‹ Paris et ses environs; manuel du voyageurChapitre 57 sur 100 · II. Montmartre · texte numérisé non relu

II. Montmartre

St -Vincent - de - Paul. Butte et cimetière Montmartre.

Si Ton a vu, en allant au marché aux bestiaux, le bassin de la Villette et les Buttes-Chaumont, prendre au retour une voiture particulière jusqu'à la gare du Nord (p. 191), qui est à env. 3 kil. des abattoirs, ou simplement le tramway venant d'Aubervilliers, qu'on quittera à la rue du Faubourg-St-Denis, près de la gare, d'où l'on descend en quelques min. à St-Vincent-de-Paul, par la rue Lafayette. — Des boulevards , on va à cette église en remontant la même rue ou par la rue d'Hauteviile, qui aboutit en face.

*St- Vincent -de -Paul (pl. B. 24) est une église sur le type de la basilique latine, comme Notre-Dame-de-Lorette (p. 186), et aussi avec portique, construite de 1824 à 1844, par Lepère et Hittorff. On y monte par deux rampes en fer à cheval et un escalier central de 46 degrés. Au-dessus de cet amphithéâtre est un péristyle de 12 colonnes ioniques cannelées, avec un fronton par Lemaire: St Vincent de Paul entre la Foi et la Charité. De chaque côté, des tours carrées un peu maigres, hautes de 42 m., etc. La porte principale est ornée de sculptures par Farochon, J.-C. et les apôtres.

L'intérieur se compose d'une grande nef flanquée de bas côtés doubles, dont une partie est occupée par des chapelles et l'autre surmonte'e de tribunes. La charpente du toit est apparente et bien décorée. Autour de la nef est une **frise, peinte par Hipp. Flandrin (1809-1864), figurant une procession de saints, d'apôtres, de prophètes, de martyrs, de papes et de saintes femmes, le chef-d'œuvre de l'artiste. Dans la coupole du chœur est une autre fresque sur fond d'or, par Picot: St Vincent de Paul présentant des enfants au Christ. La frise, aussi de Flandrin^ figure les sept sacrements. Au maître autel, un beau calvaire en bronze par Rude. Autour du chœur , une belle boiserie. Dans la chap. de la Vierge , derrière le chœur, la * Vierge avec l'enfant Jésus, par Carrier- Bell euse , et des peintures par Bougucreau, l'Annonciation, la Visitation, l'Adoration des mage?, l'Adoration des bergers, la Fuite en Egypte et le Christ rencontrant sa mère. Aux fenêtres des bas côtés, des vitraux par Maréchal et par Grignon. — Orgue de 1 er ordre de la maison Cavaillé-Coll.

La rue St- Vincent-de-Paul, derrière l'église, traverse le boul. de Magenta et aboutit à Yhôpital Lariboisière (pl. B. 23), construit de

Egl. du Sacre-Cœur. PARIS

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1846 à 1853 et ainsi nommé en l'honneur de la comtesse de Lariboisière , qui laissa 2 900 000 fr. pour les pauvres de Paris. Entrée publique le dim. et le jeudi, de 1 h. à 3 h. On voit dans la chapelle le tombeau de Mme de Lariboisière (m. 1851), par Marochetti.

Plus loin encore, au delà du boulevard extérieur dit de la Chapelle, St-Bernard (pl. B. 33), jolie église avec une belle flèche, construite de 1858 à 1861, par Magne, dans le style ogival du xiv e s. On y remarque diverses peintures, la chaire, le chemin de croix, les vitraux, par Osell-Laurent, et de beaux retables dans le transept.

Le boul. de Magenta aboutit aux boulevard* extérieurs, entre ceux de la Chapelle et de Rochechouart. Le prolongement du premier au N., nommé d'abord boulevard Barbés, puis boulevard Ornano, conduit à St-Ouen (p. 200).

Le dôme monumental qu'on voit à peu de distance à g. du boul. Barbes est destiné à attirer l'attention du public sur les magasins Dufayel, une maison de vente à crédit. Ces magasins ne ressemblent pas aux grands magasins de nouveautés . car c'est plutôt une maison de commission et d'encaissement, avec des échantillons de meubles et autres fournitures, pour la clientèle qui a besoin de crédit, mais l'intérieur est curieux à voir, ainsi que la façade à l'opposé, sur la rue de Clignancourt, près de la butte Montmartre, avec sculptures par Falguière et Dalou.

