‹ Paris; journal du siègeChapitre 20 sur 33 · Docteur Horn. Gazette de Cologne · texte numérisé non relu

Docteur Horn. Gazette de Cologne

les batailles livrées près d'Orléans et plus tard près de Coulmiers, et par divers combats, si fortement décimé qu'à peine il restait sous les armes la moitié des fantassins; il ne possédait pas Teffectif d'une division prussienne. Quelques bataillons avaient tellement souffert qu'ils ne pouvaient constituer qu'une seule compagnie, commandée par trois officiers. Le 4* bataillon n'avait plus que cent soixante hommes.

Le 1", Von der Thann , prévenu de la marche des Français , qu avaient le projet de tourner la brigade, envoya la seconde brigade pour tomber sur l'aile gauche de l'ennemi. Mais celui-ci était trop fort; l'attaque ne put réussir, et nos troupes se retirèrent dans leurs anciens cantonnements. Les Français occupèrent Villepéré,Nonneville.

C'a été une rude et chaude journée de combat. Le général Stephan a reçu une blessure. Le 2 décembre, Tennemi chercha encore à percer nos lignes. Sa manœuvre, aussi habilement conçue que rapidement exécutée, était, pour les Bavarois, un danger des plus grands. Les Français s'approchèrent, avec vive fusillade, du parc et du château de Goury et serraient de près les Bavarois. De tout côté arrivait l'ennemi, soutenant une fusillade terrible , renforcée d'une grêle -d'obus et de biscaïens des mitrailleuses. Les Bavarois firent de fortes pertes; chaque minute qui s'écoulait augmentait le péril de voir les brigades anéanties ou prisonnières.

Les rangs commencèrent à ployer; l'ennemi se précipita, furieux ; nos brigades, fortement décimées, ne pouvant résister à l'effort de ces masses colossales, durent se replier sur les bâtiments, daiis le parc, toujours poursuivies par le feu ennemi. Le situation était des plus périlleuses; les munitions commençaient â manquer; les rangs étaient fortement éclaircis. Encore une demi-heure, et le corps de von der Thann était anéanti et la plus grande partie des canons tombait aux mains de l'ennemi. Le découragement " commençait à s'emparer des troupes (1).

Il faut s'arrêter. Je ne finirais pas si je voulais tout citer. Voila nos joies, voilà nos espérances!

26 Décembre, : — Nous sommes inquiets, mais nous sentons aussi Tinquiétude des Prussiens. La proclamation du roi Guillaume n'est pas d'un vainqueur sûr de son triomphe. Il reconnaît ceci :

La guerre entre dans une phase nouvelle. Les Français ont fait les efforts les plus extraordinaires, ils ont opposé des troupes nouvellement formées ai)rès l'anéantissement des deux armées prisonnières à Sedan et à Metz.

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