‹ Paris et ses environs; manuel du voyageurChapitre 83 sur 100 · III. St - Germain'- en - Laye · texte numérisé non relu

III. St - Germain'- en - Laye

HÔTKL8-RK8TALK. : du Pavillon Henri IV et de la Terrasse, au commenc. de la terrasse (v. p. 330; pl. 9, F 4) , de 1 er ordre \ du Pavillon Louis XIV & Continental (pl. a, E2), rue d'Alsace, à l'entrée de la forêt, aussi de 1 er ordre (ferme en hiver); Colbert (pl. b, E3), rue de l'Intendance (vue: table d'hôte; déj. 3 fr. 60, dîn. 4); du Prince de-Galles, à dr. de l'église (pl. 4, E3); de VAnge-Qardien et de France, rue de Paris, 74 et 63 (pl. d et e, E 4), près de la caserne (table d'hôte : déj. 2 fr. 50, dîn. 3).

Restaurants: large (pâtissier), rue au Pain, 83, au coin de la rue de la République (déj. ou dîn. 2 fr. 50); Séghin, rue au Pain, 67-69 (1 fr. 75 et 2 fr.).

Cafés : Crenier, à la gare de l'Ouest (pl.E3); François r r , à l'hôtel du Prince-de-Galles, etc.

Voitures de place: à l'intérieur des barrières, course, 1 fr. 25 la sem., 1,50 les dim. et fêtes; heure, 2 et 2,50; hors des barrières, dans un rayon de 15 kil., 2,50 et 3 l'heure, plus une indemnité de retour si on les quitte hors de la ville.

Poste & télégraphe (pl. 10, D 3), rue François-Bonvin ; bureau auxiliaire place du Château, en face du théâtre.

Temple protestant (pl. E 2), avenue des Loges.

St-Oermain est une ville très calme de 16489 hab., dans un site admirable et qui fut la résidence des rois de France dès le xn e s.

Le château (pl. E3) est â g. au sortir de la gare. On le nommait autrefois le Vieux Château, par opposition à un autre moins ancien, le Château Neuf, dont il ne reste plus guère que le pavillon Henri IV (pl. 9, F 4). Il y eut au début un château fort commandant le cours de la Seine. C'est St Louis qui a construit la jolie chapelle goth. encore existante. Le château même fut à peu près détruit dans les guerres avec l'Angleterre. Charles V le reconstruisit, mais cependant l'édifice actuel ne date que du temps de François I er , qui y célébra ses noces avec Claude de France, fille de Louis XII. Henri II bâtit à son tour le Château Neuf, qui devint la résidence favorite des rois de France jusqu'à Louis XIV, qu'il vit naître en 1638. Ce château a été en grande partie démoli en 1776. On a entrepris depuis 1868 de restaurer complètement le château actuel, sur les anciens plans, et il n'y a plus guère que la partie sur la place devant la gare qui ne l'ait pas encore été.

Le *musée des antiquités nationales que renferme le château est une collection plutôt trop considérable d'objets de toute nature, depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'époque des Carlovingiens. Entrée publique, le dimanche, de lOh. Vt à4h., les mardi et jeudi, de 11 h. ! /i à 4 h. en hiver et 5 h. en été. Les étrangers peuvent aussi le visiter les autres jours, sauf le lundi, avec une autorisation. U est très bien classé, avec des étiquettes instructives. Il existe un catalogue sommaire (1 fr. 50), très bien fait, suivant l'ordre des salles et de la classification, et des catalogues illustrés (5 fr.), qui reproduisent les objets sur lequels est collé un tout petit carré de clinquant. — Vestiaire facultatif.

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Rei-de- chaussée. — L'encrée principale est à g. dans la cour, mais l'hiver et lorsqu'il fait mauvais, on passe par une petite porte à g. dans le vestibule, et Ton se trouve d'abord dans la salle S. Pour suivre Tordre historique, il faudrait commencer par le 1 er étage, car on a dû placer au rezde-chaussée et à l'entresol les lourds monuments de pierre, qui sont de l'époque gallo-romaine. — Salles 8 et fi: moulages de bas-reliefs et des médaillons de l'arc de Constantin à Rome (d'abord à un monument de Trajan); moulages de sarcophage, de statues de Gaulois; modèles de machines de guerre romaines (autres plus loin), etc. — Salles A, B et C, de l'autre côté de l'entrée principale : moulages des bas-reliefs de l'arc d'Orange et du tombeau des Jules a St-Remy , en Provence, etc. Dans la salle B aussi un médaillon d'une mosaïque trouvée à Autun en 1890, Bellérophon vainqueur de la Chimère. — On revient à l'entrée pour monter un bel escalier en brique et en pierre. — Salles D, £, F pas encore ouvertes.

