CCXXXIII
Rapport du 28 ventôse.
Esprit public. Groupes et cafés, — Autour de la Convention et dans un nombre d'endroits, les groupes hier étaient très nombreux; partout on s'entretenait des subsistances et des difûcultés que Ton éprouve pour se les procurer. Les rassemblements aux portes des boulangers grossissent tous les jours, et nombre de citoyens se plaignent de n'avoir pu avoir du pain. La pétition des citoyens des soidisant sections du Finistère et de TObservatoire a fait l'entretien d*une partie de la journée ; beaucoup blâmaient Texpression de cette pétition et la conduite des pétitionnaires ; cependant on rapporte que plusieurs des pétitionnaires avaient dit fort ingénuement qu'ils n'en connaissaient pas le contenu, qu^étant presque tous gens de peine et travaillant sur la rivière ; ils n'avaient cru ne se présenter que pour obtenir plus de pain que ce qu'il leur est accordé par la loi, une livre et demie étant insuffisante pour eux, qui ne pouvaient se procurer d'autre nourriture.
Les jeunes gens du café de Chartres sont venus en nombre, par deux fois différentes, pour dissiper les rassemblements du Jardin national. A quatre heures après dîner, ils les ont traversés ; quelques-uns d'entre eux ont harangué le public sur la nécessité de se résigner à la loi, attendu les circonstances; beaucoup ont applaudi; d'autres, continuant à se plaindre, ont été conduits par eux au Comité de sûreté générale. Les rapports des officiers de paix annoncent que cette démarche a été suivie de quelques coups de bâton.
Sur les sept heures, les mêmes jeunes gens sont revenus, ont parcouru de môme les groupes, et, se tenant en file et par quatre de front, les ont traversés en chantant et faisant retirer les femmes ; les groupes se sont dissipés et les jeunes gens se sont retirés. Ils se sont rendus de suite au café de Chartres, où il a été lu un projet d'adresse à la Convention, qui doit être porté aujourd'hui.
Spectacles, — Au théâtre du Lycée, Jardin -Égalité, plusieurs jeunes gens demandèrent que Ton jouât la pièce intitulée : le Souper des Jacobins. Le directeur est venu annoncer que cette pièce n'était pas une propriété de ce théâtre, mais de celui de la rue Martin,
573 RÉACTION THERMIDORIENNE [17 mars 1795]
qu'elle ne pouvait être jouée, et qu'il là donnerait gratis à la jeunesse sur le théâtre Martin. Tout le public a été satisfait. Le bon ordre et la tranquillité ont régné dans tous les spectacles.
Commerce. — Suivant le rapport de Chevalier, officier de paix, Yontschritz et nombre d'inspecteurs, les rassemblements sont toujours nombreux aux portes des boulangers; plusieurs personnes ont
manqué d'y être étouffées, par la grande afïluence de monde ; dans les sections de rindlvisibilité et de Mucius Scœvola, beaucoup de citoyens n'ont point eu de pain, malgré la diminution que l'on a faite à chaque individu, ce qui a occasionné beaucoup de plaintes et des murmures. Berger observe qu'un commissaire de la section de Tlndivisibilité a été obligé de s'évader de chez un boulanger de la rue Louis, pour avoir voulu empêcher le désordre. Dans différents quartiers ainsi que sur les ports, hommes et femmes se rassemblent pour se porter aux Comités civils et à la Convention pour y demander du pain. D*ailleurs rien de contraire à la tranquillité publique.
Bichet dit que les citoyens composant le détachement qui a escorté le Comité révolutionnaire de Cosne n'ont point trouvé de pain chez leur logeur et aubergiste, quai de la Tournelle, et qu'ils ont été obligés d'aller chez leurs connaissances, afin de se procurer de quoi souper.
Le commissaire de police de la section des Invalides annonce, dans un rapport, que la force armée, de garde à la barrière des Ministres, a saisi sur le nommé Lecuyer^ habitant de Yersailles, un sac où il y avait cinq pains de cinq livres, qu'il se disposait à sortir de Paris. Ces pains ont été déposés au Comité civil de la section.
