REZ-DE-CHAUSSÉE
*Musée égyptien. — Ce musée , dont l'entrée se trouve à g. dans le passage sous la colonnade (p. 89), est la collection d'antiquités égyptiennes la plus remarquable de l'Europe. Elle nous donne sur la religion, les mœurs et les arts chez le plus ancien des peuples civilisés, l'idée à peu près la plus complète que pnissent nous fournir les monuments encore subsistants, sauf naturellement ceux du domaine de l'architecture. Notice sommaire (rez-de-chaussée et 1er étage), par M. E. de Bougé, 1 fr. Monuments du rez-dechaussée, par le même, 1 fr. Il y a du reste presque partout, au rez-de-chaussée, des étiquettes explicatives.
La première salle, la salle Henri IV, renferme les objets de plus grande dimension. On y remarque surtout des sphinx, figures fantastiques à corps de lion et têtes d'homme (dieu ou roi) , symboles de la force unie à l'intelligence, qui se plaçaient deux à deux aux portes des temples ; des stèles, monuments commémoratifs en l'honneur des défunts, avec des inscriptions, des représentations de divinités infernales (Osiris) et des sacrifices qu'on leur faisait ou que les parents faisaient aux défunts ; des statues, provenant issi pour la plupart de chambres sépulcrales ; des bas-reliefs et - sarcophages.
égyptien. 3. LE LOUVRE. 93
La chronologie de U'histoire égyptienne étant très «incertaine, on n'a pas donné d'autres dates aux monuments que celles des dynasties, qui ont eu des durées fort inégales , depuis 70 jours jusqu'à plus de 450 ans. On compte 31 dynasties, la première remontant, selon Mariette, à Tan 5004, et la dernière à Tan 340 av. J.-C. Les dates se précisent seulement jusque vers Tan 686, au temps de la 6© dynastie ; la 2Û« serait déjà du xiie s., la 15e du xxii« s. et la l(fc du xxxii« s. av. J.-C.
Le grand sphinx en granit rose qui attire d'abord l'attention à l'entrée de la salle est moins remarquable, bien que mieux conservé, que le pendant à l'autre extrémité. A dr., A 18 et A 19, le pied et la tête d'une statue colossale d'Aménophis 111, le Memnon des Grecs. *D 9, sarcophage de Taho, «chef-d'œuvre de la gravure sur pierre dure aux dernières époques de l'art égyptien». La décoration de ce sarcophage, comme des autres, a pour objet les rapports symboliques supposés entre la course du soleil, après son coucher, dans les cieux infernaux, et la pérégrination de l'âme dans les mêmes régions (métempsy chose). — A g., D 8, sarcophage dTun prêtre du règne de Psamétik I«r (xxvie dynastie). Plus près de la porte, au mur, *B7, bas-relief peint représentant le roi Séti Ier (Sésostris; xixe dyn.) et la déesse Hathor: de galbe maigre et élancé du roi Séti peut être pris pour un véritable type des proportions recherchées alors par les artistes.» Plus loin , à g., A 20, statue de Ramses II, probablement le Pharaon de la mer Rouge; elle a été usurpée par lui, car elle doit être d'un souverain du premier empire (xn« ou xin® dyn.); A 24, statue de 8éH II, colosse en grès rouge, coiffé du pschent, emblème de la toutepuissance, et tenant un b&ton a enseigne sur lequel sont gravés ses noms et titres royaux. Derrière, D 31, une portion de la base de l'obélisque de Louqsor (p. 73), avec quatre singes cynocéphales, représentant les esprits de rOrient en adoration devant le soleil levant. Puis A 2, Sekhet, divinité à tête de lionne (il y en a d'autres) ; A 16, statue de Sehek-Hotep III, de la xine dyn.; D 1, sarcophage de Ramsès III (xxe dyn.), en granit rose, de dimensions colossales: le couvercle est à Cambridge. — A dr., D 10, sarcophage de Horus, un fonctionnaire. A l'intérieur, les 42 juges infernaux qui assistaient Osiris dans le jugement de l'âme humaine. — Derrière, aux fenêtres, sous verre, C 167 et 168, stèles de la xne dyn., remarquables par la beauté de la gravure. — A g., au mur, C 8, stèle en granit rose imitant une porte égyptienne sous la xvme dynastie; plus loin, D 29, naos cTAmasis, chapelle en granit rose d'un seul bloc (v<* s. av. J.-C).
A l'extrémité* de la salle, un escalier montant au premier étage.
A g., la salle d'Apis, ainsi nommée d'après la statue qui s'y trouve, exécutée au temps de la xxxe dynastie (ive s. av. J.-C.).
Le bœuf ou plutôt le taureau Ap'x était l'animal consacré à Ptah, dieu suprême des Egyptiens. Il devait être noir, avec un triangle blanc sur le front et une tache en forme d'aigle sur le dos , et il devait avoir sous la langue une excroissance rappelant la forme du scarabée sacré. A sa mort, l'animal était inhumé en grande pompe, dans un endroit que les Grecs ont nommé «Sérapéum» par corruption des mots c Osiris Apis», qui désignaient le bœuf Apis chez les Egyptiens.
A côté, des canopes ou vases funéraires à têtes humaines. Aux murs, tout autour, des stUes, qui étaient mises par les croyants dans le tombeau d'Apis et qui sont maintenant d'une valeur inappréciable pour l'histoire de l'Egypte, parce qu'elles sont datées et donnent le nom du roi régnant. Le lion près de la fenêtre, de la basse époque, est très-remarquable. — A l'entrée d'une petite salle latérale, sous verre, les jambages de la porte du Sérapéum, avec des inscriptions du commencement de la dynastie des Ptolémées. Cette salle renferme aussi des stèles } des canopes, une statuette de Bès, divinité* monstrueuse, etc.
Nous revenons sur nos pas pour monter l'escaUer , au mur du*
94 3. LE LOUVRE. Mtuée
quel se voient un grand nombre de papyrus y entre autres les plus anciens manuscrits grecs et coptes. À g., C 51, un fragment d'inscription très - précieuse du temple de Kamak , relative à une expédition du plus grand roi d'Egypte, Thoutmès ELI (xvnie dyn.).
Il y a aussi dans le haut de l'escalier de beaux sarcophages en forme de momies et des sculptures datant du premier empire, dont les plus anciennes sont celles qui portent les num. À 36, 37 et 38, de la ive et peut-être même de la nie dyn., sans doute les plus vieilles statues qui existent encore. «Au milieu de leur rudesse, on remarquera déjà la justesse de certaines parties et surtout des genoux». Les statuettes de l'espèce de balcon du palier sont aussi de l'ancien empire. Là encore : A 22, une grande statue en albâtre de Ramsès II (Sésostris; xix« dyn.), dont la partie supérieure est moderne; A 107, la statue peinte d'un haut fonctionnaire de la ve dynastie.
La porte à dr. du palier donne entrée dans les salles de l'ancien musée des Souverains (p. 145). En passant par celle qui est à côté, entre des moulages des statues de Khafra (Khéphren), le roi qui a construit la grande pyramide de Gizeh (vie dyn.), et de la reine Améniritis, femme de Psamétik I«r (xxvie dyn.), nous arrivons aux antiquités égyptiennes de petite dimension (v. le plan du 1er étage). Il y a aussi des étiquettes.
