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Pairs, asile provisoire de la Préfecture de la Seine après 1871, et enfin palais du Sénat depuis 1879.
De Brosse a réussi à faire un édifice de style toscan triis pur, avec des pilastres à bossages, un palais, qui, par sa logique, ses élégantes proportions, l'unité de surface de son plan, est fort remarquable. Il comprenait quatre façades, enfermant une cour, et réunies entre elles par quatre
Luxembourg.
orientale du Jardin.
gro; pavillons carrés. Deux ailes se détachent de ceux donnant sur la rue de Tournon, lesquels se rejoignent par une galerie couverte, ornée au centre d'un pavillon coiffé d'un dôme et d'un lanternon. C'est dans une galerie du premier étage que se trouvait la série des toiles peintes par Rubens pour Marie de Médicis.
Sous Louis- Philippe, le palais ne répondant plus aux multiples services qu'on y avait placés, M. de Gisors reçut, en 1836, mission de l'agrandir. 11 augmenta le palais d'une travée, de deux pavillons et d'un étage sur le jardin, en donnant aux nouvelles constructions, rigoureusement et à s'y méprendre, le caractère et le style des anciennes. La bibliothèque du
rmbuurg. — Fontaine McJicu.
St'nat a t-ti- plact'c dans le bâtiment qui remplaçait lancienne terrasse; Kuyène Delacnùx y a peint à fresque, avec sa magnificence habituelle. les limbe?, décrits par Dante.
X<in loin est le Petit-Luxembourg, bâti en même temi>s que le grand, pour Richelieu, et qui passa â sa nièce, la duchesse d'Aiguillon. La prin-
cesse palatine de Bavière en hérita du prince de Condé ; c'est elle qui en fit décorer les salons par Boffrand, si expert en la matière ; elle logea les différents services de sa maison dans un liôtel, placé en face du sien, et orné, par ses soins, sur la rue Liarancière, d'une charmante fontaine. A côté du Petit-Luxembourg, -Marie de .Médicis avait construit une chapelle pour les filles du Calvaire ; il n'en reste plus qu'une jolie façade, semée d'M, et qui est encore décorée d'un buste de la reine.
Luxembourg. ^ Foni.i
Le jardin du Luxembourg a une renommée universelle. C'est le parc de la jeunesse studieuse des écoles. Combien de poètes sont venus rêver sous ses ombrages ! Et c'est justice qu'on ait placé là l'image des plus célèbres d'entre eux, en ce milieu ami qui les inspira si souvent. Il est dessiné à la française, saur une enclave sur la rue de Médicis ; autour des bâtiments sont des parterres en compartiments de broderies et de gazon. Salomon de Brosse a très habilement tiré parti des terrasses naturelles, qui dévalent de l'Observatoire ; elles dominent le palais, et, loin de l'écraser par cette disposition si nouvelle, le font au contraire valoir. Des quin-
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conces, abritant des statues un peu surannées, peuplent ces terrasses, que terminent d'élégantes balustrades, dont la ligne uniforme est rompue par des vases d'un agréable effet.
A droite, en regardant le palais, est la ravissante fontaine Médicis, chef-d'œuvre de Salomon de Brosse. Elle s'élève à l'extrémité d'un bassin rectangulaire, qu'encadrent de fort beaux arbres, reliés entre eux, comme on faisait dans les parcs romains, par des lianes de verdure. Trois entrecolonnements toscans contiennent trois niches surmontées d'un attique que garnit un écusson aux armes du roi et de la reine, avec cette étrangeté que les armes de celle-ci occupent la place d'honneur. Dans la niche centrale se dresse, menaçant, Polyphème qui s'apprête à écraser Acis et Galatée blottis au-dessous du rocher d'où il se penche. Cette fontaine, unique en son genre à Paris, est appropriée avec goût au jardin français du Luxembourg. M. de Gisors a ajouté au revers une façade de son cru pour y encadrer une fontaine de 1806, de N. Valois, et déplacée pour une utilité de voirie. Ce placage n'ajoute rien aux mérites de la fontaine Médicis.