PARIS PENDANT LA [^432, mai
1432* 9 mai. Paris.
Lettres semblables aux précédentes, portant également don à Guillaume Cotismor, chambellan du duc de Bedford, de 200 livres pariais de rente assises sur les biens c qui furent et appartindrent à Regnauld de Saint-Jehan c et à Regnauld de Gengny et Noudet de Gengny, frères, à la femme dudit c Noudet de Gengny et à Jehan de Versailles, son frère, escuier, ensemble c les charges et rentes que quelzconques personnes à nous rebelles et < desobeissans ont et prennent ou souloient avoir et prendre sur les heric tages et revenues desdiz Noudet de Gengny, sa femme, et dudit de Ver-
c saiilet, son frère ^ »
(JJ. 175, n* m).
1432. 22 novembre. Paris.
Henri VI donne à Jacques Bernard i ni, de Lucques, demeurant à Paris, tout ce qui peut lui revenir de Phéritage de feu Jacques Raspondi, grftce au legs que ce dernier lui a fait par testament.
(JJ. 175, n* 169.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir, que pour consideracion des bons et aggreables services que a faiz tant à nous comme à nostre très chier et très amé oncle Jehan, gouvernant et régent nostre royaume de France, duc de Bedford, Jaques Bernardin, natif de Luques et demourant à Paris, et ad ce qu'il ait mieulx de quoy honnorablement vivre et soustenir son estât ou service de nous, d'icelui nostre oncle et autrement, à ycelui Jaques Bernardin par l'advis et delîberacion de nostre dit oncle avons donné , caié, transporté et delaissié, donnons, cédons, transportons et délaissons par la teneur de ces présentes tout tel droit qui nous est advenu et escheu et qui nous puet et doit compter et appartenir par le lais à nous ^it par feu Jaques Responde, dudit lieu de Luques, par son testament ou ordonnance de derreniere voulenté ou autrement en toutes les maisons, vignes, terres, prez, cens, rentes, revenues, possessions, immeubles et héritages quelzconques que ledit feu Jaques Responde, qui puis n'a gaires est aie de vie à trespassement tenoit et possidoît en son vivant où qu'ilz
I . Le reste des lettres est semblable à Tezception de la date et du mandement qui, de plus que les lettres précédentes, mentionne à la suite de la vicomte de Paris les c bailliages de Meaulz, Senliz et Valois i.
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soient assis en nostre dit royaume de France, pour en joîr et user par ledit Jaques Bernardin et ses hoirs masles légitimes procréez de son corps en loyal mariage, à tousjours mais perpetuelment et hereditablement en quelque valeur que les choses dessus dictes soient, réservé à nous la haulte et souveraine justice et tous droiz appartenant à ycele, et aussi tous les biens meubles qui nous pevent et doivent competer par le laiz devant dit, pourveu toutes voies que le droit qui nous est escheu et appartient come dit est
es maisons... ne soient de nostre ancien demaine pourveu
que ledit Jaques Bernardin ne ait en don d'autre terre de feu nostre très chier seigneur et père que Dieu pardoint ou de nous, et aussi que lui et sesdiz hoirs et si seront tenuz faire résidence personnelle es terres et pais de nostre obéissance de France.
Si donnons en mandement par ces mesmes présentes à noz amez et feaulx les gens de noz comptes à Paris, les trésoriers et generaulz gouverneurs de noz finances en France et Normandie, au prevost de Paris...
Donné à Paris, le xxii* jour de novembre, Pan de grâce mil cccc xzxii et le xi« de nostre règne.
Signé : Par le roy, à la relacion de monseigneur le gouvernant et régent de France, duc de Bedford,
LUNAIN.
1432. 24 décembre. Paris.
Rémission accordée à Guiot l'Eguiller qui, étant allé boire à la taverne de PHomme-Ârmé, dans la rue Pernelle-St-Pol (auj. rue de THomme-Armé], avec cinq autres individus, dont quatre appartenaient à la maison du duc et de la duchesse de Bedford (alors établie dans Thôtel de la Grande^Rivière, rue de Paradis), avait tué d*un coup d*épée^ dans une rixe, frère Robert rOubloier, religieux en Téglise des Blancs-Manteaux. Frère Robert, qui se trouvait à la taverne, ainsi que deux autres religieux du même couvent, en habit dissimulé, avait, paraît-il, dégainé Tépée le premier.
(JJ. 175, n* 179.)
savoir faisons à tous presens et advenir, nous avoir reçeu Fumble supplicacion des parens et amis charnels de Guiot PEguiller, povre jeune homme aagié de xxviit ans ou environ, chargié de femme et d^enfans, demourant à Paris, contenant que comme le
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mardi précédant de la feste Nostre Dasme en mars^, derrenier»ment passé, après ce que ledit Guiot l'Eguillier, un appelle Anthoine qui pour lors estoit de la boulangerie de nostre très chier et très amé oncle le gouvernant et régent de nostre royaume de France, duc de Bedford, et un autre nommé Jehan Tesson, anglais, varlet du maistre boulangier de nostre dit oncle, se feussent assemblez avec deux variez des charioz de feu nostre très chiere et très amée tante la duchesse de Bedfort,cui Dieu pardoint^ Pun nommé Robin et l'autre nommé Guillemin Ryote, et un autre nommé Perrin, pour aler boire ensemble, et eulx estans ledit jour environ dix heures de nuit lez la porte du Chaulme qui est assez prez de Tostel de la Rivière^, ouquel se fait et tient ladicte boulangerie, sans penser à nul mal ne à autre chose que à aler boire en Tostel où pend l'enseigne de l'Omme-Armé, en la rue Perronnelle deSaint-PauP, ouquel demeure un nommé Eschaudé, encontrerent trois hommes, chascun garnis d^espée et de hache qui, comme ilz ont depuis sceu, estoient religieux de Teglise des Blans-Manteaulx^ à Paris, Fun nommé frère Guillaume le Champenois, Tautre frère Pierre de Villandré et l'autre frère Robert rOubloier, qui estoient vestuzen habitz dissimulez, et comme gens lais!», lesquelz variez passèrent oultre sans rien leur dire, fors que