II. Du carrefour de l'Observatoire au parc Montsouris
La rue Denfert-Rochereau, qui part de carrefour, à dr. . passe devant Y hospice des Enfants Assistés (enfants trouvés).
La place Denfert - Rocher eau , l'anc. place d'Enfer (pl. G. 17). où aboutit cette rue, est décorée d'un lion colossal en bronze, par Bartholdi, reproduction de celui de Belfort: «à la défense nationale, 1870 et 71 » . Ici aboutissent, à dr., à côté du cimetière Montparnasse (p. 270), le boul, Raspail (p. 270); à g., le bouL Arago, qui conii mence à l'avenue des Gobelins (p. 253), et le boul. St-Jacques, suite du boul. d'Italie, venant de la place de ce nom (p. 254).
La place Denfert-Rochereau a deux pavillons de l'anc. barrière d'Enfer, avec des frises assez remarquables. Dans le square à côté de celui de g., la statue de Charlet (1792-1845), peintre et dessinateur, par Al. Charpentier. Sur le boulevard qui porte sou nom, la statue de Fr. Arago (1786-1853), l'astronome, bronze par Oliva.
Les Catacombes ont une de leurs principales entrées dans la cour du pavillon de dr. C'est de là qu'on les visite, dans la bonne saison, d'ordinaire le 1 er et le 9 e sam. de chaque mois, avec une autorisation du directeur des travaux, à l'hôtel de ville (timbre pour réponse). Outre des vêtements asses chauds, il faut de bonnes chaussures et une bougie : on vend des bougies à l'entrée (50 c. avec un plateau). La visite dure env. 1 h.,
Parc Montsouris.
PARIS
Rive g. 13. 273
et Ton ressort par la rue Dareau, n<> 92, près de l'avenue Montsouris (pl. G. 17-20). — Les Catacombes sont d'anc. carrières , qui fournissaient déjà du temps des Romains de la pierre pour la construction des maisons. Elles s'étendent sous une grande partie de la rive g. Plusieurs des rues sous lesquelles elles existent ayant commencé à s enfoncer en 1774, le gouvernement ût construire des piliers et des contreforts là où le sol n'était pas suffisamment soutenu, et il ordonna qu'on y transporterait les ossements exhumés des cimetières qu'il supprimait alors: c'est pourquoi on les a nommées catacombes. Durant la Révolution et sous le régime de la Terreur, un nombre considérable de corps furent également jetés dans ces carrières. Les ossements qu'on y apportait y étaient entassés pêlemêle ; mais en 1810 on se mit à suivre un système régulier et à les ranger d'une manière symétrique. Les parois des galeries sont garnies d'ossements humains, disposés avee beaucoup de soin et entremêlés de rangées de crânes. Il y a là, dit -on, les restes de près de 6 millions d'individus. La visite ne comprend que cet ossuaire, qui n'a que 780 m. de galeries ou 1500 m. avec les galeries d'accès et de sortie. Principales curiosités, outre les galeries d'ossements : travaux de consolidation de l'aqueduc d'Arcueil (p. 336), source dite «fontaine de la Samaritaine», crypte avec un autel, petit monument dit «lampe sépulcrale*, cénotaphe appelé «tombeau de Gilbert», inscriptions et sentences diverses et deux «cloches de fontis» ou cônes d'effondrement des carrières, maintenant consolidées.
Au delà des pavillons, à g., est la gare de Paris-Denfert, l'anc gare de Sceaux, qui n'est plus que la station principale de la ligne de ce nom dans Paris (p. 336).
L 1 avenue Montsouris (1 kil.)> à dr. de cette gare, conduit directement au parc Montsouris (v. ci-dessous), h avenue d'Orléans, à dr., y mène par un petit détour, mais elle est plus intéressante. C'est du reste par là que passent les tramways. Ce quartier est le Petit- Montrouge. Le Grand- Montrouge , qui n'a rien d'intéressant, est
plus loin, en dehors des fortifications.
A dr., par la deuxième rue latérale, on arrive au square db Moutrouoe (pl. G. 17), devant la mairie du xiv* arrondissement (Observatoire). Ce square est décoré d'un buste de la République en marbre, par Baffier ; d'un Eclaireur, d'un Cheval attaqué par un tigre et d'une Paysanne d'Auvergne, bronzes par SUUer f Fratin et Mombur.
