‹ Paris inconnu. Avec une étude sur la vie de l'auteurChapitre 57 sur 77 · PEINTURES DE FONTAINEBLEAU · texte numérisé non relu

PEINTURES DE FONTAINEBLEAU

cette voûte; les échafaudages en étaient déjà dressés, tout était prêt, lorsque heureusement la révolution de Juillet vint mettre obstacle à ce fameux projet. Espérons que la révolution de Février sauvera le Rosso comme la })rcmière a sauvé Fréminet.

N'est-il pas d'ailleurs étrange, nous disons presque barbare, que cette question dépende du ministère des travaux publics! 11 ne s'agit pourtant ni de canaux, ni de route, ni de pont, ni de maçonnerie.

Pourquoi donc cette all'aire n'est-elle pas du ressort du ministère de l'intérieur, où du moins il y a une direction des beaux-arts? Mais depuis février. Sèvres, les Gobelins et tous les châteaux autrefois royaux relèvent des travaux publics. C'est un mal. Des choses analogues ne peuvent être séparées sans de graves inconvénients. Mais ce n'est point la place d'une telle discussion, le moment n'est pas propice; nous ne voulons que défendre la galerie de François P^

Nous reconnaissons hautement que M. Couderc est un homme de talent. Qiron lui donne à peindre toutes les murailles du monde, il fera des choses charmantes, son tableau de la Fédération nous en est un sûr garant. Mais, pour Dieu ! les peintures du Rosso ne doivent être repeintes ni par lui ni par personne.

Que dirait-il s'il prenait fantaisie à un ministre quelconque de faire repeindre un Rubens, un Titien ou un Véronèse par M. Eugène Delacroix? Il vaudrait mieux blanchir ces peintures à la chaux; au moins subsisteraient-elles sous le badigeon, et, un jour ou l'autre, il se trouverait bien quelque amateur pour les découvrir. Mais, repeintes, elles sont perdues

sans remède. Si cette profanation continue et s'achève, ceux qui les connaissent ne les verront plus, ceux qui les ignorent ne les verront pas.

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