V. -LA DANSE MACABRE , FEINTE SUR LES MURAILLES DES CHARNIERS
VI. - - LA BOURGEOISIE PARISIENNE À LA FIN DU XIVe SIECLE ET AU COMMENCEMENT DU XVe.
VII. LES LETTRES , LES ARTISTES ET LES ARTISANS PARISIENS , À LA MEME EPOQUE.
VIII. ESSAIS DE STATISTIQUE PARISIENNE DU XIVe AU XVIe SIECLE.
IX. - LES CINQ LETTRES DU NOM DE PARIS, COMPILE PAR UN NOTABLE CLERC NORMAND , EN L'AN M. CCCC XVIII.
NOTICE
Si les anciennes chroniques, qui contiennent en germe toute l'histoire de France, sont géné- insuffisance
ralement longues et diffuses, en revanche, les premières descriptions où il faut aller chercher ancieunes descriptions les traits et la physionomie intime du vieux Paris offrent trop souvent une brièveté et une sécheresse désespérantes. Avec quel bonheur ne retrouverait-on pas aujourd'hui, dans le poëme d'Abbon, par exemple, l'aspect de la cité, de ses deux ponts et de son enceinte, au moment des invasions normandes; dans la Philippide, le tableau des accroissements qui déterminèrent Philippe Auguste à entourer de murs la nouvelle banlieue; chez les historiens de saint Louis et de Philippe le Bel, des détails circonstanciés sur la vie parisienne, si peu connue à cette époque; chez les biographes de Charles V, l'exposé de ce travail de longue et persévérante restauration qui sut ramener à Paris le mouvement et la prospérité, en même temps qu'il doublait l'étendue de la ville désormais rassurée! Mais cette satisfaction, que les archéologues et les bibliophiles éprouvent quelquefois, lorsqu'ils mettent la main sur un monument ignoré ou sur une pièce inédite, leur est bien rarement donnée dans toute sa plénitude; l'esprit topographique, le sentiment descriptif manquent presque toujours aux auteurs dont on parvient à exhumer ainsi les écrits; ils ne paraissent pas avoir éprouvé le besoin de dépeindre les lieux que leurs contemporains voyaient aussi bien qu'eux, de raconter toutes ces choses de la vie ordinaire qui leur semblaient alors sans intérêt, et qui, aujourd'hui, ont pour nous tant d'attrait. Ce qu'on a appelé de nos jours la couleur historique et locale n'est, le plus souvent, qu'un pastiche tout moderne, dont on a peine à retrouver les éléments épars en vingt endroits différents. Quand les historiens originaux de Paris ont été peintres, c'a été sans le savoir et sans le vouloir; heureusement les miniaturistes sont venus à leur aide, et nous devons a ces habiles auxiliaires de très-curieux renseignements sur un grand nombre de points laissés dans l'ombre par les narrateurs; le présent volume témoigne de l'empressement avec lequel nous avons utilisé ces précieuses ressources.
Mais à côté des récits et des miniatures, il reste encore bien des éclaircissements à donner; Nécessite des textes comme ceux de Raoul de Presles et de Guillebert de Metz exigent, pour être lus avec fruit, tout un système d'annotations et d'appendices. Nous nous sommes efforcés de pourvoir à cette nécessité, en plaçant au bas de chaque page les notes rigoureusement indispensables. Quels qu'en soient le nombre et l'étendue, surtout dans la partie topographique présentée par Guillebert de Metz sous la forme d'une simple nomenclature, il était impossible, sans interrompre la suite du récit, de donner à certains passages tous les développements qu'ils réclament. Le tableau de Paris, à la fin du xiv° siècle et au commencement du xvc, restait à l'état d'esquisse ; il nous a semblé qu'une série d'appendices compléterait cette intéressante ébauche. Nous en
appendices.
avons puisé les éléments aux sources mêmes, c'est-à-dire aux documents originaux, de même que nous avons emprunté toutes les représentations figurées aux ouvrages et aux monuments contemporains des deux auteurs.
Désignation Ces appendices sont au nombre de neuf :
es appendices. j » La Loi Salique chez les historiens de Paris (voir Raoul de Presles, ci-dessus, p. 106, et Guillebert de Metz, p. 1 35).
20 L'Oriflamme (voir Guillebert de Metz, ci-dessus, p. 1&7, note U, et p. 1^9).
3° Les châsses de Notre-Dame (voir Guillebert de Metz, ci-dessus, p. i5/i).
U° Le Dit des Trois Morts et des Trois Vifs, sculpté au portail de l'église des Saints-Innocents (voir Guillebert de Metz, ci-dessus, p. 192).
5° La Danse Macabre, peinte sur les murailles des Charniers (voir Guillebert de Metz, ci-dessus, p. 193).
6° La bourgeoisie parisienne vers la fin du xive siècle et au commencement du xve (voir Guillebert de Metz, ci-dessus, p. 200).
70 Les lettrés, les artistes et les artisans parisiens à la même époque (voir Guillebert de Metz, ci-dessus, p. 2 33 et 23 A).
8° Essais de statistique parisienne du xive au xvie siècle (^oir Guillebert de Metz, ci-dessus,
90 Les cinq lettres du nom de Paris, compilé par un notable clerc normand (voir la Notice sur Guillebert de Metz, ci-dessus, p. 129).
Chacun de ces appendices a sa raison d'être, même lorsqu'il ne paraît point avoir un rapport direct avec l'histoire de Paris : ainsi, la Loi Salique et Y Oriflamme ne sont pas des sujets exclusivement parisiens, et cependant il faut bien reconnaître que les historiens de Paris s'en sont préoccupés et qu'ils leur ont donné une certaine place dans les écrits relatifs à notre capitale. Chaque grande application de la Loi Salique dans l'ordre de succession au trône, chaque sortie, chaque rentrée solennelle de l'Oriflamme était pour eux un événement tout parisien; les esprits en étaient vivement frappés, et les historiens, témoins des manifestations qui se produisaient alors, interprètes des sentiments de la population au milieu de laquelle ils vivaient, ne manquaient pas d'en consigner l'expression dans leurs ouvrages. Nous avons eu soin, d'ailleurs, de dire, en note, à quelle occasion ont été écrits les morceaux que nous reproduisons, et par quel point ils se rattachent à l'histoire de Paris.
Notre troisième appendice n'est que la reproduction d une note inédite, placée au commencement d'un manuscrit de la Bibliothèque impériale et contenant de curieuses indications sur les reliques conservées à Notre-Dame de Paris. Guillebert de Metz est très-bref sur ce point; Du Breul donne, il est vrai, des détails beaucoup plus circonstanciés; mais il est juste de faire observer que deux siècles le séparent de l'époque où écrivait notre auteur. La pièce, qui nous a été obligeamment signalée par M. Léopold Delisle, vient précisément se placer dans cet intervalle, à peu près à égale distance des deux écrivains; en sorte qu'elle sert de trait d'union entre la simple mention faite par Guillebert de Metz et la description étendue donnée par Du Breul.
La Lui Salique, rOriflamme.
Les châsses le Noire-Dame.
Le D s Trois Morte II est moins nécessaire de justifier l'insertion dans ce volume du Dit des Trois Morts et des
f Danse Macabre. Trois i'ifs, ainsi que de la célèbre Danse Macabre. Ces lugubres sujets, où l'esprit du moyen âge s»1 révèle toul entier, ne sont peut-être pas d'origine parisienne, mais on les a naturalisés à