I. Salle historique , renfermant les objets qui ont surtout un intérêt historique.
Sur une première colonne, un vase d'albâtre d'un prêtre de la xxiie dyn., qui a servi plus tard à un membre de la famille Claudia. Sur une autre colonne entourée d'une vitrine octogone, une statuette en basalte vert de Psamétik II. — Vitrine : statuettes funéraires, scarabées, symboles de l'immortalité ; *bijoux en or incrustés de pâtes de verre, coupe, masque de momie et chaîne en or, etc. — Armoire à g. de la cheminée, *Osiris, Isis et Horus, groupe en or du temps de la xxn«* dyn., acheté 25,000 fr.
Plafond : le Génie de la France anime les arts , protège l'humanité, par Gros (1827-1831).
II. S allb civile , consacrée aux monuments de la vie privée. Au milieu, au-dessus de la vitrine, *un scribe accroupi, peint en rouge
et avec des yeux incrustés (v® dyn.). Vitrine: Bagues, échantillons de faïences, émaux et verres égyptiens, objets de toilette en bois sculpté, objets en os et en ivoire, etc. — Armoires et vitrines, à g. à partir de l'entrée: statuettes, modèle d'édifice, tabourets, fragments de meubles, nattes; *tissus divers, d'une finesse remarquable, bronzes, verres, faïences, porcelaines ; vases ; objets en sparterie, articles de toilette, chaussures ; fruits, grains, instruments et scène de labourage; emblèmes; armes et instruments de musique; encore des "tissus d'une finesse extraordinaire, et des statuettes, une boîte à jeu, des modèles de barque, etc.
Plafond : Jules II ordonnant les travaux du Vatican et de St- Pierre à Bramante et à Michel- Ange, par Hor. Vernet (1827).
III. Salle funéraire , intéressante pour la connaissance du culte des morts chez les Egyptiens, chez lesquels la croyance à l'immortalité était un dogme fondamental de la religion.
Cette croyance explique le soin qu'ils apportaient à la conservation des corps, si bien embaumés et pour lesquels ils construisaient des tombeaux grandioses. La plupart des renseignements que nous avons sur
égyptien. & LE LOUVRE. 95
leur doctrine nous viennent du Rituel funéraire, livre sacre dont chaque momie devait porter un exemplaire plus ou moins complet. Il contient une série d'hymnes, de prières et d'instructions sur la manière dont Famé devra se conduire dans l'autre monde, sur ce qu'elle devra répondre aux juges, etc. Les bandes de papyras du côté de la cheminée sont des fragments de ce Rituel , et l'explication se trouve au-dessous. Nous en ▼errons un plus beau dans la 5e salle. Sur la cheminée, une peinture égyptienne de la basse époque, représentant un jeune homme amené dans les dernières demeures par Anubis, le dieu à tête de chacal. — Armoires et vitrines, de g. à dr. : figurines et coffrets funéraires ; peintures (près de la 3e fenêtre), masques, scarabées, boîtes de momies et momies (armoire entre les fenêtres), instruments de doreurs et de scribes, hippocéphales ou chevets, etc. — Au milieu, des statuettes en bois de l'ancien empire (xxx* s. av. J.-C.), une 'chaise ornée d'incrustations en ivoire et des boîtes de momies.
Plafond: l'Egypte sauvée par Joseph, à'Abel de Pujol (1827).
IV. Salle dbs Dibttx, consacrée aux antiquités qui nous expliquent la mythologie égyptienne : statuettes et attributs de dieux en bronze, etc*, dont un certain nombre avec des étiquettes.
Snr la cheminée, les statuettes les plus remarquables : Hobs (?), Sekhet, Ammon, Osiris et Isis allaitant Horus. — Au milieu de la Salle, une antre statuette de Sekhet. — Vitrine octogone: scarabées, symboles et attributs en bois doré et antres matières, œil symbolique appelé «out'a», amulettes.
Plafond : l'Etude et le Génie dévoilant l'Egypte à la Grèce, par Pieot (1827).
V. Salle des Colonnes, contenant les objets qui n'ont pu trouver place dans les autres salles.
Près des colonnes, des cercueils royaux de la xi* dynastie. Au milieu, A 90, statue de Nesahor, fonctionnaire du temps de la xxvi? dynastie. Plus loin, d'autres cercueils. Dans les armoires, encore des divinités^ des ustensiles en bronze, des éperviers à tête humaine, symbole de l'ame, etc. — Du côté des fenêtres, le ""papyrus royal, magnifique exemplaire hiéroglyphique linéaire du livre des morts, de 8 m. de long et admirablement conservé, bien que n'ayant pas moins de 9000 ans d'existence.
Plafond par Gros : au centre, la Gloire s'appuyant sur la vertu ; à g., Mars couronné par la Victoire et arrêté par la Modération; à dr. , le Temps mettant la Vérité sous la protection de la Sagesse ; tout autour, les Siècles les plus célèbres dans les arts.
Salles des petites antiquités grecques et musée Gampana, v. p. 146.
n'usée assyrien. — Ce musée, dont l'entrée est en face de celle du musée égyptien, dans le Vieux Louvre (plan du rez-de-ch., B), est formé d'une partie du produit des fouilles faites depuis 1842, par M. Botta, consul de France, et par V Anglais Layard, sur l'emplacement des anciennes villes à'Aseur et de Ninive : l'autre partie est en Angleterre.
lSAsiyrie (Assur), d'après la Bible le pays de Nemrod, est l'empire qui s'étendait sur la rive gauche du Tigre, avec Assur, plus tard Ninive, pour capitale, qui vainquit vers 1250 av. J.-C. l'empire de Babylone, et dont la domination s'étendit ensuite jusqu'à l'Asie Mineure. Les fouilles en question ont fait retrouver les ruines de vastes palais, dont les salles étaient toutes garnies à l'intérieur de bas-reliefs, sut lesquels la vie des souverains est racontée comme
sur les monuments de l'Egypte, mais d'une façon encore plus expressive. Des chasses, des batailles, des sièges alternaient avec des scènes paisibles, dans lesquelles le roi é*tait représente' avec ses gardes du corps et sa cour et entouré* de monstres fantastiques. Les inscriptions , composées de signes en forme de coins et de triangles, tracés horizontalement ou de biais (écriture cunéiforme), n'ont pu être déchiffrées que depuis peu de temps. La plupart des sculptures exposées dans la lre et la 2e salle proviennent du palais de Khorsabad, du vme s. ; de celui de Nemrod , du xe s., et de celui de Sardanapaie V à Ninive, du viie s. av. J.-C.
C'est notamment du palais construit par Sennachérib, le Sargon d'Isaïe, à l'endroit appelé aujourd'hui Khorsabad, que proviennent ces ^taureaux ailés gigantesques, qui se plaçaient comme les sphinx d'Egypte à l'entrée des édifices, et qui étaient sans doute des personnifications royales, car ils ont des têtes humaines coiffées d'une tiare. Ces animaux symbolisent aussi la force unie à l'intelligence. Les ailes surtout se rencontrent souvent dans les monuments assyriens comme emblème de la puissance.
Les grandes figures colossales placées en face des fenêtres complétaient la décoration de l'entrée du palais. On remarque surtout les personnages qui, sans effort ni colère, pressent sur leur poitrine un lion impuissant à se dégager; ils représentent l'Hercule assyrien. Dans les intervalles, des bas-reliefs représentant des cortèges royaux (21-25), un roi et un prêtre (lô et 17) et un dieu auquel un roi sacrifie un antilope (6 et' 10). Les détails de ces bas-reliefs et des autres sont fort intéressants au point de vue historique, et certaines parties, surtout les chevaux, sont aussi remarquables par la sculpture.