Entresol. — Salle XXX, la dernière du côté dr. : bornes militaires et inscriptions géographiques de la Gaule. — Salle XX: inscriptions celtiques et romaines, dppes, etc. — Salle XXI: mythologie gauloise; autels, statues et bas -reliefs grossiers, mais collection importante au point de vue historique, dont beaucoup de monuments ne sont pas encore suffisamment expliqués. — Salle XXII, de l'autre côté de l'escalier: sculptures relatives aux légions romaines en Gaule. Aux piliers et aux murs, des pierres tombales. — Salle XXIII: matériaux de construction, etc. — Salle XXIV et couloirs voisins: cimetières, à incinération et à inhumation. — Salles XXV et XXVI : sculptures relatives aux costumes et aux arts et métiers dans la Gaule. Dans les couloirs, des monuments chrétiens des premiers siècles. — Salle XXVII pas encore ouverte.

I« r étage. — Salles I-III, à dr. en arrivant, la Gaule avant les métaux ou époque anté historique (quaternaire). Salle I: silex taillés et ossements d animaux d'espèces éteintes et d'espèces émigrées. Les vitrines de la première moitié, num. 1 à 15 (1 à g. de la cheminée) contiennent les objets recueillis dans les alluvions et sur les plateaux ; les suivantes, de 16 à 33, renferment les outils et les ossements, travaillés ou non, extraits des cavernes , premiers refuges des hommes. La vitrine 12, entre la 2 e et la 3 e fen. de dr., contient des spécimens des différents types de silex, dits de St-Acheul (Somme), du Moustier (Dordogne), etc. On remarquera surtout, au milieu, des moulages de têtes de rhinocéros, de tigre et de grand ours des cavernes (rhinocéros tlchorhlnus, fells spelsea, ursus spelœus), d'wrtis (bos primigenlus ), du grand cerf d'Irlande (megaeeros hlbernlcns), animal qui avait 3 m. de haut; une défense et des molaires d'un mammouth (elephas primigenius), éléphant à longs poils qui avait 6 m. de haut; plus loin, un élan de Norvège. — Salle II: monuments mégalithiques et pierre polie: dolmens et menhirs exécutés au 20 e de la grandeur réelle, les premiers des chambres sépulcrales, les seconds des pierres de souvenir; objets trouvés dans ces monuments; tableau représentant les allées de Carnac, en Bretagne; os travaillés t etc. — Salle III: tumulusdolmen de Gav'rlnis, aussi en Bretagne, et moulages des dessins énlgmatlques de ce monument. A g. de la cheminée, une collection remarquable de pointes de flèches en silex.

A la suite de cette salle vient la grande galerie de Mars ou salle des Fêtes, qui occupe toute la hauteur du premier et du second étage. Elle n'est pas encore restaurée. On l'appelle aussi salle de Comparaison, parce qu'elle contient des objets de divers pays, surtout des reproductions. Elle sert en même temps de magasin et le classement n'en est que provisoire. Au comme ne. d'abord des antiquités romaines, gallo-romaines et mérovingiennes: céramique, objets en métal, fer, bronze et argent (reprod.), vases en verre. Ensuite des antiquités de pays étrangers: d'Italie, en particulier des objets trouvés dans la nécropole de Golasecca, avec la reproduction de Tune de ses tombes, et des bronzes pré-romains et romains; à g., de l'Allemagne du Nord et de l'Allemagne du Sud; à dr., de Suède et de Danemark; plus loin, de Perse, de l'Arménie et du Caucase russes, de Chypre, de Grèce, d'Asie mineure, d'Amérique, d'Océanie et du nord de l'Afrique. — Au fond, un tableau de Cormon, le Retour de la chasse, aux âges primitifs.

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H© étage. — Revenus à la salle III, nous montons par un petit escalier à côté de la galerie de Mars (on peut ouvrir la A porte), et nous commençons la visite du second étage à l'extrémité du côté de la gare. — A g., dans la tourelle, une salle non numérotée, dite de numismatique. Elle renferme une riche collection de monnaies gauloises, Igallo - romaines et mérovingiennes, des bijoux, des poteries et des armes mérovingiennes, des agrafes, des boucles et des verres. Le simple visiteur remarquera surtout les 'bijoux et autres objets en or et en argent de la l r « vitrine du milieu. La vitrine correspondante renferme des objets en bronxe, en or et en verre de l'époque mérovingienne, dont l'art barbare est surtout caractérisé par la verroterie cloisonnée d'or et l'emploi des pierres Anes, et il faut encore mentionner particulièrement les fibules. — Salle IV: suite de la Oaule avant les métaux, époque des stations lacustres ; ossements recueillis dans ces stations; armes et outils en silex polis et en os; restes de l'industrie des stations lacustres, à la 2« fenêtre a dr. et du côté opposé. — Salle V: la Oaule après les métaux; collection considérable d'objets divers de lage de brome, en particulier, dans la vitrine du milieu, un millier de pièces trouvées à Larnaud (Jura), dans un magasin souterrain. Principaux types dans les autres vitrines, notamment les armes dans celles du coté extérieur.

