‹ Paris et Versailles il y a cent ansChapitre 20 sur 40 · A FETK-DIEU A SAINT-SULPICE · texte numérisé non relu

A FETK-DIEU A SAINT-SULPICE

d'or, et des cierg-es, des boug-ies sans nombre, et des orang-ers vieux comme François I", qui les avait lég'ués à l'orang'erie de Versailles. Il y avait, pour l'ornement du reposoir royal, toutes les tapisseries de la couronne, représentant les miracles de la peinture, au Vatican, les logées de Rapliaël, puis Jules Romain, Pierre le Brun, le peintre des batailles d'Alexandre. Le pavé de la cour disparaissait sous les tapis de Turquie et les fleurs de la Savonnerie. En même temps, tig-urez-vous, de chaque côté, ving-t-cinq fenêtres mag'nifîquement tapissées et g-arnies de toutes les dames des g-rands appartements; dans le salon du dôme était assis le roi; entouré de tous ses pairs, le duc de Bourbon, le comte de Glermont, le maréchal de Villeroy, le duc de Mortemart, les Noailles et les Fitz-James, les maréchaux de Goig-ny, de Balincourt et de Glermont-Tonnerre, tous cousins du roi, et le nonce de Sa Sainteté. : . ,jj , in

Ge fut alors un bruit terrible et charmant. Les trompettes de la chambre, les trompettes des g'ardes du corps et leui* timbales saluaient de la terrasse le Saint-Sacrement qui s'avançait. Alors le roi se mit à g-enoux, courbant la tête à son tour, et sembla charmé lorsqu'au nom de Saint-Sulpice quatre chanoines, députés à Sa Majesté, lui offrirent une corbeille de fleurs. Un cri de Vive le roil remplit alors toute la ville et ne s'arrêta qu'aux nuag'es du ciel.

Voilà comment le clerg^é de France a répondu aux attaques violentes de Y Encyclopédie et des philosophes. — Vous niez Dieu; nous vous le moivtrerons; vous sentirez sa force et vous comprendrez que rien ne peut prévaloir contre une si terrible et mag-nifiq lie royauté.

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