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nécessaire qu’elle prît rang au répertoire des grands concerts et dans la bibliothèque de tous les musiciens. Elle apporte à l'art un accent personnel d’une haute saveur. Après une symphonie de Beethoven ou de Mozart, Schumann intervient comme un condiment utile à l’équilibre d'un programme.
Pour de jeunes musiciens il ne doit pas être l'objet d'une étude exclusive; mais, après les classiques, il apparaît comme une nécessité; et si l’aimable Maître qui le condamnait jadis l’avait sérieusement négligé, il ne sérail peut-être pas le mélodiste indépendant et l’harmoniste ingénieusement adroit qu’il est devenu.
Ainsi donc, admirons Schumann sans crainte pour notre goût. Même pour ceux qui ne jurent que par lui, il faut se rappeler que, si poison il y a, le nommé Mithridate qui, jadis, se nourissait aussi de poison, dépassa le « septante » et ne s’en porta pas plus mal!