CHAPITRE IX
Il pouvait être minuit quand nous nous endormîmes. Je crois que chacun eut ce sommeil de plomb que l’épuisement du corps et la fatigue de Tâme donnent, — et que j’eus, quant à moi, au plus haut point.
Ce ne fut guère qu’à huit heures, le lendemain, que l’on commença à remuer dans notre cave. Le canon ne tonnait plus en haut, et n’avait pu nous réveiller plus vite. La fusillade elle-même était éloignée. Cela nous surprenait : que s’était-il passé
pendant la nuit ? .
Je me levai un des premiers et allai rendre visite âmes belles dormeuses, toujours pâles, mais moins abattues que la veille. — Puis je montai pour aller examiner les barricades, depuis ma chambre, pensai-je.
. J’avais à peine ouvert la porte de notre
cave, au haut de l’escalier, qu’une épaisse fumée me la fit refermer précipitamment. J’avais entrevu au travers du tourbillon une lueur rougeâtre, et mon oreille avait cru percevoir un pétillement de
sinistre augure . Je retournai aussitôt dans la
grande cave qui servait de dortoir à toutes les femmes, et leur dis d’une voix que je m’efforçai de rendre calme : « Mesdames, levez-vous, je crois qu’il brûle dans le quartier. » — Ce fut une explosion générale de nouvelle détresse, et de questions auxquelles je ne pouvais pas répondre autrement qu’en leur disant à peu près la vérité. Chacun saute à bas des matelas entassés, et s’équipe le mieux qu’il peut, — pendant que je tente une nouvelle sortie avec Jules, le garçon d’hôtel.
Au risque d’être étouffés, nous nous lançons dans le couloir, refermant la porte de la cave derrière nous. Nous arrivons en retenant notre haleine jusques près de la rue ; là l’air était respirable, mais quelle désolation!... La maison voisine avait son rez-de-chaussée, comme celui de notre hôtel, enfoncé par les projectiles ; ce n’étaient que poutres culbutées, débris de vitres, cloisons pendantes. — La barricade n’âvait plus ses canons, mais, au moment où nous arrivions presque au seuil de la porte extérieure, nous entendîmes derrière deux ou trois coups de feu. On tirait aussi depuis la rue du Bac,
et le bruit des balles et des biscaïens qui venaient frapper la barricade à demi-démolie, ou qui sifflaient au-dessus , était assez significatif ; — nous nous gardâmes de mettre la tête hors de la porte. Il nous suffisait d’avoir constaté que, quoique évacuée par la plupart des fédérés, la Groix-Rouge n’était cependant pas encore au pouvoir de Versailles.
Toutes ces observations furent faites eh un clin d’œil, — mais à quel point l’hôtel était-il consumé? voilà ce qu’il fallait savoir. Un rapide examen nous convainquit que le feu n’était pas depuis longtemps dans la maison, et qu’il paraissait avoir son centre au premier étage. — Quoi qu’il en fût , l’accès en était impossible, et à tout prix il fallait faire sortir les vivants d’un foyer de destruction. Essayer d’éteindre à deux une maison assaillie par la mitraille, sans un seau d’eau, était une idée absurde qui ne nous vint même pas, tant notre impuissance devant le fléau conjuré de l’homme et de l’élément était manifeste.
. Jules et moi venions de remarquer que la
rue du Dragon nous était ouverte en passant par l’ouverture faite par le canon dans la maison voisine ; nous y rendre était notre seule chance d’échapper à la fois à la mort par l’incendie et à la mort par la mitraille. Dix-huit personnes traverseraient-elles un espace de douze pas sans qu’aucune ne soit atteinte par cette grêle de biscaïens et de
balles qui venaient de la rue du Bac, — et les Versaillais, en nous voyant passer, ne nous tireraientils pas dessus à qui mieux mieux?... — Cela, nous ne le savions pas : quelque chose cependant nous disait qu’il fallait tenter cette fuite.
