VII. — La Commune hors de France
Nous venons de voir ce que devenaient les soldats de cette triste insurrection qui avait ajouté tant de catastrophes et tant de ruines aux ruines et aux catastrophes que nous devions à une guerre follement entreprise et follement conduite contre I l’étranger. Cherchons maintenant ce que faisaient les chefs de la Commune pendant que les soldats
HISTOIRE DE LA COMMUNE
souffraient dans les prisons, dans les casemates des forts, sur les pontons.
Rappelons d’abord ce qui s’était passé a Une séance mémorable de la Commune. Il s’agissait de la démission de Félix Pyat qui était toujours disposé à se retirer dès qu’il voyait surgir quelque péril. Naturellement cette retraite prudente avait mis en désarroi plus d’une hardiesse, et même plus d’une témérité. Une discussion pleine d’amertume s’engagea et les récriminations violentes ne lurent pas épargnées. De sa voix stridente et saccadée, Charles Delescluze s’écria : « Croyez-vous donc que tout le monde approuve ce qui se fait ici?... Eh bien ! il y a des membres qui, malgré tout, sont restés, et qui resteront jusqu’à la iin . Et si nous ne triomphons pas, ils ne seront pas les derniers à se faire tuer, soit aux remparts, soit ailleurs. » Quant à lui-même, Charles Delescluze avait tenu parole, nous l’avons vu. Mais combien avaient imité son exemple?... Us étaient faciles à compter. Jacques Durand, dès le 24 mai, avait été tué dans les environs de la mairie du II0 arrondissement. Ledroit avait été fusillé pendant la lutte. Raoul Rigault avait trouvé la mort en combattant. Nous avons raconté que Yermorel avait succombé aux suites de ses blessures dans les hôpitaux de Versailles. Le relieur Yarlin, passant dans la rue Lafayette, avait été reconnu par une marchande de journaux, désigné aux soldats, entraîné devant le café du Délia, et fusillé sans autre forme de procès, après qu’on eut reconnu son identité. Nous retrouverons encore une dizaine de membres de la' Commune devant les conseils de guerre. Quant aux autres, ils avaient pris la fuite, et quelques-uns s’étaient si bien cachés a l’étranger que leurs collègues môme ignoraient ce qu’ils étaient devenus. Tout le temps qu’on a pu sérieusement craindre l’application sévère des lois d’extradition, la prudence la plus méticuleuse a été une vertu qu’ils ont largement pratiquée. On n’est sorti des retraites obscures et des asiles surs qu’après les graves dangers disparus.
Il n’est pas sans intérêt de savoir comment quelques membres de la Commune s’étaient dérobés aux comptes qu’ils avaient à rendre à la justice nationale. Charles Beslay avait été récompensé des services, qu’il avait rendus à la Banque de France au moyen d’un passeport et d’un saufconduit obtenu par M. le marquis cle Plceuc. Léo Meillet avait trouvé dans le général Chanzy et dans le député Turquet des hommes qui n’oubliaient pas le dévouement prodigué dans des circonstances difficiles et poussaient la reconnaissance jusqu’à exciter des colères que l’on comprend avec peine après plus d’une année écoulée. D’autres allaient se cacher sous des noms d’emprunt jusque dans les cuisines des monastères, et au besoin prenaient l’habit et l’emploi des marmitons.
Félix Pyat, toujours fort habile dans sa prudence, prenait le nom, la qualité et les papiers d’un malheureux Alsacien envers lequel il s’était montré obligeant au temps de sa puissance. Il attendait, pour se donner la clef des champs, que la première et même la seconde effervescence eussent été calmées. La patience ne lui manquait pas. 11 trouvait la retraite sûre, et ne se mentrait hors de Paris qu’au mois de mars 1872.
