Ménilmontant, localité annexée à Paris en
2. Sur la fontaine Saint-Lazare, qui existait déjà au xm* siècle, voir une note de M. Gustave Fagniez {Bulletin de la Société de VHistoire de Paris, t. I», 1874, p. 8o-85).
1433, mai] DOMINATION ANGLAISE. 347
aucun cours d'eaue, ausqueles fontaines, tant de jour comme de nuit ledit Perrin avec sesdiz compaignons feust aie et venu par pluseùrs et diverses foiz et par divers jours, et en iceles eussent mal prins certaine et grant quantité de plomb lequel ils eussent aporté à Paris oti ils Teussent vendu et fait vendre d'un commun accord et à pluseùrs foiz la somme de vint et neuf livres parisis ou environ, de laquele ledit Perrin ot sa part et butin. Avec ce lesdiz Perrin et Richard de la Porte, en la compaignie d'un nommé Guiot d^Oisy, paravant ce que dit est, alerent ensemble en un certain jour oster et rompre une clef de cuivre qui estoit en ladicte fontaine de G>nâans, qui fu par eulx vendue xvi solz parisis, desquelz xvi solz parisis ledit Perrin et la moictié et ledit Richard l'autre. Et oultre, lesdiz Perrin et Richard de la Porte, depuis certain temps en ça, furent entre eulx deux consentans et coulpables de avoir mal prins par ledit d'Oisy certaine quantité de plomb en Postel de Colin le Cbinte, qui fu vendu par eulx et dont ledit Perrin en ot xl solz à sa part. Et environ quaresme derrain passé, en un certain jour, lesdiz Germain, Richard, Jehan le Foing et Guillemin Beaupignié se transportèrent à ladicte fontaine de Conflans oti ilz mal prindrent et osterent certaine autre quantité de plomb que ilz vendirent xl solz parisis dont chacun d'eulx ot sa part et butin. Pour le cas duquel Colin le Cointe, ledit Perrin fu emprisonné oudit Chastellet, et après satisfacion et restitucion faicte à partie dudit plomb, fu délivré à plain de prison; lesqueles choses venues à la congnoissance de justice, ledit Germain a esté prins et emprisonné en nostre dit Chastellet, oti il a confessé lesdiz cas, et pour iceulx est détenu en icelui où il est en voie de briefment finer ses jours, se nostre grâce et miséricorde ne lui sont sur ce imparties, si comme ses diz amis dient, en nous requérant humblement que, attendu qu'il est tenu et réputé un des soufGsans ouvriers desdiz mestiers de plommier et canonnier qui de présent soient en nostre dicte viUe de Paris... Pour quoy nous, ces choses considérées... audict Perrin Germain.... avons quictié.... les faiz et cas dessusdiz... en le punissant civilement et faisant tenir prison fermée par un mois entier au pain et à Teaue.
Si donnons en mandement au prevost de Paris...
Donné à Paris, le second jour de may. Tan de grâce mil cccc XXXIII et de nostre règne le xi*.
Ainsi signé: Par le roy, à la relacion du conseil estant à Paris,
J, MlLET,
348 PARIS PBNDANT LA [i433,mai
CLXIX^LXXII.
1433. 2 mai. Paris.
Lettres de rémission délivrées pour les cas indiqués dans Tacte précédent :
I* à c Jehan le Foîng, plommier, povre jeune enfiint, aagié de zvi ans ou c environ, à présent prisonnier es prisons de nostre Cbastellet de Paris. •
2* à « Guillemin Beaupignié, plommier à Paris. »
3* à c Richard de la Porte, povre homme aide à plommier^ chargié de c femme grosse et de trois petiz enfans querans leur vie, à présent prisonc nier en nostre Chastellet de Paris. »
4* à c Jaquet l'Emperiere, canonnîer, chargié de femme et de deux petiz € enfans, demourant en nostre bonne ville de Paris, à présent prisonnier c en nostre Chastellet de Paris. > Les lettres accordées à Jean le Foing sont les seules où ne figure point la clause d'emprisonnement c par im mois entier au pain et à Teaue 1 que Ton vient de lire dans les lettres de rémission accordées à Perrin Germain.
(JJ. 175, n** 223, 237, 238 et 264.)
1434. 3o avril. Paris.
Rémission accordée par Henri VI à Jean Simon, dit d'Arras, coupable d'avoir pris part avec feu Jean Trotet et feu Vincent de Beaubourgeois, à une conspiration ayant pour but de faire entrer les troupes de Charles VII dans Paris, le g octobre 1432, par la porte St-Denis. Jean d'Arras quitta d'abord Paris par crainte d'être poursuivi et révéla ensuite, de son propre mouvement, tout ce qu'il savait.
(JJ. 175, n*289.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir que nous considerans que ung nommé Jehan Simon, dit d^Arras\ lequel comme consentant et coulpable avecques feuz Jehan Trotet, Vincent dit le Beaubourgeois et autres leurs complices de mettre, le jour Saint Denis derrenier passé', noz adversaires en nostre ville de Paris par la porte Saint-Denis d'icelle nostre ville',
1. Ce Jean d'Arras était cordonnier (voyez plus loin, p. 35x).