Nous redescendîmes dans la cave, constatant avec joie que la fumée tendait à se dissiper dans le bas, et à s’écouler par les étages supérieurs. En passant à l’endroit critique, je crus bien que j’allais être écrasé par une énorme poutre enflammée qui s’écroula avec fracas et en jetant des milliers d’étincelles. L’escalier tournant heureusement l’arrêta:
— Cette avalanche me fit penser qu’il n’y avait pas un moment à perdre, et ce fut d’une voix impérieuse que j’appelai les pauvres femmes hors de leur périlleux refuge. Je dus aller les prendre et presque les porter de force : elles se refusaient toutes à sortir, semblables à des poules qui préfèrent demeurer dans leur niche quand le feu s’approche à grands pas. Non qu’elles se fissent d’illusions sur le danger du statu quo , mais parce qu’elles étaient si tremblantes qu’une résolution énergique et suprême était au-dessus de leur force.
Néanmoins elles montent, remplissent le corridor.
— La fumée avait presque disparu ; par contre le bruit des flammes tordant et dévorant les charpentes avait augmenté considérablement : il était effrayant sur nos têtes. Mon camarade blessé était
aussi monté, il marchait; la peur le rendait auss
alerte qu’aucun de nous .
. Représentez-vous bien ceci, lecteur : Dans
un couloir de près de vingt pieds de profondeur se serrent dix-huit personnes, dont la plupart des femmes. L’une d’elles, jeune mère, avait un enfant dans les bras. — Devant, c’était la rue, mitraillée. Derrière, dessus, c’était le feu, la fumée, l’écroule-
ment . L’hésitation fut longue cependant ; on le
comprendra. Enfin, la jeune mère s’élança, en portant elle-même son enfant : elle atteignit saine et sauve la maison voisine. Après elle passèrent deux vieilles femmes, qui retrouvèrent une minute de vigueur magnifique; puis notre blessé, qui, en se lançant tout d’un coup sans prévenir personne, et ne faisant que deux ou trois enjambées pour traverser la rue, nous fit presque sourire. Il est vrai que sa blessure n’était ni grave ni bien incommo dante. — Un instant après partaient, sans interruption, presque en groupe compact (et ce fut pour moi une énigme de les voir passer ainsi dans la mitraille sans être atteintes), huit ou neuf jeunes femmes. Il ne restait plus que l’hôtesse, ses deux filles, Jules et moi. La mère voulant donner l’exemple à ses filles craintives, courut la première. Sa fille cadette la suivit bientôt. Restait l’aînée, jolie jeune fille que l’émotion rendait plus intéressante encore. Sanglotante et tremblante, elle se refusait à sortir. En
vain je lui offrais de lui donner la main, ou même de la porter. Elle ne répondait à nos instances, à nos prières, que par des larmes et des gestes de désespoir. Sa douce figure, inclinée vers la terre, était véritablement admirable en ce moment : elle me rappelait dans sa perfection ce que les grandes actrices essaient d’imiter : la douleur et l’émotion suprêmes ; sa poitrine de vierge se soulevait par saccades, et de temps en temps un accent inimitable, suppliant, sortait de sa bouche éplorée.... — J’allais prendre une énergique détermination à son égard, quand je la vis se lever doucement, et sans plus témoigner d’effroi, s’avancer à pas pressés vers sa mère qui l’appelait : elle était sauvée !
Trois secondes après Jules et moi rejoignions le groupe fugitif: pas un ne manquait à l’appel. — Dans la petite rue du Dragon où nous étions, il y avait du monde sur les portes, regardant l’incendie. (Rien n’était à craindre en effet dans cette rue, bâtie en sens contraire de la ligne de tir et de défense. Ses habitants n’avaient pas souffert la centième partie des angoisses de ceux qui, comme nous, étaient entre deux — que dis-je? — entre trois feux). Nous fûmes bientôt entourés. Il était naturel que notre infortune occupât alors chacun, puisque chacun voyait les flammes sortir de la maison que nous venions de quitter, et s’élever à une immense hauteur.
