I. Aujourd'hui rue d'Orléans- Saint-Honoré
14379 juill.] DOHDtATION ANGLAISE. 369
1427. ao Juillet. Paris.
Henri VI donne à Robert Brit, écuyer, les biens de Charles de Vaudetar, rebelle, et de feu Milet de Vaudetar, frère de Charles, mort en état de rébellion pendant le siège de Melun. Ces biens, situés dans la ville et prévôté de Paris, ainsi que dans les bailliages de Meaux et de Melun, sont estimés à une valeur de 3oo livres parists de revenu annuel.
(JJ. 173, n' 720.)
Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et avenir, que nous, considerans les bons et aggreables services que nostre amé Robert Brit, escuier, a fisiiz à nous et à nostre très chier et très amé onde Jehan, régent nostre royaume de France, duc de Bedford, ou fait de noz guerres et autrement, et espérons que face ou temps avenir, à icellui Robert par Tadvis de nostre dit oncle avons donné, cédé, transporté et delaissié, et par ces présentes donnons, cédons, transportons et délaissons, de grâce especial, plaine puissance et auctorité royal, toutes les terres, justices, cens, rentes, possessions, appartenances et appendances quelconques qui furent et appartindrent à maistre Charles de Vaudetar et à Teu Milet de Vaudetar, son frère, à nous appartenans par confiscacion, parce que ledit maistre Charles est désobéissant à nous, et aussi comme désobéissant à nous ledit Milet est aie de vie à trespassement en nostre ville de Meleun, au temps du siège mis devant et de la reddition d'icelle^, les diaes terres, justice, cens, rentes, possessions et appartenances, situées et assises tant en nostre ville, prevosté et vicomte de Paris, comme es bailliages de Meaulx et de Meleun, pour en joir et user par ledit Robert Brit et ses hoirs masles venans de lui en loyal mariage, perpetuelment, hereditablement et à tousjours, en la valeur de ni^ livres parisis de revenue par an, eu regard à ce qu'elles valoient Tan mil cccc et dix, en faisant et paiant les charges, droiz et devoirs pour ce deuz et acoutumez^ pourveu
Si donnons en mandement à noz amez et feaulx gens de noz comptes, trésoriers et generaulx gouverneurs de noz finances, aux prevost de Paris et bailliz de Meaulx et de Meleun, et à tous nos autres justiciers et officiers.
I. Melun se rendit aux Anglo-Bourguignons le 17 novembre 1420, après un siège de quatre mois et dix jours.
270 PARIS PENDANT LA [^4^7 y j^^-
Donné à Paris, le xx* jour de juillet, Fan de grâce mil quatre cens et vint sept et de nostre règne le cinquiesme.
Ainsi signé : Par le roy, à la relacion de monseigneur le régent de France, duc de Bedford,
J. MlLFT.
1427. ai Juillet. Paris.
Henri VI donne à Jean de Saint-Yon, écuyer et son conseiller, vingt livres pariais de rente à prendre annuellement sur trois maisons de la rue au Feurre et confisquées sur Etienne de Bonpuits.
savoir faisons à tous presens et avenir, que, pour consideracion des bons et aggreables services que fait de jour en jour à nous et à nostre chier et très amé oncle Jehan, régent nostre royaume de France, duc de Bedford, nostre amé et féal conseiller Jehan de Saint-Yon % escuier, à icelui parTadvis de nostre dit oncle, avons donné, cédé, transporté et delaissié, et par la teneur de ces présentes, dé grâce especial, plaine puissance et auaorité royal, donnons, cédons, transportons et délaissons vint livres parisis de rente avec les arrérages, s^aucuns en sont deubz à présent, assis en nostre ville de Paris, c^est assavoir huit livres parisis sur une maison séant en la rue au Feurre^, où pend renseigne de Saint Jaques et Sainte Katherine, quarante solz parisis de rente sur une maison faisant le coing de ladicte rue au Feurre par devers ladicte Lingerie', et dix livres parisis de rente sur une maison et ses appartenances assise devant le marchié aux Porées, appartenant à Jehan le Tonnelier, espicier, et tenant à lui^nesmes d^une part, et d'autre part feisant le coing de ladicte rue au Feurre du costé devers la Lingerie, lesqueles vint livres parisis furent à Estienne de Bon-Puis'*, et par la rébellion et désobéissance par lui commise
1. Nous avons déjà rencontré ce personnage plus haut, p. Bg, i34 et 184.
2. La rue au Feurre, c'est-à-dire t au fourrage t, est désignée à tort depuis le XVI* siècle sous le nom de rue aux Fers.