IV. — Entre-deux
Avant dépasser à un autre monument, arrêtonsnous quelques instants en chemin et occuponsnous de désastres privés.
Nous avons déjà dit que la rue de Rivoli avait été un objet de prédilection pour la fureur enragée des incendiaires. Pendant qu’on se battait encore sur la place du Palais-Royal, et qu’on apportait à la lutte l’acharnement que nous avons essayé de décrire, les pétroleurs, les pétroleuses et tous les séides du docteur Parisel s’étaient mis à l’œuvre pour tâcher de barrer le chemin aux troupes qui précipitaient leur marche vers l'Hôtel-de-Ville. Un des coins le plus violemment atteints fut le pâté de maisons qui, d’une part, fait face à la rue de Rivoli, et, de l’autre, à la colonnade du Louvre, en coupant à angle droit jusqu’à la place Saint-Germain-l’Auxerrois sur laquelle se trouve la mairie du 1er arrondissement. Par un caprice d’architecture qui n’a pas échappé aux sévérités de la critique, la façade du moderne édifice municipal rappelle les principaux motifs de la façade du vieux temple chrétien. Depuis la retraite de la municipalité élue en novembre 1870, c’est-à-dire depuis les premières élections de la Commune, cette mairie était devenue un foyer permanent de passions mauvaises, de basses convoitises, d’envies effrénées qui s’alimentaient au contact les unes des autres. Comme dans les mairies où régnaient en maîtres, Urbain, Régère, le docteur Parisel et quelques autres, en ne parlait que de perquisitions et de saccagemenls, et, à la moindre résistance, tuer ou faire sauter. Malgré les affirmations .contraires qui se produisent sur le tard et à l’étranger, les débats des conseils de guerre ne laissent aucun doute sur ce point.
Il ne faut donc point s’étonner que les misérables aient mis à exécution leurs infâmes projets sur les quartiers les plus voisins du siège de leur puissance. Gomme la mairie elle-même, toutes les maisons qui l’avoisinaient du côté de la rue de Rivoli étaient neuves. Pour construire cette grande artère de viabilité urbaine projetée et commencée depuis le premier Empire, on avait porté la pioche des démolisseurs sur l’un des quartiers les plus curieux et les plus pittoresques du vieux Paris. Sous Philippe-Auguste, c’était le centre brillant de la ville. La maison du Roy s’y trouvait dans la rue des Bourdonnais, ayant à l’avancée un large et solide montoir de pierre qui aidait aux gentilshommes à se bûcher sur leurs grands chevaux de parade et de guerre. Avec le temps, la maison était devenue bourgeoise comme tant d’autres choses, et, quand nous l’avons connue, elle servait à un vaste magasin de draperie. Il fallait que le curieux et l’archéologue consentissent à s’aventurer au milieu des ballots et des caisses pour retrouver quelques lignes d’architecture, une rampe d’escalier, une fenêtre qui parlât à leur imagination et fît revivre les souvenirs d’un passé lointain et complètement disparu. Il en était au reste de même dans tout le quartier. On n’y voyait que des marchands. Pour le commerce des tissus et des étoffes, des toiles et des draps, les Bourdonnais luttaient avec le Sentier : tout le Paris qui vit de négoce connaît ces expressions. Elle n’ont pas encore disparu entièrement du langage usuel, et résistent aux métamorphoses et aux changements survenus dans les maisons.