Plus loin, à dr., au coin des avenues d'Orléans et du Maine, St- Pierre-de- Montrouge (pl. G. 17), église moderne de style néo-roman, par Vaudremer, avec un clocher tout en pierre, terminé par une lanterne. — On peut regagner de là à g., par la rue d'Alésia, l'avenue Montsouris; si l'on va au contraire jusqu'au bout de l'avenue d'Orléans, il faut tourner ensuite à g. en deçà des fortifications.
Le parc Montsouris (pl. G. 21), desservi, comme nous l'avons dit, par le tramway de Montrouge, l'est aussi par le chemin de fer de ceinture, station de Gentilly. Il a été achevé en 1878 et il forme maintenant, au S. de Paris, à côté des fortifications, une belle promenade publique comme celle des Buttos-Ohaumont au N., mais moins grande et moins pittoresque. Sa superficie est d'environ 16 hectares. Le chemin de fer de Sceaux et le chemin de fer de ceinture le traversent. A l'endroit le plus élevé a été reconstruit le Bardo ou palais du bey de Tunis qui était à l'exposition de 1867, édifice à quatre coupoles, dans le style moresque, qui sert maintenant à? observatoire. Dans le bas, à l'entrée du côté de l'avenue, une
Bœdeker. Paris. 13« édit. 18
274 Rive g. M.
PARIS
Re'scrr. de la Vanne.
statue de bronze, 1789, par Aug. Paris. Plus haut, le Botteleur et Un drame au désert, bronzes par Louis Pierre et par Oardet. À g. près de la ligne de Sceaux, un petit obélisque, érigé en l'honneur du colonel Flatters et des autres membres de la mission chargée des études du chemin de fer transsaharien , massacrés par les Touareg en 1881. De l'autre côté de la voie, au pied de la colline, un lac, alimenté par une petite cascade, et au-dessus de ce lac, les Naufragés, groupe de marbre par Et ex. A g. au delà de l'observatoire, la Vieille mère, groupe en bronze par J. Encoula, etc. On a du haut de ce parc une vue très étendue sur la ville, notamment sur la partie méridionale de la montagne Ste-Geneviève (Panthéon) et la vallée de la Bièvre, peu habitée, mais dans laquelle se sont faits récemment des travaux de voirie considérables. En dehors de Paris, au S.-E., l'hospice de Bicêtre (p. 345) et le fort du même nom. — Musique militaire au parc le dim. en été (v. p. 32).
A l'O. , à côté de l'entrée principale du parc , se trouve le grand réservoir de la Vanne, le principal de Paris, qui a 3 hectares de superficie et peut contenir 250000 m. cubes d'eau. L'aqueduc qui l'alimente en fournit 90000 par jour; il a 156 kil. de longueur et 2 m. de diamètre. L'eau qu'il amène d'une telle distance est celle de la Vanne, petite rivière de la Champagne. On peut visiter le réservoir; l'entrée est de l'autre côté, rue de la Tombe-Issoire. Il a un étage supérieur, qui est la partie essentielle, et un étage inférieur de réserve. Des employés montrent ce dernier étage (pourb.), mais on n'y peut circuler qu'avec de la lumière, et l'on n'y a par conséquent qu'une idée imparfaite de la hardiesse d'un ouvrage si gigantesque, avec ses énormes murailles et ses innombrables piliers soutenant des milliers de mètres cube d'eau. On peut monter seul sur le réservoir, qui est voûté et couvert de gazon, mais où l'on voit émerger l'eau, en gros bouillons bien claivs. C'est en la prenant aux sources et en l'amenant par un aqueduc couvert qu'on arrive à l'avoir si belle. On a déjà consacré de nos jours env. 250 millions au service des eaux de source à Paris et il en reste une cinquantaine à dépenser. On est toutefois déjà arrivé, avec ce réservoir et ceux de la Dhuis (p. 176) et de l'Avre(p. 279) à une distribution atteignant les étages les plus élevés des maisons et, en temps ordinaire, à plus de 100 litres d'eau de source chaque jour par habitant; mais la provision est encore insuffisante en été, et l'on va procéder à l'adduction du Loing et du Lunain, affluent et sous-affluent de la seine. H a même été question de recourir enfin au lac Léman.
La rue Beau nier, en face de l'entrée du réservoir, ramène à l'avenue «l'Orléans, près de la stat. des tramways de la gare de l'Est et d'une stat. du chemin de fer de ceinture.
Pour le retour, on pourra, si on ne Ta déjà fait, prendre à TE. du parc ou à Montrouge le chemin de fer de ceinture, par Auteuil, jusqu'à la gare St~Lazare (v. l'appendice). — Excursion par la ligne de Sceaux > qui a une station dans le haut du parc, v. p. 336.
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