A quelques min. à g., par le boul. de Rochechouart, le collège Rollin (pl.B.20), vaste édifice terminé en 1876. A côté, le square d'Anvers, avec une colonne surmontée d'une statue de la Paix armée, en bronze, par Coutan, et des statues de Sedaine (17 19- 1797) et de Diderot (1713-1784), aussi en bronze, par Lecointe. En face du collège, le concert Trianon (p. 33).

La butte Montmartre, près de là, est une colline s'élevant à un peu plus de 100 m. au-dessus du niveau de la Seine. Selon les uns, elle était autrefois occupée par un temple du dieu Mars (Aforw Afartis); d'autres en font le théâtre du martyre de St Denis, premier évêque de Paris, et de ses compagnons, en 270, et ils dérivent son nom de Mons Martyrum.

Les hauteurs de Montmartre, qui ont été témoins de la dernière lutte entre l'armée française et celle des alliés en 1814. le 90 mars, ont aussi joué un rôle important durant les sièges de 1870-71. Le 18 mars 1871, les soldats révoltés qui avaient assassiné les généraux Clément -Thomas et Lecomte, s'emparèrent des canons qui se trouvaient à Montmartre, confiés à un corps de gardes nationaux, et ce fut le commencement de l'insurrection de la Commune, qui dura du 18 mars au 28 mai.

A moins de faire un grand détour, on n'arrive sur la butte que par des rues avec des escaliers. La plus rapprochée du square d'Anvers est la rue Foyatier, qui passe à g. de la place St- Pierre et compte 266 degrés. On doit y construite un ascenseur.

L'église du Sacré-Cœur (pl. B. 20), au sommet de la butte, est un monument encore inachevé, mais qui sert au culte depuis 1891. Elle est de style roman-byzantin, sur les plans à'Abadie. Elle sera surmontée d'un grand dôme, derrière lequel s'élèvera un clocher. Les travaux ont toujours marché et continuent lentement, d'abord parce qu'il a fallu établir des soubassements considérables , dans les anciennes carrières de gypse de la butte, ce qui a déjà absorbé 3 millions Vt» et ensuite parce que les fonds sont surtout fournis par des

PARIS. Egl. du Sacré-Cœur.

quêtes, des souscriptions et le produit des eutrées réservées. La dépense totale est évaluée à 25 millions. L'entrée de l'église même est provisoirement par la petite rue de la Barre, sur le derrière, où l'on ira de préférence du côté gauche. Elle est publique, mais on paie 25 c. pour visiter la crypte et 50 c. pour monter dans les échafaudages du dôme (guichet à dr. dans !a cour d'entrée). A dr. de la façade se trouve, en attendant l'achèvement du clocher, situé derrière le chœur, la cloche dite la Savoyarde, une «attraction», qu'on visite

aussi en payant 50 c. dans la sem. et 25 c. les dim. et fêtes.

Cette cloche, ainsi nommée parce qu'elle a été donnée par la Savoie, pèse 18835 kilos avec son battant et 27 065 avec son joug et les autres accessoires. Elle a 3 m. 06 de hauteur, 3 m. 03 de diamètre à la base et 9 m. 50 de circonférence. C'est la plus grosse cloche de France, mais la fameus cloehe du Tsar, à Moscou (Kremlin), pèse 195000 kilos et mesure env. 8 m. de hauteur sur 7 m. 50 de diamètre et 23 m. 50 de circonférence. On l'entend rarement, et le son n'en est pas ce qu'on espérait.

Le versant de la butte du côté de la ville doit être transformé en jardin public. Il a fallu élever d'énormes murailles pour soutenir les terres. Il n'y avait pas même de sentier devant l'église.

La construction massive à g. de l'église est un réservoir d'eau, à deux et trois étages, d'une capacité de 11000 m. cubes. L'étage inférieur est alimenté par une machine à vapeur prenant l'eau à Bercy et l'envoyant d'abord dans un réservoir de relais au bas de la butte , d'où elle est élevée par une autre machine. Cette eau est pour les services publics, et il y aura des cascades dans le jardin de la butte. Les étages supérieurs sont destinés à l'eau de source. Pour visiter ce réservoir, s'adresser à g. au gardien.

Par un temps clair, on a de la rue sur le devant ou mieux du

perron de l'église neuve une très belle *vue de Paris.

