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CHAPITRE III

Ce chapitre comprend la description entière de la ville de Paris divisée en quinzesections :

de 1 à 9 pour la rive dr., la 10e pour la Cité etl’Ile St-Louis, la 11e pour la Seine, les quais •et les ponts, et enfin de 12 à 15 pour la rive g. Chaque section, correspondant assez exactement à ce qu’un étranger peut voir ■en une’journée sans trop de fatigue, renferme la description 4e plusieurs quartiers contigus.

qui sont groupés et désignés dans les titres des sections. Les principales curiosités sont indiquées en lettres grasses. Enfin la mention de tout monument, dont l’intérieur est à visiter, est accompagnée d’un renvoi à la page où ce monument est décrit. Dans les rues parallèles à la Seine, le numérotage suit le cours du fleuve ; dans les ruesperpendiculaires, le numérotage part de la Seine.

Rive droite.

Ire SECTION

Place du Palais-Royal. — Place du Carrousel Jardin des Tuileries. — Place de la Concorde. Champs-Élysées. — Arc de* l'Étoile.

Quartier du Trocadéro (musées Guimet et Galliera). Bois de Boulogne et Jardin d’ Acclimatation .

La place du Palais -Royal

est située entre le Louvre (p. 91) au S., les magasins du Louvre à l’E., le Palais-Royal (p. 32) au N. et Vhôtel du Louvre à l’O. La place est traversée par la rue Saint-Honoré et la rue de Rivoli. Cette longue rue (2,950 m.) va de la rue de Sévigné à la place de la Concorde. A partir de la rue du Louvre, les façades du côté N. sônt bâties sur un même plan au-dessus d’une galerie d’arcades en plein cintre. Tout

le long de la rue se trouvent des stations du métropolitain (ligne Vincennes -Porte- Mai l lot).

De la place du Palais-Royal, longeant à dr. l’hôtel du Louvre et traversant la rue de Rivoli, on s’engage à g. sous les guichets qui s’ouvrent sur la place du Carrousel.

La place du Carrousel, ornée, au centre, d’un parterre à la française, est limitée au N. et au S; par le Louvre et les Tuileries (p. 91), à. l’E. par

[lre SECT.j PLACE DU CARROUSEL. . -i-- JARDIN. DES- TUILERIES, il

Se square du Carrousel, à l’O.

par le jardin des Tuileries.

Elle doit son nom à un carrousel qu’y donna Louis XIV en 1662.

A l’E. s’élève le monument de Gambetta (1888), par Boileau, architecte, et Aubé, statuaire.

— * Derrière,, squares du Carrousel (dans le 1er-, plusieurs œuvres de sculpture moderne; dans le 2e, statue de L a Fayette, par P.-W. Bartlett).

A l’O., l’arc de triomphe du Carrousel, commencé en 1806, - sur les dessins de Fontaine et Percier., à l’imita lion de l’arc de Scptime^Sévère à Rome, est surmonté d’un quadrige de bronze (1828) par Bosio et orné de 6 bas-reliefs.

Entre l’arc de triomphe et l’avenue Paul-Déroulède, l’emplacement de l’ancien palais des Tuileries a été transformé en parterres ornés de statues :

— parterre N. : Pénélope , par Maniglier ; Judith et Ilolopherne, par Lanson ; la Vérité, par Gavelier; en arri re, Madeleine au réveil, par Au g.

Péene ; Faune, par Becquet;

— dans l’allée centrale, Quand- Même, par Mercié ; à g., Ganymède, par Barthélemy; le Jiéveil, par Mayer ; à dr., Agrippine portant les cendres de Germanicus,^ par Maillet; Élégie* par : Caillé; — parterres.:

Flore, par Soldi, et les Exilés, parMathurin Moreau ; Velléda, par Maindron ; en arrière, la Baigneuse, par Gai li ; Ève après h péché, par Delaplanche.

L’a v en u e Pau l-Déroulède aboutit au N. à la place de Rivoli ( statue équestre de Jeanne d’Arc, par F ré mi et). A dr., au n° 107 de la rue de Rivoli, est le musée des Arts décoratifs (p. 162).