Au milieu de la salle, le pavage d'une porte, d'un dessin fort élégant. De chaque côté, des moulages des stèles de Salmanazar (à Londres) et de Larnaca (à Berlin). En face, un autel à trois faces, avec un petit *lion en bronze, «un des plus beaux ouvrages que l'antiquité nous ait légués », destiné sans doute à servir de base et de décoration à l'anneau qu'il supporte.
Dans la 3e et la 4e salle du musée assyrien se trouvent un certain nombre de sarcophages phéniciens, en marbre noir et en marbre blanc , les restes les plus importants de l'art chez les Phéniciens, peuple des cotes de l'Asie (Syrie) qui subit l'influence des Egyptiens et des Assyriens, et qui, par ses colonies sur les rivages de la Méditerranée, fut le plus ancien intermédiaire entre l'Orient et l'Occident. On remarque surtout au milieu le sarcophage d'Echmunazar, roi de Sidon, qui porte la plus longue inscription phénicienne que l'on connaisse. Ce sont les Phéniciens qui ont inventé notre système d'écriture, en substituant aux signes compliqués des Egyptiens des signes simples pour chaque son.
Trois salles à g. de l'escalier (v. p. 97) sont encore consacrées aux antiquités de 1» Asie-Mineure, qui nous montrent les développements de l'art assyrien chez les populations de cette contrée , en quelque sorte l'intermédiaire entre cet art et l'art grec.
Ire salle : encore un certain nombre d'antiquités phéniciennes et d'autres de Syrie et de Chypre, surtout le vase d'Amathonte (Chypre), taillé dans un seul bloc de pierre, et qui a 3 m. 70 de diamètre.
lie sallb : sculptures de Milet , en particulier des fragments du temple d'Apollon didyméen, spécimens de l'art ionien primitif, dont le style rappelle les sculptures assyriennes. Au milieu, deux
bases colossales de colonnes du même temple , quoique différant l'une de Vautre.
IIIe sallb : sculptures de Magnésie, près d'Ephèse, surtout des fragments du temple d'Arthémis Leucophryne (Diane aux sourcils blancs). La *frise, une des plus vastes compositions de ce genre qui nous reste de l'antiquité" , d'environ 80 m. de développement, représente des combats acharnés entre les Grecs et les Amazones. On n'est pas d'accord sur l'époque où ces sculptures auraient été exécutées. Différentes particularités, notamment leur relief extraordinaire, indiquent une origine romaine tardive. On remarquera encore le vase de Pergame, décoré d'une frise de cavaliers.
L'escalier au bout du musée assyrien (plan du re/.-de-ch., J) conduit au 1er étage. Sur les degrés de cet escalier sont des sarcophages syriens recouverts d'ornements et au mur un cercueil en plomb, aussi avec des ornements. Dans le haut sont exposées des sculptures, des inscriptions et d'autres monuments antiques rapportés d'Afrique en 1874. En face, une entrée des salles de la partie orientale (p. 145) \ à dr., celle du musée du Moyen-Age et de la Renaissance (p. 144), et dans la lre salle de ce dernier, à dr., un petit escalier montant au 2e étage (salles supplémentaires de la peinture, musée de marine, etc., v. p. 150).
**Musée des marbres antiques. — Sans pouvoir se comparer aux grands musées de sculpture antique de l'Italie, celui du Louvre possède cependant quantité d'oeuvres de premier ordre. — On fera bien d'en commencer la visite du côté du pavillon Denon (p. 92).
La galerie Mollien, à dr. en entrant, conduit à l'escalier des galeries françaises (pi. L ; p. 134). Elle contient des spécimens des plâtres de sculptures du Louvre qui sont mis en vente.
La galerie Daru, à g., est celle que nous prenons. Il y a des reproductions en bronze de sculptures antiques , faites du xvi* au xviiie s. à Fontainebleau et à Rome, et quelques statues antiques mutilées.
Le Grand escalier ou escalibr Daru, à l'extrémité de cette galerie, conduit au musée de peinture (p. 110). Nous montons \ seulement 8 marches et nous redescendons à g. Aux murs, quelques bas-reliefs de sarcophages. Dans le bas, à g., à la lre fenêtre, 228, Bacchus couché. Presque en face, à dr., 204 (bas - reliefs), Bacchus chez des mortels adonnés à son culte , nommés ordinairement Icarius et Erigone. A la 2e fenêtre, 454, Naïade couchée (?). Sous l'escalier, diverses statues de moindre valeur, en porphyre, en brèche, en marbre noir; des sarcophages, entre autres un sarcophage de Salonique , avec les défunts sur le couvercle et le combat des Amazones autour de la cuve ; une Niobide avec son pédagogue, etc. — Nous revenons sur nos pas et nous tournons à dr., dans la
Rotonde, salle décorée ô\e beaux stucs par Michel A nguier (1653) et de peintures par Mauzaisse. Au milieu, le Mars Borghèse, nommé autrefois Achille (v. p. 101). A dr., 76 et 75, Apollon Lycien. — Nous passons à dr. , dans les salles de l'aile construite par Catherine de Médicis. Sur l'intrados de l'arcade qui y donne entrée, un basrelief, la Peinture, la Sculpture et l'Architecture, par Chaudet. B«dkkkk, Parisj 6e édition. 7
98 3. LE LOUVRE. Marbres
Salle db Mécbnb ou des Bas-Rblibfs. Plafonds par Meynier etBiennoury. Près de l'entrée , à dr. dans le bas, 84, devant de sarcophage romain avec des représentations assez mutilées de la lutte entre Apollon etMarsyas. Au milieu, une fontaine antique. A la 2© fenêtre, un buste colossal de Mécène, qui a donné son nom à la salle ; à la lre, une tête colossale de Caraealla, trouvée en Macédoine.
Les 4 salles suivantes ont été décorées par Anguier et Romanelli ; il y a surtout des sculptures du temps de l'empire romain.
Salle des Saisons ou de Mithsas. Au milieu, 131, Adrien et Sabine (?) en Mars et Vénus (v. p. 101). Au mur de dr., près de l'entrée, dans le haut, 425, la Chute de Phaëton, malheureusement fort endommagée. Ensuite, 569 à 572, le Sacrifice de Mithras, autrefois célèbre, mais qui a perdu de son intérêt.
Le culte de Mithras, dieu des anciens Perses, fat importé à Borne après l'expédition de Pompée contre les Pirates, et se répandit de là dans toutes les parties de l'empire romain. Mithras était proprement, chez les Perses, le dieu du jour; les Romains en firent le dieu du soleil et le représentèrent comme tel en costume asiatique, plongeant un poignard dans le cou d'un taureau abattu, dont un chien (Sirius) lèche le sang et près duquel rampe un serpent. Dans le n° 569, il y a encore d'autres représentations au-dessus de la scène principale: le dieu du soleil sur un quadrige, la déesse de la lune sur un char à deux chevaux, etc.
Salle de la Paix ou de Rome. Au milieu, 465, une statue de Rome assise sur un rocher, en porphyre rouge et les chairs en bronze doré. Les colonnes de granit à Ventrée et à la sortie de cette salle, au nombre de 8, proviennent de la partie de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle qui fut construite par Gharlemagne.
Salle de Seftime-Sbverb : collection assez complète de bustes d'empereurs romains et d'impératrices, depuis Aurélius jusqu'à Garacalla. On leur a donné d'après des médailles les noms qui y sont inscrits. Au milieu, la statue de Mamméc.
Sallb des Antonins : surtout des bustes et des statues des empereurs Trajan, Adrien, Antonin le Pieux, Marc-Aurèle et Lucius Vérus , quelquefois plusieurs du même, c[u'on a rapprochés pour la comparaison. Au milieu , une statue colossale de Marc-Aurèle et une *statue assise de Trajan. Sur le côté, une tête colossale de Lucille, découverte à Carthage en 1847.