Remonter aussi haut, c’est dire que ces coins de la ville avaient vu plus d’une révolution et des plus sanglantes. Nous avons entendu un vieillard, un patriarche plus qu’octogénaire, raconter a ses petits-enfants, en leur montrant l’hôtel de Montbazon au coin de la rue de Béthizy, l’histoire de la nuit terrible et sanglante du 24 août 1572, cette Saint- Barthélemy dont la cloche Saint-Germain-l’Auxerrois donna le signal. Il n’omettait rien, et il disait tenir tous les détails de son grand-père qui, luimême, les tenait de son aïeul. Il insistait principalement sur le massacre de l’amiral de Goligny qui s’était passé dans cet hôtel ruiné, démodé, desj tiné à disparaître avant peu, ainsi que tous les souvenirs de cet homme qui avait été un des vail¬
lants défenseurs de la France envahie par l’étranger. Et cela excitait les regrets et les colères du vieillard dont la famille habitait le voisinage de la rue Saint-Honoré depuis plus de dix générations. Aussi, dès qu’on lui prêtait une oreille complaisante avait-il à raconter des souvenirs qui auraient abondamment rempli la hotte d’un chroniqueur. 11 ne tarissait pas quand on ie mettait sur le chapitre des Huguenots ou de la Ligue, de la Fronde et de la grande Révolution. Plus d’une fois les souvenirs du vieillard et de ses récils ont assailli notre esprit pendant que nous parcourions les ruines accumulées par les combattants et surtout parles incendiaires de la Commune. Vingt-cinq années nous séparent de l’époque où nous l’écoutions. Mais bien plus vraie que jamais nous paraît aujourd’hui sa parole : les masses ignorantes ont toujours été féroces; elles aiment le sang! Et il ne parlait que des ancêties religieux et politiques des sectaires de la Commune. Que dirait-il, s'il avait vu les raffinements de l’incendie se faire les auxiliaires du fusil et du canon ?
Les incendiaires ne se bornèrent pas aux maisons qui avoisinaient et pouvaient couvrir la place Saint-Germain-l’Auxerrois. Ils se répandirent dans toute cette section de la rue de Rivoli, et, sur di vers points, à droite et à gauche, procédèrent à leur sinistre besogne. Évidemment il y avait plusieurs bandes, obéissant à différents chefs. Autrement on ne parviendrait pas à s’expliquer les lacunes qu’on remarque dans les désastres causés par le fléau. Non-seulement des mains nombreuses ont pris part à l’exécution du crime, mais encore ces mains ont été guidées par des volontés multiples. L’inspection des lieux suffit pour donner à l’esprit cette conviction. Sur quelques points la scélératesse se fait intelligente. C’est ainsi qu’elle met en flammes et réduit en cendres le vaste magasin de nouveautés qui porte l’enseigne de Pygmalion. Le feu trouve dans les étoffes légères une proie plus facile que dans la pierre, le fer ou même le bois qui n’est pas desséché par la vétusté. Les marchandises brûlent pendant que les murs résistent. Sur d’autres points au contraire, la scélératesse serait stupide, si elle n’était barbare. Qn ravage par le pétrole parce qu’on ne peut pas ravager autrement. La plupart des maisons qu’on attaque ainsi n’ont pas vingt années d’existence. Elles ont été bâties avec tous les moyens et procédés de solidité que l’industrie moderne met à la disposition des constructeurs. Il faudrait pour chacune d’elles autant de pétrole qu’on en a prodigué aux 'huileries. Et le temps presse. C’est pourquoi on se hâte, on multiplie les aspersions et les torches ; mais sans autrement se soucier de la marche que suit le feu. La terreur des habitants est portée à son comble. Partout on se sent atteint d’une façon plus ou moins grave; partout on est menacé. Mais partout où il se rencontre un homme d’énergie pour organiser promptement des secours , les dégâts sont restreints et limités. Chacun est sorti de sa torpeur. Pour le bien, ou mieux pour la réparation du mal, on ne demande que des ordres. Il n'est personne qui chicane son concours et son obéissance. Une fois de plus on constate combien on a eu tort de courber la tête sous le joug odieux et ignomineux de la Commune.