Points principaux, de g. à dr. : à peu de distance, le dôme-réclame de la maison Dufayel (p. 195) ; à dr., la gare du Nord et St-Vincent-de-Paul ; au loin, à g., les Buttes-Chaumont, les deux clochers de Belleville, celui de Ménilmontant, le Père-Lachaise, avec son «pain de sucre» et le crématoire; plus à dr., en deçà, la mairie du x e arrondis*. : au-dessus de St-Vincentde Paul, les deux clochers de St-Ambroise; puis la colonne de Juillet, le dôme de St-Paul; devant, la chapelle des Arts-et-Métiers ; plus loin, à dr., le dôme de la Salpêtrière ; St-Gervais, l'hôtel de ville et Notre-Dame, derrière la tour St- Jacques-, St-Etienne-du-Mont et le Panthéon: en deçà, St-Eustache et les Halles Centrales; derrière, le dôme de la Sorbonne, celui du Val-de-Grâce et l'Observatoire; plus près, les deux tours de St- Sulpice, celle de St-Germain-des-Près et le Louvre en deçà, avec ses dômes; au loin, le clocher de Montrouge ; assez près, à dr., la masse imposante de l'Opéra; au-dessus . les flèches de Ste-Clotilde; à g., la eolonne Vendôme; à dr. , le dôme de l'Assomption; puis le dôme doré des Invalides, la tour Eiffel, à 5 kil., et le palais des Machines à l'extrémité de g.; plus près, à dr., le clocher de la Trinité et la Madeleine; encore à dr., le dome de St-Augustin, les tours du Trocadéro, Tare de triomphe de l'Etoile et le Mont-Valérien. A l'horizon, les hauteurs de Châtillon, Clamart et Meudon.

Derrière le réservoir est la vieille église de St-Pierre-de- Montmartre, reste d'un couvent de bénédictins fondé en 1147 par LouisVI.

Il y a à dr. de cette église un calvaire assez curieux, qui provient du couvent situé jadis au sommet du Mont-Valérien ; on ne peut le voir qu'en s'adressant au gardien. — Devant le réservoir et de l'autre côté de l'église neuve se trouvent des panoramat (1 fr. et 50 c).

Au N. de la butte, à quelque distance du Sacré-Cœur, l'église de

Cimet. Montmartre. PARIS.

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Notre- Dame-de-Clignancourt , de 1859-1863, et la belle mairie du xrni* arrondissement, de 1888-1893, dans le slyle de la renaissance.

Revenus aux boulevards extérieurs, nous les suivons de nouveau à l'O., jusqu'au cimetière Montmartre. A l'extrémité du boul. de Rochechouart, au coin de la rue des Martyrs, le petit cirque Medrano. Puis vient le boulevard de Clichy. Le cimetière est au bout d'une petite avenue à dr., qu'on a baissée en 1888, pour construire au-dessus du cimetière le viaduc Ca ula in court et relier au boul. de Clichy la rue de ce nom, qui contourne la butte Montmartre au N.

Le 'cimetière Montmartre ou du Nord (pl. B. 16-17), le second de Paris, est bien moins important que celui du Père-Lachaise (p. 167), mais néanmoins digne d'une visite. Heures, v. p. 167.

Dans l'avenue i dr., quatre tombes des exilés Polonais (70). — Dans l'avenue transversale du haut, Laurecisque (m. 1860) , architecte ; monument bizarre, avec sarcophages debout Plus loin, d'autres encore assez remarquables. Nous redescendons par un escalier à g. au

Cabbefoub de la Cboix. Sous la croix sont enterrées les victimes du coup d'État de 1852. A g. du côté de l'avenue principale , la sépulture des *Cavaignac , entre autres de Oodefroy , l'écrivain (m. 1845), et à' Eugène (m. 1857), le général, qui fut président de la République en 1848; statue couchée de ce dernier, en bronze, par Rude. A dr. , sous le viaduc: J. Duprato, médaillon et lyre en bronze, par J. Thomas; Castagnary (m. 1888), publiciste, etc., buste en bronze par Rodin ; Beyle (Stendal; m. 1842), écrivain, médaillon d'après David d'Angers. Plus loin, près de l'avenue, *Feycn-Perrin (m. 1888), le peintre; buste et statue en bronze de pêcheuse jetant des fleurs, par Guilbert. Encore sous le viaduc, Jean Qc'rome (m. 1891); statue de la Douleur par J.-L. Gérome.

Nous suivons maintenant Pa venue Dubuisson, derrière la croix. Au delà de l'extrémité, près du mur, *Ad. Portier (m. 1890); statue de femme jetant des fleurs , bronze par L. Morice.