Salle d'Auguste, à dr. La décoration ne date que du temps de Napoléon III. Le plafond est de Matout. Parmi les statues et les bustes du premier empire romain qui y sont exposés, il faut mentionner d'abord, au milieu, un *buste colossal cT Antinous , le favori d'Adrien, qui se noya dans le Nil et qui fut déifié. Figure sérieuse et mélancolique, bon morceau de sculpture , dont les cheveux surtout sont bien travaillés. Les yeux étaient en pierres fines ou en émail. Ensuite, *184, un Orateur romain en Mercure, nommé auparavant Germanicus. Cette statue pleine de vie et d'une grande finesse , d'une exactitude anatomique extraordinaire , est , d'après une inscription sur la tortue qui se trouve au pied , l'œuvre de l'Athénien Clêomtne, fils de Gléomène. 468, un buste colossal de
antiques. 3. LE LOUVRE. 99
Rome, sur le casque de laquelle on voit Romulus et Réunis allaités chacun par une louve. En face, du côté des fenêtres, plusieurs statues de Jules Cé*sar. Au fond de la salle, dans une niche, * Auguste , statue surtout remarquable par les draperies, de même que celle de *Tibere qui se trouve sur la droite. Du côte* opposé* aux fenêtres, derrière l'Orateur, d'excellents bustes à% Agrippa, de Vitellius (peut-être du moyen âge) et de Néron.
Nous revenons maintenant sur nos pas jusqu'à la rotonde (p. 97) et nous tournons à dr. dans la
* Salle db Phidias ou de la Base de candélabre, qui a un beau plafond par Prud'hon, Diane implorant Jupiter , avec d'autres peintures par Oarnier et Mérimée. Cette salle contient des œuvres de la plus belle époque de la sculpture grecque, du temps de Phidias et des temps qui l'ont précédé* et suivi (ve s. av. J.-C.).
À dr., au mur du côte de la rotonde, dans le bas: 9, 10, 11, trois bas ^reliefs, de l'île de Thasos , de la fin du iv« s. av. J.-C, de style archaïsant. Ils proviennent d'un tombeau et représentent une consécration. Au-dessus, *125, un fragment de la frise du Parthénon , le célèbre temple de l'Acropole d'Athènes, évidemment de l'école de Phidias, par lui-même ou par ses meilleurs élèves, Akamene et Agoracrite.
La frise du Parthénon , qui était placée sous le péristyle autour du temple, réprésentait la procession montant à l'Acropole à la fin des Panathénées, pour offrir à Minerve le Péplum, sorte de robe faite par les filles d'Athènes. Le reste des bas-reliefs est à Londres et à Athènes; le fragment du Louvre nous montre de jeunes Athéniennes tenant des vases d'or et d'argent et deux prêtres qui les conduisent.
Au-dessus, *126, le dixième des douze métopes du côté S. du Parthénon, malheureusement fort mutilé, un Centaure enlevant une femme, peut-être par Alcamene, à qui est dû, selon Pausanias, le Combat des Centaures du temple de Jupiter à Olympie. — A côté, à dr., Hercule domptant le taureau de Crête ; à g., '"Minerve ou une Nymphe assise sur un bloc de rocher, métopes de ce temple de Jupiter à Olympie (450 av. J.-C), sur l'emplacement duquel les Allemands ont continué réeemment les fouilles qui avaient été commencées par les Français en 1829.
A g., près de la fenêtre, au-dessus d'une tête de Mercure archaïsante: *Mercure, Orphée et Eurydice (l'inscription: «Zetus, Antiopa, Amphion» ne saurait être de l'antiquité), bas-relief attique peu postérieur à Phidias, excellent spécimen de cette noble naïveté et de cette dignité qui caractérisent l'art antique.
Orphée avait obtenu de ramener des enfers sa femme Eurydice, à condition de ne pas la regarder avant d'arriver sur la terre. Il n'a pas su tenir sa promesse; c'est pourquoi Mercure, le conducteur des morts, prend doucement la main d'Eurydice pour la reconduire dans le séjour des morts. Cette simple composition nous révèle bien les mouvements divers d'espoir et de douleur éprouvés par les deux époux dans leur trajet, jusqu'à ce moment fatal. — Il y a des répétitions de ce bas-relief à Rome et à Kaples.
Au milien de la salle, la *base de candélabre Borghèse, connue
100 3. LE LOUVRE. Marbres
Chacun des trois côtés est divisé également en deux parties, celle du haut avec quatre figures, celle du bas avec trois. Face 1 : Jupiter, Junon, Neptune, Cérès; les trois Grâces. Face 2 (à g.): Mars, Vénus, Mercure, Vesta; les trois Parques. Face 3: Apollon, Diane, Vulcain, Minerve \ trois Heures ou Saisons.
A la fenêtre du milieu du côté de la Seine : 124, la siele de marbre de Choiseul, une des plus anciennes inscriptions grecques du Louvre. C'est le compte-rendu des dépenses faites par les trésoriers du Parthénon, sous l'archontat de Glaucippe, la 3® et la 4e année de la 92® olympiade (410 et 409 av. J.-C). Au-dessus, Pallas , l'olivier sacre* et l'archonte Glauoippe. — Dans l'embrasure de la fenêtre: à dr., 205, une procession bachique; 486, Sacrifice à Minerve; *13, 15, 17, bas-reliefs votifs de Delphes, évidemment offerts par des vainqueurs aux jeux pythiens (13 et 15, la déesse de la Victoire verse à boire à Apollon Citharède"); 129, Invocation à Mars; — à g., 63, bas-relief votif offert à Cérès et Proserpine.
A la fenêtre suivante, 112, 113, les marbres de Nointel, listes de guerriers athéniens morts à l'ennemi (v« s. av. J.-C).
Au mur du fond : bas-reliefs de V architrave d'un temple cTAssos en Mysie, dans lesquels l'art grec se montre à ses débuts , encore sous l'influence de l'art oriental. Ce sont des combats d'animaux, des Centaures et des Sphinx, des hommes occupés à boire, etc.
Du côte* de la cour, près de l'entrée, le vase de Marathon , avec des bas-reliefs qu'explique l'inscription ; il y en a de semblables au mur en face de l'entrée. A g. de la fenêtre, un buste de Thésée (?"). Au-dessus, 6, un bas- relief , Jupiter , Junon et Hébé, très-mutilé.
A dr., *574, torse de Junon, ouvrage admirable qui est probablement de l'école de Phidias. *448, Alexandre le Grand, précédemment nommé* Inopus (on voit autour de la chevelure les traces d'un bandeau royal); 112, Minerve au collier, ancien style grée.
Nous passons maintenant dans le corridor de Pax, qui est mal éclairé. A g. , la salle des Cariatides (p. 103); à dr., celle du Tibre (p. 103). Nous suivons le corridor. A dr., derrière deux colonnes, 287, Pan assis. A g. , un Gaulois combattant , ouvrage de l'école de Pergame, qui a fait partie du célèbre ex-voto d'Attale à l'Acropole d' Athènes.
Sallb db la Mbdbb. Au milieu, une Vénus accroupie de grandeur naturelle, trouvée près de Tienne , en France , et acquise en 1878, très-beau marbre malheureusement sans tête, avec des restes d'une petite main sur le dos. A dr., 282, un sarcophage sur lequel est représentée la vengeance de Médée. Dessus, 252, une petite statue de Silène. 377, les Grâces : Euphrosyne , Aglaé et Thalie, avec des têtes modernes. Au-dessous, 300, un sarcophage. A l'entrée de la salle suivante, à dr., 138, Yénus Aphrodite.