Autour de la vieille tour Saint-Jacques notamment, on vit se produire des scènes qui demanderaient à être reproduites dans tous leurs détails. Mais elles paraîtraient bien plus du domaine du roman que du domaine de l’histoire, quoique la réalité ait ici dépassé tout ce que l’imagination peut inventer et arranger à plaisir. On ne dira jamais les actes do dévouement qui furent accomplis par les maris pour mettre à l’abri leurs femmes malades ou infirmes; par les mères pour sauver leurs enfants; par les fils pour venir en aide à leurs vieux parents. U y a là une mine féconde qu’exploiteront avec succès les romanciers et les dramaturges de l’avenir. Mais, quoiqu’ils puissent diie, en bien comme en mal, qu’on soit certain à l’avance qu’ils n’inventeront rien. A propos de quoi que ce soit, on pourra leur dire ! toujours qu’ils n’en ont pas l’étrenne. Il en est du ' reste ainsi quand nous nous avisons de toucher
aux histoires anciennes et de les dramatiser pour leur redonner quelques apparences de vie. finissons à chaque jour sa tache et gardons-nous de médire de l’avenir par anticipation.
Citons cependant un exemple choisi entre mille. Un pauvre machiniste du Théâtre-Lyrique avait son humble logement dans les combles de cet édifice municipal. Sa femme était malade à la suite de couches laborieuses que les événements de la Commune avaient hâtées. Le siège et la maladie avaient épuisé toutes les ressources du ménage. Mais on luttait contre la misère avec l'aide de quelques camarades. Nulle part, on ne sait mieux se secourir mutuellement que dans le monde des artistes. Notre homme en fut une preuve vivante. En rôdant autour de l’H-ôtel-de- Ville où tout se prépare pour une lutte de désespérés, il rencontre une femme qu’il a connue autrefois dans divers théâtres où elle paradait dans la figuration à cause de ses belles formes. De figurante à machiniste il n’y a pas loin, et tous les jours ou est à portée de se rendre .des services réciproques. La belle Coralia n’a plus rien de ce qui la faisait distinguer sur les planches. Elle a perdu fraîcheur, jeunesse et beauté en courant les aventures. Mais elle a conquis une perversité folle qui la précipite de plus en plus avant dans la voie du crime. Elle a dépouillé les vêtements de son sexe. Elle porte le pantalon et la vareuse du garde national. S’il faut même s’en rapporter aux galons qui décorent son képi et ses manches, elle a un grade, elle est capitaine dans la milice fédérée.
L’avis que donne l’ancienne figurante est que tout le quartier de l’Hôtel-de-Ville va sauter ou du moins devenir la proie des flammes. Le machiniste se tient pour averti. 11 court à son humble logis, et d’un bras robuste et d’un pied leste il enlève sa femme et son enfant et les met en sûreté. Puis il revient sur la place du Châtelet, sachant bien que l’heure de se dévouer est proche. En effet, on ne tarde pas à apercevoir la fumée et la flamme des incendies. Une bande infernale parcourt l’avenue Victoria. Le pétrole et les matières incendiaires sont jetés de tous côtés. Les bâtiments de l’Assistance publiques brûlent, l’Hôtelde-Ville flambe. Le feu gagne de proche en proche. Le Théâtre-Lyrique n’est bientôt qu’un immense brasier. Notre machiniste est de l’autre côté de la place. Avec quelques hommes résolus comme lui, il s’est donné pour mission de sauver le théâtre du Châtelet. On ne peut tout faire; on n’est pas assez nombreux. Mais à ce qu’on fait on apporte du moins une énergie égale à celle des incendiaires. Ceux-ci s’approchent du théâtre du Châtelet pour prolonger la ligne de feu qu’ils espèrent mettre entre la Commune et l'armée. Ils commencent à jeter leurs essences minérales et leurs torches enflammées. Niais aussitôt on les arrête, on les pourchasse. Le