II. Les muséeB du Louvre
Les musées du Louvre sont publics tous les jours y excepté le lundi et les jours de grande fête, quand ils tombent dans la semaine: Ascension, 14 juillet, Assomption et Toussaint. Ceux de peinture et de la sculpture antique sont ouverts: en été (1 er avril-l er oct.), de 9 h. à 5 h. dans la semaine et de 10 h. à 4 h. les dimanches et fêtes ^ en hiver, toujours de 10 h. à 4 h. ; les autres musées seulement de 11 h. à 4 ou 5 h. Il n'est fait exception que pour la salle des bottes (dessins, p. 134), ouverte seulement dans la semaine, sauf le lundi, de 2 h. à 4 ou Oh.
Musées.
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Le moment le plus favorable pour visiter ces musées est le matin. Plus tard, surtout le dimanche, ils sont généralement pleins de monde, et l'on ne peut plus jouir de la visite, notamment dans les salles de peinture.
Il y a aux principales entrées des vestiaires gratuits, heureusement facultatifs, car il est rare qu'on ressorte du même côté, mais cependant obligatoires pour les paquets. — 11 y a aussi des W.-C, galerie Mollien et salles VII et IX de la peinture (v. les plans), dont les gardiens ont les clefs.
Pour travailler au Louvre ou au Luxembourg, il faut une autorisation de V administration des musées, dont les bureaux sont dans l'angle 8.-0. de la cour du Vieux Louvre (pl. M). Voir les conditions au règlement affiché dans les salles du musée.
L'histoire des collections du Louvre remonte jusqu'au xvi^ s., aux princes français de la renaissance, qui non seulement dirigèrent leur politique vers l'Italie, mais qui furent encore des admirateurs enthousiastes de l'art italien. A la tête des amateurs et des collectionneurs fut François 1 er . Ses efforts ne furent pas toujours couronnés de succès. Le groupe d'artistes occupés par lui et par Henri II, qu'on appelle l'école de Fontainebleau, n'exerça pas d'influence durable sur l'art français. L'amour des collections se réveilla sous Louis XIV, qui aeheta notamment la collection du banquier Jabach et celle de Charles I er d'Angleterre, et qui trouva des imitateurs dans les grands (Hazarin), voire même dans la bourgeoisie (Crozat). Mais c'étaient des collections inaccessibles au public, désignées sous le nom de «cabinet du Roi», qu'il fut toutefois déjà question de réunir, en 1775, dans la grande galerie du Louvre (p. 106), sous le nom de «Muséum». L'idée fut enfin réalisée sous la Révolution, et en 1793 s'ouvrait dans cette galerie le premier des musées publics, où l'on avait réuni les œuvres d'art dispersées dans les châteaux royaux, les églises et les couvent supprimés. Quand dans la suite les armées françaises eurent rapporté d'Italie, des Pays-Bas et d'Allemagne un énorme Dutin artistique, ce palais fut en quelque sorte le musée de l'Europe et si célèbre que les Alliés n'osèrent y toucher en 1814. Il n'en fut pas de même, il est vrai, en 1815, mais les statues et les tableaux apportés de l'étranger ne furent pas encore tous rendus, et le Louvre passe toujours en somme pour le premier musée de l'Europe. Il ne cesse du reste de faire de nouvelles acquisitions et de recevoir surtout des dons considérables de presque tous les grands collectionneurs.
Le nombre des salles est si grand ici, qu'il serait difficile de s'y retrouver sans un plan, et si Ton n'a pas beaucoup de temps à y consacrer, il importe de savoir s'y orienter, car il faut déjà env. 2 h. rien que pour parcourir ces salles. Pour bien s'orienter, on se rappellera que le bez - de - chaussée renferme les sculptures; le kbemieb étage, les peintures, les petites antiquité'*, les objets d'art du moyen âge, de la renaissance et des temps modernes, les dessins et des collections nouvelles ; le second étage, le musée de marine et encore une salle de peintures, le musée ethnographique, le musée chinois et les salles supplémentaires des dessins.
Si Von a peu de temps, on fait bien de commencer par les musées des marbres antiques (v. ci-dessous) et des peintures (p. 96), qui sont du reste les premiers ouverts, comme il est dit ci-dessus. Nous recommandons aussi, surtout si l'on est pressé, de bien suivre les itinéraires tracés ci-après, si Von ne veut s* égarer et perdre un temps précieux en allées et venues. Les parties moins importantes de la description seront du reste mises également ici en petits caractères ou indiquées comme telles. Pour trouver dans notre texte une
salle en particulier, consulter la table alphabétique.
Nota. Nous devons mettre en garde, comme l'administration U fait par
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des placards apposés de tous les côtés, contre les guides qui assaillent le public aux entrées des musées. — Les gardiens eux-mêmes sont en général mal renseignés, quand il s'agit de choses en dehors de la surveillance.
Enfin une prière de fauteur: qu'on ne l'accuse pas de négligence, si ses indications ne sont plus tout à fait exactes quand on visite ce musée, car, à tort ou à raison, les changements y sont très fréquents.
Entrées. La plupart des musées ont leurs entrées particulières, qu'on trouvera marquées sur les plans , et que nous indiquerons à l'occasion. La grande entrée du musée des marbres antiques et du premier étage se trouve dans la cour du Nouveau Louvre, du côté delà Seine, au pavillon Denon (pl. du rez-de-ch., G), et c'est de là que nous partons pour nos descriptions ci-dessous et p. 96.
Des catalogues spéciaux se vendent à l'entrée des principales galeries ; mais il y en a pour lesquelles il en manque toujours. Il y a toutefois dan* beaucoup de salles des cartels ou des étiquettes sur les objets exposés et même, dans de petits eadres, des notices historiques sur ces salles. Nous ne mentionnons naturellement ici que les choses les plus importantes.