Boyer rapporte que tous les bons citoyens désireraient que la farine soit transportée chez les boulangers avant six heures du soir, au lieu de dix à onze heures, attendu que ces derniers feraient tous leurs pains pendant la nuit, et, que par ce moyen, chacun ne perdrait pas une demi journée à leurs portes.
La Commission a écrit une circulaire aux Comités des sections pour les inviter à surveiller les boulangers, de manière qu'ils ne puissent soustraire aux citoyens aucune partie de la livre ou de la livre et demie de pain qui leur est destinée et qu'il doivent avoir, d'après la loi.
Selon Launay, La Motte et autres, les rassemblements sont toujours considérables aux portes des bouchers et charcutiers qu'ils ont surveillées; la distribution de la viande s'est faite légalement et avec beaucoup de tranquillité.
D'après les. rapports de Pipelard, Losset et La Motte, les marchés
étaient assez bien approvisionnés, mais peu de légumes; les pommes de terre sont très rares: elles se vendent 10 livres le boisseau; en général, tout est hors de prix, ce qui fait murmurer le public. La tranquillité a régné partout.
Lassiot, Bocquoin et autres disent que la tranquillité a régné dans différents chantiers et ports qu*ils ont surveillés pour la distribution du bois et des bourrées. Fabre observe que le public se plaint de ce que tous les jours les mêmes personnes viennent chercher du bois sur la place des Piques.
Gruet et Le Hodey rapportent qu'au chantier du citoyen Dubeau, port Bernard» plusieurs boulangers n*ont pu se procurer du bois, parce que les débardeurs, garçons de chantiers et charretiers sont venus à ce chantier avec des membrures et ont cordé d'autorité, ce qui a déterminé les inspecteurs à requérir la force armée pour réprimer cet abus; elle a aidé à rétablir Tordre.
Il résulte du rapport de Vontschritz et autres que la distribution du charbon au port de la Vieille place aux Veaux s'est faite avec le meilleur ordre possible; tous les citoyens ont été servis. Ils observent que le publie est très inquiet de ce qu'il n'arrive pas assez de charbon.
Boyer dit que beaucoup de citoyens trouvent mauvais qu'on laisse couper dans les forêts tous les jeunes arbres, et [disent] que, si on ne remédie pas à cet abus, dans deux ans on ne trouvera point de bois de charpente dans aucune forêt.
Surveillance. — D'après le rapport de Vannier, il paraît que, dans les couloirs et dans les amphithéâtres de la Convention, la pétition de la section du Finistère a été improuvée.
Hodet rapporte qu'au Jardin-Égalité il s'est élevé, sous Tun des vestibules, une discussion sur la distribution du pain , plusieurs citoyens ont pris la parole pour représenter que Ton ne pouvait en avoir davantage, que les citoyens des départements en avaient moins, qu'il fallait se contenter et prendre patience ; ce conseil a fait cesser les murmures, qui n'ont pas eu d'autres suites.
Selon Delaporte, des personnes autour de la Convention paraissent s'affecter de la diminution du pain, mais d'autres leur représentent qu'il vaut mieux n'avoir qu'une livre longtemps que d'en manquer ; on voudrait seulement n'être pas dans le cas d'aller prendre son tour pour avoir ce pain.
Racine rapporte que les jeunes gens, arrivant au Palais-Égalité sur les huit heures et un quart du soir, ont dit qu*ils venaient de dissiper les groupes des Jacobins sur la terrasse de la Convention ; un de ces
575 RÉACTION THERMIDORIENNE [17 mars 17951
jeunes gens a dit aussi : « Nous irons dans les faubourgs assurer nos frères d'armes que nous serons toujours unis avec eux, et que nous ne souffrirons pas que les malveillants cherchent à répandre des faux bruits pour mettre de Taigreur dans les esprits, pour chercher à les soulever. »
Boyard dit qu*à la sortie de la députation [de la section] du Finistère à la Convention*, un jeune homme s'est approché de ceux qui la composaient et a dit qu'ils étaient de la canaille et des intrigants, qu'ils venaient demander la contre-révolution, et que la Convention l'avait dit.
