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DANS LES COULISSES

a k fois, assez rarement toutefois, Auber

XT venait passer quelques instants dans, le foyer du I héàtrc-Lyrique. Peu après mon entrée dans la maison, et comme je le remerciais encore de sa bienveillante intervention, il me dit :

« 11 est très bon que vous restiez ici quelque temps; il faut qu’un compositeur qui veut écrire pour le théâtre ait un peu respiré Pair des quinquets! »

Et, de lait, mon passage au Théâtre-Lyrique me fît toucher du doigt bien des détails pratiques qu’il est bon de connaître, quand ce ne serait que pour les opposer à ce qu’Adolphe Adam appelait des « Chimères de cabinet ».

Parmi ces détails se présente au premier plan la difficulté d’obtenir un bon ensemble, et même une justesse satisfaisante, lorsqu’une

musique de coulisse vient se superposer à celle de la scène et de l’orchestre.

On sait que, pour mener à bien les deux groupes, il faut que celui qui dirige dans la coulisse prenne le mouvement sur le chef d’orchestre. Toutes les décorations ne se prêtent pas à la communication; il faut alors pratiquer un trou dans la toile assez adroitement pour que le spectateur ne puisse l’apercevoir.

C’est ainsi que pour la scène de l’église, dans Faust, on avait tout combiné pour que le chef des chœurs pût voir le chef d’orchestre entre les deux barreaux d’une grille gothique et praticable, c’est-à-dire mobile.

Un soir, l’un des barreaux fut, par inadvertance, placé juste en face du trou.... de sauvetage! Impossible de rien voir! alors on s’en alla « au petit bonheur » ! Le chœur et l'orgue gardèrent la mesure rigoureuse; mais, la chanteuse ayant un peu ralenti, au point d’orgue nous étions en avance de deux temps!

Quelle scène au baisser de rideau!

La cause reconnue valut une belle amende aux machinistes! Mais le public, lui? Convenons qu’il avait dû réellement souffrir !

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