Tout au contraire, le mystique Babick s’aventurait à travers la France dès les derniers jours de mai 1871 et arrivait à la frontière de Suisse où il se donnait pour un pasteur protestant du voisinage ; la, il soutenait une controverse théologique pour convaincre les douaniers et les gendarmes soupçonneux, et passait en lieu de sûreté, grâce à ce subterfuge. Uudet, qui avait reçu une blessure grave à la jambe pendant la bataille, est demeuré plusieurs mois dans une cave et ne s’est sauvé que clopin-clopant. Prolot, également blessé, avait rencontré un dévouement qui ne lui lit pas défaut, même sur la terre étrangère. Mais Ostyn est celui qui psut se vanter d’avoir joui de lachancela plus heureuse. La maison qui lui servait de refuge avait été signalée aux investigations de la police. Celle-ci s’y transporta et déploya un zèle d’autant plus actif qu’on était mécontent de n’avoir qu un très-petit nombre de chefs de la Cnnmune a dé¬
férer à la justice des conseils de guerre. La maison fut fouillée consciencieusement de la cave au grenier. Dans certaines pièces on passa même et l’on revint jusqu’à deux et trois fois, croyant toujours être sur la piste de quelque chose de suspect. Oa scruta particulièrement l’atelier d’un peintre qui se trouvait sous les loits, au point que l’artiste, dérangé dans son travail, ne put s’empêcher de faire remarquer le lort qu’on lui faisait. Or, c’était là précisément que se tenait Ostyn. Déguisé on modèle, il posait sous le costume pailleté d’un marquis du temps de Louis XY, pendant que les hommes de police tournaient et retournaient autour de lui. Cette supercherie nous rappelle toutes les anecdotes qui sont racontées dans les Mémoires sur la grande Révolution.
La plupart des transfuges de la Commune s’exilèrent en Suisse et en Angleterre. On en vit en Belgique et en Hollande ; mais ils n’y firent pas long séjour. Quelques-uns allèrent jusqu’en Amérique, et en première ligne nous devons citer Arnold qui fut le fondateur et en quelque sorte l’âme du Comité central. Caché par un ancien sergent de ville auquel il avait rendu service, Arnold passa en Belgique avec un passeport italien, et de là en Angleterre, d’où il s’embarqua pour les États-Unis. Il enseigne, à ce qu’on affirme, la langue française et les mathématiques à Cleveland dans l’Ohio.
Ceux qui ont fait choix de l’émigration en Amérique, certainement furent les plu s sages. Ilspeuvent trouver dans cette terre lointaine un facile aliment a leur activité ardente, et une existence honorable pourvu qu’ils sachent se soumettre à la loi éternelle de l’homme, la loi du travail. Us évitent surtout ce qu'il y a le plus à redouter dans ces exils violents, le désir de se rapprocher de leurs anciens compagnons, le besoin de vivre en société avec eux, de former des groupes isolés partout cA'i ils se posent, et par conséquent la nécessité fatale de ne donner à leur pensée que la nourriture des souvenirs. Cette œuvre de ruminant a toujours été le fléau des émigrations politiques. Ce n’est pas à 1815 seulement qu’on peut reproche]', en France, d’avoir ramené des voltigeurs de l’ancien régime. U y en a toujours eu, et il y en aura toujours jusqu’au moment où, la catastrophe accomplie, les vaincus sauront profiter de l’événement pour dépouiller le vieil homme et refaire un homme nouveau au contact des civilisations étrangères. Cette vérité n’a pas besoin de démonstrations. Néanmoins, s’il nous fallait exhiber des preuves, nous les prendrions dans le spectacle que nous offrent, en Suisse et à Londres les exilés de la Commune.
