‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits des registres de laChapitre 19 sur 105 · Cette rue porte depuis 1861 le nom de rue Nicolas-Flamel · texte numérisé non relu

Cette rue porte depuis 1861 le nom de rue Nicolas-Flamel

2. Chaillot, localité comprise en 1786 dans le mur d'enceinte élevé par les fermiers généraux.

3. Les biens que Jean Taranne possédait à Chaillot furent don nés au comte de Salisbury (voy. la pièce CXX).

4. La carte de TEtat-Major indique encore sur le finage de Brou (Seine- '^ et-Marne, arr. de Meaux, cant de Lagny) au milieu des bois, et à deux kil. ! au sud-ouest de Montjay, la c maison du Forest ruinée, i

5. Montjay, h. comm. de Villevaudé (Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lagny).

1422, sept.] DOXINATION ANGLAISE. 55

bei^ries, coulombier, jardins et tout le pourpris d'icellui hostel dos à fossez et pont leveiz. Itenij appendent audit hostel environ Lxzii arpens de bois, joingnant dudît hostel, lesquek bois sont en coppe de zu ans en xn ans. Jtemy trois arpens de saulsoyez seans assez près de la porte dudit hostet. Item, deux jardins Fun clos à murs, et Tautre clos à fossez. Item, esdiz jardins deux fossez à mettre poisson. Item, ung estang assez près dudit hostel enclavé es terres d'icellui hostel, contenant environ sept arpens d^eaue quant il est plain. Iteifiy huit arpens de prez environ ledia hostel. Item^ prez dUcelluy hostel, environ deux cens arpens de terres labourables. Itemj dix arpens de prez au port de Noisid^ tenant aux prez du seigneur de Montjay et aux prez que l'en dit de la vuitaine la Bossue^ aboutissant d'un bout sur les noes et sur la vuitaine qui fut à maistre Loys Blanchet. Item^ un arpent et demi de vigne en friche ou vignou de Montjay. Item^ trois arpens de vigne et une masure ou vignou de Saint-Thibault ' près de Laigny. Iteniy un molin à tan et à blé assis en la rivière de Marne au dessoubz du pont de Charenton ', et ses appartenances et un pou d^isle plantée de saulsoiez, et Pextimacion ou valeur ait esté rapportée devers noz diz conseiUiers avec la charge de cent livres tournois de rente à vie dues à Anthoine Spi&me, chevalier de Tordre Saint-Jehan de Jérusalem, frère dudit Boihelemi. Nous par Tadvis et deliberacion de nozdiz conseilliers

Si donnons en mandement à noz amez et feaulx gens de noz comptes et trésoriers à Paris, au prevost de Paris

Donné à Paris, ou mois de septembre, Pan de grâce mil iiii^^ et vint deux et de nostre règne le XLin«.

Ainsi signé : Par le roy, à la relation des commissaires ordonnés sur Paugmentacion et descharge du demaine,

P. DE LA Rose.

1. Noîsiel (Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lagny) est situé sur la Tïve gauche de la Marne, à sept kilom. s. s. e. de Montjay.

a. Saint-ThibauIt-dea-Vignes (Seine-et-Marne, arr. de Meauz, cant. de Lagny), village de la rive gauche de la Marne, est déjà désigné au xv* siècle par le surnom quMl porte encore aujourd'hui (Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, L XV, p. 79} et qu'il doit à ces vignobles dont Barthélémy Spifiune possédait une partie. Un autre membre de la famiUe Spifame, Martin, devint en 1 579 prieur de Saint- Thibault-de»-Vigne8 {ibid,, p. 79).

3. Charenton-le-Pont (Seine, arr. de Sceaux, chef-lieu de cant.).

56 PARIS PENDANT LA [14^2, OCt.

1422. 3 octobre. Paris.

Rémission accordée par Charles VI, sous certaines conditions, à Philippot

Gilles, coupable de blasphème.

(JJ. 172, n* 166.)

