‹ Paris; journal du siègeChapitre 22 sur 33 · Post<*^Jierlin, 2. Journal de Leipzig · texte numérisé non relu

Post<*^Jierlin, 2. Journal de Leipzig

Les derniers combats de sortie devant Paris ont été les plus sanglants de toute la guerre . L'horreur de css combats est indescriptible. Mon régiment comptait trois mille sept cents hommes ; aujoui'd'hui nous sommes k peine mille (1).

Les combats entre Bry et Villiers-sur-Marne ont causé parmi nos troupes une certaine émotion, parce qu'on n*est plus sûr un seul instant de disposer du moment suivant. Outre d'éternelles alertes, le service de la garde du camp toutes les trente-six heures suffit déjjt à fatiguer. — L'ennemi rouvre le feu de ses pièces, pour ne pas laisser un moment de repos k nos soldats fatigués et tourmentés.

Depuis hier, on dit parmi nous que Paris a capitulé. Dieu fasse que cela soit vrai, car cela amènerait bientôt une fin et il est temps au plus haut point.

Après le victorieux combat du 19 septembre, on croyait que la chute de la capitale serait bientôt décidée. Les difficultés pour l'entretien du corps d'armée, la prodigieuse difficulté des transports augmentaient les espérances que la famine ouvrirait les portes de Paris plutôt que le fer et le feu.

Mais dans Paris s'était développé un esprit belliqueux contre lequel un simple épouvantail promettait peu d'effet. Sur les divisions politiques il y avait encore moins à compter (2).

Les Français, dans les combats d'Amiens, de Beaune-la-Rolande, d'Orléans et de Beaugency, nous ont opposé huit corps d'armée, qui font un total de deux cent quarante mÛle hommes. Il est certain que toutes les ressources auront été déployées pour délivrer Paris, et que ces ressources s'augmenteront encore ; les forces des Français pour reprendre l'offensive monteront k trois cent vingt mille hommes. C'est à une force active de cinq cent mille hommes que nous avons à résister. Ajoutez & cela l'assistance d'une population enflammée au dernier degré; jamais tâche plus ardue n'a été imposée à aucune armée.

La position que nous occupons indique suffisamment l'immensité de l'entreprise ; c'est un cercle d'investissement de plus de cent cinquante milles de tour, qui de Dijon s'étend par Bourges, Blois Chartres, jusqu'à Rouen et le Havre, points que les Allemands occupent déjà ou sont sur le point d'occuper, uniquement pour être en mesure de continuer le siège de la capitale ennemie. Pour pénétrer jusqu'à Paris, il a fallu que les Allemands livrassent dix-neuf batailles et s'emparassent de quinze forteresses (3).

Nous occupons la France, depuis le Rhin jusqu'à la mer. Les difficultés grandissent en même temps que notre cercle s'étend. Il fau assurer notre ravitaillement et éloigner les bandes de francstireurs (4).

1. Nouvelle» de Dresde, 2. Gazette de Silésie, 3. €azetitde Breslau, (4) 0azette ie Çohffnç,

Combien ces dernières lignes donnent raison à Edgar Quinet ! Il ne cesse de le répéter :

« L'éparpillement des Prussiens, de Strasbourg à Blois, de Dijon à Dieppe est une satisfaction donnée aux impatients qui murmurent et attendent la prise de Paris. Cet éparpillement leur serait funeste si nous savions en profiter.

« Si nous sommes en état de tenir ici encore trois mois, pas un Allemand ne reverra sa patrie. Notre but devrait être non-seulement de chasser les Prussiens, mais d'empêcher qu'un seul homme repassât le Rhin . »

27 Décembre, — Le froid est vif : 8 degrés audessous de zéro. Les sociétés de secours ont ouvert des ateliers aux femmes sans travail ; le généreux commerce parisien livre quantité d'étoffes pour confectionner des vêtements qu'on distribuera aux enfants, aux vieillards, aux malades.

