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DÉCISION PRISE

ers la même époque les relations familiales

V s’étendirent pour la première fois à des amis chez qui, de temps à autre, on faisait un peu de musique.

Je n’en avais, pour ainsi dire, jamais entendu. Mon père m’avait conduit deux fois à l’Opéra, cinq ou six fois à l’Opéra-Comique et c’était tout.

La rjrrande Opéra correspondait à mes yeux à quelque exposition de belles dames décolletées et de beaux messieurs cravatés de blanc. Le premiersoir on représentait Robert le Diable ; Bertram et les nonnes obtinrent tous mes suffrages. La seconde soirée était consacrée au Prophète ; les patineurs et l’incendie de la fin reçurent l’assurance de ma considération la plus distinguée.

A rüpéra-Comique mes impressions se précisaient plus nettement. A peine au sortir de l’enfance moi-même, Joseph me parut assommant; mais, en revanche, le Pré-aux-Clercs très amusant et les Noces de Jeannette fort touchantes.

Le lendemain de ces soirées mémorables par leur rareté, mon père et moi fredonnions les airs entendus. C’était des la , la , la et des ti,ti, ti entrant en lutte pour retrouver le thème exact; et lorsqu’il nous semblait y être parvenus notre joie devenait sans mélange.

Là se bornait notre esthétiqne.

Dans la nouvelle maison amie je vis donc pour la première fois un piano face à face. Quelques jeunes femmes en jouaient très alertement. Je ne pouvais quitter du regard leurs doigts fuselés courant sur le clavier, et je me demandais par quel prodige on peut se reconnaître en cette longue suite de touches blanches et noires. À mes yeux surpris cela fleurait son Robert lloudin!

Ces pseudo-magiciennes opéraient le plus

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