Selon Mitrecey, il s'est élevée une rixe dans les groupes après la séance de la Convention avec des gens, prétendus Jacobins; plusieurs ont été blessés, arrêtés et conduits au Comité de sûreté générale, notamment les blessés réputés Jacobins.
Il résulte du rapport de Jeanson qu'hier tout était tranquille dans le faubourg Antoine, que les ouvriers étaient dans leurs ateliers, notamment ceux travaillant en fer.
Boyard dit qu'un jeune homme, sortant du café du Caveau, ayant été dénoncé comme agent de Robespierre, plusieurs personnes sont tombées sur lui à grands coups de poing ; il a cependant été débarrassé.
Selon Petitpierre, un citoyen a été arrêté chez Lebrun, boulanger, rue Moufifetard, pour avoir demandé du pain avec bruit et au nom de la loi; il a été conduit chez le commissaire, qui, après l'avoir re^ connu, l'a relâché.
D'après le rapport du commissaire de police de la section du Jardin des Plantes, un particulier a été arrêté hier soir, rue Victor, frappant à grands coups à la porte d'un boulanger; un citoyen qui passait lui observa qu'il ne devait pas frapper à cette heure à la porte d'un boulanger; ce particulier se jeta sur ce citoyen, le terrassa et, lui ayant arraché sa canne, l'aurait assommé, si d'autres ne l'eussent empêché. Le particulier a été conduit chez le commissaire ; il traita ce fonctionnaire et les autres de scélérats, que l'on tombera sur eux, qu'il faudra que l'on fasse comme aux prêtres, qu'ils méritaient tous la guillotine
Goupilleau a arrêté, de concert avec le commissaire de police, un
1. Le 27 ventôse an III, une députation de la section du Finistère et de la section de l'Observatoire se présenta à la barre de la Convention, et demanda du paio, d'un ton menaçant. Le lendemain 28, une autre députation des Comités civil» des mômes sections vint désavouer cette démarche. (Moniteur, réimpression, t. XXIV, p. 3).
individu qui s'était permis de dire des horreurs contre la Convention nationale et môme a crié: Vive le roi! Cet individu, militaire, a été chassé de son corps. Le commissaire de police de la section des Invalides, chez lequel il a été mené, Ta fait conduire au Comité de
sûreté générale
Bocquet-Destournelles, Roughas.
(Arch. nat, F * <= m, Seine, 15.)
Rapport du 29 ventôse.
Esprit public. Groupes et cafés. — Suivant les rapports, les groupes étaient hier plus calmes et les rassemblements aux portes des boulangers moins tumultueux. Cependant on y entend toujours des plaintes, surtout de la part des citoyens qui s'en retournent sans avoir du pain, ce qui est arrivé chez plusieurs boulangers, où on ne distribuait cependant à chacun que la ration prescrite par la loi. La crainte de manquer de pain et l'empressement de chacun pour obtenir sa portion paraissent être les principales causes de ces rassemblements.
L'affiche relative à la pétition des citoyens des sections du Finistère et de rObservaloire parait avoir contribué à calmer les esprits*.
Naudet rapporte que les jeunes gens annoncent Tintention de faire eux-mêmes la police dans les groupes, et que, toujours armés de bâtons, ils ont Tair d'en menacer^ ce qui cause des inquiétudes aux citoyens paisibles; le même rapporte qu'il a entendu des ouvriers parler de se battre contre des jeunes gens.
Spectacles. — Hier, au théâtre des Arts, on donnait Œdipe à Colone, et l'affiche avait annoncé que La>"s y jouerait. Au lever de la toile, des murmures se sont fait entendre dans toute la salle ; un acteur a chanté le Réveil du peuple. Le public ne paraissant pas encore satisfait, le représentant du peuple Perrin (des Vosges) a invité un officier de paix de service à demander au public son vœu, ce qui a été fait. On a demandé Lays à grands cris; d'autres disaient :
1. Nous n'avons pas retrouvé cette affiche. Elle contenait sans doute le désaveu que les Comités civils de ces sections avaient apporté, le 28, à la barre de la Convention, à propos de la démarche faite la veille par des citoyens des mêmes sections. Voir plus haut, p. j75.
