‹ Paris et ses environs; manuel du voyageurChapitre 9 sur 100 · Arrivée à Paris · texte numérisé non relu

Arrivée à Paris

Gares, v. p. 19 et 20. Les voyageurs qui en sortent avec des colis à la main doivent en déclarer la nature aux employés de l'octroi qui se tiennent aux portes. Les objets sujets aux droits sont surtout les comestibles et les boissons. Les inspecteurs vous remettent, quand il y a lieu, un bulletin avec lequel on va payer aux guichets voisins.

Comme le déchargement des bagages demande toujours quelque temps (env. 10 min.), on en profitera pour aller retenir une voiture, de préférence une voiture de place (v. p. 16 ; voitures spéciales, v. cidessous), et on demandera au cocher son «numéro». Les bagages se réclament en présentant le bulletin. On les fait alors visiter par les employés de la douane et de l'octroi , qui peuvent se contenter de votre déclaration (v. p. xm). Ensuite on les fait emporter par un facteur (20 à 30 c), pour les charger sur la voiture, dont on lui indique le numéro, et on dit au cocher le nom de l'hôtel où il doit vous mener. Pour les prix, v. le «numéro» ou la dernière page de

l'appendice, à la fin de ce volume.

Si on se loge près d'une gare (v. p.8 et 9), y laisser les bagages enregistrés, en gardant le bulletin, pour les faire prendre au besoin par le garçon dé r hôtel, ou bien convenir du prix avec le facteur, si on les fait porter.

Outre les voitures de place, il y a aux gares des voitures spéciales (v. ci-dessous) et des omnibus de famille des chemins de fer, commodes pour les voyageurs auxquels ne suffirait pas une voiture ordinaire. On trouve habituellement des omnibus à l'arrivée, mais il est plus sûr de les commander d'avance, en s'adressaut au chef du bureau des omnibus, à la gare, et en indiquant l'heure de l'arrivée: les chefs de gare transmettent gratuitement un ordre de ce genre par dépêche. Ces voitures diffèrent beaucoup de dimension selon les gares, et les prix varient en conséquence. Consulter l'Indicateur des chemins de fer, aux renseignements généraux concernant la ligne

qu'on a prise. Bureaux des compagnies dans la ville, v. p. 25.

Voitures spéciales des gares du Nord et de l'Est, semblables aux voitures de remise, mais placées avant elles à l'arrivée, au delà des omnibus (v. les écriteaux): course, bagages compris, à 4 pl., 2 fr. 50 le jour (6 ou 7 h. du m. à min. 3 fr. la nuit ; commandées à l'arrivée ou à domicile, 3 et 4 fr. — Voitures spéciales de ï Ouest, même tarif que les voitures ordinaires à 4 places (v. à la fin de l'appendice), mais plus chères si on les retient à l'avance et pour aller aux gares de Lyon et d'Orléans (v. l'Indicateur).

U*deker. Paris. 13« édit.

2 Remeign.

PARIS

Hôtel*

La population parisienne mérite en général la confiance des étrangers, et elle est connue pour sa politesse et sa complaisance, mais il est encore plus sûr de s'adresser, pour des renseignements, aux agents de police, qui se rencontrent partout.

On se tiendra du reste toujours sur ses gardes à Paris , quoique la police y soit bien faite, car la légion de filous et de voleurs qui y cherchent aventure est des plus adroites et sait parfaitement distinguer la physionomie de l'étranger.

On s'abstiendra en particulier d'aller, à une heure avancée de la nuit, dans des quartiers éloignés; il n'est même pas bon, en général, de s'attarder dans les autres quartiers après 1 h. du matin.

On se défiera aussi des joueurs en chemin de fer (bonneteurs) et dans la banlieue. Bien des tripots de Paris ont même, dit-on, des «rabatteurs», qui vont en «reconnaissance» dans les cafés et leur amènent trop souvent des dupes.

Malheur encore a celui qui prêtera une oreille complaisante aux invitations des sirènes des boulevards et d'autres lieux, car elles ne sont pas moins habiles à exploiter l'étranger.

Hota. — Tout étranger qui vient à Paris pour y séjourner, mais non l'étranger de passage, doit, dans les quinze jours de son arrivée, en faire la déclaration , en prouvant son identité, à la préfecture de police, quai des Orfèvres, 36 (palais de justice), de 10 h. à 1 h. L'étranger doit également faire une déclaration, dans les huit jours, s'il s'établit à Paris ou dans une autre partie de la France pour y exercer une profession, un commerce ou une industrie.

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