Une grande animosité régnait dans la population bourgeoise qui, voyant les fédérés en nombre infime, était devenue menaçante. On se racontait les bruits qui circulèrent à la même heure dans tout Paris (le mot d’ordre des agents), savoir : que les fédérés avaient mis le feu au ministère des Finances, à la Cour des Comptes, à la Légion d’honneur, etc., — partant à la Croix-Rouge. Nous avons précédemment démenti cette basse calomnie, par conséquent nous n’y reviendrons pas. Mais, à la faveur de ce prétexte, la population bourgeoise lançait de haineuses invectives à la Commune vaincue, et se concertait déjà pour assassiner les quelques fédérés qui s’obstinaient à tirer encore derrière la barricade de la rue du Cherche-Midi. Ce qui eut lieu bientôt après....
. Le feu faisait de menaçants progrès ; le massif tout entier était maintenant enflammé. Sans doute la même position que nous avions eue était subie par maintes autres personnes. J’ignore si dans les rues voisines le sauvetage se fit avec le même bonheur.
Quant à notre personnel réfugié, il était pour l’instant au fond d’un corridor, dans une maison du centre. En vain j’avais usé de toute mon influence pour le faire avancer, et rejoindre, si c’était possible, les positions fédérées. — Je fus tenté un instant de m’enfuir seul par la petite rue de Bernard
Palissy, et d’aller reprendre un fusil pour combattre avec mes amis. Mais je me laissai persuader que mon devoir était de rester avec quinze pauvres femmes, qui ne savaient encore, dans ce moment, quel sort commun nous était réservé, et qui me suppliaient de ne plus les abandonner. — Triste et découragé, je m’assis sur une marche de pierre, dans l’ombre .
L’attente fut longue, bien longue....
Pendant que les réactionnaires, arrogants et féroces, parlaient dans notre petite rue du Dragon de fusiller euxmêmes tout ce qui aurait touché, de près ou de loin, à ce gouvernement abhorré de la Liberté et de l’Egalité, (les Fédérés étaient en retraite depuis longtemps par la rue du Four Saint-Germain ; mais il fallait entendre les protestations dévouées de ces mêmes bourgeois, quelques jours auparavant, à la plus sainte des causes ! — hypocrisie, lâcheté, férocité, c’est tout un !) — les Versaillais, eux, avançaient. — Voyant la barricade muette et vide, iis longèrent les murs des maisons de la rue de Grenelle ; je les vis escalader la barricade, l’un après l’autre, hésitants, étonnés et inquiets. — Les bourgeois de la rue du Dragon, sitôt qu’ils aperçurent leurs sauveurs, ne se sentirent pas de joie. Tremblants à la pensée d’un retour offensif des Fédérés, ils invitent de la voix et du geste les soldats à venir. Venez vite ! criaient-ils. Par ici ! Il n’v en a plus ! Venez !
Tenez !... C’était une burlesque pantomime, où les bras, la voix étranglée par la peur, les regards jetés à droite, à gauche, pour s’assurer qu’aucun fédéré n’était par hasard revenu, jouaient les principaux rôles....
....Ce fut un douloureux spectacle pour moi de voir ces stupides soldats prendre ainsi possession de Paris. Là où auparavant des citoyens intelligents et dévoués passaient en protégeant la cité, on voyait maintenant de ces vilains types de caserne, ganaches aux pantalons rouges, tueurs de profession, moustaches avinées, brandissant des fusils qui devaient se souiller durant six jours de tous les crimes. Qu’ils étaient laids, ces hommes bêtes et féroces, pour notre vue gâtée par les pittoresques et généreux Parisiens !
— Tel n’était pas l’avis des bourgeois, hurlant de joie sur les portes, tendant les bras aux soldats de l’armée permanente, — lesquels, par parenthèse, passaient outre sans répondre par un seul regard, la baïonnette en avant, à la chasse des malheureux Fédérés. Va bien encore quand ils n’écharpaient pas en passant quelque femme ou quelque enfant inoffensifs, comme cela se fit par centaines dans d’autres quartiers . .
