp-de::Mars, aveîTson square et rJEcqle- Miiitaii e (p. 237)^ La Seine est ici traversée par le pont d\Léna; cÔn-* struit de 1806 à 181 S, en souvenir de la victoire du mÂme nom, et décoré d'aigles et de quatre groupes de dimensions eolostales: uq Grec , un Romain, un G«ulois et uft Arabe, domptant des ckcvaux^

Le *Trffffft4*''° (pLS.S^/) est maintenant le coteau de la rive dr. en face du Champ - de -Mars, avec son pare et son palais. Ce n^était encore en 1866 qu^une hauteur déserte et inculte 8*avançant jusque pt^s du quai, oAr il se termiBait par lui eaearpement. Oir Tavait aiaai àoakme eik mémoire de la prise du fort du Trocadéro (Cadix) par lea Français ,, en 1823. Il avait été question précédemment, sous Napoléon I^^, d'y construire un palais de marbre pour le roi de Rome , puis une colonne avec la statue de ee roi éphémère; mais c'est seulement lortfde rcxpesition de 18B7, qui eut lieu au Champ-de-Mars, qu'on se décida à taansfonner eette hauteur. On y fit alors à grands frais de terrassements et on y créa une place destinée à des fêtes publiques, ayant un immense escalier au milieu. L^idée n'avait pas été heureuse, et le Champ-de-Mars devant être insuffisant pour rexposillon de 1878, on. y traga le pare et construisit le palaia qui a'y voietit aujourd'hui.

Le T>A-nn Tjt^ TT^yriAT^-^p.n^ qui est par conséquent de création récente , n^est pas grand , mais joli, comme toutes les promenades de

174 mvedf. êi PARÏSi Tfôcad^r(h

ce géiHte à Paris. Il «tft '^àleïaeiift ténu a^«cf 1« pias graM sôln, plante de fleurs variées et magniiFques, qu'on renouvelle souvent , et les arbres en sont déjà grands , grâoe au système de transplantation dont nous avons parlé. Il y a à dr., au delà du boulevard qui le traverse au bas de U cascade, un ^aquaffwtfi souterrain de poissons d*eau douce, public tous les jours de 9 h. à 11 et de 1 h. à 5 ou 6 h. Des étiquettes donnent les noms des poissons. )C Le palait du Tfaocadéro , qui s'élève dans le haut du parc, est un édifice dans le siyiê oriental , construit pour l'exposition de 187S, sur les plans de Davioud et Bourdais. Il se compose surtout d'une rotonde de 58 m. de diamètre et 55 m. de hauteur, flanquée de deux minarets ou tours de 32 m., et de deux ailes en retour avec galeries, de 200 m. de longueur, donnant à l'ensemble la forme d'un vaste hémicycle, et présentant un coup d'œil imposant. Du soubassement descend une grande * Ci.soADB monumentale âVee jets d'eau, terminée par Sin bassin qu'entourent quatre animaux de fOote bronzée , par Caïny BimUlard , ■ Fremiei et Jacqnemart .* utt t«ureau, un cheval , un éléphant et un rhinocétOs. Dans le baâsin où tombe la cascade , d'autres animaux du même genre lançant des gerbes d^eau , surtout un élan étouffé par nii boa , un ours surpre* nant' un - cygne dans son nid et deux phoques se jouant avec un poisson, par Fremiei, Sous les arcadei) voisines, TEau, piar Çavelier, et l'Air, ^pai ThtPmas, Dans ta vasque supérieure a été placé à litre d'essai, en 1883, le modèle d*un groupe de la Seine et ses deux affluents l'Yomke' et la- Marne , par Faîtière, Sur le balcon , de chaque c4té: l'Eurepe, par Schœnevoérk ; l'Asie, par Falguièrei TAfrique, }pàt Dôlaplan^e,' T Amérique du Nord, par HiolUj V Amérique du Sud, par A. Miilet ; l'Océtihie, par M. Moreau. A la-naissance dutddme de la -rotonde est un aUtré balcon eirculaifé garni de 80 statues représentant les arts / lee sciences et 'diverses inâustriea. Sur le didane eaiân,'Une etatue colossale de la ReUommée, par Ant, Htrdé. On a des 'galeries et des balcons une * vue supeybe de Paris j surtout vers le soir. On peutmeinter au sommet des tours par un aaeenseuv, moyennant 1 tt. Il se donne de temps à autres â»B. concerts dans la tcUie-d}e(^ Fiêtéê, qui peut contenir 6000 personnes et oii il y A un orgue colossal. On peut visiter cette salle pu le demandant aux gardiens du musée d'ethnographie <v. ci-dessous)^

Le palais renferme maintenant deux musées déjà considérables: un mus^é de Hutpturt comparée et un musée d'ethnographie.