Genève, Lausanne, Neufeluitel, furent les points principaux où se réfugièrent ceux qui fuyaient la justice des conseils de guerre. Presque tous connaissaient le pays et les populations au milieu desquelles ils allaient vivre. Us y étaient venus en d’autres temps et avaient pu apprécier les mœurs douces qu’engendre la liberté. Mais ils savaient aussi que la tolérance a des bornes, quelque large qu’elle soit. Aussi eurent-ils le bon esprit de ne rien faire qui pût éveiller des susceptibilités ombrageuses. Ceux qui avaient des ressources vécurent à la campagne bien plus qu’à la ville; les autres cherchèrent du travail, et presque toutes les bonnes volontés en trouvèrent. Quelques conversations un peu vives dans les cafés et les lieux de réunions publiques; quelques livres et brochures apologétiques qui n’avaient pas un grand débit et passaient difficilement la frontière, sous forme de contrebande; a cela s’est borné à peu près tout ce qui a été fait par l’émigration en Suisse des membres et des chefs de la Commune et tout ce qu’on peut dire d’elle. Quelques-uns de ces livres, nous l’avons déjà dit, se l'ont même remarquer par leur ton relativement modéré.
Mais il n’en est pas de même a Londres, ou les énergumènes évadt's ont fait retentir de leurs bruyantes manifestations tout le quartier qui avoisine Leicester-Square. On ne l’appelle, dans la ea- ! pitale anglaise, que le quartier français. C’est là | en effet que vivent la plupart de nos compatriotes l qu’appellent à Londres leurs affaires, leurs plaisirs, ou divers désagréments dans le détail desquels
nous n’avons pas à entrer. Toutes nos crises politiques, toutes nos commotions sociales, depuis cinquante ans, ont jeté leur contingent d’émigrés dans Leicester-Square. Tout cela passe sous les yeux des Anglais, qui les regardent avec une suprême indifférence. Cantonnée dans les droite et les libertés qu’assurent à chacun les lois, les moeurs et les usages, la population britannique se croit à l’abri des révolutions, et sa conduite en conséquence se ressent de cette foi. Sur son sol, elle accorde très-volontiers aux autres le bénéfice des bienfaits dont elle jouit. Cependant il ne faudrait pas trop se hâter de pousser la liberté jus qu’à la licence. U y a, dans Yalien-bill, des dispositions d’une sévérité extrême qu’on sait, à l’occasion, remettre énergiquement et- brutalement en vigueur. Avec un texte de loi surannée, les Anglais sont toujours à leur aise.
Cependant, en 1871, il y eut à Londres un autre sentiment que celui de l’indifférence quand on vit arriver dans Leicester-Square les épaves de la Commune de Paris. La curiosité s’en mêla. Ces hommes avaient fait un tel bruit et avaient tellement épouvanté le monde civilisé par leurs derniers forfaits, qu’on ne pouvait se défendre de leur prêter une certaine attention. On ne les recherchait pas, tant s’en faut; mais on les regardait. A peu près comme tout homme intelligent regarde une monstruosité. On aurait voulu pouvoir lire sur les physionomies le secret des plus intimes pensées. Quelques-uns, parmi ces réfugies, ne se trompèrent pas sur le sentiment qu’ils inspiraient, et ils cherchèrent rapidement-, à se dérober à une curiosité qui leur devenait importune. D’autres, au contraire, probablement moins familiarisés avec les mœurs et les habitudes de ta bourgeoisie de Londres, crurent que le moment était propice pour se livrer à des exploitations fructueuses. Dans cette pensée, ils fondèrent des journaux et lancèrent des publications de toute sorte. Us espéraient un avantageux succès de vogue; ils ne recueillirent même pas de quoi solder leurs frais matériels'; l’indifférence et le fort bon sens anglais avaient repris le dessus.
