LISZT
meilleures notes de raccord suffisent à une bonne sonorité.
La théorie a quelques partisans : mais il est fort heureux qu’elle ne se soit pas répandue dans la pratique. Je pouvais, alors, être ébranlé par l’affirmation d’un vieux praticien; après tant d’années de travail et de pratique acquise à mon tour, la théorie de Danjou et de Hurand m’apparaît comme une indéniable erreur; et j’en prendrai pour témoignage, non-seulement l’unanimité des maîtres à cet égard, mais encore la tendance actuelle — très louable et si heureuse, parfois! — non pas à réduire l’antique quatuor à trois lignes, mais bien plutôt à le transformer en véritable quintette, puisque dans plusieurs œuvres modernes, et non des moindres, la partie de contrebasses, souvent, se sépare radicalement de celle des violoncelles.
Mais... deux lignes de plus, et le pédantisme entrait dans ce livre; chassons-le vite en appelant Liszt à notre secours :
C’est vers cette époque que Liszt lit exécuter à Saint-Eustache sa Messe de Grau .
Un jour, à l’une des répétitions qui réunissaient un très grand nombre d’exécutants, j’étais assis à côté de Blondel, lui tournant les pages de la volumineuse partition ouverte devant lui. L’on venait de recommencer plusieurs fois ce passage du Credo :
Et expecto resurrectionem mortuorum .
Liszt multipliait les recommandations et l’on put, enfin, lui donner satisfaction. Alors, pendant que la répétition se poursuivait, l’auteur, se penchant vers Blondel, lui dit avec un visage sévère et des yeux de gavroche :
« Il ne fallait pas leur laisser expectorer cet expecto! »
Eh! Eh! Pas mal pour une soutane de génial musicien !