‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits desChapitre 65 sur 98 · I. Voyez, plus haut, p. 174, note · texte numérisé non relu

I. Voyez, plus haut, p. 174, note

238 PARIS PENDANT LA [i4a6ydic.

1426. Décembre. Paria.

Rémisaion accordée par Henri VI à André Boeaaeau, toofkdier scptuagéaaire, quîj neuf mois auparavant, avait quitté sa résidence ordinure de Troô en Vendômois où la g;uerre commençait à sévir, pour se retirer à Tours, c'està-dire dans une contrée tenant le parti contraire au roi anglais. André était ensuite venu de Tours à Paris où demeurait son fils, Thomas Boesseau, qui ne demandait pas mieux que de pourvoir à la subsistance de ce vieillard affaibli par Page et presque aveugle; mais Tun et l'autre n'avaient pas tardé à être emprisonnés et, après une détention de six à sept semaines, le vieux tonnelier était retourné, sans ressource aucune, dans son pajrs. La remis* sion qui lui est accordée, à la requête de son fils, lui permet de venir

habiter près de celui-ci.

Heniy, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et avenir, nous avoir esté humblement exposé de la partie de Thomas Boesseau, demourant en nostre ville de Paris, fils de Andry Boesseau, povre homme tonnelier, aagié de lxxii ans ou environ et débilité de grant partie de sa veue et d^autres ses membres, que comme le dit Andry soit né d^un village appelé Trou ^ en la conté de Vendosme, où il a tousjours demouré en y gangnant sa vie au mieulx qu'il a peu son dict mestier de tonnelier jusques environ Pasques derrenierement passées, que pour cause des guerres et des gens d'armes qui approuchoient en ladicte conté de Vendosme^, il fut contraint pour pis eschever et quérir à gangnier sa vie partir dudit village, et s'en ala en la ville de Tours, ou il s'est depuis tenu en y ouvrant et gangniant sa vie à son dict mestier de tonnelerie, jusques àenviron deux ou trois mois que, lui veant que, obstant son ancien aage et debilitation de sa veue et de Tune de ses mains, dont il ne se puet plus aidier, il ne povoit plus gangnier sa Vie à sondit mestier ne autrement, et par ce, et aussi que au pays n'avoit ne n'a parens ou amis qui lui eussent peu ou voulu donner sa vie, et lui ad-

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