--ÏÏ*'
577 RÉACTION THEUMIDOlilENiNE [18 mars 1795]
Non^ non! Les officiers de paix ont annoncé que Lays demandait à être entendu ; la majorité y a consenti, et il s*est présenté entre eux deux {sic). De nombreux sifflets et quelques applaudissements l'ont accueilli. Deux autres officiers de paix se sont réunis aux deux premiers sur la scène. Lays n'a pu obtenir d'être entendu. Les officiers de paix ont de nouveau consulté le public pour savoir si Lays Jouerait ou non. La majorité ayant exprimé la négative, les officiers de paix se sont retirés avec les artistes. La paix et le calme se sont rétablis. Au surplus^ le public a manifesté son respect pour les citoyens organes de la loi. Le représentant du peuple a témoigné sa satisfaction de la conduite des officiers de paix.
Au théâtre de la rue Feydeau, on donnait le Conciliateur, joué par les comédiens français ; à quelques passages, dans lesquels le conciliateur engage à la paix, les applaudissements universels et prolongés ont manifesté un vœu unanime pour la paix.
Au théâtre de la rue Martin, on a chanté le Réveil du peuple. Au couplet relatif aux représentants du peuple, un particulier a crié du haut des loges : Qu'ils nous donnent du pain! Il a été arrêté, conduit chez le commissaire de police, de là au Comité de sûreté générale. Le public en a appris la nouvelle avec satisfaction et a crié : Vive la Convention !
Suivant le rapport de Fior, au théâtre de la Cité^ vers huit heures du soir, quarante jeunes gens environ se sont présentés à la porte et ont voulu entrer, en demandant qu'on ôtât de dessus la toile le bonnet de la Liberté; la force armée et les contrôleurs se sont opposés à ce qu'ils entrassent. La Commission de police, informée de ces faits, y a envoyé un officier de paix. Ils étaient retirés, lorsqu'il est arrivé.
Commerce. Pain. — Villeneuve et Massard, officiers de paix, ainsi (pie nombre d'inspecteurs, rapportent que les queues sont toujours considérables aux por^s des boulangers qu'ils ont surveillées. Plusieurs de ces derniers n'ont pu satisfaire toutes leurs pratiques suivant la quantité que la loi accorde à chaque citoyen. De là. des murmures et des propos contre les autorités constituées. Les marchands de vin et traiteurs se plaignent de n'avoir point assez de pain. Ils disent qu'ils seront forcés de quitter leur commerce^ faute de celte denrée.
La Motte observe qu'aux portes Denis et Martin, il y avait, sur les deux heures après-midi, des rassemblements d'ouvriers en tout genre, qui disaient : // nous faut du pain ou bien nous verrons comme ça ira. D'ailleurs rien de contraire à la tranquillité publique.
Martin, Launay et Chevalier rendent compte que les voisins du citoyen Reveron, boulanger, rue du faubourg Antoine, leur ont déclaré
TojiE I. 37
que ce dernier sort de la farine et du pain par le derrière du chantier du Cheval-Blanc. Des ordres sont donnés pour le surveiller.
Chibler annonce que, chez plusieurs boulangers de la section des Lombards, il est resté du pain après la distribution.
Viande et autres comestibles, — Dans les lieux surveillés par Poinsignon et autres, il y avait beaucoup de monde aux portes des bouchers et charcutiers; les esprits étaient très échauffés à la porte de ces derniers, à ce que dit Cascel. La distribution de la viande s*est faite avec ordre.
11 résulte du rapport de Loctave et autres que les halles n'étaient pas bien fournies dans les premiers arrivages, attendu que les regrattiers vont au-devant des denrées pour les acheter. Les marchés étaient assez bien approvisionnés. La halle à la viande bien fournie; environ quarante cochons, mais peu de moutons. La viande se vend 3 livres âOsols la livre ; le beurre, 5 à 6 livres; les œufs, 6 à 7 livres le quarteron. Tout en général est hors de prix. La tranquillité a régné dans tous les lieux. La Commission fait surveiller les regrattiers et a donné les ordres pour que les arrivages se fassent sur le carreau des halles.