J’étais sorti dans la rue, comme tout le monde. Mon costume civil me garantissait pour l’instant de la fureur des Versaillais. J’étais trop peu connu
pour craindre beaucoup les dénonciations. Du reste on ne devait pas m’avoir vu aux barricades, personne n’osant approcher des fenêtres. Et quant au crime d’avoir été «garde national», presque tous les habitants de Paris l’avaient commis, de gré ou de force .
Les Versaillais étaient maintenant en nombre dans la rue du Dragon. Une compagnie s’aligna bien près de nous, et s’occupa bientôt à réunir les armes qui pouvaient se trouver dans les maisons. On en remplit des charretées dans notre seule petite rue. Les contrevenants étaient punis de mort. D’autres compagnies continuaient l’exploration des rues voisines, et faisaient de rapides évolutions.
Au bout d’une ou deux heures, tout le quartier avait changé d’aspect. On pouvait déjà circuler dans quelques rues, quoique ce fût s’exposer à un danger permanent. Malheur aux figures ingrates ! elles étaient impitoyablement fusillées. — De toutes les rues avoisinantes, on amenait déjà à la Croix-Rouge de malheureux prisonniers, la plupart civils (fruit des dénonciations). Sans autre formalité, on les appuyait contre les murs de la rue du Vieux-Colombier, et on les fusillait à bout portant. Je vis un pauvre vieillard, avec de longs cheveux blancs, qui devait être au moins octogénaire, et qui fut conduit comme les autres à l’endroit fatal. Son crime, à lui, était la casquette qu’il portait : je ne sais pour
quelle cause, il avait sur la tête le képi de garde national. On lui appliqua le canon d’un fusil sur la poitrine, et ce vieillard, les mains jointes, les lèvres tremblantes . tomba la face contre terre.
Pendant ce temps, l’incendie commençait à diminuer. Les pompiers de la rue du Vieux- Colombier étaient enfin venus. — Trois ou quatre maisons s’étaient écroulées, et avaient ainsi éloigné le foyer ardent. Notre hôtel, par contre, était debout, et paraissait éteint. Deux étages seulement avaient été consumés.
On conduisait de force les habitants à la chaîne qui se formait rue du Four Saint Germain. Une jeune fille refusa d’obéir assez vite : un officier lui brûla la cervelle.
— Tout le quartier latin fut envahi durant cette journée de mercredi 24 mai. Au Luxembourg il y eut des milliers d’exécutions. On n’entendait plus que le roulement des pelotons d’exécution. Dans la rue des Saints-Pères, puis sur les quais, il y avait de longues files de cadavres .
M’étant échappé par la rue Taranne, pour n’avoir pas sous les yeux le spectacle des fusillades incessantes de la Croix-Rouge, — je descendis par la rue des Saints-Pères, où campaient des cavaliers et des artilleurs. J’avais de la peine à cacher ma rage et ma douleur extrêmes. A chaque pas, des cada-
vres ; à chaque seconde, des coups de feu assassinant le Peuple! C’était épouvantable. — Et cette soldatesque féroce, aux grandes bottes pesantes,
aux grands sabres traînant sur le pavé . était là,
partout, menaçante, vous interrogeant du regard. — Et quel regard ! Une inquisition perpétuelle. Un supplice sans fin. — Heureux celui qui, dans ces heures lugubres, avait un gîte où cacher sa douleur !
Je n’en avais point, hélas ; et de rues en rues, croyant échapper à la vue des massacres, je ne faisais qu’en compter de nouveaux.... Oh ! combien je gémis en moi-même sur la défaite de ce pauvre Paris ! combien je regrettai de n’être plus avec mes frères, les défenseurs de la Liberté ! La mort eût été douce, à côté d’eux. Je maudis le sort qui m’en avait fait séparer. J’enviais ces quartiers populaires, où, à cette heure encore, on passait dans les rues aux cris mille fois répétés de Vive la Commune !