Sallb d'Hbrculb bt db Tblbfhb. A dr., * Hercule, son fils Télephe et la biche qui a nourri l'enfant. A côté, 325, l'Amour Farnèse. Dans l'embrasure de la fenêtre, 375, l'Hermaphrodite de Velletri (v. p. 103). A dr., 116, Minerve à la lance. — A l'entrée
antiques. 3. LE LOUVRE. 101
de h salle suivante , à dr. , 152 , Vénus et l'Amour , avec les armes de Mars. Il y a encore des Vénus dans les arcades suivantes. Sàllb d'Adonis. A dr. , 153 , Vénus et 1* Amour redemandant ses ailes, que sa mère lui a prises. 438, sarcophage romain , avec Tritons et Néréides. Au-dessus, dans le mur, *172, le devant d'un sarcophage dont les bas-reliefs représentent Adonis h la chasse, blessé par le sanglier et mourant en présence de Vénus désolée. A dr., 441, une Niobide.
Salle de la Pstchb. A dr., 426, le sarcophage de Bordeaux, où sont représentés Ëndymion et Diane (Séléné) éprise de lui. Dessus, à g., une statue assise d'Euripide, avec la liste de ses œuvres. 371, Pêyehé. Plusieurs bas-reliefs de sarcophages et deux beaux sièges en marbre.
Sallb de la Venus de Milo. Cette salle est uniquement consacrée à la plus célèbre statue du Louvre, la ** Vénus de Milo.
«Comme elle est grande et belle, et noble cette Vénus, animée d'une vie supérieure et d'une plénitude d'immortalité ! Quel vague et divin sourire sur les lèvres à demi entr'ouvertes \ quel regard surhumain dans cet œil sans prunelle ! . . . Les bras sont absents, mais il semble que, si on les retrouvait, ils gêneraient le plaisir de l'œil en empêchant de voir cette superbe poitrine et ce sein admirable. Et c'était dans le temple d'une petite île que rayonnait ce chef-d'œuvre d'un statuaire inconnu, digne de la plus belle époque de l'art hellénique.! (Th. Gautier.)
Cette statue provient de l'île de Melosy aujourd'hui Jfi/o, à l'entrée de l'Archipel ; elle a été découverte en 1820 dans un souterrain, par un paysan annuel le gouvernement français l'a achetée 6,000 fr. Elle est l'œuvre d'une école qui tient le milieu entre Phidias et Praxitèle, et elle a beaucoup d'analogie avec le groupe des Niobides de Florence , dû sans doute au ciseau de Scopas, contemporain de Philippe de Macédoine, de sorte qu'on peut, sans se tromper beaucoup, attribuer la Vénus à un élève de ce maître. Les monuments antiques nous montrent Vénus et la Victoire dans une attitude semblable, tenant un bouclier. Vénus est représentée également ainsi avec Mars, et l'inscription du piédestal dit qu'elle était probablement groupée avee un Mars semblable an Mars Borghèse (v. p. 97; v. aussi Adrien et 8abine en Mars et Vénus dans la salle de Mithras*, p. 98). Outre qu'on a essayé d'expliquer cette statue dans les deux sens , notamment dans le premier (voir la restauration dans le haut de l'escalier Daru -, p. 97) , des archéologues français ont donné une troisième explication. En même temps que la statue, on a trouvé divers fragments, entre autres ceux d'un bras gauche et d'une main gauche tenant une pomme, qui sont dans une vitrine à la première fenêtre de gauche: d'où la conclusion que cette Vénus aurait eu la main gauche levée, tenant une pomme, et aurait de la main droite retenu son vêtement pour l'empêcher de tomber. Toutefois il est bon de faire remarquer que les fragments en question ne sont pas d'un travail aussi achevé que la statue et peuvent ne pas lui appartenir, à moins qu'ils ne proviennent , comme on l'a dit, d'une restauration.
Nous tournons maintenant à dr. pour visiter les autres salies.
Sallb de la Mblpomenb. Au fond, 386 , une Melpomène colossale, haute de près de 4 m., une des plus grandes statues qui existent, d'un seul bloc de marbre pentéiique, et dont les draperies sont très-remarquables. La grande mosaïque qui la précède , par François Belloni, représente le génie de Napoléon I** (en Minerve), maître de la victoire et amenant la paix et l'abondance. A dr. , a la fenêtre du fond, *164, un buste de Vénus, très-probablement
102 3. LE LOUVRE. Marbres
de l'école de Praxitèle. A g. , la Vénus de Falerone, variante de la Vénus de Milo.
Salle de la P allas. Ire travée, à g., 44, Junon (?), restaurée en Providence; au milieu, 316 , un cratère avec des masques de satyres; à dr., 393, une statue restaurée en Uranie. — 2e travée: au milieu , un buste d'Alexandre le Grand , portant son nom en grec. A dr. , 103, un sarcophage sur lequel est représenté Actéon à la chasse , épiant Diane au bain , changé en cerf par la déesse irritée et déchiré par ses propres chiens. Plus loin , au milieu, 142, Vénus sortant du bain, reproduction antique de la Vénus du Capitole. — 3e travée : au milieu , une baignoire antique en porphyre. A dr., *114, la Pallas de Velletri, trouvée en 1797 à Velletri, près de Rome. La main droite tenait une lance et la gauche peutêtre une Victoire. C'est une reproduction romaine d'un original grec de la meilleure époque. Au milieu , *137, la Vénus d'Arles, ouvrage grec trouvé en 1651 à Arles en Provence. — 4© travée : au milieu , un buste d'Homère avec une bandelette, emblème de la divinité; à dr., 391, Polymnie, le haut du corps moderne. *378, le sarcophage des Muses , ainsi nommé d'après le bas-relief de la face principale, où sont représentées les neuf muses, ainsi placées, de g. à dr. , Clio, Thalie, Terpsichore, Euterpe, Polymnie, Calliope, Erato, Uranie et Melpomène. Sur la face de dr. , Platon et Calliope ; sur celle de g., Socrate et une femme. Plus loin, au milieu, *70, Apollon Sauroctone ou le Tueur de lézards, d'après Praxitèle.
— 5e travée : *19, vase dit de Sosibius, sur lequel est représentée une danse autour d'un autel: Diane, Apollon, Mercure, etc., s'avancent vers cet autel, et les danseurs sont des Satyres et des Ménades.
Salle du Gladiateur. Ire travée : au milieu , 135, Vénus génitrix , ainsi nommée d'après une médaille sur laquelle elle est représentée et accompagnée d'explications. A dr. , 330, l'Amour en Hercule. 2e travée : *Héros combattant, dit le Gladiateur Borghèse. L'inscription, dont le caractère fait dater l'œuvre du dernier siècle av. J.-C. , dit qu'il a été fait par Agasias, fils de Dosithéos d'Ephèse.
Le bras droit a été refait, celui de gauche a conservé la courroie du bouclier. On doit se représenter devant le combattant une Amazone à cheval ou du moins placée à une certaine hauteur, dont il pare le coup avec son bouclier et qu'il va frapper lui-même de son glaive. La bouche est ouverte ; sans doute qu'il apostrophe son ennemie à la façon des héros d'Homère. L'expression est pleine d'énergie.
A dr. , 86 , Marsyas attaché à un arbre pour être écorché vif, sur l'ordre d'Apollon, admirable d'exactitude anatomique. En avant, le sarcophage de Méléagre, et sur ce sarcophage , les fragments d'une carte céleste gréco-égyptienne, désignée sous le nom de l'astronome italien Fr. Bianchini de Vérone (m. 1729). Au milieu, 276 , le Jeune satyre de Vienne (France) ou le Faune à la tache.
