MONTFORT
3o PARIS PENDANT LA [^4^^i jailV.
1422. Janvier. Saint-Faron-lèt-Metux.
Rémission accordée par Charles VI à Guillaume Hurtevent qui, banni durant cinq ans de Paris au temps de la domination des Armagnacs, avait été réintégré en 141 8, à Tfige de 66 ans environ, dans son ancien office de garde de la tapisserie du roi. Les gages du vieux serviteur ne lui étant pas payés, bien qu*il dût entretenir un valet à ses dépens, sa femme étant gravement malade depuis cinq mois au plus, Hurtevent se laissa entraîner à vendre un vieux tapis qui arrivait de Melun et n'était pas marqué sur son inventaire. Les lettres du roi rappellent à Téloge du garde de la tapisserie quelques-imes des rentrées faites pendant son administration.
(JJ. 171, n» 485.)
Charles, par la grâce de Dieu roy de France, savoir fisdsons k tous presens et avenir nous avoir receu Vumble supplicacion de Guillaume Hurtevent, ancien homme de Taage de lxx ans ou environ, chargié de femme et d'enâms, contenant que comme depuis quatre ans en ça il ait été commis ainsi que autresfois avoit esté de par nous à la garde de notre tapisserie, laquele il a bien et proffitablement gouvernée, essorée et rappareillée et pour ce a eu et soustenu continuelment un varlet à ses despens, sans estre aucunement satisfait ou paie de ses gaiges ordi*naires dont on lui doit la somme de in^ frans et plus, et pour ce a despendu grant partie de sa chevance, et aussi depuis n a gueres a esté sa femme en chartre de maladie par Pespace de cinq mois ou environ, par quoy a esté contraint par nécessité de vendre un tapiz lequel il receut derrenierement au retour de Meleun, tout touillié et dessiré^ et, non recors que oncques mais eust veu ycellui tapiz ne qu^il feust en son inventoire, le fist laver et refaire et pour ce paia la somme de six frans. Et lequel tapiz ait £Eiit exposer en vente et de £Eiit a esté vendu la somme de xxiiii ou XXV escuz en or, et aussi a receu ledit suppliant deux autres tapiz de petite valeur que lui bailla Colin le Sainctor, notre tondeur, lesqueiz ne sont point venduz, ja soit ce que Pen les ait exposé en vente, et lesqueiz ne sont comprins ne contenuz en Pinventoire dudit suppliant. Lequel pour ocasion de sesdiz tapiz a esté ja longuement et encores est détenu prisonnier en la consiergerie de notre Palais royal à Paris, griefment malade et en péril de finer misérablement ses jours se sur ce ne lui est par nous pourveu de