‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 38 sur 221 · DES ALIMENTS ET DES VIVRES · texte numérisé non relu

DES ALIMENTS ET DES VIVRES

Un grand poids écraserait certainement mes faibles épaules, si toutes les espèces de mets méritaient d'occuper sous leurs noms propres des places distinctes dans cet ouvrage'". Qui énumérera en effet les diverses espèces d'animaux de la terre , de l'eau et de l'air, les variétés de plantes, de fruits et de légumes, qui, bouillis ou rôtis, conviennent à la nourriture de l'homme? Je pense qu'il suffit pour le moment de dire que cette ville est munie en tout temps de provisions si variées et si belles, qu'un palais excité par la faim ne sera jamais privé de se satisfaire avec des mets simples ou recherchés. Mais le prix de vente et d'achat de ces denrées subit les variations de taux que commande l'opportunité ou la difficulté des temps. Ce qui semble merveilleux, c'est qu'il est arrivé souvent que plus la multitude afflue à Paris, plus on y apporte un nombre exubérant, une exubérance nombreuse de vivres, sans qu'il se produise une augmentation proportionnelle du prix des denrées (2).

Page 1