PALAIS-ROYAL
Legendre ; Jésus bénissant les enfants, par Vien, et Jésus chassant les vendeurs du temple, par Thomas. Sur l'autel de cette chapelle , la Nativité du Christ, groupe de marbre par Michel Anguier.
La chapelle du fond , dite du Calvaire , est isolée des autres ; on y entre par une petite porte à g. Elle renferme trois groupes considérables : le Crucif huent, par Duseigneur; Jésus en croix, par Mich. Anguier, dans une niche éclairée du haut; et la Mise au tombeau, par Deseine. Le Christ est placé dans Taxe de l'église , de sorte que lorsqu'on ouvre de grands volets en face, il se voit de l'intérieur de l'église.
En retournant vers l'entrée : l^e chap. du pourtour (4« en venant de la nef), Ste Madeleine, par Brisset; 2« chap., Ste Catherine, par Brune; 3* chap., Ste Thérèse, par Bohn; 4e chap., Ste Clotilde, par Dexiria.
Chapelle du transept, la Guérison du mal des Ardents, par Doyen, composition théâtrale , l'antithèse du St Denis de Vien (v. p. 76).
Bas côté de dr. ir* chap. (5e en venant de l'entrée): St Pierre, par Bureau. 2e chap. : le Purgatoire, par Boulanger. 3e chap.: St Etienne par L. Roux; monument du due de Créquy (m. 1678), par Coyzevox et Nie. Coustou. 4e chap. : les saintes Femmes par Charpentier; les monuments du cardinal Dubois (m. 1729), par Quill. Coustou, et du comte d^Hareourt, Henri de Lorraine (m. 1666), par Renard, ainsi que le buste de Mignard (m. 1695), par Desjardins , et celui de le Nôtre (m. 1700) , par Coyzevox. 5« chap. : FEnfant prodigue, par Qtiantin; le monument de Maupertuis (m. 1759), par cTHuez; le buste du duc de Lesdiguières (m. 1626), par Nie. Coustou, etc.
On rient de construire sur la droite de St-Roch tout un bout de rue, prolongeant la rue des Pyramides jusqu'à l'avenue de l'Opéra (p. 65), mais il a fallu y faire d'abord, comme à l'avenue, des travaux de nivellement considérables, car il y avait là une butte, dite la butte des Moulins, sur laquelle était aussi le clocher de St-Roch, qu'il a fallu démolir.
La rue St-Honoré se continue dans la direction des places du Théâtre-Français et du Palais -Royal. Nous redescendons par la rue des Pyramides à la rue de Rivoli. A côté de celle-ci , sur la petite place des Pyramides, s'élève depuis 1871 une statue équestre assez médiocre de Jeanne d'Arc, en bronze, par Frémiet.
La rue de Rivoli longe ensuite à dr. les Tuileries (p. 153), le pavillon de Marsan, et l'aile de raccordement avec le Louvre, en partie reconstruits depuis 1871. Plus loin, le pavillon de Rohan, avec les guichets par où l'oniarrive à la place du Carrousel (p. 152), et ensuite le Nouveau Louvre, avec le Ministère des finances.
La petite placb du Palais-Royal (pi. R. 20 ; //) est une des plus animées de Paris ; il y a un bureau d'omnibus très-important et un autre presque à côté dans la rue St-Honoré, qui traverse la place. A dr., l'hôtel et les magasins du Louvre (p. 4 et 38); à g. l'hôtel du Pavillon de Rohan (p. 4), et en lace le
Palais-Royal. Il faut distinguer le palais proprement dit, qui a sa façade sur la place, de son jardin avec ses galeries, la partie la plus curieuse, située sur le derrière (v. ci -dessous).
Ce palais est celui que Richelieu se fit construire de 1629 à 1636 et qu'on nomma d'abord Palais - Cardinal. Après la mort du grand ministre, Anne d'Autriche , veuve de Louis XIII, auquel il l'avait donné, vint l'habiter avec ses deux fils mineurs, Louis XIV et Philippe d'Orléans, et c'est à partir de ce moment qu'il s'appela Palais - Royal. Louis XIV en fit ensuite don à son frère le duc