Rien de plus beau que cet esprit de solidarité des Parisiens afin de garantir de la rigueur de l'hiver les indigents et de faire travailler ceux qui ne veulent pas implorer l'assistance publique.

Le comité des dames, qui a créé un atelier de travail" dans le troisième arrondissement, organise une vente à la mairie du Temple.

Que doivent endurer nos malheureux soldats campés dans la glacé, dans la neige, puisqu'ici, dans Paris, la fatigue produit tant d'éclopés ! Le froid terrible expose l'armée aux plus cruelles soufirances. Aussi chacun va déposer à la mairie de son arrondissement une ofirande d'argent ou de vêtements : peaux de mouton, couvertures de laine, écharpes, bas de laine, passe-montagnes, gants fourrés, etc.

Qui racontera un jour dignement les efibrts de toute

la population pour soulager les infortunes et multiplier les établissements de charité, de fraternité, pendant le siège de Paris? Les femmes sont infatigables à cette œuvre qui prolonge la défense nationale. Infirmières dans les nombreuses ambulances publiques et prjivées, elles soignent les malades, les blessés ; elles fournissent le linge, les médicaments, l'argent. Quelle émulation à servir nos frères en détresse ! Ah ! si dans l'avenir cette union pouvait subsister telle que nous la voyons! Oui, pendant le siège, la fraternité n'a pas été un vain mot.

Les conférences stimulent encore l'ardeur du patriotisme. Dans la salle du Conservatoire de musique, à la Porte-Saint-Martin , au Grand-Hôtel, des orateurs aimés du public, s'inspirant du salut national, font appel aux plus nobles sentiments des Parisiens. M. Coquerel est un des orateurs les plus sympathiques, les plus éloquents. M. de Préssensé, s'adressant aux femmes : « Cœurs vaillants qui soutenez notre courage et qui vous dépensez pour soulager nos souffrances, vous travaillez au salut public. > Notre ami M. Buisson a fait aussi une belle conférence sur la Prusse et la civilisation.

Les artistes rivalisent pour concourir aux représentations organisées par les comités de secours. Après avoir joué pour les cantines municipales, pour les blessés, pour la fabrication des canons, pour les fourneaux économiques, il est juste qu'ils jouent pour eux-mêmes; car ils meurent de faim tout aussi bien que ceux pour qui ils se prodiguent.

« Jouissons de ces moments ; ce sont les plus heureux de notre vie ! > répétait encore ce matin mon mari. « Oui, il faut tout prévoir. Un jour viendra où les ennemis de la patrie qui intriguent aujourd'hui à l'étranger, rentreront dans ce Paris qui ne renferme, à cette

heure, que d'admirables sentiments. Ces mois du siège ne sont pas seulement les plus honorables, les plus glorieux de rhistoire de France ; ils sont aussi les plus paisibles pour notre âme heureuse delà régénération française. *

Nous sortons ; place Saint-Sulpice, grand rassemblement devant la mairie. Nous pénétrons jusqu'au tableau où l'on vient d'afficher \ Officiel; on en demande la lecture à haute voix : « L'ennemi, fatigué de notre résistance de plus de cent jours, se dispose à un bombardement général. Il a démasqué ses batteries de siège contre les forts de l'Est et contre la partie nord d' Avron ; depuis onze heures le feu est très vif. >

Enfin ! . . . Nous y voilà ! ... On s'en tirera !

Ce fut l'unique réponse au canon qui tonne avec fureur. Les Prussiens viennent de faire sauter la gare aux bœufs de Choisy ; ils bombardent le plateau d' Avron, ils veulent se débarrassera tout prix de son feu, qui les empêchait de passer de Gournay à Chelles.

28 Décembre, — Le bombardement a commencé.

Eh bien! nous aussi, nous répondrons à l'ennemi; mon. mari vient d'écrire, au bruit des obus, sa Victoire murale.

