‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 139 sur 221 · GORONA JHESU PER LITTERAS EJUS · texte numérisé non relu

GORONA JHESU PER LITTERAS EJUS

J udcx justus, jmperalor, J urium justificator J ustissimo judicio, J mpiorum judicator, J ubar, jlluminatio, J ubilus, jubilatio, J ubilei jnceptio, J nitium , jnchoator, J mmensus jn jmperio, J nfinitus judicio, J ntellectus jllustrator.

H ominum hic humillimus.

H abens habundanlissimus H orrea liabundantia ; H omo honoratissiruus ; H onestans, honestissimus.

H onorabilis hostia ; H ospes, honorabilia H onestatis hospicia H abitans ; hilarissimus , H ilarestans humilia ; H umilians hostilia , H ostibus hostilissimus.

E lectos et eligentes E um, ejus exsequenles E dicta , et exaudiens ; E lisos, egros, egentes, E lapsos, esurientes E x erumnis eripiens; E xulatos enutriens ; E rrores excutiens ; E xtenuans extollentes ; E radicans , effodiens , E liminans, ejiciens E quitatem evertentes.

S uos solus sanctitîcans , S alutaris, salvificans. S alvator, sacrificiurn S cmetipsum sacrificans ; S ummo salvari supplicans S piritu supplicantium S anclorum se sequacium :

S olus sola, stipendium, S uspiria sua siccans; S tans sive scandens solium ; S ummum summarum sedium, S edem suam signîficans.

V olans, vindex vanilalis .

V terum virginitatis

V enuslare vbertate

V nionis ; ventilatis

V erus viis, voce vatis,

V enit vernans veritale ,

V ectus vnctuositate;

V eluni vehens vltimate ;

V enerande, vnitatis

V niens verificatae

V erbum virtuositate

V ermi, vasi vilitatis.

S alvare, salvificare, S anare, sanctificare.

S ibi subest singulari S uperbos suppeditare ; S upplicantes supportare, S uper sanctos sublimari, S erviri, solemnisari, S pe sincera supplicari ; S ursum sedens, solel stare, S ervos sciens sufiocari ; S ollicitus sufTragari , S uffundendo salutare.

Pour clore ici ce long préambule, il ne reste plus qu'à présenter au lecteur le texte et la paraphrase de l'acrostiche «des Cinq lettres du nom de Paris, compilé par ung notable «clerc normand. » Compilé est le mot, car le rimeur qui a sué sang et eau pour le produire a dû recueillir partout les rébus et les anagrammes que le nom de Paris avait depuis longtemps fait éclore.

On retrouve, en particulier, dans ce long délayage, le Parisius Paradisus de Jean de Jandun et de Richard de Bury, ainsi que les jeux de mots du chirurgien Lanfranc de Milan , que nous avons cités plus haut (voir p. 4 3 9 et h ho).

Avec un peu d'attention, on y découvre encore le Parisius, partis inscius, le Parisius, paris scias, le Parisius, scicntes paricns , et beaucoup d'autres subtilités de ce genre qui son! enfouies dans les manuscrits. Peut-être jugera-t-on que ce factum ne méritait pas les honneurs de cette préface et le travail d'une glose explicative. C'est un peu notre avis à nous-mêmes. En pareille matière, les morceaux les plus courts sont les meilleurs, et le sonnet d'Oronte ne vaut pas la simple chanson d'Alceste. Aussi plaçons -nous une petite pièce après la grande : le Blason de Paris, simple sixain acrostiche et composé probablement vers la même époque, fera passer les cinq lourdes strophes du clerc normand.

Il est un autre rébus, familier aux anciens historiens de Paris, et qui s'accommode également de ce voisinage: c'est le r. Paris sans pair v (Parisius sine pare). On a rendu ce vieux dicton plus sensible en le faisant brocher sur le vieil écusson de la Ville.

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