INTRODUCTION. XIII
toujours le temps de s'y restaurer ou de s'y rafraîchir tranquillement. Pour cette raison , et aussi parce qu'ils sont habituellement chers et souvent médiocres, on fera bien de se munir de provisions ou du moins de s'arranger de façon à ne pas être obligé d'y prendre ses principaux repas. En tout cas, il n'est pas inutile de s'assurer, avant un long trajet , si le train s'arrêtera suffisamment pour permettre de déjeuner ou de dîner en route.
Il y a des iBaçons-liU sur presque toutes les grandes lignes. La Gomp. Internationale des "Wagons-Lits a une agence à Paris, r ue Scribe, 2 ^ au rez-de-chaussée du Grand-Hôtel.
On trouvera à peu près tous les renseignements dont on aura besoin dans V Indicateur des chemins de fer, qui paraît tous les samedis et se vend partout 60 c. Il est assez encombrant, mais meilleur et relativement moins cher que les Livrets Chaix, 5 livrets spéciaux, qui ne paraissent que tous les mois et se vendent séparément 40 c. On détachera de l'Indicateur les feuilles dont on aura besoin, et on laissera le reste dans son sac. Toutes les gares sont à l'heure de Paris , et les horloges avancent de 5 min. au dehors.
Les compagnies délivrent à peu près partout des billets d'aller et re' tour y avec 15 et SôO/o de réduction, pour 1, 3 et 3 jours, selon le chemin de fer et la distance. Us sont valables indistinctement pour 3 jours lorsqu'on les prend le samedi ou la veille d'une fête reconnue, et même pour 4 jours si un dimanche et une fête se suivent. On devra se renseigner d'avance; l'Indicateur ne donne pas les détails ni les prix, mais ils se trouvent dans les Livrets. Sont considérés comme jours de fête: le 1^' janvier, le lundi de Pâques, l'Ascension, le lundi de la Pentecôte, l'Assomption (15 août), la Toussaint (!«'' nov.) et Noël. — Pour les billet* cireulaireSj voir aussi l'Indicateur et nos deux autres volumes de ia France.
Il y a souvent dans les gares un bureau de consigne, où les voyageurs peuvent déposer leurs bagages. Ils reçoivent un bulletin spécial et paient 5 c. par jour pour chaque colis , sans toutefois que la somme due puisse être inférieure à 10 c. Là où il n'y a pas de consigne, les employés refusent rarement de garder les effets moyennant un pourboire. On peut aussi les laisser, en gare à Tanivée; dans ce cas, on conserve le bulletin qu'on a reçu au départ.
Panepert. — On n'en demande plus aux frontières, mais comme la prudence conseille d'être porteur d'une pièce de légitimation, on fera bien de s'en procurer un et de l'avoir toujours sur soi.
Bonaae et oetroi. — La visite douanière des bagages a lieu en principe aux gares frontières, et l'on doit y assister. Ceux qui sont enregistrés pour Paris n'y sont toutefois soumis qu'à l'arrivée dans cette ville. Elle est assez rigoureuse , mais les employés sont fort polis. Leur attention porte particulièrement sur le tabac ; les droits sont de 36 fr. par kilogr. sur les cigares et 15 fr. sur le tabac turc. Les cigares sont tout aussi bons à Paris qu'ailleurs, mais seulement un peu plus chers.
La visite de l'octroi, à l'entrée d'une ville, a surtout pour but de faire payer les taxes sur les denrées alimentaires. Le mieux est de déclarer d'avance tous les objets passibles de droits ; la visite est alors rapidement terminée.