Au reste, les réfugiés de la Commune étaient loin de vivre à Londres dans une parfaite ir:t-lligence, dit une correspondance qui date du mois de décembre 1871. 11s forment de petits groupes, qui se tiennent à l’écart, rongés par les soupçons. Us ne peuvent parvenir à s’entendre et n’ont pas de centre de réunion commun. Dans le commencement, un certain nombre d’entre eux fréquentaient un public-house de Ruppert-Street; mais il y a plus d’un mois qu’ils l’ont abandonné. Us avaient aussi fondé un journal, le Qui vive! qui a disparu, après une laborieuse et pénible existence de deux mois. Durant ces -huit semaines, il avait eu deux phases bien distinctes. Au début, il fut dirigé par un ancien membre de la Commune, J. Andrieu, qui avait pour le seconder Leverdays, un clu’biste bien connu, Bastelica, qui avait été délégué aux contributions indirectes, et l’ancien rédacteur du Combat et du Vengeur, Jean Larroque. Le programme qui parut en tête du premier numéro était l’œuvre de J. B. Clémént et de l’ancien général La Cécilia, qu’on ne s’attendait guère a retrouver à Londres, une plume à la main. Mais La Cécilia était de la nature de cet autre foudre de guerre de la Commune, Bergeret, i’incendiaire des Tuileries et du Louvre/ U fuyait prudemment lorsqu’il aurait fallu combattre et montrer à tous comment on meurt pour la défense de ses idées, quand on en a. Puis, le danger immédiat passé, et une frontière mise entre soi et ses adversaires, il retrouvait et reprenait toute son audace et toute son insolence, et noircissait du papier en insultant, vilipendant, et déversant à Ilots une encre chargée des menaces les plus insensées.
Pendant sa seconde existence de quatre semaines, comme la première, le Qui Vive! a été placé sous la direction de Vermesch, l'ancien rédacteur en chef du Père Duchesne, d’odieuse mémoire. A moins d’avoir les feuilles sous les yeux, on ne peut se faire une idée de ce qu’était ce débordement'. Le ton virulent, agressif, impudent du pamphlet était poussé jusqu’à la démence la plus extravagante.
LES PRISONNIERS FÉDÈRES A VERSAILLES DANS L’ORANGERIE. - Aspect de nuit.
ASPECT INTÉRIEUR D’UN DES DOCKS DE SATORY OCCUPÉS PAR LES OFFICIERS DE LA COMMUNE.
Vermesch, du reste, l’expliquait lui-même dans un jour de franchise et de lucidité. « Avant de venir à Londres, disait-il, j’étais grincheux ; aujourd’hui, je suis enragé... C’est le brouillard ! » 11 aurait pu ajouter qu’il avait depuis longtemps perdu toute espèce de sens moral et qu’il ne se mettait pas sur le chemin où on le retrouve. Il s’était, du reste, entouré de gens qui ne lui cédaient en rien au point de vue de l’exaltation. A côté des anciens commandants de la Commune France et Melotte, on voyait Yésinier, que Rochefort avait si cruellement flagellé autrefois ; Dupont, une des gloires de la Société internationale des Travailleurs; le ci devant général La Gécilia, qui trouvait décidément l’écritoire plus agréable que l’épée, et Sornet, qui avait ôté l’imprimeur du Père Duchesne. Dans tout cela on cherchait vainement un homme. On en était pour sa peine. Les Anglais ne détestent pas les gros mots, et la liberté de l'injure est poussée parmi eux jusqu’à ses dernières limites. Mais ils veulent que les injures conduisent toujours à quelque chose, et ils ne les admettent que comme un condiment énergique d’une logique rigoureuse. Pas plus dans sa nouvelle que dans son ancienne forme, le journal ne put vivre. Il tomba rapidement sous le mépris public. Il n’était lu que par les réfugiés de la Commune et par quelques curieux qui passaient une ou deux semaines a Londres.