Le 28 et le 29, suivant Petitdidier et Martin, il est arrivé 456 voitures de différentes denrées et 3 de marée.
D'après le rapport de Gilbert, les gros marchands sont menacés parle peuple. On surveille ceux qui font ces menaces.
Bois et charbons. — Desbourdelles, Murât et Semé disent que les boulangers, au nombre de deux cents, porteurs de bons de TAgence, se sont présentés au raccueillage pour avoir du bois, au bateau du citoyen Menier; tous n'ont pu être servis dans la journée, attendu que, par la position du port, le marchand ne peut en délivrer que soixante voies par jour, ce qui occasionne des disputes entre les boulangers; les charretiers porteurs de bons pour ces derniers ne contribuent pas peu à mettre le désordre.
Les mêmes inspecteurs observent que le public murmure de la mauvaise qualité et du peu de bois qu'on délivre place des Piques, attendu, dit-il, qu'il a payé pour avoir du beau bois.
Martin et autres annoncent que la tranquillité a régné dans différents chantiers pour la distribution de bois.
Yontschritz et autres rendent compte qu'au port de la vieille Place aux Veaux la distribution du charbon s'est faite dans le plus grand ordre jusqu'à midi, fin du charbon.
Surveillance, — Suivant Bocquet, la plus grande tranquillité régnait hier dans les faubourgs Martin et Denis ; dans le faubourg
rwy^v ^-z-,'— y^- - • -.- T. »/ , *" " =^% f^- r^-n,—- - t-^v.^ït* i-.Tf psjç'-^TT^-TT^j
^79 REACTION THERMIDORIENNE [18 mars 1795]
Marceau, on disait dans un groupe que, puisqu'on ne voulait pas donner la même portion de pain, il ne fallait plus monter la garde ; une patrouille a dissipé ce groupe.
On a remarqué que, dans le Jardin des Tuileries, les citoyens et citoyennes gardent le plus profond respect pour la Convention.
Il résulte du rapport de pierre qu'il y a eu hier dans le faubourg Antoine des murmures contre la Convention relativement au pain; les uns disaient qu'il fallait y aller demander à voir les magasins et ce que sont devenus les blés de l'année dernière. Des habitants de la section de Popincourt ont dit que l'on verra cela demain, décadi, à rassemblée générale ; que Ton pourra bien envoyer des députations aux autres sections; enfin on a vu que c'étaient surtout des femmes qui causaient Tagitation.
Bouillon dit que, dans un groupe au Jardin-Égalité, des jeunes gens disaient qu'il fallait présenter une pétition au Comité de la guerre, pour lui demander Inorganisation de compagnies de chasseurs dans chaque section, afin qu'au premier coup de tambour, ils puissent se rassembler.
Au café des Canonniers, on a affiché ces deux vers de Voltaire :
Exterminez, grand Dieu, de la terre où nous sommes, Quiconque avec plaisir répand le sang des hommes.
On a ajouté : Jacobin, qui ratera.
Doucet rapporte qu'au Jardin-Ëgalité, un particulier a fait la motion de désarmer les Jacobins, ainsi que les membres des anciens Comités révolutionnaires, ajoutant qu'il était temps qu'on s'armât soi-même pour sa propre défense ; qu'il était honteux pour eux de voir la force armée avec des armes, et qu'ils n'en aient pas.
Suivant Lecoq, les citoyens applaudissent k l'énergie que la Convention a montrée relativement à la pétition des citoyens de la section du Finistère.
Boyard rapporte que les citoyens, étant à la séance de la Convention, ont marqué leur satisfaction du désaveu fait par la section du Finistère de la pétition présentée en son nom «.
Il résulte du rapport de Murât que le peuple pense que le discrédit des assignats était causé par les marchands, qui admettaient une . grande différence de valeur entre ces assignats et le numéraire, puis- ' qu'ils donnaient pour 6 à 7 livres une livre de sucre.
On est fort content du décret qui vient d'être rendu relativement au