P UCJ ICI LA XII
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Silvancrlrnsi.
PAr.TlU.LA XIII Que est oratio pro Siivanecto,
caseorum crassorum exuberantia grandis minoribus ac mediocribus personis, exclusa cerebrorum perturbatione l'uriosa, que alios plurimos saisis pungitivis gaudentes quasi incessanter exagitat, vite quiete disciplinatam solentiam W et simplicitatem columbinam largitur.
Prêter bec, esse Silvanecti est esse et convivere populo Gallicano, pacifico . miti , amicabili et fideli. Et, ut uno sermone finiam, universa gênera bonorum, que Deus, natura et ars pro humanis usibus et commoditatibus produxerunt, exMiarant, per Dei gratiam, Silvanectum ; in tantum quod celestis patrie pulcritudo et paradisiace jocunditatis amenitas per eam representari videntur.
Hune itaque locuni amenum, divine venerationi specialibus prerogativis accommodum , sub prosperorum eventuum continuatis successibus, custodiat et conservet Deus ipse supreinus, a quo cuncta bona procedunt. Amen.
Explicit tractatus de laudibus urbis urbium Parisius, cujus una pars est de utililatibus Silvanecti, propinquitatis ad ipsam Parisius confinia gratulantis; scriptus complète, anno Verbi incarnati i323°, ha die novembris, per Jobannem de Genduno ®.
Suscipe, queso, bénigne Deus, quodeumque tibi jus gratiarum pro fine isto possum solvere; et fac ut nullus bec inspiciens detrahat ipsi(3), sed, ad complendum quidquid déficit ad tuum decus, omnis vir bonus corde et manu cooperetur. Amen.
(1) Cette expression semble faire allusion à ce vers de Plaute : rrSolens sum; ea est disciplina.» ( Curcul. I , v. 29)
{'2) Les quatre derniers mots sont donnés par le manuscrit de Vienne seulement, ainsi que nous l avons dit dans la Notice : c'est la signature de l'auteur.
(S) Ipsi paraît avoir ici un sens personnel . à raison du mot hec qui précède et avec lequel il ne peut s'accorder : Jean de Jandun souhaite qu'on ne le calomnie pas à cause du livre qu'il vient d'écrire. Nous n'avons pas cru devoir indiquer dans la traduction cette nuance, qui se confond d'ailleurs avec le sens général.
TRAITE DES LOUANGES DE PARIS. 79 pur, les fromages gras en abondance pour les fortunes moyennes et petites, en fournissant le moyen d'éviter cette perturbation furieuse des esprits qui agite sans cesse la plupart des amateurs des mets épicés, donnent aux habitants de Senlis une habitude réglée de vie tranquille et une simplicité de colombe.
En outre, être à Senlis, c'est exister et vivre au milieu du peuple français, paisible, doux, aimable et sûr. Et, pour finir en un mot, tous les genres de biens que Dieu, la nature et l'art ont produits pour les usages et la commodité des hommes, se trouvent, grâce à Dieu, réunis pour l'agrément de Senlis , au point que la beauté de la céleste patrie et la douceur de la joie du Paradis semblent représentées par cette ville
Que ce lieu agréable, approprié au culte divin par une prérogative spéciale, soit, après une suite non interrompue d'heureux événements, conservé et protégé par le Dieu suprême, de qui procèdent tous les biens. Ainsi soit-il.
Ici finit le traité de l'Eloge de Paris, la ville des villes, éloge dont une partie est consacrée à célébrer les avantages de Senlis, cité heureuse d'être si rapprochée de Paris; il a été achevé l'an de l'Incarnation i323, le 4e jour de novembre, par Jean de Jandun.
Recevez, je vous prie, ô Dieu bon, toutes les actions de grâces que je vous dois pour la fin de ce travail, et faites que personne, en parcourant cette œuvre, n'en devienne le détracteur, mais que tout honnête homme coopère de cœur et de fait à compléter ce qui y manque pour votre gloire. Ainsi soit-il (2).
{l) Il est difficile d'apprécier aujourd'hui l'exactitude du tableau que notre auteur a tracé de Senlis et de ses environs, la ville ayant été complètement renouvelée dans le cours du xv° siècle. Les monuments restent; mais la physionomie intérieure d'une ville, l'aspect de la campagne environnante, les mœurs, les habitudes , les fortunes, etc. se modifient avec les années. Toutefois, M. Legrand, architecte à Beauvais et savant archéologue, a pu restituer un plan et une vue cavalière de Senlis, en remontant aussi haut que possible. Nous donnons ici ces deux documents, qui sont tout à fait
inédits et qui. avec le plan de Paris aux xi\" et xv* siècles, placé en tête de ce volume , aideront au parallèle que Jean de Jandun et le Dictateur ont cherché à établir.
(5) Après avoir analysé cet éloge avec beaucoup de soin, Michel Denis ajoute : rrLà voilà celte description de Paris, l'une des plus anciennes, des «plus curieuses et des plus rares : En ex anliqnissi- «mts Luleliœ descriptionibus curiosam sane et raris- Ksimam.» (Codices manusevipti theologici Bibliothecœ Palatinœ Vindobonensis , t. II, 2e part. col. i648, xxu, fol. 1 96.)