Il y a des œuvres si vraies, si profondément senties, qu'elles sont la photographie de l'écrivain. L'expression de son âme y est frappante de ressemblance, on y retrouve tous les âges de sa vie, l'enthousiasme delà vingtième année, la majesté de l'heure présente. O France, chère patrie! c'est toi qui inspires ce souffle héroïque et ces accents graves, solennels. Une page vraiment belle rend un son juste, vrai et noble dans tous les tons qu'elle parcourt ; elle a la puissance de réchauffer les âmes en ce temps rigoureux et de les éclairer dans les ténèbres.

Oui, notre Victoire morale me rend heureuse.

Recopier, porter au bureau du journal, c'est Taffaire d'un instant ; je reviens à pied par un froid atroce, tout entière à la joie de cette triomphante page qui me fait oublier la gravité de la 'situation. Et cette situation' semble encore empirée en lisant les journaux du soir. Quelle horrible perspective ils nous présentent!... L'armée de Paris prisonnière de guerre!... Ceux qui déplaisent à l'ennemi, livrés à sa merci!

Tous conseillent la trouée... A la bonne heure! Pourquoi ces aflfreuses alarmes? pourquoi admettre la possibilité d'une capitulation ?

Voici les paroles avec lesquelles Edgar Quinet salue le bombardement de Paris. Mais la sèche analyse décompose un rayon de lumière :

Tout conquérant s'est couvert de quelque masque : les Romains apportaient le Droit romain; les Arabes le Coran; nous-mêmes le Code civil. Les Prussiens, que nous apportent-ils? Incendie, rapine, pillage, meurtre et famine. Quant à la France, elle a déjà pour elle la victoire morale. Rien de plus beau dans Thistoire que ces longs mois du siège de Paris, où la liberté républicaine a rendu à un peuple ce que la servitude lui avait enlevé : les forces de Tàme, les forces du corps. L'ennemi n'a pas soupçonné ce Paris nouveau, cette France nouvelle. Victoire à l'esprit ! Il est aujourd'hui le plus fort. Sortez donc d'ici, barbares ! Sortez de cette terre de liberté ! Ou plutôt, faisons que vous n'en sortiez jamais !

France, chère patrie! jamais tu ne fus si grande qu'en ce moment où, pillée, saccagée, assassinée par ces doucereux vandales, tu es seule à représenter l'honneur du genre humain !

Tout à l'heure mon mari m'a dit un mot plus touchant encore par l'expression de sa physionomie et de sa voix : « Tu sais quelle est ma suprême joie : c'est agir, travailler, produire. Tout est là. Sans doute, la sympathie humaine est précieuse ; il est doux de voir ses

idées appréciées, mais c'est en sous-ordre. La vraie vie, c'est de travailler, d'agir. >

Oui, le travail est une joie si le peuple comprend que c'est pour lui, pour ,son aflfranchissement , pour le triomphe de la liberté que le penseur agit, écrit. Si l'on devait parler devant des cœurs éteints, le travail ne serait qu'un devoir, non une joie. Mais, Dieu merci, il y a des paroles qui font vibrer le cœur de la foule.

L^eflFet de notre Victoire morale est 1res grand; lettres et visites redoublent. Un ami s'écrie du seuil de la porte : « Vous n'avez pas fait de page plus haute. »

J'ai vu un farouche jacobin lire à travers ses larmes la Victoire morale. Tous les journaux la reproduisent, même le petit Moniteur ^ avec une drôle de variante : c L'Europe est à la merci d'un troupeau de chiens > (au heu de : troupeau de uhlans).

Le ballon en emporte des exemplaires pour Bordeaux, Lyon, Nantes, Saint-Quentin et Pbrnic, où notre infatigable amie M™« Meunier multipliera la publicité.

