‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 39 sur 221 · DE FRANCE · texte numérisé non relu

DE FRANCE

Il faut admirer dans la perfection complète de ses dons la divine munificence qui, après les biens dont nous avons parlé, prenant en pitié la fragilité du corps de l'homme et compatissant à la sensibilité de son âme, a placé les fertiles plaines, non-seulement du territoire parisien, mais encore de toute la France, sous un tel aspect des corps célestes, et leur a procuré une telle influence des rayons lumineux, que leurs habitants n'ont pas à souffrir les rigueurs glacées d'un froid excessif, ni à craindre que, sous l'action d'une cha-

(1) Ce cr grand poids n n'a pas effrayé un autre historien de Paris, ie savant et laborieux De Lamare. L'énumération qu'il donne , d'après les documents originaux, des cibaria et des victualia au xi\e siècle, remplit deux énormes in-folios, les tomes II et III du Traité de la police. Chaque variété de viande, de poisson, de gibier, de légumes, de fruits, de boissons et d'assaisonnements ou épices, y occupe un article distinct. Vient ensuite la réglementation de toutes ces marchandises au double point de vue de l'honnêteté des transactions commerciales et du facile apport des provisions. Toutes les questions effleurées ici par Jean de Jandun y sont examinées en détail et avec les plus amples développements. Nous ne pouvons que renvoyer le lecteur à ce grand ouvrage, ainsi qu'à la volumineuse collection manuscrite formée par l'auteur. Cette collection , qui se compose de deux cents volumes in-folio, a été récemment disposée par les

soins de M. l'administrateur général de la Bibliothèque impériale dans l'ordre des douze livres qu'avait prévus l'auteur.

(i) Ainsi le courant commercial était déjà établi à Paris, de telle sorte qu'une plus grande affluence de population provoquait immédiatement un apport plus considérable de denrées alimentaires. En l'absence de documents statistiques, toujours si rares à cette époque, on éprouve quelque satisfaction à constater, dès le commencement du xive siècle , cette application toute naturelle de la loi économique qui règle le rapport entre l'offre et la demande.

(3) On pourrait s'étonner de voir réunies dans le même chapitre deux idées d'un ordre si différent; mais, comme on le verra plus loin, l'auteur fait dériver la prééminence de la France, ainsi que les hautes destinées de ses rois, du climat de leur capitale et de l'heureuse température de tout le royaume.

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De eSectibus bone Gallicoruni complexionis.

PARTICULA Ul*.

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re£ibu<; Francie.

PARTICULA 1V\ De

i|iiailam objection?.

Dilacio responsionis.

excessivi, nec ab ipsorum corporibus, segregantis apertura caloris, sanguis et spiritus latenter exalent. Horum etenim primum, sua antiperistasi ^ calorem nativum fortificans, sanguinem quoque circa cor faciens ebullire, ad impetum tante iracundie, quinimo feralis ferocitatis, inclinât, ut per consilium solerter inquirere et recto judicio providere non sinat : secundum vero, infrigidatis visceribus nimie timiditatis tremulentia subinducta, formidolosis superintendere instigat adinventionibus cautelarum (2). At vero qualitas tertia que in Gallia procreatur, sub proportionalis commixtionis beneficio médians inler ista , ab boc quidem extremorum virilem principative animositatis vigorem, ab illo vero divinative previsionis instinctum sibi vendicat per naturam. Ex quibus non adulatione sed veritate conipulsus boc elicio, quod illustrissimis et precellentissimis Francie regibus monarchicum totius orbis doniinium, saltem ex native pronitatis ad melius jure, debetur. Si quis autem miebi opposuerit in hac parte, quod ego illani prerogativam de Gallicis predico, quam summus pbilosophorum Aristoteles suorum Politicorum septimo^ affirmavit de Grecis , huic utique objectioni, si et prout miebi concesserit Deus, cum a domino rege michi impositum fuerit, respondere studebo.

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