— Salle VI : époque gauloise ou historique, sépultures sous tumulus, suite des bromes et armes en fer; objets de toute sorte trouvés dans destumuli. Dans la 2 e vitr., à g. de l'entrée, des casques gaulois; dans la 20 e , celle du milieu, et une partie des suiv., de très beaux vases en bronxe, des bracelets, des torques, etc.

Salle VII, de l'autre côté de l'escalier: époque gauloise (suite), cimetières à inhumation de la Marne; eneore des bronzes (bracelets, fibules, torques, ceintures) et surtout des objets en fer (armes, etc.) et la céramique, des vases en terre noire, brune ou grise. — Salle VIII: objets provenant du cimetière de Chassemy (Aisne), des^vases^et des armes. — Salle IX: sépultures gauloises, surtout la sépulture à ohar de la Gorge- Meillet, à Sommetourbe (Marne), reconstituée telle qu'on l'a trouvée , le chef gaulois dans le bas et l'un de ses hommes au-dessus. Les originaux des objets qui les entourent sont en deçà, dans la vitrine n° 2. Les autres vitrines en contiennent du même genre. — Salles X . tombe gauloise de la Cheppe (Marne), avec un squelette et des vases; suite de la céramique.

— Salles XI et XII pas encore ouvertes.

I er étage (suite). — Salle XIII ou à'Alésia: conquête romaine. A g., un légionnaire romain armé du pilum, d'après les bas-reliefs de la colonne Trajane. Au milieu, un grand plan-relief d'Alésia (Alise-Ste-Reine; Côted'Or) et du siège de cette ville par César; plus loin, un modèle de ses travaux et des objets trouvés dans les fouilles d'Alise. Puis, du côté extérieur, d'autres modèles des travaux de César: sur le Rhin (pont), devant Uxellodunum, peut-être le Puy-d'Issolu (Lot), et devant Avaricum ou Bourges; un modèle de mur gaulois et les produits des fouilles du Mont-Beuvray, la Bibracte de César, à l'O. d'Autun ; enfin des armes, des projectiles et des objets relatifs à l'armement romain, des médailles, etc. — Salle XIV : céramique gallo-romaine, vases et figurines en terre blanche. — Salle XV): suite de la céramique ; vases à glaçure rouge et à reliefs; riche collection de verres et riche série dejibules et autres objets en bronze, en particulier dans la tourelle du coin, par ex. des pinces, des aiguilles et des cachets d'oculistes. — Salle XVI: suite de la céramique ; objets en os, charnières, etc. — Salle XVII : fin de la céramique et des bronzes de l'époque romaine, originaux et moulages; curieuse collection d'épingles, d'aiguilles et dés à coudre antiques, en os !et en bronze; statuettes et vases*; à l'extrémité dr. de la l re des grandes vitr. du milieu, une fort belle tête de dieu fluvial cornu; petits objets en fer, tels que eouteaux; importante collection de clefs, etc.V— Salle XVIII pas encore ouverte.

L'église de St-Germain, vis-à-vis du château, n'a rien de bien curieux. Elle renferme, k dr. de l'entrée, un petit monument érigé à Jacques II Stuart, qui habita le château et y mourut en 1701.

nO En v. de Par. 11. ST-GERM AIN-EN-L.

A dr. delà façade du château, une statue de Thiers (pl. 1797-1877), le président, mort à St-Germain, bronze par Mercié.

Dans la rue de Pontoise, près de la gare, se trouve Yhùtel de ville (pl. 7,E3). Il y a au second étage un petit musee-bibliothèque, public tous les jours de 10 h. à 4 h., excepté le lundi.

Une galerie dans le fond, à g., contient une petite collection de peinture, surtout, en commençant du côté de la bibliothèque : 106, école de Rubem, la Félicité de la Régence; 100, Teniers^ les Jeux de l'enfance; au-dessus, Fr. Franck, le Passage de la mer Bouge; — 101, Lucas de Leyde, l'Escamoteur; 90, Murillo ou robar, un portrait; 88, le Guide, la Vierge; 83, le Titien^ Ecce Homo ; 71, d'après Mantegna, Jésus remettant les clefs a St Pierre ; 109, de Champaiçne (?), portr. de femme; 50, Vivien, portr. de Delille; 80, Velasquee (?), portr. de femme; 115, de Crayer, la Vierge ; 123, Lion Cogniet, Caïn et Abel; 110, Qér. Dov (?), Un moine ; 86. le Padouan, la Madeleine; 103, 104, van Kessel, l'Ouïe et lo Goût; — 117, d'après Velasquez, Esope, etc.