théâtre en est quitte pour quelques dégâts insignifiants qui port°nt principalement sur un magasin de décors. Il n’en est pas de même des personnes. On a été obligé d’agir si précipitamment qu’on n’a pu songer à tout. Bientôt des cris déchirants se font entendre, les cris de la suprême détresse. Ils partent du point le plus menacé par les flammes, et il n’y a pas à s’y tromper, ce sont des voix de femmes qu’on entend. Noire machiniste n’hésite pas. Il s’élance sans regarder au péril et arrive dans la portion du théâtre consacré aux magasins de costumes. Là deux jeunes ouvrières sont à toutes les transes, à toutes les terreurs, à toutes les angoisses que peut faire naître la perspective de la plus affreuses des agonies. Affolées, elles crient, pleurent, se roulent dans des convulsions, se tordent dans des attaques de nerfs. L’homme qui risque sa vie pour les sauver et les porter au dehors, elles le prennent pour un complice des scélérats et refusent de le suivre. Il faut les enlever de force, et ce n’est pas d’un seul coup que le sauvetage peut s’accomplir. Quand la première est hors de danger, le machiniste revient chercher la seconde. Il ne la trouve plus à la même place. Il parcourt le théâtre. Enfin, guidé par des plaintes et des soupirs, il arrive jusque sur la scène et trouve la malheureuse qui s’est blessée eu fuyant au hasard et qu’il em¬
porte couverte de sang et plus morte que vive. La blessure est grave, et, selon toutes les apparences, la jeune ouvrière restera estropiée toute sa vie. Quant au machiniste, la conscience du devoir accompli le récompense du bien qu’il a fait. Il est rentré dans son existence obscure de labeur et de probité. Seulement il n’est plus au Théâtre-Lyrique. Il appartient désormais à l’équipe du Châtelet. On peut dire sans la moindre forfanterie qu’il a bien conquis sa place.
Rien ne nous serait plus facile que démultiplier ici de semblables exemples. On ne peut faire un pas dans les quartiers qui ont été le théâtre des dernières convulsions de cette lutte impie, on ne peut interroger et s’enquérir d’une manière désintéressée sans qu’aussitôt fourmillent les renseignements de détail. Surtout dans les quartiers qui avoisinent l’Hùtel-de- Ville. Ils ont été profondément modifiés, métamorphosés, améliorés par toutes les entreprises de l’édilité, telle que la comprenait le baron Haussmann. Beaucoup d’industries et de commerces ont dû émigrer et chercher des localités où il leur est possible de travailler et de se développer moins étroitement et moins chèrement. Mais le vieil esprit est resté et subsistera longtemps encore. Ce n’est point en quelques années et en remuant des pierres qu’on parvient à détruire l’œuvre morale accumulée par plusieurs siècles. Plus que partout ailleurs, de quelque façon qu’on s’oriente, on rencontre autour du vieil Hôtel-de-Ville l’ancien bourgeois de Paris avec ses qualités et ses défauts. Il tient bon pour les franchises municipales; il croit à leur efficacité et regarde bien plus du côté des conseils élus de la Commune que du côté des Tuileries et de la Chambre des députés. Pour lui, Paris n’est pas une capitale, c’est une ville, sa ville, et il ne comprend pas que de l’accessoire on fasse le principal et que la greffe emporte le tronc. Les novateurs et les politiques peuvent souvent trouver ce bourgeois arriéré et entiché de ses vieilles idées. Mais on ne l’en fera pas aisément démordre. Il est habitué. aux révolutions de père en fils et ne s’en effraye pas outre mesure. Il sait qu’elles laissent toujours quelque chose derrière elles, quelque germe fécond qui produira des fruits savoureux à son heure. Et il attend patiemment, avec une foi robuste, et tout entier au travail que commandent les nécessités de chaque jour.
