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NOUVELLES IDOLES

I a fermeture du Théâtre-Lyrique me rendait -J une liberté dont j’avais complètement perdu 1 usage! Forcé d’être au théâtre chaque jour de une heure à cinq et tous les soirs, de plus le dimanche à mon orgue, le travail que j’apportais aux deux classes du Conservatoire était bien mince! Je me remis donc à l’œuvre avec le vif déàir de rattraper un temps non pas perdu, certes, mais par trop éparpillé!

Les nouvelles études avec Chauvet, cette manière si différente de concevoir la facture musicale, n’avaient pas été sans apporter un grand trouble dans mes idées. Un véritable événement dans l'histoire de la musique en France acheva de les bouleverser!

C’est à cette époque qu’une édition allemande des œuvres complètes de Bach pénétra chez nous.

Bien qu’entreprise depuis plusieurs années déjà, c’est sans doute à pied qu’elle vint de là bas, car elle n’était à peine connue que de rares organistes! Chauvet nous en parlait souvent; il la reçut, enfin, sous forme de publication périodique. A chaque arrivée d’un volume, on se réunissait autour du maître, déchiffrant sur son piano à clavier de pédales, pendant que chacun chantait une partie.

L’autre événement fut l’apparition, vers cette époque également, de quelques opéras de Wagner traduits en français, notamment de Lohengrin.

La lecture de ce chef-d’œuvre nous transporta d’admiration.

Lohengrin est le point exact où Wagner, encore inconnu, a atteint le plus haut degré de perfection, si l’on se place au point de vue où se sont placés les maîtres qui ont écrit pour le théâtre jusqu’à cette date.

Ces deux faits, en apparence secondaires, eurent une influence très grande sur toute la jeunesse de ce temps. Si grande, que l'effervescence qui en résulta rendit la vie très difficile à nos maîtres du Conservatoire.

C’était comme une tuile insoupçonnée qui leur

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