‹ Paris et Versailles il y a cent ansChapitre 30 sur 40 · LA FINANCE · texte numérisé non relu

LA FINANCE

Ces messieurs des Fermes g-énérales ont souvent donné le sig-nal à de g'rands artistes. Ils ont tenté de grandes entreprises, et les amis des livres leur doivent, entre autres g-alanteries, la belle édition de la Fontaine, dite des Fermiers g-énéraux. Ils ont fait autour d'eux plus d'une g-rande fortune à plus d'un poëte, et qui les voudrait juger justement d'après ce la Fontaine des Ferniiers généraux, commettrait une grande injustice. Au contraire, ils étaient plusieurs qui firent voiler plusieurs de ces gravures trop licencieuses, et ces épreuves ainsi corrigées sont très-recherchées des amateurs de livres.

On vous racontera que plus d'un, parmi ces messieurs, a poussé jusqu'à l'excès le dévouement à son maître et l'amour de sa maîtresse. 11 y avait le financier liourette, qui était l'homme à la mode. On portait tout à la Bourette : habits, chapeaux, carcans de pierreries à la Bourette. 11 fit bâtir un pavillon dans la foret de Sénart et dépensa trois millions pour le bonheur de voir Sa Majesté le Roi manger sous son toit doré une seule pêche.

A côté de Bourette il y avait M. de Beaujon, chez qui on

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