Le maire de Paris a donné l'ordre d'abattre des arbres dans les bois de Boulogne , de Vincennes , ainsi que les plantations qui bordent nos routes ; même les gros arbres des boulevards sont sacrifiés. Les chantiers de bois de démolition réquisitionnés, les bois de sciage et de charpente réservés aux constructions, tout sera livré aux foyers. Mais les maraudeurs sont sévèrement dénoncés à la garde nationale. Quelques bandes d'individus étrangers au quartier s'étaient emparées de plusieurs clôtures de planches, d'échafaudages et d'un dépôt de bois. Tous ces gens très pauvres appartiennent aux communes suburbaines ; exténués par ce froid rigoureux, ils ne résistèrent pas à la tentation de

se chauffer avec le bois qu'on avait entassé prés du parc Monceau, pour être distribué gratuitement aux indigents. Le maire de Paris rend témoignage à la population « qui oppose à cette rigueur extraordinaire du froid , à ces nouvelles souffrances , un courage, une discipline dont Paris s'honore devant la France, devant rhistoire. »

Le feu est engagé avec la plus grande violence contre les forts de l'Est et les positions d'Avron; il n'a pas cessé depuis hier. Pendant cette première journée 'du bombardement, quelques amis se réunissaient àAvron, chez le commandant du 6* bataillon; sa femme y était aussi; on s'assied pour déjeuner; un obus tombe sur la table, tue plusieurs convives, blesse le commandant et sa femme.

On dit que les Prussien» ont fait sauter le pont du chemin de fer de Rouen; serait-ce à l'approche d'une armée de secours? Est-ce l'artillerie du siège qui est arrivée et qui permet aux Allemands de nous presser? Rien n'ébranle Paris, pas même la nouvelle d'une défaite de Faidherbe. Le Gouvernement ne marchande pas les compliments dans sa note officielle :

L'attaque de Tennemi ne fera qu'augmenter le courage de la population de Paris... Prête à tous les sacrifices pour sauver la patrie, elle ne peut être surprise ou ébranlée par aucune éj)reuve.

Paris attend autre chose que des phrases sonores et veut à tout prix tenter la trouée pour tendre la main à l'armée de la Loire. Comment prolonger indéfiniment cette situation cruelle? Une armée renfermée dans Paris et n'en sortant pas? Après Sedan et Metz, veut-on une troisième armée prisonnière de guerre ?

On commence à discuter cette horrible hypothèse.

Les légions de la Seine et les légions de la Somme viennent de repousser l'ennemi sur le bas Meudon, le val Fleury, et Font rejeté dans le haut Meudon.

29 Décembre.

Le bombardement, commencé hier, a continué aujourd'hui... Selon toute probabilité, c'est le bombardement qui commence, le bombardement par les fameux canons Krupp, tant de fois annoncés. Mais tout a été prévu dés le début du siège, même les extrémités auxquelles pourrait se porter l'assiégeant, quand il en viendrait à éprouver des doutes sur la possibilité de prolonger le blocus.

On relit cette déclaration du Gouvernement, on se regarde ; Qu'est-ce que cela peut vouloir dire ? Des sorties! La trouée ! Voilà le cri général.

Ce bombardement signifie encore autre chose : l'ennemi détache une partie de ses troupes d'investissement pour l'envoyer contre notre armée de la Loire qui a décimé les troupes de Frédérïc-Charles. C'est le moment de tenter l'effort suprême ; l'armée assiégeante est affaiblie par ces corps qu'on détache. Tout ce que Paris renferme d'intelligences répète aux chefs de la défense nationale : Des sorties !

Malheur ! voici la réponse :

Lé plateau d'Avron estjdevenu tout à fait intenable pour l'infanterie. Le gouverneur avait le devoir impérieux de soustraire cette artillerie et ces troupes à une situation que Tintensité croissante du feu de l'ennemi ne pouvait qu'aggraver ; il a ordonné et organisé la rentrée des pièces en arrière des forts.