Car, pour lui principalement, l’histoire n’est qu’une tradition vivante. Le vieillard que nous avons rencontré non loin du Louvre parlant à ses petits enfants des premiers Bourbons, nous le retrouverions cent fois et sous des formes diverses dans les vieux quartiers qui ont été éventrés pour livrer passage aux nouvelles grandes artères de viabilité destinées à déblayer les abords de la tour Saint-Jacques-la-Boucherie et de l’Hôtel-de-Ville. L’aspect de ces régions de Paris n’est plus même tel que l’ont vu les vétérans de 1848. Mais qu’on aille s’asseoir sur l’un des bancs de la place ombragée de beaux arbres qui entourent la fontaine des Palmiers. Cette place a fait disparaître tout ce qui restait des vieilles constructions monarchiques et judiciaires du Châtelet. Elle confine au square qui a permis de conserver en l’isolant fout ce qui reste de l’église chère à l’alchimiste Nicolas Flamel et à sa femme Pernelle, la tour où Biaise Pascal fit les belles expériences qui rendent son nom immortel parmi les physiciens.
Le square bien dessiné et admirablement planté est surtout fréquenté par les enfants et par les femmes. Les hommes semblent s’être dévolu la place voisine. C’est là qu’on rencontre les anciens du quartier aux heures du loisir et de la promenade. Écoutez ce que disent ces vieux en s’appuyant sur leur canne terminée par un bec à corbin, et vous serez édifié. L’un raconte des faits qui remontent à la prise de la Bastille, le massacre de Berthicr et de Foulon, ou là conspiration de Favras. L’autre dit ce qu’a fait le conseil municipal de Paris conduit par l’avocat Belart lorsque Napoléon Ier, de victoire en victoire, introduisit les armées étrangères jusqu'au cœur de la France et obligea Paris a subir coup sur coup deux capitulations. Un autre plus jeune se contentera de
rappeler les épisodes de 1830. Il parlera; de Lafayetto comme s’il l’avait vu passer la veille sur son cheval blanc. Un quatrième ravivera les souvenirs de 1 8 î8. Il dira par quelles rues Lamartine, Ledru-Rollin et le vénérable Dupont de l’Eure ont été conduits à l’Hôtel-de-Ville quand ils sont venus rendre au peuple sa souveraineté et proclamer le suffrage universel. De ces rues, il n’en reste presque plus rien aujourd’hui. Mais le souvenir est vivace. Qu’on écoute ces vieillards, et par grandes enjambées on verra se dérouler en quelques heures toutes les étapes saillantes de notre histoire contemporaine. Les épisodes même ne manqueront pas, et ceux qui jailliront le plus volontiers de la mémoire de ces Parisiens, absolument Parisiens, ne seront ni les moins curieux ni les moins intéressants.
Tout ce qui a été brûlé dans la rue de Rivoli, depuis le Louvre jusqu’à l’Hôtel-de-Ville, était de construction récente. On a même remarqué que, sauf au début, dans la direction que nous indiquons, les incendiaires s’étaient de préférence attachés au côté gauche de la voie. Il n’y a point là un acte fortuit, comme on serait peut-être tenfé de le croire en n’examinant que superficiellemenL Le hasard n’est entré là-dedans que pour la portion la plus mince. Les incendies de l’avenue Victoria et du Théâtre-Lyrique en sont une preuve manifeste, et plus encore la tentative faite sur le théâtre du Châtelet. Nous avons dit quel dévouement la fit avorter. Il est péremptoirement acquis aujourd’hui que le côté droit de la rue de Rivoli appartenait à la bande qui se ruait sur les bâtiments de l’Assistance publique et sur les théâtres du bord de l’eau. Elle fut mise en déroute dès qu’elle sentit qu’on lui opposait de la résistance et que la population ne voulait pas laisser accomplir le crime jusqu’au bout. La bande se dispersa avec la lâcheté ordinaire des malfaiteurs; mais pour aller se reformer un peu plus loin, derrière l’Hôlel-de-Ville. D’après des -récits qui paraissent certains, des témoignages qui paraissent sûrs, c’est à elle qu’on devrait les incendies de la rue du Temple. Car la rage était telle, et la passion du mal si violemment surexcitée, qu’il n’y avait que la mort ou la captivité qui eussent la puissance d’arracher les incendiaires à leur infernale besogne. Paris tout entier était leur proie. Us s’en disputaient les morceaux.