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Forêt, FONTAINEBLEAU. Env.de Par. 20, 281
des meubles en tapisserie de Beauvais ; la chambre à coucher d'Anne d'Autriche, également ornée de gobelins, les Batailles d'Alexandre, d'après Lebrun ; 2 cabinets , la chambre à coucher du pape et encore un salon avec des gobelins. Enfin un dernier salon , comme le précédent; une antichambre et une salle dite galerie des Fastes, parce qu'on y devait peindre l'histoire de Fontainebleau. Il y a des tableaux anciens d'une valeur secondaire.
Une dernière galerie de ce côté , par laquelle on entre quelquefois , est la galerie des Assiettes, ainsi nommée à cause de sa décoration bizarre, due à Louis-Philippe : des assiettes en porcelaine où sont représentées les résidences royales. On y a transporté des fresques de la galerie de Diane , par Ambroise Dubois.
On retraverse enfin la galerie des Fastes, et l'on va par un long eorridor à dr., également garni de tableaux anciens , à la salle de spectacle, de construction moderne et peu intéressante.
Jardins. — En passant par une grande porte sur la droite de l'escalier du Fer-à-Cheval (p. 279), on arrive d'abord dans la cour de la Fontaine, k dr. de laquelle se trouve un étang avec un pavillon. Cet étang est célèbre par ses vieilles et nombreuses carpes.
A dr. s'étend le jardin anglais, planté sous Napoléon I®'.
A g., la porte Dorée, du règne de François I*'. Elle est décorée de fresques, qui ont été restaurées. C'est une des entrées de la cour Ovale ou du Donjon, la plus ancienne du palais, qui a subi plusieurs modifications et perdu sa forme primitive, mais qui n'en est pas moins remarquable par son architecture, notamment par son péristyle, dont les colonnes ont des chapiteaux charmants. Elle n'est plus ouverte au public. A l'E. se voit une porte curieuse surmontée d'un dôme, dite la porte Dauphine ou le Baptistère, parce que c'est là que fut baptisé Louis XIII; on peut y aller du parterre.
Le parterre, le second jardin public, au delà de l'étang, a été dessiné sous Louis XIV par le Nôtre. Il y a une pièce d'eau carrée et une ronde et plus loin un canal creusé sous Henri IV (1200 m.), précédé de statues et de groupes en bronze et en marbre. A g. est le parc , avec un labyrinthe.
La *forêt de Fontainebleau, qui a 80 kil. de tour et une superficie de plus de 17000 hect., est regardée avec raison comme la plus "belle de France. Elle est bornée au N.-E. par le cours sinueux de la Seine. Le sol en est très accidenté ; il se compose surtout de sable et de grès , et il fournit la plupart des pavés de Paris. Ses magnifiques futaies et ses gorges sauvages offrent des promenades aussi variées que pittoresques et de jolis motifs aux peintres , dont une colonie est établie à Barbison, au N.-O., et une autre à Marlotte, au S. Cette forêt recèle des vipères, et il est bon d'avoir sur soi , si l'on sort des chemins battus , un peu d'alcali volatil.
Pour s'orienter parfaitement, on ne saurait guère se passer de Texeellente carte de la forêt par feu Denecourt (1 fr. 60 et 3 fr.) , qui a conaaeré une grande partie de son patrimoine et de sa vie à étudier cette
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forêt, à en rechercher les plus beaux sites et à les rendre accessibles. -*- Il y a des poteaux indicateurs à tous les carrefours. On remarquera de plus, pour s'orienter, qu'il y a des signes et des chiffres bleus ^ faits sur des arbres et des rochers par Denecourt, pour signaler les endroits lesplus pittoresques, tandis que des marques rouges^ dues à radministration^ indiquent la direction de la ville.
Le *Fort~l' EmpereUT, un belvédère qui offre le plus beau point de vue des environs de Fontainebleau et même des environs d» -Paris , est à env. ^/j h. de la gare. On prend le premier chemin à g. (N.) de celui qui traverse les Basses-Loges, du côté de l'arrivée^ et on longe le chemin de fer. Après 20 min. de marche, là où commence la forêt, on traverse la voie à g., et l'on suit un large chemin sablonneux , jusqu'à une colline au sommet de laquelle s'élève 1& belvédère. Le panorama qu'on y découvre embrasse , dit-on , une circonférence de 60 lieues. On voit très bien Melun et même Paris. De Fontainebleau même , on va au Fortr-l'Empereur par la route de Melun et le chemin de Fontaine (v. la carte). C'est par là qu'on descendra vers la ville si l'on commence par aller au Fort-l'Empereur, comme il est dit p. 278. — Le champ de courses de Fontainebleau est de ce côté, dans la vallée de la Solle, à g. de la route de Melun en venant de la ville.
Si Ton a peu de temps à consacrer à la forêt, on se contentera de visiter les rochers et gorges de Franchard, à env. 1 h. de la ville (voit., p. 278). On prend , pour y aller , à l'extrémité de la rue dé France , au N.-O. de la ville (V* d'h.), la route qui se détache à g. de celle de Paris et qui monte insensiblement. Les voitures vont jusqu'à la route Ronde, où elles tournent à g., pour arriver bientôt au restaurant. Les piétons quittent la route au bout de 35 min. et prennent à g. un sentier dit la «route de la Fosse Bateau» et 5 min. plus loin un autre sentier à dr. , qui conduit aussi en 5 min. au restaurant de Franchard, lieu le plus fréquenté et le seul restaur. de la forêt (déj., 3 fr. ; dîn., 3 fr. 50). .
Les rochers et gorges de Franchard consistent en un chaos de rochers de grès blanc et très dur, où croissent toutes sortes d'arbres et de broussailles. Le bassin, qui mesure environ une lieue de tour, commence à 5 min. à l'O. (restes d'un vieux couvent), près du rocher des Ermites et de la Roche qui pleure, bloc de rocher d'où suinte de l'eau. On a du haut des rochers un beau panorama de toute la gorge, qui a toutefois, comme les autres, perdu de son pittoresque, parce que l'État y a fait faire des semis de pins. Si l'on est pressé, prendre un des guides qui s'offrent d'eux-mêmes, mais faire prix d'avance (d'ordinaire, 1 fr. 50). On retournera à Fontainebleau par le même chemin.
Les gorges d'Apremont et la haute futaie du Bas-Breau, qui les avoisine , au N. des gorges de Franchard , sont également une promenade fort intéressante. L'excursion de ce côté demande 4 à 5 h.; à partir de Fontainebleau. Des gorges de Franchard, on gagnerait env. 1 h., 2 h. «ur les deux excursions (v. la carte). Entre les lOr-
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cliers d'Apremont et une autre chaîne de collines appelées Monts- Qirard s'étend le Dormoir, un des plus beaux endroits de la forêt, le rendez-vous des chasses. Au sommet des gorges d'Apremont se trouve la caverne des Brigands, grotte où il y a aujourd'hui un industriel qui vend des rafraîchissements (chers) et des souvenirs de la forêt.
Il y a partout des arbres superbes. Parmi les autres belles promenades de la forêt, nous citerons encore le Gros-Fouteau, magnifique bols de haute futaie, situé à 2 kil. de la ville, à dr. de la route de Paris; puis le Rendes'V(ms des Artistes, qui en est tout proche; plus loin, la Belle- Croix, avec ses nombreuses mares, surtout la mare à Piat; la vallée de la Solle, où ont lieu des courses en été ; la gorge aux Loups et le Long-Rocher, voisins de Marlotte (au S.), etc.