— 3e travée, au milieu, *97, Diane de Gabies, probablement du temps d'Alexandre le Grand.
antiques. 3. LE LOUVRE. 103
Sallb du Tibrb. Ire travée , au milieu , *SiUne avec Bacchus enfant ou le Faune à l'enfant.
(Test une des représentations de satyre les pins charmantes, nn sujet favori des artistes grecs de la décadence. Silène semble bercer dans ses bras renflant qui lui sourit et lui tend la main gauche. L'harmonie parfaite des contours indique déjà la nature des sentiments qui animent ce groupe.
•299, le Centaure Borghèse, un Centaure dompté par le génie de Bacchus.
Il se distingue de celui du Capitole en ce qu'il porte en croupe un petit génie bachique, tandis que l'autre est seul (reproduction dans la galerie Daru, p. 9Î). cL'expression douloureuse de sa figure offre quelque ressemblance avec celle de Laocoon.» (Frœhner).
A g., à la l*e fenêtre, l'autel astrologique de Gabies, avec les têtes des douze dieux de l'Olympe et les signes du zodiaque.
2e travée , au milieu , *98 , la Diane de Versailles ou Diane à la biche, qui se trouvait autrefois à Versailles. Elle a probablement été faite à Rome par un artiste grec, durant le dernier siècle de la République. Elle a de l'analogie avec l'Apollon du Belvédère, mais elle lui est inférieure pour l'exécution.
La déesse, marchant à grands pas, saisit une flèche dans son carquois. Elle regarde autour d'elle comme pour chercher un nouveau gibier, pendant que l'autre tombe. L'expression de la figure est sérieuse , le front haut et sévère, le regard plein d'ardeur, sans colère. La biche qui court fait encore ressortir la rapidité de la marche de la déesse.
3e travée, au milieu, une * statue colossale du Tibre couché, ayant près de lui Romulus , Rémus et la louve , excellent pendant du groupe du Nil au Vatican (reproduction dans le jardin des Tuileries, v. p. 156), probablement une œuvre du premier empire romain. A g. et à dr. , 262, 263, faunes flûteurs d'après Praxitèle. Derrière, 274, quatre Atlantes, des Satyres provenant du théâtre de Bacchus à Athènes , où ils supportaient l'architrave de la scène avec deux autres , dont l'un est encore à Athènes et le sixième à Stockholm : ils sont du nie s. av. J.-C.
Nous traversons maintenant le corridor de Pan (p. 100) pour entrer en face, par une porte vitrée, dans la
Salle dbs Cariatides. D'abord une sorte de vestibule avec une cheminée faite en 1806 par Percier et Fontaine, à qui sont dues encore d'autres décorations de cette salle. Devant la cheminée, *476, la Victoire de Samothrace, représentée au moment où, descendant du ciel , elle touche la terre. Cette statue très-mutilée, environ du me s. av. J.-C, est d'un style majestueux et fort remarquable par les draperies. A côté, des fragments trouvés avec la statue. A g. , à la fenêtre, *514, V Hermaphrodite Borghèse, de la décadence grecque , qui avait des tendances toutes sensuelles : le matelas est une invention maladroite du Bernin (xvne s.).
La salle des Cariatides servait dans le principe d'antichambre aux appartements de Catherine de Médicis et portait le nom de «salle des Gardes». C'est ici que Henri IV célébra son mariage avec Marguerite de Valois , et c'est également ici qu'il fut exposé après son assassinat parRavaillac, en 1610. La Ligue y tint ses réunions
104 3. LE LOUVRE. Sculptures
en 1593, et Tannée suivante, le duc de Guise y fit pendre quatre des Ligueurs les plus acharnés. Plus tard encore, en 1659, Molière y établit son théâtre et y joua lui-même ses immortels chefs-d'œuvre.
lre travée, à dr., *147, Vénus accroupie au bain : une Nymphe est censée lui verser de l'eau sur le dos. Du côté du vestibule, une statue de *Démosthèney l'orateur. La figure annonce une grande intelligence ; la lèvre inférieure rentrante rappelle qu'il était bègue. *31, Jupiter de Versailles, hermès colossal et superbe: «il n'existe pas d'image ancienne du maître de l'Olympe qui produise un effet plus grandiose que celle-ci.» (Frœhner). Ensuite un philosophe grec dit Posidonius. A dr. , o2 , une statue colossale de Jupiter. Au milieu, *183, personnage grec (Mercure) ordinairement dénommé Jason , plus anciennement Cincinnatus, — 2e et 3e travées. A g., la Louve dite de Mars, allaitant Romulus et Rémus , travail italien du xvie s. en rouge antique , les enfants en marbre blanc. 554, buste de Jupiter Sérapis en marbre noirâtre. Adr., l'Enfant avec une oie. Au milieu, *235, le vase Borghèse, en marbre pentélique , avec des représentations bachiques , trouvé au xvie s. à Rome, dans le voisinage des jardins de Salluste. 217, Bacchus jeune, dit de Richelieu. Le grand et beau candélabre du côté gauche a été reconstitué au xvine s. de divers fragments antiques, par le dessinateur et graveur Piranesi. — 4e travée, au milieu, un buste double d'Epicure et de Métrodore. A dr. au mur, 418, buste du dieu du soleil, avec le bonnet phrygien. — 5e travée. Au milieu, une Niobide, très-mutilée. A g. , le Lion de Platée. A dr., 148, une Vénus accroupie.
A l'extrémité de la salle est une tribune supportée par des cariatides ; elles sont de Jean Goujon. La balustrade est de Percier et Fontaine. Au-dessus, un moulage de la Nymphe de Fontainebleau par Benv. Cellini (p. 106).
L'escalier Henri 11, à côté de la salle des Cariatides, dans le pavillon de l'Horloge , monte aux principaux musées du premier étage (v. les plans, p. 90-91 ; collection la Caze, p. 141). Il vaut toutefois mieux s'y rendre par le grand escalier, en retraversant la salle des Cariatides et tournant à dr.
Les visiteurs qui ne seront pas trop pressés, sortiront au contraire du côté de l'escalier Henri 11 dans la cour du Vieux Louvre, pour visiter les musées des sculpture du Moyen-Age, de la Renaissance et des temps modernes, qui sont ouverts de llh. à 4 ou 5h. (p. 91).
*Musée des sculptures du Moyen-Age et de la Renaissance, L'entrée est au S. dans la cour du Louvre, la porte à g. du passage en se tournant vers la Seine (pi. du rez-de-ch., E).
A dr. de l'entrée, deux salles qui ne font point partie de ce musée: la salle chrétienne, renfermant des sarcophages, des basreliefs et des inscriptions, pour la plupart des IVe et Ve s., provenant
du Moyen-Age. 3. LE LOUVRE. 105
du midi de la France ou de Rome ; la sallb judaïque , où l'on a réuni des antiquités juives provenant de la Palestine et des contrées voisines : sarcophages , fragments d'architecture , bas-reliefs, terres cuites, inscriptions, et la célèbre stèle de Mé*sa, roi de Moab (ixe s. av. J.-C), relatant ses combats contre les Juifs, le pins ancien spécimen connu d'écriture alphabétique.