Le cimetière isbaélite est un peu plus loin, à dr. de l'avenue Cordier. A l'entrée, à g., la *se'pultwre Osiris, avec statue colossale de Moïse d'après Michel-Ange. A l'extrémité, à g., *HaMvy (m. 1862), le compositeur ; statue par Duret. Nous continuons tout droit et nous nous retrouvons dans le cimetière chrétien.

L'avenue Montebello, qui descend là à dr. en tournant, est une des plus remarquables. A g., Miecielas Kamùnski, tué à Magenta (1859) ; statue couchée, en bronze, par Franceschi. P. Chouvaloff, un enfant ; ange par R. Carnielo. — A g., la sépulture de la *famille Rohart, avec un ange en bronze. Plus loin, Paul Delaroche (m. 1856), le peintre; bloc de marbre. Derrière, Ch. Maury (m. 1866), compositeur de musique sacrée. — A dr., le maréchal Lannes (m. 1809), duc de Montebello. A dr., la ^princesse Soltikoff (m. 1845), chapelle couverte de peintures et de dorures. — A g., Horace Verrtet (m. 1863), le peintre; sarcophage.

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L'avenue du Tunnel, dans le bas, conduisait à dr. à la partie du cimetière maintenant supprimée. Le four au commencement sert à détruire les débris tels que bouquets, couronnes et feuilles ramassés dans le cimetière. A dr. dans cette avenue, Léon Foucault {m. 1868), le physicien. Un peu plus loin, *A. de Neuville (m. 1885), le peintre; monument où est représentée la porte du cimetière de St-Privat, près de Metz, avec buste du défunt et figure symbolique de la France, etc., par Fr. de St-Vidal.

Nous retournons quelques pas en arrière pour reprendre, à dr., I avenue Cobdieb. Là, à g., Murger (m. 1861), écrivain; statue

de la Jeunesse par Millet. — Dans une petite allée, ^Louise Thouret (m. 1858); statue couchée en marbre, par Cavelier. — Plus loin dans l'avenue, à dr., Oozlan (m. 1866), écrivain. — Près de là, à g., *The'oph. Qautier (m. 1872), écrivain; statue de la Poésie, par Godebsfci, et des inscriptions, surtout celle-ci:

• L'oiseau s'en va, la feuille tombe, I Petit oiseau, viens sur ma tombe L'amour s'éteint, car e'est l'hiver; | Chanter quand l'arbre sera vert.»

Puis, à dr., *Qust. OuiUaumet (m. 1887), peintre orientaliste; statue de jeune Africaine et médaillon en bronze par Barrias.

Nous revenons maintenant monter à côté du monument de Gotlan , et nous appuyons à dr. jusqu'à 1' avenue de Montmobenot. A dr. dans cette avenue, la duchesse d'Abrantès (m. 1838), femme du maréchal Junot, et leur fils; médaillon par David d'Angers. A côté, Ary Scheffer (m. 1858), peintre; chapelle où repose aussi Renan (m. 1892), l'écrivain, son neveu par alliance. Au milieu, *Alex. Dumas fils (m. 1895), l'écrivain; statue couchée, sous un dais, par St-Marceaux. A dr., Nourrit (m. 1839), chanteur.

Cimet. Montmartre, PARIS.

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Nous suivons d'ici à g. Ta venue de la Cloche. A dr., * Victor Masse {m. 1884), compositeur; monument avec ornements en bronze. A g., de Braux d'Anglure (m. 1849); buste et bas-relief en bronze. A dr., dans le chemin Alph. Baudin (v. ci -dessous), Thiboust (m. 1867), auteur dramatique; bas-relief de marbre. Puis, à dr. de l'avenue, au 2 e rang, H. Heine (m. 1856), poète allemand. A l'extrémité de l'avenue, à g., la famille Daru, entre autres le comte Daru (m. 1829), homme d'Etat et littérateur. Puis Duc (m. 1879), architecte.