Le MUSÉE DÉ scuiiPTUBB coMFAiaÉE OU des motUages occupe l'aile a dr. de la façade , du cdté de l'intérieur de la ville. Il est publie tous les jours, sauf le lundi, de 11 h. à 4 h. Il comprend actuellement 7 salles, mais il y en a encore 3 ou 4 à installer, et le classement ne sera définitif que lorsque l'installation sera finie. Chaque objet est accompagné d'une étiquette qui indique l'époque dp la sculpture, le monument auquel elle appartient et la matière de l'original.

Les senlptttiîej ëont tlziséëà daas. rordre ^chronologique. La l'« et la

Trotadtro, PAEIS. Rive dr. S, 475

I]« BjkjA>M eontienneiii quelques types éBtiqvea placés à c^ des types de la statuaire française des xi^-xiii^s. Les pli^s be^ux spécimens sont d*abord empruntes à des ëglises, et les amateurs seront heureux de pouvoir se faire iei une idée de seufptures qu*ils n^auront pas vues et ne verront pent^être jamais. Beaucoup.des phui belles sont des *eathë<farale8 de Chartres, d'Amiens, de Paris ^ de Beims; mais il y a les ^tympans moins connus de la cathédrale d'Autun, de la Madeleine à Vèzelay, de St'Pierre de Moissac^ le portail de I7otre - Dame - du - Port de Olermont- Ferrand, etc. — Dans la 2^ salle encore des parties fort remarquables des cathédrales de Sens, de Laon, de Strasbourg. — Ilt^SALLs: photographies de monuments et de sculptures dont on n*a pas encore de moulages. St- Oeorges de la cathédrale de Bâle. — IV^sàlle: sculptures de Strasbourg et de Ifaumbourg; partie du ^tympan de la cathédrale de Bourges; *tombeau de 8t-£tienne, en forme de châsse, à Aubazine (Corrèze); *portail de la cathédrale de Bordeaux. — V® sallb: sculptures italiennes, ^groupes d'enfants faisant de la musique, porte du palais Dorla à Gênes, bas-reliefs de la chaire de Vie. Plsano à Sienne ; stalles de la cathédrale d'Amiens ; *bas-reliefs du tombeau de Paul n à Rome, par Mino da Flesole; tombeau des enfants de Charles VIII à Tours, par Jean Juste ; *Puits de Moïse à Dy on, par Claux Sluter ; statues de Marino Siccino de Sienne, par Lor. Vecchlett», de 8t Georges, à Florence, par Donatello. — VI* sallb : autres sculptures françaises et Italiennes des xv* et xvi* s. ; *porte de la cathédrale de Beauvais, plaque tumulaire de Boemhild (Saxe), stalle de Gaillon (Normandie), TAdonis mourant de Michel-Ange, statues de Henri II et de Catherine de Médicls sur leur tombeau de St-Denis , par Germain Pilon, statue de Gaston de Fois à Milan, par le Bambaja; *tombeau de François II de Bretagne et de sa femme, a Nantes, par Michel-Colomb ; *tombeau de Louis de Brézé, de la pathédrale de JRouep- — VII® sallb: nombrenses photographtM de UMnumetitaet'dia sèulf tares v tombeau de Tanc. cathédrale de Ifarbonne; Hermès et Dionysus enfant, par Praxitèle, du temple de Junon à Olympie, etc.

Le MVsiB d'ethnoohapbie est àtn» les ealles du 1^' 4tage detrièfe la rotonde de la salle des Fêtes. II est public les dimanche et jeudi de midi à 4 ou 5 h. On y monte par Tescalier presque en face de rentrée du musée de sculpture. Il y a des étiquettes.

L^escaUer a de bea«x vitraux , de même que le esorrespondant , de l'autre côté de la rotonde. -> I^' vbszebvi»: obja^ «t figures d'IiabUants de diverses parties de VOcéaui* et de V Afrique, enpariioulier, dans le fond à dr., «ne habitation de nonades de Hutérieur de l'Afrique. ^ Oamoiibs: objets ayant servi aux usages domestiques, objets d'art, curiosités et figures de V Amérique, La galerie de g. contient Us objets de grande 'dimmisloa, des sculptures gBOssières, intéressantes seulement pour l'histoire de la eivilisation des aneiens peuples auxquels elles sont dues, comme du reste aussi les objets d'art de l'antre galerie. Celle-ci est divisée en 9 travées. Dans la 2®, des momies (à g.) et des vases du Pérou. Dans I» 3®, des tissus du même pa^* Dans la 6^, une «urieuse statue de divinité mexicaine. — 11^ vbstibulb : peuplades des région^ polatrei., Esquimaux, Lapons et Samoïèdes. — Au fond, à dr., une 1^^ salle consacrée à VMurêpej avec de curieux spécimens de costunteS^ On y re^ marquer*, surtout la reproduction d'un intérieur de £srme dans le Finistère, un Jour de noce, et les objets de la vitrine du milieu, également de la Bretagne. Il y a encore d'autres salles à ouvrir de ce côte.