A g. de l'entrée, la sallb db la Ckbminbb db Bruges, où se voit un moulage de la grande et belle cheminée du palais de justice de Bruges et des moulages des tombeaux de Marie de Bourgogne et de Charles le Téméraire , aussi à Bruges ; la statue tumulaire en bronze de Blanche de Champagne (m. 1283), duchesse de Bretagne ; un Hercule vainqueur de l'Hydre, en bronze, etc.
Vbstibulb du musée : sculptures remarquables de monuments funèbres des xine xve s. : 80 et 81 , les statues de marbre de Pierre d'Evreux et de Navarre et de sa femme ; 82 , celle d'Anne de Bourgogne (m. 1432), etc. — Nous entrons tout droit dans la
Sallb db Jean Goujon, qui doit son nom au plus remarquable des sculpteurs français du xvie s., lequel contribua beaucoup aussi à la décoration du Louvre. Son œuvre la plus connue est le grand groupe de *Diane à la biche, au milieu de la salle. Elle montre jusqu'à quel point certaines formes plastiques, surtout une taille SYelte et élégante, sont dans le goût français : il est intéressant de comparer cette Diane à la Nymphe de Fontainebleau (v. p. 106). Le même caractère, qui sera bientôt aussi celui de la peinture française , se retrouve dans le groupe des Trois Grâces portant une urne dorée, qui devait renfermer le cœur de Henri II, et dans les statues de bois des quatre Vertus cardinales, destinées à porter un reliquaire, ouvrages de Germain Pilon. — On remarquera encore de Jean Goujon: au mur à dr. de l'entrée, 97, 98, 99, trois Nymphes de la fontaine des Innocents (p. 169), de 1550 environ; en face, *92-96 , la Mise au tombeau et les Evangélistes , d'un ancien jubé de St-Germain-1'Auxerrois (1541-1544). On attribue au même artiste les bas-reliefs 134, 135, 137, des Nymphes; 136, Vénus marine, à la fenêtre du milieu. — De Germain Pilon: 122, une belle cheminée ; 113-117, les restes du tombeau du chancelier René de Birague et de sa femme, à dr. de l'entrée et en face ; 132, le buste d'un enfant, peut-être Henri III, à dr. de l'entrée; 198, un basrelief en bronze, le Christ mort; 129, 130, 131, les bustes de Henri II , Charles IX et Henri III de France, etc. Il y a en outre dans cette salle des sculptures de Barth. Prieur, dont l'œuvre principale sont les statues tumulairës du duc et de la duchesse de Montmorency, 143, dans le fond, et 144, à la fenêtre du milieu ; de Frémin Roussel, le Réveil des Nymphes, bas-relief de marbre à la 3e fenêtre (110), et le Génie de l'histoire, au mur du fond (111); de Jean Cousin, statues du monument de Phil. de Chabot (103-106); de Richier, le Jugement de Daniel (90), etc.
A dr., la *sallb Michbl-Angb, la plus importante, renfermant
106 3. LE LOUVRE. Sculptures
des sculptures italiennes des xve-xvrr» s., notamment, à dp. et à g. de la porte monumentale , deux **Prisonniers ou statues d'esclaves enchaînés , en marbre , par le grand sculpteur florentin Michclangelo Buonarotti.
Ces esclaves étaient destinés au superbe mausolée du pape Jules II et ils devaient, avec plusieurs autres du même genre, représenter les Vertus enchaînées et condamnées à mourir après Jules IL Michel- Ange les fit de 1513 à 1516, et ensuite, le monument ne devant pas être exécuté dans les dimensions projetées, il les donna en 1544 à Bob. Stroasi, de qui la France les a reçus. Ils se tordent magnifiquement, comme pour rompre leurs liens. L'un d'eux, désespéré, sentant ses efforts inutiles, rejette la tète en arrière et ferme les yeux. Rien de plus sublime que cette figure de la force impuissante.
Entre les deux esclaves est une *porte superbe du xv« s., provenant du palais Stanga de Crémone ; elle est attribuée aux frères Bodari. Les bas-reliefs représentent des scènes de la vie d'Hercule, auquel est attribuée la fondation de Crémone, et de la vie de Persée : on y voit aussi Hérodiade avec la tête de St Jean-Baptiste. Devant cette porte aussi, un •buste très-remarquable de PMI. Strozzi, par Ben. da Majano.
On remarquera ensuite, à dr. de l'entrée : de Mino da Fies oie, un buste de St Jean-Baptiste enfant et, 12^*8, ia Vierge et l'enfant Jésus; de Paul Ponce (Ponzio), 36, le monument en bronze d'Albert de Savoie (vers 1535) ; 38, André Blondel de Roquencourt(m. 1558), contrôleur général des finances sous Henri II, bas-relief en bronze ; 37 (plus loin à g.), la statue tumulaire de Charles de Magny(1556). A côté, la Nature, statue de marbre singulière par Nie. Tribolo. Au milieu du mur, 12*er, ia Vierge et l'enfant Jésus, bas-relief de marbre, par Ant. Rossellino ; lôbis, Ste Famille, bas-relief en marbre par Pierino da Vinci; *3Ô, la Nymphe de Fontainebleau, par Benvenuto Cellini, ainsi appelée parce qu'elle fut exécutée pour décorer un tympan au château de Fontainebleau. — En face des fenêtres, 34bis, Jason vainqueur de l'hydre, statue en bronze de l'école de Bologne du xvie s. — Au milieu de la salle, une vasque du château de Gaillon (p. 242), ouvrage italien du xvie s.
Il y a encore dans les embrasures des fenêtres de petits bronzes du commencement de la Renaissance (xves.), d'une beauté et d'une perfection telles qu'on n'en retrouve point de pareils en deçà des Alpes. Ce sont, aux deux fenêtres, 48 A-48 L, sept sujets religieux, deux portraits, un Neptune, un Triomphe de l'Amour et une pastorale par un artiste inconnu, mais surtout, 18-25, huit bas-reliefs du tombeau du médecin Marcantonio délia Torre, par André Brios co, dit Riccio.
Ils représentent la vie et la mort du savant médecin tout à fait à la façon antique: 18, il fait son cours sous les yeux d'Apollon et d'Hygie et devant une statue de Minerve-, 19, Apollon et les Parques l'entourent au lit de la mort: 20, ses parents sacrifient aux dieux pour obtenir sa guérison- 21, sa mort; 22, ses funérailles-, 23, son âme aux portes des enfers; 24, son arrivée aux Champs-Elysées, où l'attendent les Grâces ; 25, la Gloire dépose une couronne sur son cadavre. t
Ensuite la salle i>b Michel Colombe. En face , *84bte, une
du Moyen-Age. 3. LE LOUVRE. 107
Vierge et l'enfant Jésus, statue de marbre de l'école de Tours , du commencement du xvie s., dont Michel Colombe est le principal représentant. De cet artiste lui-même, à g., *84, St Georges, basrelief de marbre. A la fenêtre, 69^8^ une belle tête d'apôtre, du xme s. En face du St Georges, 78 et 79, les deux St Jean et la Nativité* de la Vierge, des xvi« et xv° s. Devant et à g. de la porte, 87,88, Louis Poncher (m. 1521), trésorier de François I«r, et sa femme (m. 1522), statues d'albâtre couchées. Au fond de la salle, 16, Louis XII, statue par Lor. da Mugiano, A côté", 85, 86, monuments de l'historien Philippe de Comines (m. 1509) et de sa femme, statues peintes du xvi« s., sur une sorte de sarcophage. — Enfin, de l'autre côté* de la salle de Jean Goujon, la
Saxj.b des Anguier. Il n'y a que des monuments du xvne s. Elle doit son nom aux frères François Anguier et Michel Anguier, élèves de Simon Guillain, dont on remarquera, à g., 165, 166, 167, les statues en bronze de Louis XIV à l'âge de dix ans et de ses parents Louis XIII et Anne d'Autriche; 169, la statue tumulaire en marbre d'une princesse de Gondé*. — De François Anguier: au milieu, 178-190, le monument des ducs de Longue ville, pyramide, statues et bas-reliefs; derrière 191, la statue de marbre de Jacques de Thon (m. 1617), président du parlement; entre les fenêtres, 193, le monument de marbre de Jacques de Souvré* (m. 1670), chevalier de l'ordre de St-Jean, composition théâtrale; etc. — De P. FrancheviUe ou Franqueville, élève de Jean de Bologne, surtout les num. 64-67, quatre figures d'esclaves qui entouraient le piédestal de la statue de Henri IV , sur le Pont-Neuf. On voit à côté* des fragments de cette statue , qui a été détruite en 1792. Elle était l'œuvre de Jean de Bologne, dit aussi Jean de Douai , du nom de sa ville natale, un imitateur de Michel- Ange. Il y a encore de lui dans cette salle, n° 60bia, un Mercure, répétition de sa statue de bronze de Florence, qui a pour pendant une Renommée de BertheloU
Musée des sculptures modernes. — Ce musée, qui fait suite au précédent, se trouve dans la partie 0. du Vieux Louvre ; on y entre par la 2e porte à dr. du pavillon de l'Horloge, celle de la salle de Puget, ou par celle qui est un peu plus loin dans l'angle, la salle de Rude (p. 109).
