‹ Paris; journal du siègeChapitre 19 sur 33 · Wachenhusen. Gazette de Cologne · texte numérisé non relu

Wachenhusen. Gazette de Cologne

ne peux rien dire du résultat de notre aile gauche ; je crains beau— coup qu*& cause de la position formidable de Tennemi il n*ait pas été décisif.

Nos pertes sont considérables. Les obus tombaient sur nous avec une précision surprenante. Jusqu'alors, nous faisions peu de progrès. Uennemi se défendait de la façon la plus énergique.

Je ne suis pa& éloigné de croire que cette armée, sous la direction d'un général habile, aurait pu faire beaucoup. Son attitude militaire, son armement, notamment le chassepot, sont parfaits, et si cette armée avait encore quatre semaines, ce serait un adversaire dangereux. Il est très difficile de se faire une idée exacte de toutes ces légions patriotiques. — Il est très dur de venir à bout d'une armée composée de corps si variés, qui se réunissent tous dans un même sentiment de patriotisme. — Ils sont tous très habiles dans Tart de tirer, et le bruit du fusil semble leur produire un vif plaisir.

Les Français étaient toujours en nombre supérieur, leurs attaques incessantes.* S'ils étaient parvenus à se rendre maîtres de notre aile droite. Us en auraient immédiatement profité pour s'ouvrir un chemin vers Paris. Si, dans cette vue, Us eussent développé une plus grande énergie, qui peut dire s'Us n'auraient pas atteint leur but? Qu'on juge de notre position difficile, de nos chances défavorables si les Français avaient réussi dans leur choc yiolent et furieux qu'ils tentèrent le 28 novembre!

Les renforts incessants des Français semblaient sortir de terre malgré ces attaques furieuses. Ahl si l'ennemi avait eu la victoire ce jour-là, les conséquences d'un succès, môme éphémère, sont incalculables, quand on songe que les sorties de Paris étaient calculées avec les opérations sur la Loire.

Le matin de ce même jour (3 décembre) le grand-duc, qui avait l'intention de prendre l'offensive, fut surpris par l'attaque soudaine des Français.

Le 4, Tattaque recomiùença. Près du bois, nous f(imes reçus par un feu terrible ; sur cette lisière se développa un combat violent qui eut pour résultat d'ouvrir une voie à nos colonnes. Toutefois, les Français avaient pris une forte position, couverte de retranchements, et avalent Tair de faire une résistance des plus énergiques. On parvint, non sans une lutte des plus vives, à chasser Tennemi; tard dans la soirée, il y eut encore un combat .très vif. Une porte de fer munie de grilles avait été barricadée et était encore défendue par les Français. Ùobscurité mit fin au combat (I).

Chaque jour il fallait s'attendre à une lutte acharnée. Le I«r décembre devait être un jour de repos. Le corps bavarois avait été, par

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