Mais il ne faudrait pas croire qu’après cette seconde mort d’un journal qui n’avait aucune chance de subsister honorablement, les hommes de la Commune cessèrent des publications dont ils avaient pris le goût. Loin de là; elles furent plus abondantes que jamais. La misère commençait à se faire sentir dans cette colonie de désœuvrés hargneux. La plupart étaient arrivés bien vite au bout de leurs ressources. Quelques-uns, il est vrai, vivaient dans une opulence relative, ou du moins dans le bien-être. C’est alors que commencèrent les récriminations violentes et les révélations. 11 n’y a rien de tel que les complices pour faire connaître l’étendue, la portée, la nature, la moralité des actes commis en commun, surtout quand on se croit lésé dans le partage du butin. On commença par demander des comptes à ceux qui avaient eu le maniement et la gestion des deniers publics. On y était d’autant plus porté que les hommes interpellés ainsi n’étaient pas ceux qui soutiraient de la misère, plus intolérable à Londres que partout ailleurs. Il y en avait au contraire qui ne se cachaient nullement pour se donner toutes les jouissances de la haute vie. Sur ceux-ci on frappait fort et dur. On ameutait contre eux toute la bande des affamés. On ne leur laissait pas un instant de repos, et le scandale succédait sans relâche au scandale. Yésinier se fit surtout remarquer dans cette chasse, dans cette guerre aux concussionnaires égoïstes. A ce point de vue, son œuvre fut utile. Elle nous a fait connaître une foule de faits qui étaient reslés dans l’ombre ou dans une demi-obscurité. Les documents officiels ne nous les avaient pas montrés, du moins tels qu’ils sont. Mais avec ces révélations, nous avons pu nous livrer à des investigations nouvelles et apprendre bien des vérités.
Parmi ceux qui furent le plus violemment en butte aux coups de Yésinier, nous devons une mention spéciale à Viard, l’ancien membre de la Commune, et celui qui seconda le plus activement lourde dans ses opérations et manipulations financières aux dernières heures de la lutte dans Paris/ La guerre à coups de plume était d’aulaht plus piquante que le contraste entre les deux hommes était plus complet. Yésinier n’avait rien perdu de la forme disgracieuse qui a fourni à Henri Rochefort l’occasion de tracer un de ses portraits les plus malicieux. Malingre, chétif, infirme, il paraissait un avorton à côté de la forte encolure et de la carrure herculéenne (pii caractérisait Yiard, dont la main puissante aurait écrasé son adversaire comme un iilsecte, s’il avait pu le tenir. Mais la force physique n’était pour rien dans l'affaire. Yésinier produisit des arguments ornés et rehaussés de chiffres auxquels on ne pouvait répondre que par des arguments et par d^s chiffres. La principale
accusation portait sur la disparition de la somme importante dont on disposait encore lorsque la Commune établit pour quelques heures son dernier quartier général dans la lugubre maison de la rue Ilaxo, où se passait le drame terrible du massacre des otages. Il y avait encore en caisse plus d’un million, qui devait être considéré comme une propriété commune. Qu’était devenu cet argent? Vésirùer le demandaitavec insistance. On ne lui répondait pas. Il entrait alors dans de nouveaux détails, et mettait en vedette tous les noms qui devaient avoir hâte, auprès des anciens camarades, de se laver d’un soupçon d’improbité.
Tristes luttes au demeurant et qui ne pouvaient jamais être profitables à n’importe quelle cause politique. Quand l’écho en est parvenu en France, il n’a fait que î éveiller des tristesses et accroître les sympathies qui s’attachent aux victimes de la Commune, dont on a consacré le souvenir dans l’enclos de la rue Ilaxo.
Disons, puisque l’occasion s’en présente,, que la maison portait le nu 85, et était située entre le boulevard Sérurier et le chemin Neuf de Ménilmontant. Elle a été achetée par les membres de l’œuvre expiatoire. On y a construit une chapelle commémorative et un asile pour les vieillards. La première pierre a été posée avec une certaine solennité. Mais, avant d’en arriver là, des mains pieuses avaient placé des croix poires et déposé des couronnes dans la tranchée fatale où avait été accompli le massacre. On ne parcourait pas ce jardin sans un immense serrement de cœur. Vésinier et ses pamphlets nous y ramènent. On se demande si la main ne lui tremble pas quand il écrit ces noms qui sentent le sang!