Et le plateau est évacué ! La retraite de ces vingtquatre mille braves et de soixante-seize pièces de canon a eu lieu en bon ordre sous une pluie d'obus. Les chefs rendent hommage à la garde nationale de la Seine, « patiente, disciplinée comme de vieilles troupes. »

Dans le rapport militaire , les éloges ne font pas

défaut :

Du général au simple canonnier, chacun a fait son devoir; les officiers traversaient le plateau à découvert, quel que fût le tir de Tennemi, et payaient chèrement de leur personne.

Les médecins aussi parcouraient les batteries ; on y a remarqué une jeune femme qui, sous le feu le plus terrible, soignait les blessés, portait les brancards de ses propres mains.

J'étais chez nos amis Madier-Montjau, lorsqu'un jeune mobile arrive de ce plateau où il a affronté mille fois la mort. Tous nous étions émus, surpris de le revoir vivant ; il trouvait tout simple, quant à lui, d'avoir bravé le péril. Sa tente était labourée d'obus ; le plus souvent il couchait sur le sol nu.

L'abandon du plateau d'Avron irrite profondément les Parisiens. Cette position était si utile de mille manières! Quand on se .battait au Bourget, Avron empêchait le mouvement des Prussiens vers Bondy. « L'abandonner après tant de sacrifices pour s'en emparer ! s'écriait-on. Quoi ! ils ont eu un mois pour s'y fortifier et ils l'ont négligé ! »

Maintenant les journaux les plus dévoués au gouvernement demandent que le gouverneur de Paris ne conserve plus le commandement. Mais à quel général confier la garde de la République ?

30 Décembre, — La canonnade continue avec rage du côté de Nogent, de Rosny. Jusqu'ici les Prussiens s'étaient contentés d'un bombardement honnête et modéré; ils commencent à y mettre de l'acharnement. Une pluie d'obus tombe du matin au soir dans la cour des forts, sur la crête des remparts; les hommes courent, se jettent à terre , lorsqu'ils entendent le siffle-

ment précurseur. Malgré cette précaution, que de morts et de blessés !

Le bruit se répand que Chanzy a fait sa jonction avec Faidherbe, que des centaines de soldats de Tavantgarde ont pénétré dans Paris, que Tarmée du Nord est à Creil. Pour le croire, c'est trop beau. Ce qui est vrai, c'est la ténacité admirable de Tarmée de la Loire. Les journaux allemands en font Téloge : « Chaque combat semble la retremper, eUe se relève le lendemain d'une bataille plus forte que la veille. » Donc, elle se bat toujours ? Pourquoi notre joie est-elle assombrie par la perte d'Avron !

Nouvelles instances de la Société de secours -des vingt arrondissements; elle demande de l'argent, du linge, des vêtements, des matelas, des couvertures, des chaussures. Malgré ces appels continuels à la bourse des Parisiens , ceux-ci trouvent moyen d'y répondre toujours. Les maires reçoivent de si nombreuses offrandes qu'ils ont pu distribuer encore vingt-cinq mille francs dans les plus pauvres quartiers. Paris nourrit tous les jours un demi-million de nécessiteux. De toutes parts s'organisent des cantines nouvelles. On a raison de dire que ce siège de Paris est une école de vertus républicaines.

Est-ce le moment de reprocher aux Parisiens leurs années de servitude passées? disions-nous aux esprits chagrins. Ces récriminations ne sont plus de saison. C'est bien assez de sept à seize degrés au-dessous de zéro.

31 Décembre, — Une proclamation du gouverneur de Paris aux citoyens, aux soldats, fait un appel à l'union. A propos de quoi? Paris n'a jamais été plus

uni, Paris se plaint de T inaction, demande des sorties; la garde nationale veut être utilisée pendant qu'il en est temps encore. On dit au Gouvernement : Mettez en mouvement deux grandes masses de cent cinquante mille hommes ; lancez en campagne ces trois cent mille Français; ils seront irrésistibles, la trouée sera faite, Paris débloqué.

Voici un témoignage bon à conserver :

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