‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 27 sur 221 · DIT · texte numérisé non relu

DIT

exéculé p ar I.' orfèvre G JULIANl au conun'. du XIV Siècle.

TRAITÉ DES LOUANGES DE PARIS. hl

où je pourrais voir deux semblables roses se faisant face mutuellement en ligne droite, roses auxquelles la ressemblance a fait donner le nom de la quatrième voyelle. Au-dessous, des roses plus petites, des rosaces disposées avec un art merveilleux, les unes en cercles, les autres en losanges, entourent des vitraux étincelants embellis de couleurs précieuses et de figures peintes avec la plus exquise délicatesse. En vérité, je pense que cette église offre à ceux qui la regardent attentivement un tel sujet d'admiration, que l'âme a peine à se rassasier de la contempler.

Mais la plus belle des chapelles, la chapelle du Roi, très-convenablement placée dans l'enceinte de la demeure royale se fait admirer par sa très-forte structure et par l'indestructible solidité des matériaux dont elle est formée. Les couleurs très-choisies de ses peintures, les dorures précieuses de ses images, la pure transparence des vitraux qui brillent de tous côtés, les riches parements de ses autels, les vertus merveilleuses de ses sanctuaires, les ornements étrangers de ses châsses décorées de joyaux éclatants, donnent à cette maison de prière un tel degré de beauté, qu'en y entrant on se croit ravi au ciel , et que l'on s'imagine avec raison être introduit dans une des plus belles chambres du Paradis

Oh! qu'elles sont salutaires les prières qui montent de ces sanctuaires vers le Dieu toulpuissant, lorsque la pureté intérieure de l'esprit des fidèles répond exactement aux ornements corporels et extérieurs des oratoires (3M

Oh! qu'elles sont douces les louanges du Dieu très-miséricordieux, chantées dans ces tabernacles, lorsque les cœurs de ceux qui les chantent sont embellis par des vertus en harmonie avec les belles peintures des tabernacles!

Oh! qu'ils sont agréables au Dieu très-glorieux les holocaustes préparés sur ces autels, lorsque la vie des sacrificateurs brille d'un éclat égal à l'or des autels!

aulel élevé pour accomplir le vœu fait par Louis XIII , en 1 638 , vœu par lequel il mettait son royaume sous la protection de la Vierge. Le Père Du Breul , au livre Ier de ses Antiquités de Paris, est le seul qui fasse mention de ce crucifix; ce qu'il dit en fait regretter la destruction : irLe grand crucifix qui est « au-dessus de la grande porte du cœur, avec la ff croix, n'est que d'une pièce : qui sont deux chefs- -d'œuvre de taille et sculpture ;» page i3 de l'édition de 1611. Nous proposons de lire, au passage du texte latin , au lieu de cujus vnum brachium , cujus quodqve brachium, c'est-à-dire chaque bras, ce qui répond mieux à la trop courte description de Du Breul.

':) La Sainte-Chapelle, commencée en 1245, par Pierre de Montereau , et achevée en 1 2 48 , était dans tout son éclat au moment où écrivait Jean de Jandun. Dix-sept ans auparavant, le roi Philippe le Bel y avait fait transporter en grande pompe le chef de saint Louis, précieuse dépouille pour laquelle l'orfèvre Guillaume Juliani avait exécuté un

splendide reliquaire en argent doré. L'auteur ne dit rien de cet événement qui avait dû cependant avoir un retentissement immense.

(2) M. Ernest Benan cite presque tout ce chapitre dans son Discours sur l'état des beaux-arts au xiv' siècle. Sa traduction présente quelques légères variantes de sens, notamment en ce qui concerne les détracteurs de Notre-Dame, qu'il qualifie ff d'esprits fr étroits, 1 tandis que l'auteur ne constate qu'une simple liberté d'appréciation , per sut arbilrii libertatem. Quanta la Sainte-Chapelle, que Jean de Jandun trouve très-convenablement placée dans l'enceinte du Palais, M. Benan dit qu'elle rr semble se cacher par f: modestie derrière les murs de la demeure royale. « [Hist. lilt. de la France, t. XXIV, p. 609.)

l3) H y a, dans le texte latin, une construction symétrique marquée par les expressions purilates precantium et mundiliis oratoriorum ; il est bien dillicile de la faire ressortir en français, à cause du double sens du mot rnunditia, qui signifie à la fois pureté et ornement.

De la chapelle

Des œuvres saintes qui se fonl

ilans les bâtiments îles églises.

CAPITULUM SECUNDUM

PARTICULA PRIMA.

De fortitudine et magnitudine palacii régis.

PARTICULA II*.

ymaginibus

regum in palacio.

PARTICULA 111*.

De

mensa marmorea.

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