I. Ms. : qu'U
14^3, OCt.] DOMINATION ANGLAISE. 65
livres quinze solz tournois dessus diz, à lui deue de reste, des trois lettres obligatoires dessus declairées, ou que d'iceulx biens et heritaiges nous lui baillissions en paiement jusques à la valeur de la somme devant ditte, et disoit que ainsi lui devroit estre fait, attendu nostre octroy devant dit par nous fait aux bourgois et habitans de nostre diae ville de Paris, desquelx il estoit et est ung, et que ledit maistre Pierre de TEsclat et Alixandrele Bourssier estoient nommez et comprins esdites lettres obligatoires, et s'estoient obligiez avec tous leurs biens et heritaiges et de chascun d'eulx pour le paiement desdites sommes, veu aussi que nous par nous autres lettres patentes avons promis acquittier, délivrer et deschargier les nommez es lettres obligatoires dUcelles obligacions, lesquelles ilz firent pour nous et pour nostre fait. Nous par Padvis et deliberacion tant de noz diz conseillers, comme d^aucuns de nostre chambre des comptes
Si donnons en mandement par ces mesmes lettres à nos amez et feaulx gens de nostre chambre de noz comptes à Paris, aux trésoriers et gouverneurs de noz finances, au prevost de Paris
Donné à Paris, le seiziesme jour d^octobre. Tan de grâce mil cccc vint et deux, et de nostre règne le xlhi*.
Scellée du seel de nous Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, le xxi« jour de décembre ensuivant.
Ainsi signée : Par le roy, à la relacion des commissaires ordonnés à Taugmentacion et descharge du demaine.
De la Rose.
Ï422. i** décembre. Paris.
Rémission accordée par Henri VI à Isabeau de Marcoignet dont les bienS| tant parisiens qu'autres, avaient été confisqués à la suite de la reddition de Meaux où Isabeau était allée vivre en 141 9 après le décès de ses père et mère, auprès de son frère Louis de Marcoignet.
(JJ. 17a, n* 178.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, à tous ceulx qui ces présentes lettres verront, salut. De la partie de Ysabel de Marcoignet ^ , jeune damoiselle à marier» nous a esté
I. Isabeau de Marcognet était sans doute la fille d'Enguerrand de Marcognet, premier chambellan du roi Charles VI, qui fut, avec Tun de ses fils,
DOCUMBIITS I 3
66 PABIS PEHOANT LA ['4^0, déc.
exposé que, après le décès de ses feux père et mère, elle demoura bien jeune d^aage, et durant Tabstinence de guerre prise de la partie de feu nostre tres<hier ayeul, le roy de France, derrenier trespassé d^une part, et aucuns ses subgiez et de son royaume à lui desobeissans d'autre part, Pan cccc xix ou environ, elle ah demourer en la ville et marchié de Meaulx, en la compaignie de Loys de Marcoignet, son frère, lors estant oudit marchié de Meaulx, oti elle [a] depuis esté et demouré jusques à ce que par le moien du siège mis et tenu devant ladiae ville et marchié par feu nostre tres-chier seigneur et père le roy d'Angleterre, héritier et régent de France, cui Dieu pardoint, iceulx ville et marchié ont esté renduz et mis en Tobeissance^ Et soubz umbre de ce et aussi que ledit Loys, son frère, a esté prins à la reddition dudit marchié et détenu prisonnier du nombre des prisonniers dMcellui, les heritaiges qui par avant appartenoient à ladicte exposante, unt en nostre ville de Paris comme ailleurs, ont esté prins, saisiz et arrestez et mis en nostre main comme confisquez et acquis à nostre dia feu ayeul et à nous pour le présent, et n'en puet joir ladicte exposant, par quoy eue n^a de quoy vivre et soustenir son estât et pourroit cheoir en très grant povreté et nécessité, se sur ce ne lui estoit pourveu de nostre grâce, si comme elle dit, requérant humblement icelle. Savoir fEiiscms que nous, considérées les choses dessusdictes
Si donnons en mandement à noz amez et feaulx conseillers les gens de noz comptes, aux trésoriers et gouverneurs generaulx de toutes noz finances de France, aux commissaires ordonnez sur le fait des confiscacions à nous escheues ou à escheoir, au prevost de Paris
Donné à Paris, le premier jour de décembre. Tan de grâce mil cccc XXII et de nostre règne le premier.
Ainsi signé : Par le roy, à la relacion de monseigneur le régent le royaume de France, duc de Bedford,
J. MrLBT.
au nombre des prisonniers de la Bastille massacrés le 21 août 141 8 par les émeutiers bourguignons (Journal parisien). Enguerrand est nommé plusieurs fois dans les comptes de confiscations du temps des Anglais et l'on sait, par les extraits qu'en a faits Sauvai, que ses enfiints avaient droit de prendre 49 sous de rente sur une maison de la rue de la Mortellerie (Sauvai , p. aço).