MONTFORT
3o PARIS PENDANT LA [14^^ jaAV.
1429. Janvier. Saint-Faron-lès-Mefliiz.
Rémission accordée par Gharks VI à Oaillauine Hurteveot qui, banni dorant cinq ans de Paria au temf» de la domination des ArmagaacSi avnit été réintégré en 141 8, à Pfige de 66 ans environ, dans son ancien office de garde de la tapisserie du roi. Les gages du vieux serviteur ne lui étant pas pajrés, bien qu'il dût entretenir un valet à ses dépens, sa femme étant gravement malade depuis cinq mois an plus, Hunevent se laissa entraîner à vendre un vieux tapis qui arrivait de Melun et n'était paa marqué sur son inventaire. Les lettres du roi rappellent à Téloge du garde de La tapiaaeria quelques-unes des rentrées faites pendant son administration.
(JJ. 171, n« 485.)
Charles, par la gagx de Diea roy de France, saroir disons à tous presens et avenir nous aroir recea l'utnblc supplicacion de Guillaume Hurtevent, ancien homme de Paage de ixx ans ou environ, cfaargié de femme et d'enfiins, contenant que comme depuis quatre ans en ça il ait été commis ainsi que autresfois avoit esté de par nous à la garde de notre tapisserie, laquele il a bien et proffitablement gouvernée, essorée et rappareâllée et pour ce a eu et soustenu cominuelment un varlet à ses despens, sans estre aucunement satisfait ou paie de ses gaiges ordinaires dont on lai doit la somme de iii^ frans et plus, et pour ce a despendu grant partie de sa chevatice, et aussi depuis n a gueres a esté sa femme en cfaartre de maladie par Pespace de cinq mois ou environ, par quoy a esté contraint par nécessité de vendre un tapiz lequel il receut derrenierement au retour de Meleun, tout touillié et dessiré^, et, non recors que oncques mais eust veu ycellui tapiz ne quHl feust en son inventoire, le fist laver et reihire et pour ce paia la somme de six frans. Et lequel tapiz ait &it exposer en vente et de fait a esté vendu la somme de xxnii ou XXV escuz en or, et aussi a receu ledit suppliant deux autres tapiz de petite valeur que lui bailla Q}lin le Sainctor, notre tondeur, lesquelz ne sont point venduz, ja soit ce que Ten les ait exposé en vente, et lesquelz ne sont comprins ne contenus en Tinventoire dudit suppliant. Lequel pour ocasion de sesdiz tapiz a esté ja longuement et encores est détenu prisonnier en la consiergerie de notre Palais royal à Paris, grie&nent malade et en p^il de finer misérablement ses jours se sur ce ne lui est par nous pourveu de
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