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TRIBUNAL DE COMMERCE

de nos jours. Les sujets en sont surtout empruntés à la Bible. Ceux de la rosace, qui est seulement du xve s. , sont tires de l'Apocalypse. Les murs sont couverts de décorations polychromes en harmonie aveo ces vitraux. On remarquera aussi les statues des douze apôtres adossé*es aux piliers , un très-bel autel également restauré, derrière lequel se voit le baldaquin gothique, en bois , où étaient les saintes reliques, et deux petits escaliers tournants en bois doré, dont l'un , celui de gauche, est du xine g. et l'autre moderne, mais dans le même style. On sort par le portail de l'église haute , audessus duquel s'élève un beau pignon flanqué de deux tourelles, et l'on passe à dr. , par une porte vitrée, dans le vestibule du palais.

A dr. de l'escalier du palais se voit l'une des entrées de la Conciergerie , la fameuse prison, qui occupe la partie inférieure de ce palais du côté de la Seine et où les visiteurs entrent par le quai (v. ci-dessous"). Elle sert maintenant de prison préventive. La plupart des prisonniers politiques de la Révolution furent détenus à la Conciergerie avant d'être conduits à l'échafaud. On montre encore leurs cachots , surtout celui de la reine Marie- Antoinette, transformé en chapelle et orné de peintures représentant les derniers jours de la reine. Pour visiter cette prison et les salles basses dites cuisines de St-Louis , il faut une permission du préfet de police (avenue de Constantine, en face du palais, de 10 h. V2 à 3 h.).

En face du Palais-de- Justice, à l'E. du boul. du Palais, s'élève le tribunal de commerce (pi. R. 20; V), construit de 1860 à 1866 par l'architecte Bailly , dans le style de la Renaissance , avec un dôme octogone , de 42 m. de hauteur , destiné à faire perspective dans l'axe du boul. de Sébastopol , et qui se voit par conséquent de la gare de l'Est. L'intérieur, ouvert au public tous les jours de la semaine , mérite d'être vu. Un escalier monumental conduit aux salles du tribunal et des conseils de prud'hommes. A la hauteur du premier étage, des statues de l'Art industriel, par Pascal ; de l'Art mécanique, par Maindron ; du Commerce terrestre, par Cabet, et du Commerce maritime, par Chapu ; dans le haut, des cariatides par Dubut. Au milieu du corps de bâtiment est une cour entourée de deux colonnades superposées, au-dessus desquelles sont des cariatides de Carrier- Belleuse, supportant la charpente en fer d'un toit vitré. La salle d'audience est ornée de boiseries en chêne, de caissons avec imitations de faïences en camaïeu, et de peintures relatives au tribunal, par Robert-Fleury.

Au sortir d'ici, nous suivons le quai à dr. du Palais-de-Justice, le long des tours (p. 212) , où il y a une entrée de la Conciergerie (v. ci-dessus), et plus loin une entrée de la Cour de cassation.

La façade occidentale du Palais-de-Justice a été construite de nos jours par Duc. Elle est d'un style sévère qui convient à la destination de l'édifice. Trois rampes y donnent accès à la nouvelle salle des Pas-Perdus dont il a été question p. 212. Huit colonnes doriques cannelées et deux piliers d'angle supportent un riche en-

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