Dans le square voisin, du côté de la gare, une statue de la Re- •publique, par Granet.

La ^terrasse de St-Germain (v. le plan, F G 2-1), au delà du «parterre» qui est entre le château et la forêt, a 2400m. de long et s'étend à une grande hauteur au-dessus de la Seine, à côté de la forêt. Elle commande une 'vue superbe des rives sinueuses du fleuve et de la plaine si animée qu'il baigne. Le second plan ressemble à un immense parc rempli de maisons de campagne. Sous la terrasse elle-même le Pecq et son cimetière (v. p. 313); ensuite le Vésinet; plus loin encore, à l'horizon, Montmartre; sur la dr., la tour Eiffel ot le Mont-Valérien , qui cacbe le reste de Paris; à dr., sur la hauteur, l'aqueduc de Marly; à g., au bord de la Seine, les bâtiments neufs de la «Petite Roquette» , colonie pénitentiaire qui dépend la «maison des jeunes détenus» de Paris (p. 167); au-dessus du coin du parc du Vésinet, le clocher et la basilique de St-Denis, à peine perceptibles; plus près sur les coteaux, Montmorency, etc. — Il y a concert au kiosque de la terrasse le dim. en été, à 3 h. i f t .

La forêt (entrées, v. le plan p. 317) occupe presque toute entière une 80 rte de presqu'île formée par un des méandres de la Seine. Elle mesure env. 10 kil. du S.-O. au N.-E. et 4 à 7 du S.-E. au N.- O., soit près de 4400 hect. de superficie. Elle est magnifique et il y a des écriteaux. En suivant l'avenue principale, on y rencontre, à 3 kil., les Loges, maison d'éducation pour les filles de membres de la Légion d'honneur ayant Ls grade de sous-officier ou une position correspondante (v. p. 325). L'enseignement y est plus particulièrement professionnel. La maison est fermée au public. C'est près de là qu'a lieu la joyeuse fête des Loges, qui commence le dim. le plus rapproché du 30 août et dure dix jours. La partie la plus fréquentée de la forêt est à dr. en deçà des Loges. La route de Pontoise, du même côté, mène en 1 h. à la station d' Achètes (v. ci-dessous et aussi la carte ci-contre). Elle croise à mi-chemin celle de Poissy à Maisons, par où l'on va des Loges eu 8 / 4 d'h. à ce village, situé à dr. (v. ci-dessous). Belle vue à la sortie de la forêt. La partie basse, du côté de la Seine, n'est pas intéressante, et il y a depuis peu des

^jjjggjgjjgg .v 0 i r HUi;S i ta carte SMteni.s-Poni»ise

ST - DENIS. Env. de Par. 18. 321

champs d'e'pandage pour les eaux d'égout de Paris, amenées par la nouvelle canalisation mentionnée p. 329.

De St-Germain à Venantes, v. p. 312.

De St-Germain à Maisons-Laffltte (Argenteuil ; cartes ci-jointe et p. 322): 17 kil. par la Grande-Ceinture, 35 à 45 min. ; 1 fr. 90, 1 fr. 30, 95 c. Il y a aussi un tramw. pour Poissy (5 kil. 5; 60 et 45 c. et une correspond, pour Maîsons-Lafûtte (7 kil. ; 70 c). Le chemin de fer fait un immense circuit dans la forêt. — 4 kil. St-Oermain-Orande-Ceinture (p. .315).

8 kil. Poiaay (MU de Rouen), ville de 6981 hab., sur la rive g. de la Seine et la ligne de Paris à Rouen (v. le Nord -Ouest de la France, par Hsedeker). La Grande -Ceinture a sa gare spéciale, en deçà de la ville, à l'oppose' de celle de l'autre ligne. C'est près de cette dernière que se trouve Véglise, beau monument du style de transition (xn«s.), avec une tour à l'extrémité O. de la nef et une autre sur la croisée. Poissy a vu naître St Louis et est connu par le colloque de 1561, entre les catholiques et les protestants, qui n'aboutit qu'à une profession de foi ambiguë condamnée par la Sorbonne. Place de l'église, la statue de Meissonier (1815- 1891), le peintre, mort à Poissy, par Fremiet.

13 kil. (7 par la route). Achères (p. 331). — 17 kil. Maisons-Laffitte (p. 331). — La ligne de Grande-Ceinture tourne plus loin à g. vers Argenteuil (10 kil. ; p. 328), etc:

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