‹ Paris et ses historiens aux XIVe et XVe siècles;Chapitre 45 sur 221 · CHAPITRE PREMIER DE LA TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER DE LA TROISIÈME PARTIE

OÙ L'ON MONTRE LA PREMIÈRE INCONSEQUENCE RENFERMÉE DANS LE FACTUM D'UN CERTAIN RHETEUR.

Ce que je vais dire dans ce présent chapitre, je ne le dirais certainement pas si Troisième

., , . , . . , . -il • i i r i • h • • i partie de ce traité ,

i amour de la vérité ne triomphait en moi de la crainte de déplaire. Mais puisque, selon qui montre le Philosophe, au Ier livre de ses Morales, il faut , pour le salut de la vérité, dédaigner quatre inconséquences

ren fermées

même ses affections de famille, je dis qu'à mon sens, dans les paroles du Dictateur qui dans

, x . . ... ... le factum

s est attaque a moi, quatre inconséquences principales sont a signaler. d'un certain rhéteur.

La première est l'assertion d'une fausseté impossible; la deuxième est la violation de de cette démonstration l'honnêteté morale par le vice de l'adulation; la troisième, un aveu implicite d'un certain ' Vans"1" désaccord et d'une certaine opposition; la quatrième, un dénigrement insoutenable de la supériorité de Paris. Voici ma première démonstration : Quiconque affirme que tout ce que l'on peut savoir prend son origine dans les sept arts libéraux, celui-là avance une chose impossible et fausse. Cela est évident, car il est certain que Dieu et les intelligences, et les corps célestes, et les quatre éléments, les pierres, les métaux, les plantes, les animaux, les rosées, les pluies, les nuages, les neiges, les grêles, les foudres, les tonnerres, les éclairs, sont des choses qu'on peut savoir, et cependant aucune d'elles ne tire son origine des sept arts libéraux. Mais le Dictateur, avec qui je discute en ce moment, dit que tout ce qu'il est possible de savoir tire son origine des sept arts libéraux, et il s'exprime en ces termes : «Dans ce lieu, les sept arts libéraux figurent, suivant moi, les sept chandeliers qui brillent «continuellement devant Dieu, et dont tout ce qu'on peut savoir tire son origine. Donc »

le préambule

(1) Ce que l'auteur appelle épilogue est le chapitre ix, qui précède le tableau dithyrambique du chapitre x.

(3) L'analogie que l'auteur prétend établir ici entre l'épilogue, où il a résumé tout son livre, et la majesté royale, dans laquelle viennent se fondre tous les mérites, toutes les qualités, tous les biens des sujets, est très-contestable au point de vue de la logique et du simple bon sens. Mais, avec la définition de la royauté, telle qu'il l'a prise dans Aristote, avec le souvenir encore vivant de saint Louis, qui avait été la personnification de la justice et de la religion sur le trône, Jean de Jandun a raison de soutenir que le Roi doit être la plus haute ex-

pression de toutes les vertus sociales. Un tel idéal ne pouvait qu'ajouter au prestige du pouvoir royal, surtout à une époque où les prétentions de la cour de Rome et les violences des barons compromettaient, dans une certaine mesure, le principe d'autorité.

(3) Dans cette troisième partie, Jean de Jandun cesse d'user envers son adversaire de ménagements au moins apparents, comme il l'a fait au début de son Traité; il prend même très-résolument l'offensive; on sent qu'il vient de se placer sous la protection du Roi, et qu'il compte bien n'être pas sacrifié aux vengeances de ses ennemis.

palet primum disconveniens. Ampiius, numquid ipse septem artes libérales sunt quedam scibiiia, cum de ipsis possint aliqua demonstrari? Et tamen nullus, nisi proterviendo positionem custodiensu), diceret ipsas exordium sumerc a se ipsis.

CAPITULUM SECUNDUM

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