Le jardin des Tuileries (30 hect. env. ; 702 met. de long, sur 317 de larg. ; en été, musique militaire, V p. xxii), dessiné par Le Nôtre en 1665, est partagé en deux parties égales par une ailée centrale, d’où l’on aperçoit à l’O. l’obélisque de Louqsor et l’Arc de Triomphe de l’Etoile.

En entrant par la rue de Rivoli et la rue des Tuileries (à l’extrémité Si, deux sphinx en marbre blanc rapportés en 1856 de Sébastopol), on remarque :

— parterre X., Omphale, par Eudes ; Enée enlevant Anchise, par Le Paultre ; une Bacchante, par Carrier-Belleuse ; en arrière, près du bassin, Vénus à, la colombe, par Nie.

CoustOu ; Tigre et crocodile, par Gain ; Nymphe de Diane , par Goustou ; — parterre S.

(au delà de l’allée centrale) :

Corybante , par Gugnot ; Arria et Pœtus, par Théodon et Le Paultre ; « Au gui. Tan neuf », par Baujault ; Flore, Zéphire et. Humadryade, par Goysevox ; monument de Waldeck^Rousseau, par Marqueste ; 'Mort de Laïs, par Mathieu Meusnier ; Tigresse et paon* par Gain.

Suivant l’allée centrale qui sépare les parterres N. du S., on voit : à dr. Diane chas-

PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. [CHAP. IIl]

seresse, à g. Diane de Fontainebleau, toutes deux par Lévêque.

Après avoir franchi la grille, on se trouve en face d’un grand bassin. On tourne à dr. et Ton voit, du même côté dans l'hémicycle : Enlèvement d’Orithye, par Gaspard Marsv etFlamen; Cassandre implorant Minerve, par A. Millet; dans l’allée ; Alexandre le Grand combattant un lion, par Dieudonné ; la Comédie humaine (ou le Masque), par E. Christophe ; l'Aurore (bronze), par L. Magnier, d’après Girardon. — Revenant vers le bassin, on a, à dr., Médée, par Gasq ; Véturie, copie d’antique par Le Gros ; Prométhée enchaîné par Pradier ; dans l’hémicycle: le Laboureur de Virgile, par Lemaire ; le Serment de Sparlacus, par Barrias ; Flore Farnèse, copie d’antique; Cincinnatus, par Foyatier ; dans l’allée, Alexandre combattant, par Foyatier. — En- revenant vers le bassin, à dr., le Rémouleur, copie d’anlique par Foggini; Phidias, par Pradier ; Enlèvement de Déjanire, par Marqueste ; dans l’hémicycle:

Périclès, par De Bay ; Enlèvement de Cy'oèle, par Renaudin et Flamen.

A g. de la grande allée qui sépare de l’E. à l’O. en deux parties égales le grand parterre : Jules César, par Théodon, et, à l’extrémilé S. du parterre. Hercule Farnèse, d’après l’antique, par Comino ; à dr., Agrippine et, à l’extrémité N. du parterre.

Diane à la biche, deux copies d’antique.

On s’engage ensuite entre deux vastes quinconces de marronniers et de tilleuls, dans lesquels ont été ménagés des espaces libres et des salles de verdure. Les deux premières de ces salles, dites Jardins de Robespierre, ont à leur extrémité O. un hémicycle en marbre blanc, construit sous la Convention. Celle de g. (S.) est ornée de deux statues, justement célèbres, Hippomène , par G. Coustou, et Atalante , par Le Paultre, et, dans l’hémicycle, d’une statue d 'Arislée, par Gatteaux; celle de dr. (N.) de deux statues, Apollon et Daphné, par Nie. et Guill. Coustou et, dans l’hémicycle, d’une statue de Cérès, par Gatteaux..

De chaque côté de la grande allée, trois autres salles de verdure ont été aménagées de nos jours: dans celles de dr.

(N.), le Bon Samaritain , par Sicard, la Désespérance, par Captier ; dans celle de g. (S.) l'Été, par Lombard*.

A g. de la grande allée, près de la terrasse du bord de l’eau, emplacement de la musique (pendant l’été ; V. p. xxn) ; à dr., théâtre de Guignol; plus à l’O. le Sanglier de Mélèagre, copie d’antique.

Au S. du jardin, tout le long d u quai des Tuileries, s’étend la terrasse du bord de l’eau, ou de l’Orangerie (vers l’extrémité O., Orangerie et Lion au Serpent, magnifique bronze de Barye).

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