Salus de Puobt , ainsi nommée d'après Pierre Puget, le plus célèbre et le plus outré des artistes français du xvne s., qui ont continué les traditions du Bernin et recherché l'effet. C'est de lui que sont , entre autres , au milieu, les num. 204, Persée délivrant Andromède (1684) ; 201, Hercule au repos (1660) ; *203 Milon de Crotone attaqué par un lion (1682), son œuvre la plus connue et la plug admirée ; le 205 , au mur de g. , Alexandre et Diogène, basrelief de marbre. — A la fenêtre du milieu, 213, un buste antique d'Alexandre , en porphyre, en brèche et en bronze doré, restauré par Qirardon. A la fenêtre suivante, 209, le modèle en bronze et
108 3. LE LOUVRE. Sculptures
un fragment de la statue de Louis XIV qui était sur la place Vendôme, aussi par Girardon. A côté", 244ter, Phaétuse transformée en roseau, par Théodon. — De l'autre côté*, la
Salle de Coyzbvox, qui doit son nom à l'un des meilleurs sculpteurs portraitistes de l'école française, Charles- Antoine Coyzevox, dont on remarque surtout au milieu , 234 , un Berger jouant de la flûte et un petit satyre ; en face, sans num. , le Rhône ; de l'autre côté, 227-232, le tombeau de Mazarin, particulièrement les figures allégoriques ; puis, autour de la salle, à partir de l'entrée, les bustes de Richelieu, Bossuet , le Brun , le peintre , Coyzevox lui-même, Mignard et Marie Serre, mère du peintre Rigaud. — Nous revenons à la salle de Puget et nous passons de l'autre côte" dans la
Salle des Coustou. Les frères Nicolas Coustou et Guillaume Coustou , ainsi que le fils de ce dernier, nommé* aussi Guillaume Coustou, sont des artistes des xvn«-wine s. qui ont encore exagéré les tendances de leurs prédécesseurs. Au milieu, 250bis? Nie. Coustou , statue d'Adonis se reposant de la chasse. Derrière, sans num., Tassaert, l'Amour (lire l'inscription) ; 303, P. Julien, la Chèvre Amalthée. A côté de l'entrée : 255 , Guill. Coustou le pire, statue de la reine Marie Leczinska; sans num., Falconet, la Musique. En face , des mêmes artistes, Louis XV et un Amour. Entre les fenêtres, 270bi», Pigalle, Mercure, statue en plomb qui était dans le jardin du Luxembourg. — Enfin, dans le haut des murs, 221-226, Martin Desjardins, six bas-reliefs en bronze du piédestal de l'ancienne statue de Louis XIV sur la place des Victoires (p. 168). — Trois portes donnent entrée dans la
Salle de Houdon, consacrée à Ant. Houdon, sculpteur français des xvme-xixe s., qui" travailla à Rome, à Paris et en Amérique. Au milieu, de lui, 296, une statue de Diane complètement nue, en bronze, reproduction de celle qu'il fit en marbré pour l'impératrice Catherine II de Russie. A dr. de l'entrée et plus loin a dr. : 287, 284bis} Pajou, Psyché; une Bacchante. Dans une niche, 272, Bouchardon, l'Amour se taillant un arc dans la massue d'Hercule. A côté* et plus loin, de Houdon, des bustes de Mirabeau, Diderot, Franklin, "Washington, Rousseau (bronze), l'abbé Aubert (fabuliste). En face, celui de Voltaire (bronze), aussi par Houdon ; ceux de Mme Dubarry, Buffon, etc., par Pajou. Devant la fenêtre, 310, Delaistre , l'Amour et Psyché, et le modèle de la statue de Louis XV qui était sur la place de la Concorde, par Bouchardon.
Sallb Chaudet : sculptures de la fin du siècle dernier et du commencement de ce siècle, où Ton reprit les traditions classiques. A g. de l'entrée, 314, Chaudet, l'Amour avec un papillon, statue de marbre. Au milieu : 326, Bosio, Aristée ; *383, Canova, l'Amour et Psyché s'embrassant ; 313, Chaudet , le Berger Phorbas et Œdipe. — Autour de la salle , à partir du fond: 338, Cortot, Daphnis et Chloé ; 339, Roman, Nisus etEuryale; 324, Buxtiel, Zéphyre et Psyché; 327, 328, Bosio, Hyacinthe; la Nymphe
modernes. 3. LE LOUVRE. 109
Salmacis; 330, Dupaty, Biblis changée en fontaine; *384, Canova, l'Amour et Psyché avec le papillon ; sans num., Cortot, le Soldat de Marathon ; 355, Roman et Rude, Gaton d'Utique.
Salle de Rude. La dernière salle, qui doit son nom à François Rude, renferme les œuvres les moins anciennes que possède le Louvre. A dr. : 349, Pradier, Atalante. Plus loin, 853, 353bifl, 333ter Rude, Mercure, bronze ; Jeune pêcheur napolitain ; Jeanne d'Arc. Puis, *382, David £ Angers, Phuopœmen; 349 bis, 348bis, Pradier, Sapho, Psyché; sans num., Perraud, le Désespoir; Foya- Uer, Spartacus; Perraud, Enfance de Bacchus; *Durct, le Vendangeur improvisant , bronze ; Et. Ramey , Thésée combattant le Minotaure ; *Duret, le Jeune pêcheur dansant la Tarentelle, bronze, son œuvre la plue célèbre; 348. Pradier, un fils de Niobé, reconstruction de la célèbre antique de Florence.
La Chalcographie est une institution dans le genre de celle de Rome, chargée de faire et de vendre des gravures d'oeuvres d'art. Elle a été fondée par Louis XIV , en 1660, et réorganisée en 1798 et 1848. On peut donc s'y procurer des gravures des tableaux et même des sculptures et des monuments les plus remarquables de Paris. Le catalogue compte environ 5,000 numéros. L'entrée est dans la cour du Louvre, la 2* porte » g. du passage en se tournant vers la rue de Rivoli (pi. du res-dé-ch., G) : à g., 2 salles d'exposition; & dr. , le bureau de vente, ouverts tous les jours.