Jamais je ne peindrai la souffrance de ce jour sans fin, où je dus épuiser tous les dangers et toutes les tristesses. — Les dangers, il est inutile de les conter ici. Les tristesses, il n’est pas en mon pouvoir de les dire.
Cependant, vers le soir, arrivant chez mon ami, , (qui demeurait maintenant rue de l’Université) après cent détours imposés par d’implacables sentinelles,
je lui demandai une plume après l’avoir serré
un instant dans mes bras, et, dans la rage de mon cœur, avant de pouvoir parler, j’écrivis:
« La Révolution est tuée !
Mes amis et mes idées sont écrasés, anéantis ! Ma maison est brûlée. Auprès, il s’élève une butte de cadavres !!!....
Quels jours effroyables, saturnales guerrières, où la hideuse Réaction s’étend sur le monde, et renoue les chaînes de la cité du Peuple !... Ils les fusillent ! Ils les dénoncent ! — Et tous, femmes, enfants, vieillards, tous, sur un coin de mur, sur une barricade déserte, sur une place voisine,... tombent percés par leurs balles ! — Ils meurent, tristes et sublimes, le regard abattu mais ferme et profond, criant, comme une dernière invocation à l’Avenir, une dernière protestation au monde, un dernier adieu à ces grands jours qui s’éteignent, ces mots qui résument leur âme, leur foi et leur vie : Vive la Commune !
. O les lâches!... J’ai vu des colonnes de
pauvres prisonniers, tête inclinée, hommes et femmes mêlés, — sans doute capture des barricades vaincues, — eh bien ! j’ai vu la foule, hargneuse et féroce, crier «bravo» et hurler, et rire, et prononcer: la mort ! la mort !... J’ai vu des femmes sauter sur des victimes, voulant les traîner au supplice, et s’efforçant d’inventer quelque chose de plus dou-
loureux que la mort, pour faire expier, selon elles,
leurs forfaits et leurs crimes à ces bandits ! . O
pauvres victimes de la conviction généreuse ! Pauvres martyrs du Travail, de la misère.... c’est ainsi que vous recevez le prix de vos efforts, c’est ainsi que l’on répond à l’espérance, dans le monde ! ....
— Qui vous saura, qui vous entendra, râles sublimes, cœurs éperdus, cris des cercueils ?... La terre saura-t-elle votre mort glorieuse? Vos agonies diront-elles à l’histoire : Aie confiance, Peuple
qui me consultes, et souviens-toi ? .
Mais non : Nuit éternelle ! . .
Allez, allez tous, chiens de pauvres, on vous fusille par compassion, troupeau des voiries ! Cayenne et Lambessa sont trop loins... et vous êtes trop nombreuse, race maudite !
— Ils sont revenus, les gros ventres, les joues replètes, les cordons rouges, les boutonnières et les décorations, — et les sergents de ville, et les soldats idiots, et les filles de joie, et le luxe, et l’insolence, |et la prêtraille, et la valetaille, et l’Injustice éternelle des satisfaits de toute grade et de toute forme !
... Et il est jnort, ce grand Paris, cette grande base, cette noble idée, cette chère Liberté réelle d’un Jour !... O Jour immortel ! Date brûlante, qui reluira sur les siècles à venir ! Es-tu une illusion ? Faut-il renoncer à croire en toi, à croire à l’avenir,
à croire à quelque chose ?... N’y aura-t-il plus une ère nouvelle pour ces idées sublimes qu’enfantèrent ces mois ardents?... Adieu, chimère des grands cœurs, rêve des martyrs, soleil des opprimés et des penseurs !... Communede 11 ! Que je t’invoque comme une suprême appellation ! Tu es morte. . . . Adieu, adieu !
— Et moi, je vais voir si je peux mourir. »