‹ Paris incendiéChapitre 96 sur 124 · I. — AUTOUR DE PARIS · texte numérisé non relu

I. — AUTOUR DE PARIS

Nous touchons au terme de notre tâche. Mais il faut bien se garder de croire que nous sommes au bout des tristesses qu’a répandues sur notre pauvre France celte terrible année 1871. L’insurrection est vaincue; le canon fait silence; les incendies sont éteints. Le deuil subsiste. On pleure ceux qui sont morts, et l’on s’occupe aussi de ceux qui ont des comptes à rendre à la justice. Car l’heure de la réparation et de la répression a sonné. Les prisonniers dans les geôles dépassent le nombre de trente mille. Chaque jour en amène de nouveaux. On est oblige de recourir à des expédients do toute sorte pour éviter l’encombrement qui n’est déjà que trop considérable et peut produire les inconvénients les plus graves. La justice a ses droits; mais au-dessus planent les droits de l’humanité qu’on ne doit jamais oublier.

Avant tout, faisons une remarque. Parmi les hommes qui avaient mis leur nom en vedette dans le mouvement de la Commune de Paris en 1871, le plus grand nombre parvint à se soustraire aux périls nouveaux que pouvait leur faire courir l’ordre social rétabli. Si nous prenons, par exemple, les membres du conseil communal, nous trouvons qu’il y en a fort peu qui ont succombé dans la lutte, et fort peu encore qui sont restés entre les mains du gouvernement de Versailles. Presque tous ont pu fuir et se mettre à l’abri sur quelque terre étrangère en Suisse, dans la Grande-Bretagne, (lui n’ont jamais refusé un asile à tous les vaincus de nos désordres politiques. Qu’on en juge : Andrieu, Antoine Arnaud, Arthur Arnould, Avrial, Babick, Bergeret, Ch. Beslay, Blanchet, Brunei, Chalain, Chardon, Clémence, 15 m. Clément,

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