On féinstalleva sans doute aussi «u Trocadéro le «Misée cMtMdçit» ou khmery des sculptuves fort curieuses d'édifice» gigantesques «onstruit^ par les Khmers^ peuple du Cambçdge : Bouddha assis sur les replis d'un serpent k isept têtes , Bouddha a huit bpas, un autre en bronze ; parapet de pont formé d'un énorme serpent porté par des géauts; datuèuse, lion et bas-relief (la Mort du roi des singes) très remarquables ; tête i ouatre faces* dragon a sept têtes; quantité de figurines à quatre bras; éléphant pare de clochettes et d'autres ornements, frontons, fragments de frise, bornes sacrées, etc.

I DeTriète le palais 8« trouve la jrfgcg <itt TrocadéTô , d*oir rayon-

/ nent diverses aventies, en parti ctfl&r V cLvtnUe At^per ." qui conduit

/ directement à l'arc de triomphe de VËtoUe^TTSST Xe prolonge-

/ ment de ravenue du Trocadéro (p. 173)^ V goûnut Hemri^ Mar tin,

mène au bois dft.?ouÎQgne (1400 ni.), par Pagg^u ... -.g^^i^-^jQ

^a>9]E^ une dea cbmmufiev annexées à Paru en 1860, est depuU longtemps, grâce à sa situation élevée et saine et à sa proximité du bois. de Boulogne, un séjour reclierclid. Il y a de riches hôtels. particuliers dajxs le .voisinage du boîs et dans le quartier du.Trocadéro, mais sans cela peu de ciirlosijtés. Le chemin de fer 4e ceinture a une station au bout de l'avenue Henri-Hartin, à env. l'kil. du palais. Là, aboutit aussi l*avenùe v^«'.tn|.-H^^gf>^ (p. 134) , et entre les deux se trouve , sur une petite place, ift ytittp |pfrf^.Mgft d< P<uiy^ d'où Teau jalU^ à gros houillons au milieu d'im bassin. — Plus ioiii' a g.„ n® 145, sont les sy:x£Aj£j^Ville. On ne peut les voir en temps ordinaire qu^avee une permission qu7T tant demander à la

Îréfecture, au bureau dea travaux^ mais elles sont quvèrtes ai^ public de h. 1^6 h. pendant quinze jours au mois d'avril, lors de la floraisqn de leurs magnifiques azalées. Ces serrea doivent être transférées au. bois de Vincennes. Du même coté, en deçà des fortifications, le Y^hv p"'^ ^T\ ^^ MusUe^ aujourd'hui propriété particulière. Il y avait là au. xviu® s. un grand château rojral, dont il ne reste plus qu'un pavillon. Au delà , le &finela^h . pelouse triangulaire qui a remplacé l'établissement pubUc de ce nom, célèbre par ses fêtea à la fin du x\ui^s. On y '.remarque une statue en marbre de Caïn , par CaiUé. A côté, une station du chemin, de fer de ceinture et l^biureau des .tranxways de la ]ffueUe~1k Ta rup Xaiibout.

9* Bv Xiimvre À Tincenneft*

Gomme le bois de 'Boulogne à TO., le bois dft VincenneA se i;aitache à l'E, aux curiosités de Paris sur la rive droite de la Seine. Pour le voir à loisir, avec leir loiNimës raiiineè, il faudrait' y eoiisacr*» à >pett près une. jQwmâe. ,-^.P(mr>'y.reiidna|aiBfrft direcst«me&t^du..c^n^n^ i^ ^/riUe, ij[ y a les tramways des Ujpejs C et /f (v, l'api^ndiee). . On wendra de préférence celui du «Louvre a Tihcennes» (C) ; v. p. l^ï. Celui au cours de Vincennes (F), ne $oH pa« de Paris et à'arrete i^r eoMéquenttfdp loin du chatean et du bolA (env. 3kiL*). -^ Quant .aux baieauit k vaiMoani .ila ne sont pat pratiQttear hirsqu^il y asfiwde, car>oti est obligé d».elumger«u^OBt d'AosterlitS) ou il faut de-noaTrêati âiira queue. ^ Le-ehemln-âei fer de Vincennee n'est pas non plus aussi eoauBoode que lestieamwaySy pkree q^ue la gare est 1(^ du centré de la viUev oeipcndant un omnibus apéeÎBl y eondnit delà Boâme,. et.il èonreapend.^aivec le ehntiilD de fèv-da: ceinture (v. p. tôl). ^ Pour visiter en même temps les-Ard^ivea, VlmfrimuAB Nationale et le musée Gacnavalet, on devra «hoisk: son Jour, «ônfolrménMiit: aux indications ci-desaons , et ooinmencer par le musée damavalet.. r>

Page 1