Charles, par la grâce de Dieu roy de France, à tous ceulx qui ces lettres verront, salut. Receue avons Pumble supplicacion de Phelippot Gilles, povre homme laboureur, chargié de femme et trois petiz enfans, contenant comme il, et autres de sa compaignie, ou mois de juillet derenier passé, feussentalezesbatreou jeu de la Paulme en Tostel de Guillaume Soret, demourant en la rue de la Plaistrière * , près de la porte Saint-Honnoré *, et là eust icellui suppliant demandé des estuefis ' à la femme d^icellui Soret, laquelle lui en eust baillé certaine quantité, et pour seurté de ce lui eust baillé icellui suppliant sa saincture et une dague pendent à icelle, garnye d^argent. Et perdirent, icellui suppliant et ceulx de sa dicte compaignie, leur panie, et furent tenus de paier les estuefs ^y lesquelx comme disoit la femme d^icelui Soret, montoient xvri blans et 1 1., desquelx xvii blans 1 1. icellui suppliant en bailla les xvi, disant non en avoir plus eu, la femme d'icellui Soret disant en avoir baillé pour xvii blans et 1 1. et lui restant à paier vi t., pour lesquelx vi t. paier la femme d'icellui Soret osta à icellui suppliant son chapperon de dessus sa teste, et en icellui ostant lui osta et aracha une poignée de cheveux d'icelui suppliant. Le quel suppliant, soi veant ainsi estre injurié par la dicte femme et combien qu'elle eust par devers elle et en sa possession les gaiges dessus diz, se retourna vers ladiae femme et print le chapperon d'icelle par la cornette, tellement que les pendens de sa coiffe lui cheurent sur les espaules, et son chapperon fu un pou avallé, et convint que il paiast les diz vt t. que ladicte femme

1 . La rue de la PIfitrière, plus tard rue Plfltrière, était comprise entre la rue Montmartre et la rue Coquillière. La municipalité parisienne lui donna en 1791 le nom de Jean-Jacques Rousseau, en l'honneur de ce grand écri>vain qui y demeurait en 1776; de nos jours, ce nouveau nom a été étendu à l'ancienne rue de Grenelle^-Saint-Honoré.

2. Depuis le règne de Charles V, la porte Saint-Honoré était située vers la place actuelle du Théâtre- Français.

3. Les estuefs (prononcez éteufs) étaient de petites balles pour jouer à la longue paume.

I422yOCt.] DOMINATION ANGLAISE. Sj

disoit estre restans à paier, et après aucunes parolles eues entre eoijLy si comme Ten dit, icellui suppliant deust regnier ou malgroyer Dieu nostre créateur, de et sur lequel cas nostre procureur en Taudictoire du Four-rEvesque * , le temporel de l'eveschié de Paris estant en nostre main, comme regalle ^, fu informé si comme Ten dit. Et après ladicte informacion à la requeste de lui par le commandement et ordonnance du commis lors de par nous au gouvernement du bailliaige dudit evescbié, fu icellui suppliant pour ledit cas emprisonné es prisons dudit Four-FEvesque par certaine et longue espace de temps oti il fut en grant povreté et misère, oti il fraya et despendy grant panie du scien. Et, sur icellui cas examiné et interrogué, lequel nya le fait et cas dessus dit, non recors ou memoratif en sa conscience icellui cas avoir fait ou dit. Et depuis fu eslargy à certain jour et fu ordonné, en la présence d'icellui suppliant et de nostre dit procureur ou dit auditoire, que icellui nostre procureur publieroit ou feroit examiner, par certains commissaires sur ce ordonnez par icellui bailli, les tesmoings dont il se vouloit aidier pour prouver le fieiit et cas dessusdit nyé par icellui suppliant, sauf ses contrediz et reprouches, et pour ce faire leur fu certain temps donné, lesquelx tesmoings ont sur ce esté oyz et examinez, et par la depposicion d'aucuns, si comme l'en dit, est prouvé en partie ledit cas. Depuis laquelle chose ainsi faicte, ait esté pourveu oudit evescbié de nostre amé et féal conseiller le patriarcbe de Constantinoble ', et lui ait esté ou à ses vicaires et députez pour lui le temporel dudit evescbié par nous ou noz officiers baillé et délivré, et le procureur commis de par lui oudit audictoire ait reprins le procès que avoit nostre dit procureur par nous oudit audictoire, à rencontre d'icellui suppliant, pour cause de ce que dit est; et double icellui suppliant estre encouru es peines contenues es ordonnances par nous ou nostre court de Parlement sur ce faictes, et par ce seroit en aventure de perdre tout le scien et d^estre desbonnoré à tousjours. Savoir faisons que nous, ces cboses considérées, voulans miséricorde préférer à rigueur de justice, et nous avons à

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