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ST-ROCH

A l'O. de la place se trouve le Ministère de la Justice. La rue qui fait suite à la rue de Oastiglione est la rue de la Paix, que nous avons déjà vue de la place de l'Opéra (p. 65).

Nous revenons sur nos pas jusqu'à la première rue latérale , la rue 8t-Honori. On y remarque entre la rue Castiglione et la rue Royale (p. 71) l'église de V Assomption, du xvn« s., avec un péristyle et un dôme assez lourd , dont la coupole est décorée d'une Assomption de Ch. de la Fosse (elle n'est pas toujours ouverte). On construit près de là, n° 251, un panorama national, où se verra la charge des cuirassiers de Reichshoffen. De l'autre côté de la rue de Castiglione, la rue St-Honoré passe devant

St-Roch (pi. R. 18; II), église construite de 1653 à 1740 sur les plans de Lemercier. C'est un échantillon intéressant du style rococo adapté à un monument religieux. La façade, précédée d'un haut perron et décorée de deux ordres de colonnes doriques et corinthiennes, a été exécutée sur les plans de Robert de Cotte , par son neveu Jules de Cotte. — C'est devant St-Roch, qui était alors précédée d'une grande place s'étendant jusqu'au jardin des Tuileries, que Bonaparte établit ses canons le 13 vendémiaire an IV (3 oct. 1795) , pour mitrailler les royalistes qui voulaient attaquer la Convention, étouffant par cette mesure énergique la contre-révolution dans ses germes.

L'intérieur de St-Roch est à trois nefs. Chacun des bas côtés a cinq chapelles latérales ; le chœur en compte huit, quatre de chaque côté, et il y en a encore trois dans Taxe de l'église, deux voûtées en dôme et une dernière transversale, de forme allongée.

St-Roch, qui est une des églises les plus riches de Paris, ne manque pas d'oeuvres d'art remarquables. Sous l'orgue, un médaillon de P. Corneille, mort dans le quartier de St-Roch en 1684. La chaire, avec ses singuliers ornements allégoriques, est dans le mauvais goût du xvine s.

Bas côté de g. Ire chap. : St François Xavier au milieu des Indiens, et en face, St Philippe baptisant l'Eunuque, peintures de Chassériau. 2e chap. : St Jean montrant le Messie et Jésus ressuscité apparaissant à ses disciples, par Bureau; le Baptême de J.-C, groupe de marbre par Lemoine. 3e chap.: St Nicolas, par Gollin; inscription en l'honneur de Bossuet. 4e chap. : Mater dolorosa, groupe de marbre ; la Vierge de la Compassion et Jésus descendu de la croix, par Cornu. 5e chap. : sur l'autel, la Chaste Suzanne, tableau par Herbètroffer ; au-dessus et en face, Ste Suzanne, par Norblin. Sous la fenêtre, le monument de Y abbé de VEpie (1712-1789), le célèbre fondateur de l'institution des sourds -muets (p. 237), par Préault.

Chapelle du bras g. du transept, la Prédication de St Denis, par Fsen, tableau célèbre du régénérateur de la peinture française au xvme g., le maître de David (p. 115), faisant contraste par son style académique avec celui de Doyen, dans l'autre chapelle du transept (p. 77).

Chapelles du pourtour. Dans chacune d'elles, de ce côté comme de l'autre , de grands bas-reliefs dont les sujets sont tirés de l'histoire de la Passion. Peintures: l*e chap., St Vincent de Paul, par Porion; 2e chap., St Joseph, par Tissier et Biennoury; 3e chap., St François de Paule, par Henry Scheffer et Loyer; 4e chap., St Charles Borromée, par R. Balte.

Chapelles derrière le chœur. La l*e chap., dédiée à la Vierge, a été ajoutée en 1753 et reconstruite en 1845 par St-Père. Elle a une coupole peinte par Pierre, dont le sujet est l'Assomption, et un pourtour orné de plusieurs tableaux remarquables, notamment, à g., le Triomphe de Mardochée, par Jouvenet, enlevé provisoirement; la Résurrection de la fille de Jaïre, par Delorme; à dr. , St Jean prêchant dans le désert, par

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