Le chemin Duc, en face, croise le chemin Tboyon, qui est la partie la plus curieuse du cimetière. A dr. , Troyon (m. 1865) , le peintre. — Dans le massif, à g. : R. Deslandes (m. 1890), auteur dramatique, buste par Guilbert; Nefftzer (m. 1876), publiciste; statue de la Douleur, en bronze, par Bartholdi; plus loin, Carlotta Patti (m. 1889), cantatrice, médaillon par Lormier. — Dans le chemin principal, après Troyon, à dr., Aglae Didier (m. 1863), écrivain. A g., Clapisson (m. 1866), compositeur. Puis *Mery (m. 1866), écrivain ; statue de la Poésie, en bronze, par Lud. Durand. A dr., *Baudin, «représentant du peuple mort en défendant le Droit et la Loi, le 3 déc. 1851», dont les restes sont maintenant au Panthéon; statue couchée, en bronze, par Millet. Dans le voisinage, à dr. , Martin Bernard (m. 1883), représentant du peuple; médaillon en bronze par M. Meusnier, et plus loin, Thiboust, déjà mentionné. — A dr. du chemin Troyon, près de Baudin, Bouvière (m. 1865), artiste dramatique; médaillon et bas-relief de Préault, représentant le défunt dans le rôle d'Hamlet. A g., *Chaudey (m. 1871), rédacteur du «Siècle», fusillé par les communards; médaillon très expressif et citation du journal. A dr., * fa mi lie Ward; grand Christ en bronze. A g., Mène (m. 1879), statuaire. A dr., +Rostan (m. 1866), professeur à la faculté de médecine; statue de marbre en haut-relief. Larmoyer; bas-relief en pierre. A g., * if arc- Le jeune; chapelle massive surmontée d'un sarcophage avec quatre statues symboliques.

Nous nous retrouvons là dans l'avenue de Montmorency. A g. en arrivant , la duchesse de Montmorency- Luxembourg (m. 1829) et la marquise de Mortemart (m. 1876) ; grand obélisque. A dr., Polignac (m. 1863), officier d'artillerie; grande et riche chapelle.

Dans l'avenue Samson, où l'on descend un peu plus loin pur un escalier, à dr., *Samson (m. 1871), artiste dramatique; grand buste en bronze par Crauk. Plus bas, à dr. au delà de l'avenue du Tunnel, Dupotet de Sennevoy, «chef de l'école magnétique moderne»; beau buste en marbre, par Bracony, et beaux ornements en bronze. Un peu plus loin à g., Gustave Ricard (m. 1873), peintre; beau buste en marbre par Ferru.

L'avenue Samson tourne à g. ; en la suivant tout droit , on se

retrouve au carrefour de la Croix , près de l'entrée.

Dans la partie basse du cimetière se trouvent encore trois monuments Intéressants de eompositeurs : à g. à l'extrémité de l'avenue des Anglais, la première qui se détache de l'avenue Samson, celui d*Offenbach (m. 1860), riche tombeau avec lyre et palme en bronze -, près de là , celui de Léo

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PARIS. Quart, du Temple.

Delibes (m. 1891), avec médaillon par Chaplain-, dans l'avenue des Carrières, celui de Berlioz (m. 1869), avec médaillon par Godebski.

Revenus au boul. de Clicby, nous le suivons encore, à dr., jusqu'à la place de Clichy ou place Monoby (pl. B. 17), où est le monument de Moncey, érigé en 1869. C'est un groupe colossal de 6 m. de haut, en bronze, par Doublemard, la Ville de Paris défendue par le maréchal, sur un piédestal rond de 8 m., à bas-reliefs. Moncey se distingua en effet ici dans la défense de Paris en 1814.

Kn faee du monument monte Vavenue de Clichy, qui appuie plus loin à g., tandis qu'à dr. se détache Vavenue de St-Ouen. A g. de la seconde, le petit square des Epinettes (pl. B 16) , avec le monument de Jean L éclaire (1801-1872), entrepreneur de peinture qui fut le promoteur de la participation aux bénéfices et substitua, pour la santé des peintres, le blanc de %inc au blane de eéruse, groupe en bronze par Dalou. — Oliehy (33895 hab.) et St-Ouen (30715 hab.) n'ont rien de curieux pour les étrangers. Le château de St-Ouen, où Louis XVIII signa sa fameuse déclaration du 2 mai 1814, n'existe plus; il est remplacé par un pavillon moderne et l'ancien parc est devenu un champ de courses.

Plus bas que la place de Clichy, à g. de la rue du même nom, par où l'on pourra redescendre vers la Trinité (p. 186), le square Vintimille, où il y a une statue de Berlioz (1803-1869), bronze par Alf. Lenoir.

En continuant de suivre les boul. extérieurs, on irait au parc Monceaux p. 188) et à l'arc de triomphe de l'Etoile (p. 139), 12 et 25 min. plus loin.

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