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LES BOULEVARDS

mieux connaître à l'étranger la physionomie de Paris, car ces boulevards en sont toujours la principale artère. 'On ira d'un côte" et l'on reviendra de l'antre. Le moment le plus convenable pour cette promenade est la matinée , de 9 h. à midi , lorsque la foule n'est pas encore trop compacte. Néanmoins on répétera cette promenade le soir , où des milliers de becs de gaz transforment la nuit en jour , et où Ton peut voir aussi l'intérieur des magasins , grâce à leur brillant système d'éclairage.

Aujourd'hui, les magasins du boulevard des Italiens et des boulevards voisins, ainsi que ceux de l'avenue de l'Opéra et de la rue de la Paix, surpassent, au moins pour l'importance, ceux du Palais-Royal, autrefois si célèbres.

Une course sur l'impériale d'un des omnibus qui suivent les boulevards (trajet de 32 min.), est aussi pleine d'agrément; on se transportera de préférence par les boulevards, soit en omnibus, soit en voiture découverte, à la place de la Bastille, où commence notre description (v. ci-dessous). La circulation sur les boulevards est énorme; ils sont parcourus journellement par 20 à 25,000 voitures. On a établi les années dernières au milieu de la chaussée , aux carrefours , des refuges ou plate - formes destinées à en faciliter la traversée, et l'on a ajouté à certains endroits aux candélabres de ces refuges des horloges pneumatiques, du système Popp-Resch.

Dans la bonne saison , les cafés (p. 16) ont des tables et des chaises sur les trottoirs, où l'on peut observer à son aise la vie des boulevards. Restaurants, v. p. 11 et 13; théâtres, p. 31 et suiv. ; cabinets de lecture, p. 18; magasins, p. 38, etc.

Sur les bords des trottoirs s'élèvent des constructions d'une grande utilité à l'usage des hommes , nommées vespasiennes ; des kiosques où se vendent les journaux (p. 18) ou qui sont des bureaux de contrôle pour les fiacres ; de grosses colonnes sur lesquels sont les affiches des théâtres, etc., et, à certains endroits, des trinhhattes, où se débitent de l'eau de Selz et d'autres rafraîchissements. Les fauteuils et les chaises en fer, aux endroits larges des trottoirs, se louent 20 et 10 c. ; mais il y a aussi des bancs à l'usage de tout le monde.

La description suivante commence à dessein à la place de la Bastille , parce que de cette manière , en allant de l'E. à TO. , on voit d'abord les parties moins fréquentées et moins brillantes des boulevards ; le mouvement augmente peu à peu , les maisons, les boutiques deviennent plus somptueuses , et on atteint enfin, en approchant de l'Opéra, les quartiers les plus beaux et les plus élégants de Paris. Si l'on n'est pas encore fatigué en arrivant à la Madeleine , surtout si l'on n'a pas fait la course d'orientation recommandée p. 49, on peut descendre la rue Royale jusqu'à la place de la Concorde (p. 71), remonter en voiture les Champs-Elysées (p. 157) jusqu'à l'arc de triomphe de l'Etoile (p. 160), revenir

56 1. LES BOULEVARDS. La Bastille.

sur ses pas, traverser le jardin des Tuileries (p. 155), passer devant le Louvre (p. 90) et le Palais-Royal (p. 79), suivre la large et belle rue de Rivoli (p. 74) jusqu'à la Tour St- Jacques (p. 81), puis tourner à dr., dans la Cité, où sont Notre-Dame (p. 216) et le Palais- de- Justice (p. 212), et remonter de là par le boulevard de Sébastopol (p. 171) à celui de St- Denis (p. 60); Ton a de cette façon aperçu une grande partie des curiosités extérieures de Paris.

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