‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 18 sur 221 · PRIMA PARS · texte numérisé non relu

PRIMA PARS

CAP1TULUM PRIMUM.

) ARTICULA PII1M A D'' philosophia i ■ cunimtuii .

PASTICULA II .

L)i philosophie idminiealaliva.

DE LAIDE STUDII PARISIENSIS, PRIMO QUANTUM AD KACULTATEM PHILOSOPHIE SEU ARTIUM (3'.

Incipiens itaque a génère bonorum(4) lionorabilitate atque dignitate priorum, dico quod in urbe urbium Parisius, in vico vocato Straminum, non solum septem artes libérales exercitanlur, sed et totius philosophici luminis jocuntlissima claritas, veritatis sincère dilîusis radiis, animas sui capaces illustrât. Ibidem quoque philosophici nectaris suavissima fragrantia tam subtilis diflusionis susceplivos ollactus oblectat. Quippe divinorum principiorum magnalia, nature sécréta, oslroiogia, mathematica, virtutumque moralium salubria média inibi propalantur. Ibi ètenim confluunt magistri ydonei, qui non solum logices sed et totius admîni-

(1) Michel Denis , qui avail l'ait une élude particulière des deux Eloges, en motive ainsi la composition : crFecerat id nosler (Jean de Jandun), et *suo Sylvanecti elogio commoverat virant, ut ait itfacundmn, ad concinnandas Parisiorum velutivin- •'dicias, quibus caussabatur noslrum hujus nrbis trgloriœ quorlant modo detraxisse. Ut igitur ei oslenfderel nequaquam ea se mente fuisse, prœsentem

rt tractatum adornavit, illa insuper ratione motus, rrquod aller vindicias suas conslituit, nonnisi ex quiffbusdam univei'salibus, etc. n (Cod. manuscriptitheofog. Bibl. Palat. Vimdob. t. II , 9e part. col. 1 648. )

(2) nQuidmc cœdisfn Joaim. xvm, a3.

(3) Scu artium, ajouté par le ms. de \ ienne.

<4) Bonorum, indispensable pour le sens, esl donné seulement par le ms. de Vienne.

TRAITÉ DES LOUANGES DE PARIS. 35 De plus, comme cel homme, non sans doute d'après un examen personnel de mon écrit, mais sur le rapport malveillant de quelques individus, me veut imputer par erreur, je ne dis point par mensonge, la prétention que j'aurais eue de célébrer la ville de Senlis et de la mettre au-dessus de Paris, cité fameuse par la multitude de ses habitants (je ne dis point : puisse cela n'être pas! mais cela n'est pas, n'a pas été et ne sera jamais) , j'ai donc été porté à ajouter à ce petit travail les termes mêmes de mon opuscule, et à les offrir à ce Dictateur et à tous ceux qui voudront voir cet écrit afin que , s'ils y trouvent une expression quelconque d'où résulte une certaine prééminence de Senlis sur Paris, ils me la montrent par le témoignage écrit de mes propres paroles. Quant à moi, je me tiens prêt, sans opposer d'obstacle, sans faire aucune objection, à effacer entièrement ces mots, et à regretter une faute qui, si elle se rencontre, est arrivée, Dieu m'en est témoin, par inadvertance. Que s'il ne trouve rien de tel, mais le simple et exact témoignage de la vérité sur l'éloge de Senlis, pourquoi m'attaque-t-il ?

Je me propose encore, avec la grâce de celui dont l'ineffable regard embrasse toutes choses, de montrer que dans la lettre de la personne susdite se trouvent quatre graves inconséquences. Il y aura donc, dans ce traité, quatre parties principales, dont la première sera l'éloge de l'Université de Paris; la deuxième traitera de certaines autres supériorités de Paris; la troisième, des inconséquences du susdit dictateur: In quatrième, des agréments de Senlis.

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